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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

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TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

Publié le 2 Septembre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

TEXTE & IMAGE 6 - Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S] - Associé au MiP ArTeC “Patrimoine i-Matériel“ 

Matthieu Quiniou écrit : “La technologie blockchain permet l’horodatage, ou plus précisément un estampillage certifié de transactions, d’opérations et d’évènements dans un registre distribué. Dans ce système, une instance centrale d’administration ne peut être suspectée d’avoir altéré une information ou changé une date. Il est ainsi possible d’horodater une œuvre pour prouver une antériorité sans en divulguer le contenu. Dans la même logique, il est possible d’utiliser la blockchain pour prouver l’existence antérieure d’un savoir-faire secret ou d’un secret d’affaires, remplir la condition liée aux mesures de protection et gérer des droits d’accès. La blockchain et plus spécifiquement les smartcontracts, c’est-à-dire des scripts autonomes fonctionnant sur blockchain, peuvent également être efficaces pour la gestion transparente et automatisée des droits de propriété intellectuelle et la fluidification du marché de ces droits grâce à la tokenisation, c’est-à-dire la titrisation modulaire par blockchain“. (Entretien IPOCAMP Lexis Nexis, 2020) Il précise également dans son livre “Blockchain : L’avènement de la désintermédiation ?“ (-! 2019, publié en français aux Editions ISTE et en anglais aux Editions Wiley !-), p.74 “Blockchain et Internet des objets devraient par leur jonction produire des usages et permettre aux objets connectés d’interagir entre eux sans tiers (humains ou plateformes) et de manière sécurisée“.

Il serait donc peut-être judicieux Au Jour du i — au jour d’une information constituant l’essentiel de nos rapports sociaux, économiques et politiques — de ®-INTERPRÉTER nos relations au secret (-! bancaire, artistique, fictionnel !-) à l’aune de ces relations frictionnelles entretenues depuis toujours avec les transactions financières et l'argent. Et pourquoi, à cet effet, ne pas ®-LIRE les blancs entre les mots de livre de Stéphane Mallarmé “Un coup de dé jamais n’abolira le hasard“ (-! 1914 !-) à partir des études de Quentin Meillassoux et de son livre "Le Nombre et la Sirène“ où il nous livre un scoop décisif concernant la pensée de Mallarmé. “De quoi s'agit-il ? Quentin Meillassoux a découvert que le grand poème testamentaire de Mallarmé, "Jamais un coup de dés n'abolira le hasard", est en fait codé. Et que le code n'est autre que 707. Le philosophe démontre que ce nombre est présent dans ce poème si difficile sous la forme d'une charade : les deux comme si, étant à entendre comme la septième note de la gamme, encadrent le proche tourbillon que représente idéalement le ‘0‘. Le code est également présent dans le compte même des mots : le poème déployant 707 mots jusqu'au verbe sacre, est complété par une morale de sept mots : Toute pensée est un coup de dés“. (-! Philosophie Magazine N°53, Octobre 2011 !-)

À partir de ces questionnements, il y aurait donc nécessairement dans cette recherche d’un nouveau contrat social, l’i+D d’un proche tourbillon ®-CONSTRUIT à partir d’une errance de la forme et du code ; ce dispositif d’enchaînement de l’in/visible (-! c’est-à-dire posté au seuil du visible !-) engendrant stratégiquement dans / autour des Arts et de manière interdisciplinaire, une nouvelle fonction, une nouvelle résonance du texte avec l’image.

Ce colloque International est un prolongement naturel du colloque “L'Art et les Cartographies Sensibles“ prévu initialement en mai 2020 et annulé à cause de la pandémie. Toutes les personnes qui ont envoyé un texte retenu pour la publication en cours peuvent donc y participer : cette question du “secret“ ou du “codage“ étant bien entendu associé à l’i+D de cartographie.

 

Contact : Résumés & Abstracts
Marc Veyrat, marc.veyrat@univ-smb.fr

Comité scientifique :

Carole Brandon (Université Savoie Mont-Blanc)
Marc Veyrat (Université Savoie Mont-Blanc)
Richard Spiteri (University of Malta)
Ghislaine Chabert (Université Savoie Mont-Blanc)
Jacques Ibanez-Bueno (Université Savoie Mont-Blanc)
Khaldoun Zreik (Université Paris8)
Ghislaine Azémard (Chaire UNESCO / ITEN)
Patrizia Laudati (Université Les Hauts de France Valenciennes)
Pedro Andrade (Universidade do Minho Braga)
Nasreddine Bouhaï (Université Paris8)

Ce colloque est organisé par l'Université Savoie Mont-Blanc / le Laboratoire LLSETI, l'Université Paris 8 / le Laboratoire CiTu - Paragraphe et EUR Artec, l'University of Malta, avec le soutien de / en partenariat avec 89/92, Pixelpirate, la Société i Matériel, Nymphea’s Survey, le Département Communication Hypermédia - USMB / Transcultures - Pépinières Européennes de Création,


PROGRAMME & RÉSUMÉS :

02 septembre 2020

09h00
Marc Veyrat / Richard Spiteri / Khaldoun Zreik / Nasreddine Bouhaï : Présentation des enjeux du colloque TEXTE & IMAGE 6

09h30
Matthieu Quiniou (-! Distanciel !-) : Jeux + enjeux de la jonction art numérique + blockchain, avec la participation pré-enregistrée de Salar Shahna.

Matthieu Quiniou est MCF en SIC à l’Université Paris 8, Docteur en droit et Avocat au Barreau de Paris, il est membre du Laboratoire CiTu - Paragraphe et Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH). Il travaille sur les enjeux éthiques, juridiques, sociétaux et artistiques du numérique liés à la blockchain et à l’intelligence artificielle et participe au projet i-REAL.

