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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Lithosys

Publié le 8 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Lithosys

Lithosys
Rocio Berenguer
Du 15 octobre au 31 octobre 2020

Horaires d’ouverture du Cube, entrée libre

L'installation est un système de communication inter-espèces/intra-vie pour communiquer avec les différentes formes de vie terrestre. Ce système est basé sur l'idée d'utiliser le champ magnétique terrestre comme système et moyen de communication entre toutes les formes de vie sur Terre.
La magnétosphère terrestre est également constituée de la lithosphère, des roches magnétisées de la croûte terrestre, dont la principale est appelée magnétite.
En codant et en enregistrant des messages sur la magnétite, le système Lythosys permet d'envoyer des informations sur le réseau magnétique de la Terre.
Chaque participant est invité à coder un message sur la pierre.

Née de la rencontre avec le chercheur Henri-Claude Nataf, directeur de la recherche au CNRS de l'institut des sciences de la terre de l'Université Grenoble Alpes, cette oeuvre s’inscrit dans la continuité du projet G5 inter-espèces.

 

Le Cube
20 cours Saint-Vincent
92130 Issy-les-Moulineaux

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Atlas

Publié le 7 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, exposit, réalité augmentée

Atlas

Atlas
De Yann Deval & Marie-G. Losseau
Installation du 8 au 11 octobre 2020
Vernissage le 8 octobre à 18h00
Accessible pendant les heures d'ouverture du Musée
Gratuit
Véritable fable numérique, cette installation est une aventure technologique à explorer en famille.

ATLAS est une œuvre située entre les arts numériques et les arts plastiques , qui se présente sous la forme d’une exposition scénographique réunissant des maquettes réelles et des mondes virtuels interactifs .

Marie-G. Losseau construit des villes imaginaires à la main, seule ou avec des adultes et des enfants lors d'ateliers . Yann Deval scanne les maisons en 3D afin d'immerger l'auditoire via des expériences virtuelles .

Ensemble, utilisant la réalité augmentée et la réalité mixte , ils explorent ces nouveaux espaces, de l'espace physique à la réalité virtuelle, en passant par toutes les couches intermédiaires .


Après avoir été plongés dans un archipel d'îles poétiques, les spectateurs sont invités à construire des villes virtuelles en lançant des graines. Chaque graine fait croître une ou plusieurs maisons, qui en suivant certaines règles urbanistiques, s’adaptant à leur environnement.
Il y a des villes dans les nuages, des villes déracinées, des villes sur pilotis, des villes volantes ... Les spectateurs créent des villes vides, sans habitants, ce qui permet d'imaginer ce qui se passe à l'intérieur de ces habitations. Nommées d'après d'anciennes villes oubliées, telles que Xanadu, Canope, Kerma et Kite, ces villes ont une vie propre, avec ou sans interaction des utilisateurs, tout comme des organismes vivants ...

L'œuvre vous invite à créer de vastes villes dans lesquelles vous pourrez errer et vous perdre. ATLAS cherche à provoquer une réflexion sur l’urbanisme, l’architecture et leur influence sur nos modes de vie. En cherchant à donner vie aux choses inanimées...

 

Centre de la marionnette
Rue Saint-Martin 47
7500 Tournai - Belgique

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CyberPunk & Dystopies

Publié le 6 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

CyberPunk & Dystopies

Atelier/Rencontre avec l’artiste multimédia cyberpunk YANN MINH, écrivain de Science-fiction, réalisateur, infographiste, fondateur des Noonautes et créateur du Noomuséum.


Au programme, l’artiste nous proposera une introduction à la préhistoire de la cyberculture par le biais de son musée virtuel le NOOMUSEUM. Au cours de l’échange, en plus de se questionner sur ce qu’il implique d’être aujourd’hui un créatif « transmédia » de Science-fiction (qui plus est Cyberpunk), nous tenterons d’établir une définition du terme « cyberpunk ».
Par la même occasion, nous en profiterons pour évoquer certaines pistes de réflexions autour de l’actualité et autres enjeux contemporains qui démontrent que le Cyberpunk a probablement encore de beaux jours devant lui (« that Cyberpunk is not dead !»).


