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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

conference

Rencontre avec Laure Noualhat

Publié le 22 Janvier 2022 par Anaïs BERNARD dans conférence

Rencontre avec Laure Noualhat

Rencontre avec la journaliste, réalisatrice et auteure Laure Noualhat. Un événement proposé dans le cadre de l’exposition « Aux frontières de l’humain ».

Par ces temps incertains, rien n'est plus délicat que de penser le monde de demain... Et pourtant, chacun·e d'entre nous le rêve. Saurons-nous consentir ce qu'il faut pour voir advenir ce que l'on désire ?

Journaliste (notamment pour Libé, Yggdrasil, Siné Mensuel...), réalisatrice, auteure, Laure Noualhat explore sans relâche les limites de ce monde fini. Elle vit à Joigny (Yonne) où les énergies locales se relient entre elles pour tricoter un joli réseau des tempêtes. Elle colporte les nouvelles et les bonnes pratiques, diffuse les idées, rallie les envies. Elle est l’auteure de « Comment rester écolo sans finir dépressif », aux éditions Tana. Elle a également réalisé une série documentaire qui chronique les tourments climatiques d'une dizaine d'habitants de sa ville : « Carbonisés » est disponible sur francetv.fr jusqu'en avril 2022.

Samedi 29 janvier 2022 à 17 h - Auditorium Jean Rouch.
Dès 16 ans - Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée. 

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Dire les émotions. Les affects à l'épreuve du langage

Publié le 21 Janvier 2022 par Anaïs BERNARD dans conférence

Dire les émotions. Les affects à l'épreuve du langage

Malgré leur omniprésence et importance dans l’action des individus et des groupes sociaux, le rôle des émotions et des affects est longtemps resté un angle mort dans la recherche en sciences humaines. Depuis quelques années, la prise en compte de la dimension affective des faits sociaux, longtemps tenue à l’écart, cherche à dépasser les débats traditionnels entre nature et culture qui enfermaient les émotions dans un ensemble d’oppositions binaires (passion/raison, inné/acquis, animalité/humanité, etc.) (Lordon, 2013 ; Deluermoz et alii, 2013 ; Rosenwein et alii, 2006).

L’élaboration d’un cycle de séminaires sur les émotions vise à constituer un groupe de travail interdisciplinaire à périmètre breton réunissant des chercheur.e.s des différentes disciplines des sciences humaines et sociales des universités de la région (Université de Bretagne Occidentale, Université Rennes 1, Université Rennes 2 et Université Bretagne Sud) dont les recherches abordent la question des affects, et ceci dans le but de faire dialoguer et de comparer les différentes approches des émotions dans les sciences humaines.

Ce cycle "Les émotions dans les sciences humaines : regards croisés" est porté par le groupe de travail interdisciplinaire de la MSHB, APRESEC (Approches pluridisciplinaires sur le rôle des émotions dans la Société, l'État et la Culture).

Le premier séminaire s'intitule Dire les émotions. Les affects à l'épreuve du langage et aura lieu le vendredi 28 janvier 2022, de 14h à 16h. Deux chercheurs viendront présenter leurs travaux sur le sujet :

Michael Rinn, professeur en linguistique française (HCTI - UBO)
Frédéric Pugnière-Saavedra, MCF en sciences du langage (PRECFics - UBS).
 
Organisation :
Maria José Fernandez, MCF-HDR en civilisation hispanique (HCTI - UBO)
Stéphane Héas, MCF-HDR en sociologie STAPS (VIPS2 - Université Rennes 2)
Pouneh Mochiri, MCF en littérature comparée, (HCTI - UBO)
 
Inscription gratuite mais obligatoire via le formulaire ci-dessous. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 25 janvier. Les liens de connexion seront envoyés au plus tard la veille de l'évènement.

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AGITEZ VOS NEURONES ! « HUMAINS ET ANIMAUX : PARTAGE OU FRONTIÈRE ? »

Publié le 12 Janvier 2022 par Anaïs BERNARD dans conférence

AGITEZ VOS NEURONES ! « HUMAINS ET ANIMAUX : PARTAGE OU FRONTIÈRE ? »

CONFÉRENCE
MERCREDI 19 JANVIER 2022

Une rencontre avec Guillaume Lecointre, zoologiste au Muséum national d’Histoire naturelle et Marie Lacomme, doctorante en histoire et philosophie des sciences.