Salar Shahna est directeur du World XR Forum à Crans-Montana (CH) qu'il a fondé en 2016 (World VR Forum puis World XR Forum en 2019). Réalisateur de films VR, de films documentaires et de fictions, il dirige également la société de production Dirty Bacon. https://youtu.be/f8V5rFcvECA

La blockchain permet de restructurer le marché de l’art dans l’économie numérique et ouvre de nouvelles opportunités pour les artistes numériques et les artistes de l’éphémère. La blockchain, tout particulièrement les jetons non-fongibles permettent de créer des marqueurs de rareté pour des œuvres ne bénéficiant pas d’un support matériel et ainsi de les rendre collectionnables et plus facilement échangeables sur le marché de l’art.
Au-delà des enjeux pour le marché de l’art numérique, la blockchain est devenue un terrain de jeu et de nouvelles expériences créatives pour les artistes travaillant sur la relation entre les mondes physique et virtuel, sur le rapport de l’œuvre à sa rareté ou sa monétisation, sur les œuvres programmables ou encore sur le rapport entretenu entre le spectateur à la symbolique de l’œuvre.
L’intervention sera l’occasion d’expliquer les fonctionnalités de la blockchain comme outil pour l’artiste dans la protection de sa création et sa monétisation et de présenter plusieurs œuvres exploitant le potentiel de cette technologie de manière originale.

10h15

Marc Veyrat I Matthieu Quiniou I Khaldoun Zreik : Blockchain: What Else? Highlighting blockchain technology with art, the example of the [AMZ]U-P project / Blockchain : What Else ?+) La technologie blockchain au service de l'Art, l'exemple du projet [AMZ]U-P

Khaldoun Zreik est Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris 8 / Directeur du Département Hypermédia (UFR MITSIC), Université Paris 8 / Responsable scientifique du Groupe de recherche CITU- Paragraphe (Cybermedia, Interactions, Transdisciplinarité & Ubiquitous), Laboratoire Paragraphe, University of Paris 8 / Co-directeur du Master NET (Numérique : Enjeux et Technologies):, University Paris 8 / Président du comité directeur du GIS H2H.Lab / Président de la commission pédagogique de l’UFR MITSIC / Co-rédacteur en chef de la revue RIHM (Revue des Interactions Humaine Médiatisées), Ed. Europia., Paris / Co-rédacteur en chef de la revue IJDST (International Journal of Design Sciences and Technology), Ed. Europia, Paris...

Marc Veyrat est Artiste / Maître de Conférence en Sciences de l'Art et Directeur du Département Communication Hypermédia à l'Université Savoie Mont-Blanc / Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH) et membre de CiTu - Paragraphe (Université Paris 😎 avec lequel il développe actuellement le projet i-REAL (89/92 R&D / Pixelpirate / Transcultures...)

L’acte d’appropriation est avant tout une information socio-juridique. C’est à la fois une reconnaissance sociale et une protection juridique. Alors que pouvoir posséder est une information économico-juridique. Complétude, véracité, vérifiabilité et discrétion sont des conditions nécessaires pour valider un acte d’appropriation. Contrairement aux idées reçues, la multiplicité des intermédiaires gérant une telle information augmente à la fois sa vulnérabilité juridico-économique (authenticité) et la complexité de sa gestion et conservation. Ces vulnérabilités souvent implicites ou non dites, affectent sérieusement les transactions, surtout sur l’espace numérique, et les acquisitions de biens immatériels tels que les œuvres d’art numérique dont le modèle économique penne depuis leur existence officielle (début des années 60, réf Bernard Caillaud). La difficulté majeure réside dans la définition de l’acte d’appropriation d’une œuvre numérique, de son authenticité et de son unicité. Cette complexité est due au nombre élevé d’intermédiaires hétérogènes...

11h00

Joshua Ellul : Non-Fungible Tokenization of Everything Art.

Joshua is Chairperson of the Malta Digital Innovation Authority and Director of the Centre for DLT at the University of Malta which runs a multidisciplinary Masters in Blockchain and DLT.

Summary: Decentralisation of monetary systems started with Bitcoin. Decentralisation of computational logic followed with Ethereum. Thereafter, many have proposed decentralisation of many aspects of both our digital as well as physical worlds. Whilst, aspects in the digital world are more easily decentralisable through different techniques, blockchain guarantees do not spill into the real-world. Work has begun to connect the two worlds together through Non-Fungible Tokens (NFTs), and in this talk we will explore potential and challenges NFTs bring to Art.

11h45 : Pause déjeuner

13h15

Richard Spiteri : Philippe Sollers / Origines et répercussions du secret.

Richard Spiteri est Professeur dans le Département de Littérature Française de l'Université de Malte. Co-Fondateur du cycle de colloques TEXTE & IMAGE, il participe activement depuis 2011 à son rayonnement international.

Philippe Sollers raconte, selon son point de vue, l’envers de l’histoire néo-contemporaine. Sous le couvert d’échanges internationaux se déchaîne la criminalité : trafic de drogues, trafic humain, etc. Parfois la criminalité, propulsée par des desseins politiques sinistres, fait irruption dans l’actualité, de manière spectaculaire, comme ce fut le cas de la tentative d’assassinat contre le pape Jean-Paul II.
L’auteur expose le nihilisme de l’Occident. L’origine de la vie s’enveloppe dans un mystère tandis que, dans des cliniques aujourd’hui, les médecins, au moyen de leurs expériences, profanent le secret de la création. Malgré l’omniprésence des magnats de la finance et des chefs d’État, l’auteur est persuadé que le vrai enjeu de notre existence est spirituel. Dès l’aube de la civilisation, une guerre secrète a lieu qui réduit l’ennemi à l’impuissance.

14h00

Jacques Ibanez-Bueno : Characteristics of the interactions between the user equipped with a helmet and the interactive contents proposed.

Jacques Ibanez Bueno is full professor in Communication and Hypermedia Department – LLSETI Research Group - Université Savoie Mont-Blanc. He was visiting scholar in University of North Texas, associate professor in Burgundy University and assistant professor in Switzerland - Faculty of Education and Psychology, Geneva University. He works on visual and hypermedia methods, applied semiotic in interactive communication and bodily implications in processes of communication.