Convivialité évidemment de mise, boisson/approfondissement/rencontre/échange en fin d’atelier."
Pour vous inscrire (gratuitement) c'est par ici car nous avons des places limitées : https://www.weezevent.com/cyberpunk-dystopies

 

CyberPunk & Dystopies
13/10/2020 - 17:00 à 20:00


Dernier Bar avant la Fin du Monde
19 avenue Victoria
75001 Paris
FRANCE

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LUMEN #5 Marionnettes & arts numériques

Publié le 5 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Festival

LUMEN #5 Marionnettes & arts numériques

LUMEN #5
Marionnettes & arts numériques

 Du 3 au 25 octobre 2020 au Centre de la Marionnette
Dans le cadre de l'Art dans la Ville et de N.A.P.P.
 
L’art de la marionnette est un art de l’interdisciplinarité, empruntant, transformant et conjuguant à l’infini tradition et modernité, créant des formes théâtrales nouvelles et inédites, influençant d’autres formes d’art. LUMEN se veut être une ouverture pour le secteur des arts de la marionnette en Fédération Wallonie-Bruxelles vers les arts numériques et leurs pratiques diversifiées.

Nous vous invitons à cette 5e édition pour découvrir plusieurs installations / performances inédites. D’une installation robotique dessinant votre portrait, à une performance inspirée de l’œuvre et de la vie Louise Bourgeois, un voyage virtuel où vous serez invité à faire pousser des villes imaginaires sans oublier plusieurs installations numériques d’étudiants en arts, toutes plus surprenantes les unes que les autres. 

Rendez-vous également le 8 octobre 2020 pour clôturer notre projet européen Numeric’s Art Puppetry Project, soutenu par le programme Europe Creative de l’Union Européenne, l’occasion de découvrir l’édition bilan "When Technology Meets Puppetry, Quand la technologie rencontre la marionnette.

 

Centre de la marionnette
Rue Saint-Martin 47
7500 Tournai - Belgique

 

Programme complet au lien ci-dessous.

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HYPNOSE

Publié le 4 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

HYPNOSE

Du 16 octobre 2020 au 31 janvier 2021
 

L'exposition Hypnose explore, pour la toute première fois, une histoire culturelle de l’hypnotisme de Mesmer à aujourd'hui, et les liens étroits que les pratiques artistiques ont entretenus avec l’histoire de l’hypnotisme, de la fin du 18e siècle à nos jours.
 

Située au carrefour de l’histoire de l’art, de l’histoire des sciences et de la culture populaire, l’exposition couvre tout le champ des arts visuels et vivants : de la peinture à la sculpture, du cinéma à la performance.

Elle se déroule en deux temps et deux espaces : dans le Cube, un parcours historique et artistique retrace l’évolution de l’hypnotisme et les liens entre l’hypnose et l’art, depuis la fin du 18e siècle jusqu’à l’époque contemporaine. Puis dans la Chapelle de l’Oratoire, l’artiste américain Tony Oursler déploie une installation immersive conçue spécifiquement pour l’exposition, comme un écho expérientiel au parcours du Cube.

 

L’hypnose endort, l’hypnose fait peur, l’hypnose amuse. L’hypnose n’est pas souvent convoquée dans les musées, probablement pour ces trois raisons réunies. Pourtant, l’hypnose est omniprésente, de manière délibérée ou inconsciente, dans le champ de la création. De Gustave Courbet à Auguste Rodin, en passant par Salvador Dalí ou encore Fritz Lang.

L’hypnose connaît aujourd’hui un net regain d’intérêt dans la culture scientifique et les imaginaires populaires. Mais peu de cas est fait du rôle qu’elle a pu jouer dans l’art. L'exposition Hypnose explore, pour la toute première fois, une histoire culturelle de l’hypnotisme de Mesmer à nos jours, et les liens étroits que les pratiques artistiques ont entretenus avec l’hypnose.