 

Un format novateur et une expérience inédite : participez à une rencontre interactive avec des chercheurs, initiez-vous à la démarche scientifique et prenez la parole au Musée de l’Homme ! Quelles catégorisations efficaces en sciences ? Nous verrons quelle géométrie de catégorisation est la plus riche en information. En outre, nous examinerons le rôle que doit tenir l'histoire naturelle dans la culture scientifique. Nous en tirerons les conséquences sur la logique avec laquelle la plupart des humains conçoivent, en Occident, leur relation à « l'animal ».

Guillaume Lecointre est enseignant-chercheur (UMR 7205), zoologiste, systématicien, professeur du Muséum national d’Histoire naturelle où il occupe les fonctions de conseiller scientifique du président. En 2019, il avait publié 135 publications professionnelles (indice h 46) et 23 livres. Ses recherches portent sur la phylogénie et la systématique des poissons téléostéens, tant à partir de données moléculaires qu’anatomiques. Son terrain de zoologiste est le plateau continental antarctique. Ses activités relatives à l’amélioration de l’enseignement des sciences et de diffusion des connaissances sont très significatives ; il a notamment tenu durant dix ans la rubrique scientifique hebdomadaire de Charlie Hebdo. Il est double Lauréat de la Société Zoologique de France (1996, 2006), Prix national 2009 du Comité Laïcité République, Prix 2012 de l’Union Rationaliste, et fait chevalier de la légion d’honneur en 2016.

Marie Lacomme est doctorante en histoire et philosophie des sciences au laboratoire Sphère (Université de Paris). Diplômée d'un master de philosophie à l'Université Panthéon-Sorbonne, elle a également étudié la biologie de l'évolution et la primatologie. Elle a débuté une thèse en 2018 sur la notion de frontière Homme/animal. Ses recherches portent sur la place accordée à l'être humain par rapport aux autres espèces animales, et notamment aux autres espèces de primates, à la fois en sciences naturelles et en sciences humaines et sociales. Dans cette optique, elle s'intéresse également à l'histoire de la primatologie.

Mercredi 19 janvier 2022 à 19 h - Auditorium Jean Rouch.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Réservation conseillée.

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RÊVER LE PLURIVERS, CHAMANISME : TECHNOLOGIES ANCESTRALES

Publié le 7 Janvier 2022 par Anaïs BERNARD dans conférence

RÊVER LE PLURIVERS, CHAMANISME : TECHNOLOGIES ANCESTRALES

Le collectif NOMASMETAFORAS en alliance avec l’Université Autonome Indigène Interculturelle en Colombie et L’École Universitaire de Recherche Eur ArTeC Paris 8 propose un nouveau cycle en 2022 de six conférences performatives autour de la relation entre les épistémologies amérindiennes, les pratiques artistiques contemporaines et la philosophie. Le collectif est en relation depuis plusieurs années avec les communautés autochtones Yanakuna, NASA, et Kokonuko dans le département du Cauca en Colombie, et souhaite à travers ces rencontres ouvrir un espace pour repenser notre relation au vivant, à l’altérité et à l’artificiel. Face à l’urgence écologique, comment penser l’avènement du plurivers avec les communautés autochtones du Cauca et imaginer de nouvelles formes du vivre-ensemble ?

Dans cette première rencontre le collectif abordera le processus de personnification chamanique comme une forme de connaissance effectuant le voyage inverse du savoir occidental. Dans les communautés autochtones du Cauca en Colombie, la pensée est comprise comme une transmutation de perspective ; une soustraction du soi au service d’un devenir. Pour soigner avec les plantes, on parle d’un devenir-plante. Les formes de communications qui s’étendent au-delà du champ symbolique sont celles que le chamane Luis Aureliano Yunda désigne comme des technologies ancestrales. Dans quel sens alors, ce devenir-végétal invite-t-il à repenser la relation au vivant et à l’artificiel en occident ?