À partir d’œuvres artistiques en réalité virtuelle, il s’agit de questionner ici les caractéristiques des interactions entre l’usager muni d’un casque et les contenus interactifs proposés. Les cas réels choisis et observés sont des situations où les artistes et designers numériques se sont inspirés de la peinture figurative. Cette source d’inspiration permet d’élaborer d’autant plus facilement une relecture de concepts phénoménologiques, eux-mêmes appliqués initialement à la peinture (Merleau-Ponty : 1964).

14h45

Hammou Fadili : Vers une approche d’intégration de l’IA, du Deep Learning et de la Blockchain dans le jeu i-REAL.

Hammou Fadili est intégré au Pôle Recherche de la FMSH, Fondation Maison Sciences de l'Homme, Paris / Equipe CiTu - Paragraphe de Paris 8

Dans cette communication puis dans l'article final, nous proposerons une description de l’état de réflexion et d’avancement d’un projet de mise à jour et d’actualisation du jeu i-REAL. Le but est de mettre en place une nouvelle version des règles du jeu intégrant l’IA, le Deep Learning et la Blockchain. Grâce à ces technologies, des modèles d’analyse et d’interprétation des données multimodales relatives aux cartes taguées seront mis en place pour reconnaitre et découvrir les clés du coffre dispersées dans les images et les textes associés permettant d’ouvrir des portefeuilles en crypto-monnaie, d’une part, et d’autre part, pour générer des éléments cohérents des mondes en VR en fonction des profils utilisateurs (joueurs).

15h30

Anaïs Bernard : Errance et résilience, l'invisibilité rendue visible.

Anaïs Bernard est Maître de Conférence en Sciences de l'Art à l'Université Catholique d'Angers (UCO)

La trace émerge dans l'espace, mais également dans le temps, débutant une histoire. Elle est le témoin d'un moment écoulé, qui n'est plus. La trace apparaît comme la base indispensable à la construction de l'histoire, de toute histoire. A travers des œuvres contemporaines, nous errerons sur les traces de l'invisible rendue visible, comme acte de résilience.

16h15

Présentation et expérimentation des œuvres VR :
i-REAL Monde 4 “ALICE“ / Marc Veyrat https://youtu.be/Sisqkz7BKm8
AN DOMHAN / Gaëtan Le Coarer https://youtu.be/P8lpFxmRKk4
Nymphea’s Survey / Carole Brandon https://youtu.be/pRQabG2ZvVQ
RADICANT / Jordan Fraser Emery https://youtu.be/LRdvqMAN8bg

03 septembre 2020

09h00

Philippe Franck : Alter audio nomadisme et in situationisme créatifs

Philippe Franck (Be/Fr)
Historien de l’art, concepteur et critique culturel, producteur, créateur sonore et intermédiatique, Philippe Franck est directeur/fondateur de Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores (Mons, Belgique), du festival international des arts sonores City Sonic (depuis 2003) et des Transnumériques, biennale des cultures numériques (depuis 2005). Il a été commissaire artistique de nombreuses autres manifestations d’arts contemporains, audio, hybrides et numériques en Europe et à l’international. Depuis 2018, il est également directeur des Pépinières européennes de Création.
Par ailleurs, il enseigne également les arts numériques et l’analyse des médias et multimédias à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc (Bruxelles) et la création sonore à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Mons Arts2.

A partir de l’expérience pionnière de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores et du festival international des arts sonores City Sonic qu’il a créé en Belgique ainsi que du réseau d’arts contemporains des Pépinières européennes de Création qu’il dirige, Philippe Franck analyse certaines pratiques créatives nomades contextuelles (notamment à partir de la notion de parcours) récentes avec le son et le numérique en trait d’union dynamique entre des (non)lieux, (dé-re)territorialisations, (micro)communautés et (in)disciplines. Il trace les traits principaux d’une forme d’in situationisme transculturel, un art de la dérive connectée, engagé dans son intime singularité et un certain (ré)enchantement poétique des relations topos/logos/tekhnè, à l’inverse des modèles hyper spectaculaires dominants.

09h40

Nadia Kaaouas & Sabrina Mazigh : “Le tatouage 'ethno-culture' à l’ère numérique : valorisation ou banalisation des signes identitaires berbères.

Nadia Kaaouas est Professeur Associé à l'Université Hassan II de Casablanca où elle organise fin 2011 le colloque HyperHéritage 7 en partenariat avec l'Université Paris 8.
Sabrina Mazigh est doctorante à l'Université Hassan II de Casablanca et à l'Université Paris 8 dans le Laboratoire CiTu - Paragraphe.

Nous proposons de définir la notion d’ethno-culture en tant que projection symbolique et sémiologique des caractéristiques du /des tatouages notamment de ses conceptions patrimoniales culturelles. Le tatouage s’inscrit dans le cadre de pratiques socioculturelles et rituelles ancestrales. De manière plus générale, les ornements et les motifs des parties corporelles, des objets « ethniques » sont des images métaphoriques de l’univers tel qu’il a été imaginé par les ancêtres. La forme, le système de proportions et le choix des matériaux sont ainsi constitutifs d’images ethnoculturelles créées en lien avec une pensée mythologique. Les tatouages ethniques sont alors vus comme porteurs des propriétés suivantes : figurer un message marqué par la subjectivité de l’artisan, devenir une projection symbolique de la cosmogonie et donner des pouvoirs spéciaux et des connaissances au porteur du symbole dessiné ou tatoué. Ces formes, ces dessins, ces tatouages sont revalorisés dans le cadre de leur mise en relation avec les humanités numériques. Ces images et symboles « ethniques » étroitement liés aux représentations traditionnelles, culturelles sont utilisés autrement à travers une médiation numérique (réseaux sociaux) alliant image et texte pour une mise en valeur de la culture patrimoniale berbère.
Si le tatouage est une forme de lien au sein d’une société, il doit traduire le sens de ce lien, au confluent de la culture e et du social, de la culture et de l’art. Doit-on en conclure que chaque génération est reliée par le même mode de vie ? de symboles ? Les profondes mutations liées aux humanités numériques ont également impacté l’activité des tatoueurs « praticiens » et des tatoués). Ces derniers peuvent en effet s’appuyer sur des procédés où le numérique occupe une place importante, par exemple lorsqu’est réalisée une impression par laser, dimensions 3D, etc. Le numérique est utilisé dans le design et la production de nouvelles formes et images dont la dimension ethnique est liée à l’identité berbère.
Mots-clés : tatouage, approche ethnoculturelle, réseaux sociaux, image et symbole ; humanités numérique.