Hypnose couvre tout le champ des arts visuels et vivants : de la peinture à la sculpture, du cinéma à la performance, explorant ainsi l’intérêt des plasticiens, musiciens ou danseurs pour les modes de transmission de l’émotion sous état modifié de conscience.

L’exposition se déroule en deux temps :

  • un parcours historique et artistique dans le Cube.

en écho auquel, dans la Chapelle de l’Oratoire, l’artiste Tony Oursler propose une installation immersive.
Le parcours historique – Cube -1
Suivant un parcours chronologique, s’ouvrant à la fin du 18e siècle pour conclure avec la création contemporaine, l’exposition revisite quatre siècles durant lesquels les théories et les pratiques de l’hypnose ont peu à peu été investies par les artistes.
Le parcours se divise en huit sections, chacune mettant en avant une grande diversité d’objets et supports (peintures, gravures, photographies, vidéos…), rythmée par des projections de films (Docteur Mabuse le joueur de Fritz Lang, Anemic Cinema de Marcel Duchamp…). Ainsi le visiteur peut découvrir le véritable Baquet de Franz Mesmer aux vertus thérapeutiques, tant adulé que critiqué, des représentations des expériences de la Salpêtrière, des créations de Gustave Courbet, Auguste Rodin ou encore Salvador Dali, William Wegman, Alain Séchas, Larry Miller...

  • L’installation immersive de Tony Oursler – Chapelle

Une installation multimédia de l’artiste américain Tony Oursler, spécialement conçue pour cette exposition, s’empare de la Chapelle de l’Oratoire. Des saynètes vidéo, proches de l’esprit du cinéma des premiers temps, animent un décor peuplé de multiples objets, sculptures et écrans. Tony Oursler y mêle de multiples références visuelles à l’histoire de l’hypnotisme et diverses angoisses contemporaines liées aux technologies numériques.
L’installation est constituée d’une douzaine d’œuvres où sculpture et art vidéo interagissent. On y retrouve par exemple Franz Mesmer et sa caricature, un âne hypnotisant une patiente, Magnetic Tree, un arbre de quatre mètre de haut qui fait référence à l’arbre que Puységur avait magnétisé et auquel des patients se reliaient par des ordes pour guérir, ou encore une pièce faisant référence à la beat generation et à la Dreammachine de Brion Gyson, produisant un phénomène visuel troublant provocant la détente, à la façon d’une séance d’hypnose.
Tony Oursler, en grand virtuose de l’installation immersive fantasmagorique, plonge le spectateur dans une expérience sensible et spectaculaire, questionnant l’attention du public, la distraction et l’emprise.

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L’AVENTURE GÉNÉRALE

Publié le 3 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

L’AVENTURE GÉNÉRALE

L’AVENTURE GÉNÉRALE
10.10 > 06.12.2020
Vernissage public samedi 10 octobre à partir de 14h

L’univers d’Alain Fleischer est si foisonnant que le parcourir se transforme en véritable aventure sur les pas de celui qui n’a de cesse de capter les mystères des images, en jouant avec leurs spectres, en bricolant des objets-empreintes, à travers la photographie, le cinéma ou encore l’écriture. Autant de formes où « le réel n’est que l’envers de l’illusion ». 

« Un artiste a un monde. Sa part à lui d’un monde qui est à tous », écrit Alain Fleischer. Difficile, alors, d’en faire une synthèse ordonnée. L’artiste a passé sa vie à s’étonner devant les images, leurs ombres et leurs reflets, à les interroger par la création sans jamais se contenter d’une forme fixe, et à pourchasser le mystère, que ce soit à travers la photographie, le cinéma, l’écriture ou encore l’installation. Plutôt qu’une exposition rétrospective, il préfère nous convier à une Aventure générale conçue en complicité avec Danielle Schirman, sa compagne, et avec Dominique Païni, grand connaisseur de son œuvre, pour nous émouvoir et nous faire découvrir les secrets « des visages, des corps, des objets, des animaux, des meubles, des jouets, des miroirs, des images, des voix, des sons, des projections, des lumières, des ombres, des machines, des leurres, des jeux, des reflets ». Une dérive dans un univers foisonnant où « le réel n’est que l’envers de l’illusion ».