NOMASMETAFORAS est un collectif d’art contemporain et de recherche franco-colombien composé de Julian Dupont, artiste plasticien et de Clara Melniczuk, chercheuse à Paris 8 en philosophie. Le collectif est actuellement en résidence artistique à la Cité Internationale des Arts. Dans son travail de recherche et de performance sur la décolonisation des savoirs, NOMASMETAFORAS cherche à explorer, à travers ses alliances avec les communautés amérindiennes du Cauca en Colombie d’autres pratiques de “faire monde”.

 

DATE
14/01/2022 - 14/01/2022

LIEU
Maison d'amérique latine 217 Bd Saint-Germain, 75007 Paris

INFOS PRATIQUES
19h passe sanitaire obligatoire

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L’art comme échappatoire : ré-actions face aux réalités qui nous oppressent

Publié le 5 Janvier 2022 par Anaïs BERNARD dans conférence

L’art comme échappatoire : ré-actions face aux réalités qui nous oppressent

Le 12 janvier 2022
de 13h30 à 18h00

La maison de l'image
31 rue Kageneck, 67000 Strasbourg

version live proposée
Entrée en présentiel sur inscription

 

     Demi-journée organisée par les étudiants du Master 2 Arts plastiques - Théorie et pratique de l'université de Strasbourg, sous la direction de Mike ZIMMERMANN, avec le soutien de l'ACCRA, de la Faculté des arts (Université de Strasbourg), de la Commission d'aide aux projets étudiants (Université de Strasbourg), du Crous et du Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (Université de Strasbourg).

     L’échappatoire est définie comme un subterfuge pour se tirer d’embarras. Du latin populaire excappare (sortir de la chape), l’action de s’échapper revient à trouver un moyen d’outrepasser ce qui nous enserre, nous limite, nous contraint. In fine, l’échappatoire consiste à trouver une faille dans un système duquel nous voulons nous extirper.
De quelle emprise souhaitons-nous nous soustraire ? D’innombrables contraintes marquent le réel, qui pèse ainsi d’une manière ou d'une autre sur chacun d’entre nous - l'échappatoire devenant nécessaire. Alors qu’elle est souvent rattachée à une idée de lâcheté elle peut tout aussi bien être perçue comme modalité de résistance. Il s’agit alors d’opérer une translation entre un art qui échappe, vers un art qui offre des alternatives pour s’échapper.

      La demi-journée d’études propose les interventions de Marianne Villière, d'Antoine Hoffmann, de Yann Minh et du collectif Visual Care. Afin d’étayer des hypothèses interrogeant la fuite, la résistance et le subterfuge comme alternatives à un quotidien forgé par la norme dominante, les intervenants proposent les approches suivantes. Marianne Villière élabore une pensée de l’échappatoire par le biais de la pièce sonore Réalité désirée, la pratique du shifting, ainsi qu’en interrogeant les postures de l’outsider. Yann Minh conçoit l'art comme échappatoire à la très ennuyeuse entropie universelle et l’artiste comme un nøønaute ou un cybernaute qui explore les sphères informationnelles de l’humanité c’est-à-dire, l’art comme un mème néguentropique émancipateur. L’échappée émancipatrice, comme tactique de contre-pouvoir, est proposée par Antoine Hoffmann, en s’intéressant aux formes de fuites activistes, situées à l’intersection entre l’art et la stratégie politique. Et pour finir, le collectif Visual Care, s'intéresse au care, comme approche créatrice, au soin comme réaction à l’oppression, comme geste profondément politique et transgressif.

     Fuite, résistance, subterfuge, quelles alternatives à la norme dominante ?

Programme:

13:30
Marianne Villière est auteure et artiste performeuse, diplômée de
l‘École nationale supérieure d‘art et de design de Nancy (Ensad
Nancy) et du Programme de recherche Critical Curatorial Cy- bermedia à la Haute école d‘art et de design HEAD de Genève.


14:30
Yann Minh est un artiste vidéo, multimédia, numérique et nou- veaux média depuis 1979, écrivain de science-fiction cyber- punk, fondateur des Noonautes, mouvance néo-cyberpunk,
réalisateur en art vidéo en documentaire et en habillage de télé- vision, infographiste 3D, réalisateur 3D, illustrateur, documen- tariste, écrivain et photographe, conférencier, et artiste enseig- nant spécialisé dans la cyberculture et les mondes persistants.