10h25

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G1 Alyse Yilmaz I Manon Micaletti I Thomas Pactole I Stanislav Kurakin AFFLUX : Perceptions patrimoniales, Une expérience hybride.

La ville de La Valette se démarque par une richesse patrimoniale, objet d’influences liées notamment aux dynamiques humaines. Notre recherche propose une lecture de ces dynamiques matérialisées par des flux humains, des usages, des affects. Plus précisément, nous interrogeons la manière dont les appropriations de la ville par les touristes et les locaux participent à transformer la perception du patrimoine de La Valette. D’une part, nous émettons l’hypothèse que le croisement des trajectoires des touristes et des locaux constitue un élément favorisant l'hybridation des usages dans certains lieux. D’autre part, nous suggérons l’hypothèse que les intentions individuelles et les expériences émotionnelles conditionnent des usages.
Afin de confronter nos hypothèses au territoire de La Valette, nous avons mis en place une méthodologie mixte, quantitative et qualitative, illustrant les flux de touristes et de locaux à travers la ville, les trajectoires individuelles, ainsi que les usages et affects reliés au patrimoine visité et aux lieux fréquentés. Nous proposons d’illustrer ces flux par une cartographie sonore dynamique des affects à travers la ville.

11h10

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G2 Sabrina Mazigh I Shumin Liang I Gaëtan Le Coarer INTERFERENCES : Analyse critique de l’expérience de visite au sein d’un espace patrimonial : le cas de la Co-cathédral Saint John Baptiste à Malte.

Se situant au cœur de la Valette, la Co-cathédrale St John Baptiste se structure au travers d’une stratification culturelle fondant l’identité de Malte. Par l’influence des civilisations du pourtour méditerranéen, l’architecture, l’esthétique, les stratégies médiatiques forment un ensemble hybride et homogène du lieu et du local.

A partir d’un dispositif immersif en VR, nous focalisons notre intérêt sur l’expérience de visite de ce lieu emblématique qu’est la Co-cathédrale. En partant d’un état des lieux de ce local, nous avons pu faire une observation multiple permettant de voir les différentes facettes de cet espace. En commençant par l’exploitation des supports médiatiques, nous avons constaté qu’il existe une pluralité de ces derniers (audioguide, écrans, dépliant, projection de film etc.). Ils sont dispersés dans toute la Co-cathédral sous une forme transmédiatique et linéaire cherchant à faciliter la visite. Ces dispositifs, contraignant toute la déambulation du milieu, perturbent la découverte de la Co-cathédral dans la mesure où le visiteur se trouve attaché voire menotté par son appareil personnel, l’audioguide et les autres supports qui l’entourent, ce qui trouble / détache son intégration et son adaptation dans l’espace.
Dans ce sens, l’interférence de ces divers supports médiatiques laisse le corps de l’utilisateur distancié par rapport à son expérience de sa visite même. Appréhender cette interférence, non plus comme un élément par défaut produit par la simple multiplicité de dispositif nous amène à penser une cartographie sensible. Cette dernière permet de redessiner l’expérience de visite, en jouant sur un modèle multiculturel maltais et sur l’espace interféré.
Notre dispositif vise à pénétrer la chair de l’interférence afin d’investir, grâce à une stratégie innovante, un nouvel espace immersif portant le patrimoine culturel i/matériel (au seuil du matériel et de l’immatériel).
 

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Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Publié le 13 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Jeudi 20 mai 2021
à l’UCO Nantes
Amphi NC201
31, rue des Naudières 44400 Rezé

Règles sanitaires et mot des organisateur·ice·s
Nous avons fait le choix d’organiser la journée en présentiel sur le campus. L’accueil sur le campus est conditionné au bon respect des règles suivantes (sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et des consignes gouvernementales) :

  • Port du masque obligatoire sur le campus, couvrant le nez, la bouche et le menton, sauf pour de courts moments pour se restaurer ;
  • Obligation de laisser un siège libre entre chaque personne dans l’amphithéâtre ;
  • Aération et distanciation lors de la prise de repas (nous privilégierons les repas en extérieur) ;
  • Se laver les mains régulièrement au robinet ou au gel hydroalcoolique.


Nous tenons fortement à permettre à toutes et tous d’être accueilli·e·s dans de bonnes conditions sans crainte pour sa santé ou celle de ses proches. Nous comptons sur votre participation pour permettre la réussite de cette journée en présentiel, qui est la première journée d’étude en présentiel organisée sur le campus de l’UCO Nantes depuis le début de la crise en mars 2020.
Ces règles n’empêcheront pas de profiter ni de la qualité des interventions, ni de la convivialité d’un retour tant attendu aux journées d’étude et conférences « In Real Life » !

Programme:
9h Accueil des participant·e·s dans le hall de l’UCO Nantes
9h30 Ouverture de la journée par Clément Cousin (directeur adjoint à la recherche de l’UCO Nantes)
9h45 Introduction par les organisateur·ice·s (Mélanie Lallet et Julien Rossi)

10h Panel 1 : Les cultures numériques dans l’enseignement et la recherche, animé par Éric Mutabazi (UCO, LIRFE)

  • Tiphaine Carton (Paris 8, CEMTI), Travail documentaire et cultures numériques des enseignants.
  • Amandine Kervella, Céline Matuszak et Florène Champeau (Université de Lille, GERiiCO), Le collège, un espace de développement d’une « culture numérique négociée » pour les enseignants et les élèves ?
  • Manar Alomran (Université de technologie de Troyes, Tech-CICCO/LIST3N), Culture de participation et formes de créativité dans les groupes Facebook à finalité pédagogique. Conclusion à partir d’un corpus d’étude francophone.