 

Avant de consacrer sa vie à l’invention des images (cinéma, photographie, installations), Alain Fleischer a étudié les lettres, la linguistique, la sémiologie et l’anthropologie. Son immense œuvre photographique et cinématographique a fait l’objet de plusieurs rétrospectives en France et à l’étranger. Il a représenté la France aux Biennales internationales de Sydney (Australie) de Kwang-ju et de Busan (Corée), de La Havane (Cuba). Il est aussi l’auteur d’une cinquantaine de romans, recueils de nouvelles, essais sur la photographie et sur le cinéma. Après avoir enseigné à l'Université de Paris III, à l'Université du Québec à Montréal, et dans diverses écoles d’arts visuels et de cinéma, il est missionné par le ministère de la Culture pour fonder Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, qu’il dirige depuis 1997.

 

LE CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial - 75019 Paris

Les chiffres donnent le vertige : auteur d’une cinquantaine de livres, réalisateur de 350 films, plusieurs rétrospectives au compteur, Alain Fleischer, 75 ans, est une sommité des lettres et des images.

Clémentine Mercier, Libération 21 juillet 2019

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INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)

Publié le 2 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit, Exposition

INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)

INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)
Grégory Chatonsky, Goliath Dyèvre
09.10 - 15.11.2020 / Esplanade du MUCEM


Interne est un dispositif matériel pour la réalité augmentée, s’inscrivant dans la série L’augmentation des choses. Il a pour objectif de questionner la production croissante des objets, mais aussi la relation entre l’espace et la technique en laissant une place au manque et à la réflexivité dans l’environnement urbain. Interne intègre la réalité augmentée dans un contexte urbain déterminé tant symboliquement par le recueil de la mémoire des habitants que formellement par “l’augmentation de la réalité augmentée”.

 

Une proposition de Zinc et Seconde Nature dans le cadre de Chroniques – Biennale des imaginaires numériques.
Curateurs : Mathieu Vabre et Fabien Fabre.
Partenaires : Commission Européenne, programme Creative Europe, Le Ministère de la Culture – CNC – Dicréam, Baugruppe – Hôtel Mercure Prado et Digital Zone.

 

Manifesta 13 Marseille
42 La Canebière , 13001 Marseille – France

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Reprogrammation des imaginaires

Publié le 1 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Reprogrammation des imaginaires

Reprogrammation des imaginaires
dans le cycle Prototypes pour penser l’après-croissance #2
Avec Disnovation.org, Clémence Seurat et invité·e·s

Comment dépasser la vision utilitariste de la nature, les logiques d’optimisation et le solutionnisme technologique ? Cette deuxième rencontre convie des chercheur·euse·s pour esquisser des réponses.

Durant la crise de la COVID-19, les appels à penser le monde d’après se sont multipliés. Nombreux·ses sont celles et ceux qui ont invité à se saisir de la situation pour opérer une transformation écologique du mode de développement capitaliste, voire à enclencher une sortie radicale de ce modèle économique, tandis que d’autres vantaient les avantages d’une société tout-numérique, automatisée et sans contact. À présent, plutôt que de réfléchir et de tirer les leçons de la mise à l’arrêt de nos sociétés, nos gouvernements se hâtent de relancer la machine de production et de reprendre la même trajectoire, mettant entre parenthèses la situation inédite dont nous avons fait l’expérience collective.

Afin de décrypter les fondements des crises politiques et écologiques actuelles, le collectif Post Growth est allé à la rencontre de chercheur·euse·s, de théoricien·ne·s et d’activistes et a collecté un ensemble de récits et de concepts opératoires sous forme d’interviews vidéo. Portant sur des notions comme les limites planétaires, l’effet rebond, les services écosystémiques ou le principe des sept générations, ces capsules vidéo viennent nourrir une plateforme en ligne. L’objectif est d’y réunir des outils théoriques et narratifs qui déconstruisent la vision utilitariste d’une nature pensée comme un stock, dépassent les logiques d’optimisation des ressources et sortent du solutionnisme technologique. Mises en partage afin d’être discutées, activées et expérimentées, ces propositions invitent à ouvrir nos imaginaires à de nouveaux horizons et à initier des modes de vie et de relations avec nos milieux radicalement différents.