16:00
Antoine Hoffmann est un artiste plasticien, Doctorant Cher- cheur au Centre de Recherche en Art et Esthétique CRAE,
Enseignant Vacataire UNISTRA, Diplômé de l’École Euro- péenne Supérieure d’Art de Bretagne EESAB (Diplôme Natio- nal Supérieur d’Expression Plastique DNSEP Arts) et de l‘Uni- versité de Strasbourg (Master 2 Recherches arts plastiques).


17:00
Visual Care est un projet de recherche autonome et colla- boratif qui a pour ambition de rendre visible les enjeux con- temporains relatifs au care au travers l’art et la culture. Il sera
représenté par Yasmine Belhadi, Doctorante au laboratoire
ERRAPHIS de l’Université de Toulouse II Jean Jaurès, et Nora
Fluckiger Al Zemmouri, étudiante en Master 2 à l‘Académie
Royale des Beaux-arts de Bruxelles dans la section dessin.

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Colloque: Le corps caché

Publié le 18 Octobre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Colloque: Le corps caché

Date/heure
22/10/2021
9 h 30 - 17 h 00

Emplacement
Petit Amphithéâtre ENSC

Les 3B, Bernard Andrieu, Bernard Claverie et Bernard Lafargue, Cécile Croce et Thomas Brunel vous convient au colloque Le corps Caché qui se déroulera vendredi 22 octobre 2021 à l’École Nationale Supérieure de Cognitique (dans une limite de 80 personnes).

Argument
Tout pourrait nous faire croire que le corps soit devenu entièrement transparent : scanner, recueil des données, pornographie, analystes biologiques, diagnostic à distance, cartographie 3D du cerveau, nanorobot, neurocyborg, prothèse…
Le retour de la pudeur, les dénonciations du harcèlement, du féminicide, de la pédophilie et du viol, le contrôle des réseaux (Snowden, 2020), la télésurveillance… il n’y aurait « nulle part où se cacher (GreenWald 2014) Mais l’accès au corps vivant, en raison de sa vitesse d’activité, est toujours en avance sur la connaissance par la perception que nous en avons. Le corps vécu est en retard sur son corps vivant, le cerveau est en avance sur sa conscience, l’écologie corporelle adapte notre présence au monde sans que nous nous en rendions compte.
Le corps vivant nous est caché par le vivant lui-même alors même que toutes nos techniques ne cessent de vouloir rattraper ce temps de retard, de nous mettre en présence dans une sorte d’immédiateté par l’expérience du vivant : vertige, douleur, orgasme, membre fantôme…

Thema
Pourtant nous étudierons justement ce qui reste caché :

  • Le corps tu, caché, invisibilisé…
    • Sous la peau : les gènes, les os et les muscles, les organes, les fluides et humeurs…
    • Vêtements, art de l’intime et sursignifiance du vécu.
    • Le manque et l’en-plus : amputation, membre fantôme, prothèse, bioartéfacts et exosquelettes, implants et nanorobots…
  • Le corps vécu.
    • Le cerveau et les réseaux : pensée et comportement, sensation et besoin, désir et plaisir, douleur et souffrance.
    • Le besoin et l’enfermement : motivation, drogue, hallucination, addiction et dépendance…
    • La pleine conscience : le yoga, la méditation, la prière…
  • Le corps fantasmé…
    • Le vertige et l’extase, la jouissance et le désir…
    • Le virtuel, l’avatar et le robot…
    • Le transcorps, les intersexe et transgenre, l’underground…
  • Le corps institutionnalisé :
    • Les institutions du corps, les inventaires de l’anthropologie physique à l’autopsie.
    • Le geste, la mesure, la convention…
    • Le corp désigné : littérature, vocabulaire, grammaire et traductions…
    • La prison et le bannissement des corps.
  • Le corps dans l’art :
    • La créativité et le modèle du manque…
    • Le représenté du caché et le transfiguré…
    • Tatouage et implants, l’artifice qu’on cache pour le montrer.