11h30 Pause

11h45 Panel 2 : Culture politique et numérique, animé par Camila Pérez Lagos (UCO, CHUS-CIM)

  • Clément Le Ludec et Maxime Cornet (Télécom Paris, Institut Polytechnique de Paris), Le travail des données au sein de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Des plateformes numériques de travail à l’externalisation traditionnelle : vers la fin du taylorisme numérique ?
  • Ghizlane Benjamaa (Paris 8, CEMTI), Imams et prêcheurs : les nouveaux as du marketing d’influence.
  • Aylin Altunbulak (EHESS, CETOBaC), Repenser l’espace public des festivals de films queer au temps de la pandémie. Autour des questions de la liberté d’expression, de l’espace public virtuel et de la visibilité politique.

​​​​​​​13h15 Déjeuner


14h30 Panel 3 : Les outils numériques et le travail créatif, animé par Julie Pasquer-Jeanne (UCO, PREFICS-UBS)

  • Théodore Dehgan (Université Paris Nanterre, CSLF), Le RP yaoi français, une exploration identitaire queer à travers le jeu textuel.
  • Sophie Bonadè (Université Paris Saclay, SLAM) et Kaja Skowrońska (Université de Tours, IRJI), “Intrepid explorers of romantic cartography”, une étude de contenu des fanfictions issues de l’univers de la série Miraculous : Les Aventures de Ladybug et Chat Noir.
  • Marcela Patrascu, Jean-Baptiste Le Corf et Anne-France Kogan (Rennes 2, PREFICS), Les outils des web-créatifs freelance.

16h Pause

16h15 Table ronde : Création numérique, l’expérience des publics, animée par Sandra Mellot (UCO, CHUS)

  • Anaïs Bernard, Maitresse de conférences en Arts plastiques (UCO, CHUS)
  • Pierre Bosquet (à confirmer), Responsable de la médiation numérique au Chronographe
  • Clément Gault, Designer et enseignant à l’Ecole de Design de Nantes Atlantique
  • Esteban Giner, Doctorant en Game Studies (CREM) et trésorier de l’OMNSH
  • Mélanie Legrand, Responsable de l’action culturelle à Stereolux
  • Tom Niderprim, Enseignant en Culture numérique (UCO), créateur de la chaîne YouTube « La Boîte Noire »

17h15 Conclusion de la journée et pot convivial

 

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À l’École de l’Anthropocène #3

Publié le 24 Janvier 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence, Conférence confinée, Evenement, evenement

À l’École de l’Anthropocène #3

Du 25 janvier au 31 janvier 2021, une 3e édition hybride et ambitieuse pour explorer les défis de la question anthropocène par-delà toutes les frontières .

 

Une expérimentation réussie : « faire école » à partir de l’anthropocène
Le terme « Anthropocène » se trouve employé de plus en plus fréquemment en dehors des cercles académiques, témoignant d’une plus grande démocratisation des savoirs sur le sujet et d’une attention accrue pour les questions liées à l’écologie en général. Ce que l’on propose de nommer Anthropocène, c’est cette nouvelle époque de l’histoire où il devient clair que l’être humain est une force agissant irréversiblement sur l’entièreté des systèmes biophysiques de la planète, provoquant une crise de son habitabilité même. C’est cette question que l’Ecole urbaine de Lyon étudie, en partant de l’hypothèse que l’urbanisation généralisée de la Terre est le vecteur principal de cette entrée de nos sociétés dans cet anthropocène, qui impose de repenser de fond en comble nos manières d’habiter le Monde.
 
L’événement organisé depuis deux ans par l’École urbaine de Lyon, « À l’École de l’Anthropocène », a réussi à créer un espace novateur de débat public ouvert à toutes et tous sur cette question. Son originalité est le partage de la richesse scientifique que produit l'École, en donnant aux publics les plus variés la possibilité de rencontrer, en une semaine, des participants aux profils très divers : géographes, biologistes, philosophes, sociologues, cartographes, artistes, entrepreneurs, politiques, représentants d’associations, activistes…
La diversité des formats a déjà réussi à séduire en 2019 et 2020 un public fidèle et nombreux, et à créer une très belle émulation entre des personnes très différentes autour de tables rondes, entretiens, ateliers, émissions de radio, performances, expositions, projections et autres projets pédagogiques.
En fabriquant des situations propices au travail et aux échanges nourris, la formule éprouvée pour les deux premières éditions a réussi le pari de faire « école » de manière résolument nouvelle. Cet événement se conçoit donc aussi comme une sorte d’université de tous les savoirs.

Une édition hybride se déployant à l’international
Cette troisième édition, qui accueillera 180 participants, s’adaptera à l’expérience de la pandémie mondiale - événement pour le moins anthropocène ! - en créant les conditions de nouvelles opportunités de partage et d’échanges.

Les questions soulevées par l’actualité récente viendront, par exemple, nourrir les réflexions et discussions, la notion de la « vulnérabilité globale » ayant été choisie pour incarner un fil rouge de l’événement.
Le contexte conduit à modifier aussi radicalement les façons de faire et de redéployer l’événement. C’est pourquoi a été choisie la démarche de concevoir et d’organiser l’édition nouvelle dans un espace hybride : virtuel d’abord, afin d’accéder à une dimension plus largement internationale (collaborations avec le Nigéria, l’Australie, la Bolivie, l’Argentine, les États-Unis…). Les conditions potentielles d’accueil du public seront ajustées en temps réel en fonction des annonces gouvernementales.