Dans cette perspective, la deuxième rencontre du cycle prend la forme d'un plateau télé et invite des chercheur·euse·s à contribuer à cette réflexion collective, en esquissant des trajectoires vers une société qui génère des liens étroits avec le vivant et prend en compte ses répercussions environnementales.

Invité·e·s
Disnovation.org : collectif artistique qui développe des enquêtes et pratiques interdisciplinaires. Au croisement entre l'art contemporain, la recherche et le hacking, le collectif créé des situations de débat, de spéculation et de perturbation qui questionnent les idéologies dominantes comme le techno-solutionnisme et la croissance infinie afin de stimuler des imaginaires et des pratiques post-croissance.

Clémence Seurat : programmatrice et éditrice, elle investigue en particulier des champs de réflexion et d’action liés à l’écologie politique. Elle a été membre du programme d’expérimentation en art et politique Speap. Elle a co-fondé le collectif COYOTE et la maison d'édition 369. Au sein du médialab de Sciences Po, elle conçoit des programmations et édite des contenus pour FORCCAST.

 

Rencontre le 08 octobre 2020 à 19h,
Gratuit (dans la limite des places disponibles)
Grande salle (assis)

ADRESSE
La Gaîté Lyrique
3bis rue Papin
75003 Paris

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Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Publié le 30 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?
Good in Tech - Futurs Pluriels #1
Par la chaire Good in Tech, portée par l’EMI de Sciences Po et l’Institut Mines Telecom Business School et le 
Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Rencontre le 07 octobre 2020 à 19h,
Gratuit (dans la limite des places disponibles)
Auditorium
Durée : 2h30.


Le numérique semble clairement contribuer à la crise écologique. Peut-il en aller autrement ? Et si c'est le cas, les grands projets technologiques doivent-ils être remis en question ? Peut-on penser un numérique durable ?

"La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d'un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne peut plus continuer à faire "comme si" ces folies n'avaient pas de conséquences. (...) Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C'est, presque, aussi simple que cela." Aurélien Barrau, physicien.

Aujourd'hui, le numérique - tel qu'il est - semble clairement contribuer à la crise écologique. Il consomme des ressources et de l'énergie, il produit des déchets difficiles à recycler, il fonctionne souvent à l'addiction et à l'obsolescence programmée. Peut-il en aller autrement ? Et si c'est le cas, les grands projets technologiques (5G, smart cities, réseaux électriques ou de transports "intelligents", etc.) doivent-ils être remis en question ? Peut-on penser un numérique durable ?

Intervenant·e·s

Animation : Daniel Kaplan, Réseau Université de la Pluralité.

Introduction : Marie-Laure Djelic, doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation à SciencesPo Paris, cotitulaire de la Chaire Good in Tech.

Yasmine Abbas (via vidéo-conférence) : architecte DPLG et designer, enseignante-chercheuse au PennState College of Arts and Architecture, auteure de Le néo-nomadisme : Mobilités. Partage. Transformations identitaires et urbaines (2011). Sa recherche explore les mobilités, les cultures numériques et la production de "lieux augmentés". Son travail actuel s'oriente autour de la fabrication d'atmosphères, la cartographie générative et le design numérique d'ambiances. Elle est également cofondatrice du Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP) à Accra, Ghana.

Romaric David : ingénieur de Recherche Hors Classe à la Direction du Numérique de l’Université de Strasbourg, responsable du Datacenter. Il s'intéresse depuis de nombreuses années aux aspects environnementaux de l’informatique et participe au GDS Ecoinfo du CNRS depuis 2013. Dans ce cadre, il a participé à de nombreuses actions dans le domaine des Datacenters (documents de référence, formations, groupes de travail, journées techniques…) et fait labelliser par la commission européenne le Datacenter de l’Université  de Strasbourg, au titre du programme "Code de Conduite Européen sur les Datacenters".