Programme

9h30 à 10h – Accueil et Introduction du colloque
10h – Bernard Lafargue (Université Bordeaux Montaigne)
     L’humour du « cache » de l’art
10h30 – Bernard Andrieu (Université de Paris)
     Ne plus cacher son corps : du Body Shaming au #Metooinceste
11h – Bernard Claverie (Institut Polytechnique de Bordeaux)
     Le cerveau, image du corps caché
11h30 – Cécile Croce (Université Bordeaux Montaigne)
     Configurations de l’intime
12h – Dr. Jean-Arthur Micoulaud-Franchi (psychiatre – unité d’étude du sommeil – CHU et Université de Bordeaux)
     Phénoménologie psychiatrique
12h30 à 14h – Pause déjeuner
14h – Benoit Le Blanc (Institut Polytechnique de Bordeaux)
     L’IA et la désincarnation
14h30 à 14h45 – Pause (réglages des visioconférences)
14h45 – Fabienne Martin Juchat (Université de Grenoble)
     L’aventure du corps masqué (en visioconférence)
15h15 – Alexandre Dubuis, LACCUS (Université de Lausanne)
     La peau vitrine de la brûlure grave (en visioconférence)
16h – Anaïs Bernard (CHUS à l’UCO Angers)
     Corps à corps technoscientifique, de l’inconscient corporel au corps virtuel (en visioconférence)
16h30 (en visioconférence et sous réserve) – Francis Merle (médecin à la Clinique du sport d’Aquitaine)
Le silence du corps du sportif
16h30 à 17h – Discussion et Conclusion

 

Inscription obligatoire au lien si dessous.
Le pass sanitaire sera demandé.
Le lien pour se connecter en visioconférence est également accessible via le lien ci-dessous.

 

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Ce que les datas cachent et ce qu’elles révèlent

Publié le 16 Octobre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Ce que les datas cachent et ce qu’elles révèlent

TABLE RONDE
23/10/2021
De 16h à 18h
Gratuit sur inscription


Collectif IAKERI
Camille Bardin, Isabelle Bruno, Sylvie Cromer


À l’occasion de la fin de l’exposition de Invisible Walls du collectif IAKERI qui met en lumière les inégalités hommes-femmes dans leur installation artistique, le Cube organise en présence des artistes membres du collectif et d’expert.es spécialistes des statistiques une table ronde afin d’aborder les enjeux politiques et artistiques liés à l’exploitation des datas.

Une conversation informelle est prévue entre les participant.es et sera suivie d’un temps de questions de la part du public aux personnalités présentes :

  • Camille Bardin, critique d’art, fondatrice du podcast PRÉSENT.E
  • Isabelle Bruno, maître de conférences à l’université Lille-II, chercheuse au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS), co-directrice de l’ouvrage “Stat-activisme, Comment lutter avec des nombres”
  • Sylvie Cromer, Sociologue, Université de Lille 2, Chercheure associée à L’INED, co-coordinatrice de l’enquête Virage, « Violences et rapports de genre» (2015).
  • Alice Guerlot-Kourouklis – collectif IAKERI
  • Jimena Royo-Letelier – collectif IAKERI
  • Emmanuel Didier
  • Axel Fried : Modération de la table-ronde.

N.B. Pass sanitaire est obligatoire dès 12 ans.

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TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

Publié le 2 Septembre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

TEXTE & IMAGE 6 - Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S] - Associé au MiP ArTeC “Patrimoine i-Matériel“ 

Matthieu Quiniou écrit : “La technologie blockchain permet l’horodatage, ou plus précisément un estampillage certifié de transactions, d’opérations et d’évènements dans un registre distribué. Dans ce système, une instance centrale d’administration ne peut être suspectée d’avoir altéré une information ou changé une date. Il est ainsi possible d’horodater une œuvre pour prouver une antériorité sans en divulguer le contenu. Dans la même logique, il est possible d’utiliser la blockchain pour prouver l’existence antérieure d’un savoir-faire secret ou d’un secret d’affaires, remplir la condition liée aux mesures de protection et gérer des droits d’accès. La blockchain et plus spécifiquement les smartcontracts, c’est-à-dire des scripts autonomes fonctionnant sur blockchain, peuvent également être efficaces pour la gestion transparente et automatisée des droits de propriété intellectuelle et la fluidification du marché de ces droits grâce à la tokenisation, c’est-à-dire la titrisation modulaire par blockchain“. (Entretien IPOCAMP Lexis Nexis, 2020) Il précise également dans son livre “Blockchain : L’avènement de la désintermédiation ?“ (-! 2019, publié en français aux Editions ISTE et en anglais aux Editions Wiley !-), p.74 “Blockchain et Internet des objets devraient par leur jonction produire des usages et permettre aux objets connectés d’interagir entre eux sans tiers (humains ou plateformes) et de manière sécurisée“.