 

COMMENT ASSISTER À L'ÉVÉNEMENT ? 

  • Les événements diffusés en live depuis Hôtel 71 :

La plupart des séquences seront filmées depuis Hôtel 71 et seront retransmises en direct sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr avant d’être podcastées. Elles seront également diffusées en live sur Facebook et Youtube. Certaines seront disponible en français, anglais ou espagnol (voir détail dans le programme)
Les conditions potentielles d’accueil du public seront ajustées en temps réel en fonction des annonces gouvernementales.  

Pour poser des questions et interagir avec les invité·e·s, le public peut utiliser Youtube, Facebook, Twitter, ou envoyer ses questions et commentaires à l’adresse : ecole.anthropocene@universite-lyon.fr

  • Les ateliers participatifs en ligne

Certains ateliers nécessitent une inscription préalable sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr Les inscrits recevront un lien de connexion quelques jours avant l’événement.

  • Les activités en extérieur

Des balades d’exploration des oiseaux seront proposées pour un public familial. Celles-ci sont gratuites et nécessitent une inscription sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr Les inscrits recevront un e-mail quelques jours avant l’événement avec un lieu de rendez-vous pour le départ.

Nous souhaitons consolider la valeur “éducative” de cet événement et faire en sorte qu’il atteigne un public encore plus varié, en assumant le parti pris d’une forme d’éducation ouverte et populaire d’excellence, tout en accentuant sa portée mondiale par le développement de partenariats internationaux. En d’autres termes, nous souhaitons porter l’ambition d’une véritable université ouverte mondiale sur les questions de l’urbain anthropocène

Michel Lussault, géographe, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon

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Colloque "Immersivité et innovations technologiques"

Publié le 19 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Colloque "Immersivité et innovations technologiques"

Originellement, le colloque devait se tenir à Montréal du 10 au 13 juin 2020. Le contexte écologique et épidémiologique actuel nous a poussé à transformer l’événement.

Dorénavant, le colloque se déroulera de façon virtuelle, du 26 au 30 octobre 2020.

Cet événement est le fruit d’une collaboration entre le partenariat international de recherche sur les techniques et technologies du cinéma (TECHNÈS), le Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des identités médiatiques (GRAFIM), le programme de recherche sur l’expérience cinématographique (CINEX), ainsi que le Moving Image Research Laboratory (Université McGill). 

Le colloque aura pour invité d’honneur Douglas Trumbull, spécialiste en effets visuels (2001: A Space Odyssey;Blade Runner) et réalisateur (Silent Running; Brainstorm).

 

À en croire les manchettes et les communiqués de presse qui accompagnent le lancement de chaque nouvel appareil de réalité virtuelle, nous approchons le jour où il sera possible de vivre des expériences si immersives que l’on ne saurait les distinguer de la réalité. Déjà en 2004, Katie Salen et Eric Zimmerman critiquaient cette « immersive fallacy », tendance qui consiste à accorder trop d’importance aux technologies audiovisuelles et à l’idée d’une illusion si totale qu’elle serait indissociable du monde réel (Salen et Zimmerman 2004, p. 451). En effet, plusieurs ont déjà démontré le riche héritage de la notion d’immersion, contribuant ainsi à remettre en question la nouveauté du concept et son rapport aux « nouvelles technologies ». Par exemple, Oliver Grau (2003), Alison Griffiths (2013) et Erkki Huhtamo (2013) proposent une archéologie des formes médiatiques immersives depuis l’Antiquité en passant par les panoramas du 19esiècle. D’autres, comme Victor Neil (1988), Jean-Marie Schaeffer (1999), Janet Murray (1997) et Marie-Laure Ryan (2001, 2015) ont abordé l’immersion dans un contexte littéraire en traitant des technologies propres au récit scriptural et de l’apport psychologique du lecteur dans l’immersivité narrative. Du côté vidéoludique, Gordon Calleja a critiqué les malentendus — autant dans l’industrie que dans le monde académique — qui émanent de la confusion sémantique du terme immersion : « It is used to refer to experiential states as diverse as general engagement, perception of realism, addiction, suspension of disbelief, identification with game characters and more » (2011,p. 25).

Comprendre les formes immersives contemporaines implique à cet effet un éventail d’approches visant à déchiffrer la notion d’immersivité à travers différents contextes sociohistoriques et disciplinaires, ainsi qu’à mettre en lumière les formations d’expériences immersives au-delà des limites des technologies actuelles. Comment l’histoire de l’art, la littérature, les médias visuels et même la science peuvent-ils influencer la notion d’immersivité? Qu’est-ce que les pratiques immersives antérieures nous apprennent de l’idéal (encore irréalisé) d’une expérience virtuelle totalement englobante? Quels rôles le corps, l’espace et le récit jouent-ils dans la production et le maintien d’une expérience immersive? À quelles fins les fonctions immersives des technologies sont-elles utilisées? Les questions qui alimentent depuis longtemps la réflexion sur la notion d’immersivité reviennent ainsi dans les plus récentes recherches, que ce soit dans le domaine des théories des médias (Lisa Nakamura, Wendy H.K. Chun, Deborah Levitt) ou dans le champ des sciences cognitives et de la psychologie (Jeremy Bailenson, Mel Slater, Philippe Bertrand). D’autres encore ont cherché à unir les deux champs d’études en s’inspirant d’approches psychologiques et cognitives afin d’aborder l’immersivité en jeu dans différentes technologies médiatiques (Torben Grodal, Mireille Berton, Douglas Trumbull).