Alexandre Monnin : philosophe, directeur scientifique d’Origens Media Lab, enseignant-chercheur en école de management (ESC Clermont) et à l'origine, avec Diego Landivar, de l'initiative Closing Worlds. Il a contribué à la rédaction du rapport intitulé "Pour une sobriété numérique" publié par le Shift Projet dans le cadre du groupe de travail "Lean ICT" (2017-2018) après avoir fondé, en 2016, le Community Group "Web We Can Afford" au sein du W3C. Récemment, il a co-édité le numéro 76 de la revue Multitudes intitulé "Est-il trop tard pour l'effondrement ?". Il monte actuellement pour la rentrée 2020 un Master of Science intitulé  "Strategy and Design for the Anthropocene" en partenariat avec Strate Ecole de Design à Lyon.
Cette rencontre a lieu dans le cadre des conférences "Good in Tech - Futurs Pluriels". Créé à SciencesPo en 2017 en collaboration avec le Réseau Université de la Pluralité, ce cycle invite des chercheur·euse·s, acteur·rice·s, penseur·euse·s et artistes à explorer une facette de nos futurs sous différents angles. Il est porté par la Chaire Good in Tech. Ce cycle est conçu en collaboration avec Daniel Kaplan, fondateur d'Imaginizing the Future et de l'Université de la Pluralité.

 

La Gaîté Lyrique
3bis rue Papin
75003 Paris

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LA NATURE RECONFIGURÉE

Publié le 29 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

LA NATURE RECONFIGURÉE

Inaugurer cette rentrée en prenant pour thème la nature est une façon de rester éveillé face à ce qui nous entoure. « Penser la nature » comme le dit le philosophe français Merleau-Ponty, est une double tentative de rationaliser ce qui nous dépasse et d’interpréter ce que nous percevons par la connaissance. Mais notre langage reste-t-il celui de la nature ? 

 

Les artistes néerlandais Nicky Assmann et Jan Robert Leegte développent chacun une approche singulière que nous avons souhaité croiser pour cette exposition dans un mouvement presqu’antagoniste. Nicky Assmann part d’une interprétation poétique de la nature, de ses phénomènes célestes et lumineux, jusqu’à la fugacité des hyper-couleurs. Elle raisonne en exploratrice de territoires inconnus et tente de comprendre comment le corps et l’ensemble de ses sens perçoit les objets et l’espace. Elle s’intéresse aux processus intellectuels et physiques de l’action de voir expérimentant le spectre de la lumière tour à tour naturelle ou numérique.

Jan Robert Leegte fabrique quant à lui des ersatz de nature, retranscrivant le fruit de son analyse par le prisme des technologies - Internet, la 3D ou encore les interfaces de jeux vidéo. L’observation du monde passe par le prisme d’un simulateur capable de traduire la force du vent dans les arbres ou le rugissement de l’océan à ceci près que tout y est artificiel. Les paysages sont générés par la machine, ses topographies deviennent des données que l’artiste altère et le globe terrestre, une Google Maps cubique.

 

Reconfigurer la nature, c’est au départ se rendre compte de tous les artifices que nous mettons dans cette notion, toutes les projections possibles, les interprétations ou les fantasmes. La nature reconfigurée, c’est cette fois analyser les moyens – ici artistiques par le prisme des sciences et des technologies, qui sont mis œuvre pour créer tour à tour une allégorie ou un facsimilé du monde que nous habitons.

 

Vernissage: Mardi 06 octobre 2020 dès 18h30

Exposition du 07 OCT. 2020 - 20 DÉC. 2020

 

CENTRE DES ARTS

Adresse:12-16 Rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

Nous ne pouvons penser la nature sans nous rendre compte que notre idée de nature est imprégnée d’artifice. 

Maurice Merleau-Ponty, 1956-57

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