 

Pour assister à l’événement qui aura lieu du 26 au 30 octobre 2020, veuillez vous inscrire grâce au lien suivant: http://bit.ly/Inscription_Immersivité

Programmation

Programmation

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Robots en scène

Publié le 10 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Robots en scène

Robots en scène
Rencontre : Modes de représentation, nouvelles formes narratives et scénographies dynamiques
Le 16 octobre 2020, à 18h00
Gratuit, sur réservation au +32(0)69 88 91 40 ou maisondelamarionnette@skynet.be


Autour de Philippe Franck (historien de l’art, directeur de Transcultures) sont réunis à l’occasion de LUMEN #5, plusieurs créateurs et chercheurs issus d’horizons différents invités à échanger sur divers enjeux liés aux spécificités des arts numériques dans leurs projets et/ou recherches artistiques. Le fil conducteur de ces présentations est le lien entre l’intégration d’éléments liés à la robotique et une réflexion sur les nouveaux modes narratifs et scénographiques. 

Informations
16.10.2020 – 18:00
Gratuit – sur réservation au
> +32(0)69 88 91 40
> maisondelamarionnette@skynet.be
Maison de la Marionnette
Rue Saint-Martin, 47 – Tournai

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CyberPunk & Dystopies

Publié le 6 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

CyberPunk & Dystopies

Atelier/Rencontre avec l’artiste multimédia cyberpunk YANN MINH, écrivain de Science-fiction, réalisateur, infographiste, fondateur des Noonautes et créateur du Noomuséum.


Au programme, l’artiste nous proposera une introduction à la préhistoire de la cyberculture par le biais de son musée virtuel le NOOMUSEUM. Au cours de l’échange, en plus de se questionner sur ce qu’il implique d’être aujourd’hui un créatif « transmédia » de Science-fiction (qui plus est Cyberpunk), nous tenterons d’établir une définition du terme « cyberpunk ».
Par la même occasion, nous en profiterons pour évoquer certaines pistes de réflexions autour de l’actualité et autres enjeux contemporains qui démontrent que le Cyberpunk a probablement encore de beaux jours devant lui (« that Cyberpunk is not dead !»).


Convivialité évidemment de mise, boisson/approfondissement/rencontre/échange en fin d’atelier."
Pour vous inscrire (gratuitement) c'est par ici car nous avons des places limitées : https://www.weezevent.com/cyberpunk-dystopies

 

CyberPunk & Dystopies
13/10/2020 - 17:00 à 20:00


Dernier Bar avant la Fin du Monde
19 avenue Victoria
75001 Paris
FRANCE

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Reprogrammation des imaginaires

Publié le 1 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Reprogrammation des imaginaires

Reprogrammation des imaginaires
dans le cycle Prototypes pour penser l’après-croissance #2
Avec Disnovation.org, Clémence Seurat et invité·e·s

Comment dépasser la vision utilitariste de la nature, les logiques d’optimisation et le solutionnisme technologique ? Cette deuxième rencontre convie des chercheur·euse·s pour esquisser des réponses.

Durant la crise de la COVID-19, les appels à penser le monde d’après se sont multipliés. Nombreux·ses sont celles et ceux qui ont invité à se saisir de la situation pour opérer une transformation écologique du mode de développement capitaliste, voire à enclencher une sortie radicale de ce modèle économique, tandis que d’autres vantaient les avantages d’une société tout-numérique, automatisée et sans contact. À présent, plutôt que de réfléchir et de tirer les leçons de la mise à l’arrêt de nos sociétés, nos gouvernements se hâtent de relancer la machine de production et de reprendre la même trajectoire, mettant entre parenthèses la situation inédite dont nous avons fait l’expérience collective.

Afin de décrypter les fondements des crises politiques et écologiques actuelles, le collectif Post Growth est allé à la rencontre de chercheur·euse·s, de théoricien·ne·s et d’activistes et a collecté un ensemble de récits et de concepts opératoires sous forme d’interviews vidéo. Portant sur des notions comme les limites planétaires, l’effet rebond, les services écosystémiques ou le principe des sept générations, ces capsules vidéo viennent nourrir une plateforme en ligne. L’objectif est d’y réunir des outils théoriques et narratifs qui déconstruisent la vision utilitariste d’une nature pensée comme un stock, dépassent les logiques d’optimisation des ressources et sortent du solutionnisme technologique. Mises en partage afin d’être discutées, activées et expérimentées, ces propositions invitent à ouvrir nos imaginaires à de nouveaux horizons et à initier des modes de vie et de relations avec nos milieux radicalement différents.

Dans cette perspective, la deuxième rencontre du cycle prend la forme d'un plateau télé et invite des chercheur·euse·s à contribuer à cette réflexion collective, en esquissant des trajectoires vers une société qui génère des liens étroits avec le vivant et prend en compte ses répercussions environnementales.

Invité·e·s
Disnovation.org : collectif artistique qui développe des enquêtes et pratiques interdisciplinaires. Au croisement entre l'art contemporain, la recherche et le hacking, le collectif créé des situations de débat, de spéculation et de perturbation qui questionnent les idéologies dominantes comme le techno-solutionnisme et la croissance infinie afin de stimuler des imaginaires et des pratiques post-croissance.

Clémence Seurat : programmatrice et éditrice, elle investigue en particulier des champs de réflexion et d’action liés à l’écologie politique. Elle a été membre du programme d’expérimentation en art et politique Speap. Elle a co-fondé le collectif COYOTE et la maison d'édition 369. Au sein du médialab de Sciences Po, elle conçoit des programmations et édite des contenus pour FORCCAST.

 

Rencontre le 08 octobre 2020 à 19h,
Gratuit (dans la limite des places disponibles)
Grande salle (assis)

ADRESSE
La Gaîté Lyrique
3bis rue Papin
75003 Paris

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Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Publié le 30 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?
Good in Tech - Futurs Pluriels #1
Par la chaire Good in Tech, portée par l’EMI de Sciences Po et l’Institut Mines Telecom Business School et le 
Grands projets numériques et défis écologiques : contradictoires, ou nécessaires ?

Rencontre le 07 octobre 2020 à 19h,
Gratuit (dans la limite des places disponibles)
Auditorium
Durée : 2h30.


Le numérique semble clairement contribuer à la crise écologique. Peut-il en aller autrement ? Et si c'est le cas, les grands projets technologiques doivent-ils être remis en question ? Peut-on penser un numérique durable ?

"La 5G tue. Non pas à cause des effets des ondes sur la santé humaine. Mais en tant que création artificielle d'un besoin arbitraire aux conséquences dévastatrices. On ne peut plus continuer à faire "comme si" ces folies n'avaient pas de conséquences. (...) Préfère-t-on la vie ou le débit du réseau téléphonique ? C'est, presque, aussi simple que cela." Aurélien Barrau, physicien.

Aujourd'hui, le numérique - tel qu'il est - semble clairement contribuer à la crise écologique. Il consomme des ressources et de l'énergie, il produit des déchets difficiles à recycler, il fonctionne souvent à l'addiction et à l'obsolescence programmée. Peut-il en aller autrement ? Et si c'est le cas, les grands projets technologiques (5G, smart cities, réseaux électriques ou de transports "intelligents", etc.) doivent-ils être remis en question ? Peut-on penser un numérique durable ?

Intervenant·e·s

Animation : Daniel Kaplan, Réseau Université de la Pluralité.

Introduction : Marie-Laure Djelic, doyenne de l’Ecole du Management et de l’Innovation à SciencesPo Paris, cotitulaire de la Chaire Good in Tech.

Yasmine Abbas (via vidéo-conférence) : architecte DPLG et designer, enseignante-chercheuse au PennState College of Arts and Architecture, auteure de Le néo-nomadisme : Mobilités. Partage. Transformations identitaires et urbaines (2011). Sa recherche explore les mobilités, les cultures numériques et la production de "lieux augmentés". Son travail actuel s'oriente autour de la fabrication d'atmosphères, la cartographie générative et le design numérique d'ambiances. Elle est également cofondatrice du Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP) à Accra, Ghana.

Romaric David : ingénieur de Recherche Hors Classe à la Direction du Numérique de l’Université de Strasbourg, responsable du Datacenter. Il s'intéresse depuis de nombreuses années aux aspects environnementaux de l’informatique et participe au GDS Ecoinfo du CNRS depuis 2013. Dans ce cadre, il a participé à de nombreuses actions dans le domaine des Datacenters (documents de référence, formations, groupes de travail, journées techniques…) et fait labelliser par la commission européenne le Datacenter de l’Université  de Strasbourg, au titre du programme "Code de Conduite Européen sur les Datacenters".

Alexandre Monnin : philosophe, directeur scientifique d’Origens Media Lab, enseignant-chercheur en école de management (ESC Clermont) et à l'origine, avec Diego Landivar, de l'initiative Closing Worlds. Il a contribué à la rédaction du rapport intitulé "Pour une sobriété numérique" publié par le Shift Projet dans le cadre du groupe de travail "Lean ICT" (2017-2018) après avoir fondé, en 2016, le Community Group "Web We Can Afford" au sein du W3C. Récemment, il a co-édité le numéro 76 de la revue Multitudes intitulé "Est-il trop tard pour l'effondrement ?". Il monte actuellement pour la rentrée 2020 un Master of Science intitulé  "Strategy and Design for the Anthropocene" en partenariat avec Strate Ecole de Design à Lyon.
Cette rencontre a lieu dans le cadre des conférences "Good in Tech - Futurs Pluriels". Créé à SciencesPo en 2017 en collaboration avec le Réseau Université de la Pluralité, ce cycle invite des chercheur·euse·s, acteur·rice·s, penseur·euse·s et artistes à explorer une facette de nos futurs sous différents angles. Il est porté par la Chaire Good in Tech. Ce cycle est conçu en collaboration avec Daniel Kaplan, fondateur d'Imaginizing the Future et de l'Université de la Pluralité.

 

La Gaîté Lyrique
3bis rue Papin
75003 Paris

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LE CERVEAU, FABRIQUE DE NOS ÉMOTIONS

Publié le 12 Mars 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

LE CERVEAU, FABRIQUE DE NOS ÉMOTIONS

LE CERVEAU, FABRIQUE DE NOS ÉMOTIONS
Cycle de conférences Santé en Questions

Joie, surprise, tristesse, colère… Ces émotions familières nous sont indispensables pour nous adapter au monde. Elles entretiennent un dialogue avec notre corps, notre cerveau et notre environnement. Elles ont un rôle de protection et sont nécessaires à notre existence, à notre survie.

 Intervenants :

A Paris

Denis Peschanski, Directeur de Recherche CNRS, historien, Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS, Université Paris 1, EHESS), Co-responsable scientifique du programme 13-Novembre (CNRS, Inserm, héSam)

A Montbéliard

Carine Dautrey, psychologue spécialiste en psychologie comportementale et cognitive – Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC)

Débat animé par Eli Flory.

Dès 12 ans

Date : Jeudi 19 mars 2020 de 19h à 20h30

Lieu : Auditorium de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris et en duplex avec le Pavillon des sciences à Montbéliard

Entrée gratuite

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Tous (hyper)connectés ?

Publié le 5 Mars 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Tous (hyper)connectés ?

CONFÉRENCE
Tous (hyper)connectés ? – Conférence de Michaël Stora, psychologue – JE 12 MARS 20H
Bibliothèque Simone Lagrange/ Mi-plaine – Meylan

Michaël Stora est l’un des premiers psychologues français à s’intéresser à l’objet numérique, en tant que sujet de recherche mais également comme outil thérapeutique. Nous vivons tous connectés. Impossible aujourd’hui de se passer du numérique, dans la vie quotidienne comme dans la sphère professionnelle ou intime. Comment cette révolution numérique a-t-elle transformé nos vies ? En quoi les usages numériques bouleversent-ils notre rapport à l’autre, mais aussi à nous-mêmes ?
En partenariat avec l’Hexagone Scène nationale Arts sciences, en lien avec les spectacles Céleste gronde et Screenagers.

 

Jeudi 12 mars 2020, à 20h.

Bibliothèque Simone Lagrange
14 Rue des Aiguinards
38240 Meylan

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