Il serait donc peut-être judicieux Au Jour du i — au jour d’une information constituant l’essentiel de nos rapports sociaux, économiques et politiques — de ®-INTERPRÉTER nos relations au secret (-! bancaire, artistique, fictionnel !-) à l’aune de ces relations frictionnelles entretenues depuis toujours avec les transactions financières et l'argent. Et pourquoi, à cet effet, ne pas ®-LIRE les blancs entre les mots de livre de Stéphane Mallarmé “Un coup de dé jamais n’abolira le hasard“ (-! 1914 !-) à partir des études de Quentin Meillassoux et de son livre "Le Nombre et la Sirène“ où il nous livre un scoop décisif concernant la pensée de Mallarmé. “De quoi s'agit-il ? Quentin Meillassoux a découvert que le grand poème testamentaire de Mallarmé, "Jamais un coup de dés n'abolira le hasard", est en fait codé. Et que le code n'est autre que 707. Le philosophe démontre que ce nombre est présent dans ce poème si difficile sous la forme d'une charade : les deux comme si, étant à entendre comme la septième note de la gamme, encadrent le proche tourbillon que représente idéalement le ‘0‘. Le code est également présent dans le compte même des mots : le poème déployant 707 mots jusqu'au verbe sacre, est complété par une morale de sept mots : Toute pensée est un coup de dés“. (-! Philosophie Magazine N°53, Octobre 2011 !-)

À partir de ces questionnements, il y aurait donc nécessairement dans cette recherche d’un nouveau contrat social, l’i+D d’un proche tourbillon ®-CONSTRUIT à partir d’une errance de la forme et du code ; ce dispositif d’enchaînement de l’in/visible (-! c’est-à-dire posté au seuil du visible !-) engendrant stratégiquement dans / autour des Arts et de manière interdisciplinaire, une nouvelle fonction, une nouvelle résonance du texte avec l’image.

Ce colloque International est un prolongement naturel du colloque “L'Art et les Cartographies Sensibles“ prévu initialement en mai 2020 et annulé à cause de la pandémie. Toutes les personnes qui ont envoyé un texte retenu pour la publication en cours peuvent donc y participer : cette question du “secret“ ou du “codage“ étant bien entendu associé à l’i+D de cartographie.

 

Contact : Résumés & Abstracts
Marc Veyrat, marc.veyrat@univ-smb.fr

Comité scientifique :

Carole Brandon (Université Savoie Mont-Blanc)
Marc Veyrat (Université Savoie Mont-Blanc)
Richard Spiteri (University of Malta)
Ghislaine Chabert (Université Savoie Mont-Blanc)
Jacques Ibanez-Bueno (Université Savoie Mont-Blanc)
Khaldoun Zreik (Université Paris8)
Ghislaine Azémard (Chaire UNESCO / ITEN)
Patrizia Laudati (Université Les Hauts de France Valenciennes)
Pedro Andrade (Universidade do Minho Braga)
Nasreddine Bouhaï (Université Paris8)

Ce colloque est organisé par l'Université Savoie Mont-Blanc / le Laboratoire LLSETI, l'Université Paris 8 / le Laboratoire CiTu - Paragraphe et EUR Artec, l'University of Malta, avec le soutien de / en partenariat avec 89/92, Pixelpirate, la Société i Matériel, Nymphea’s Survey, le Département Communication Hypermédia - USMB / Transcultures - Pépinières Européennes de Création,


PROGRAMME & RÉSUMÉS :

02 septembre 2020

09h00
Marc Veyrat / Richard Spiteri / Khaldoun Zreik / Nasreddine Bouhaï : Présentation des enjeux du colloque TEXTE & IMAGE 6

09h30
Matthieu Quiniou (-! Distanciel !-) : Jeux + enjeux de la jonction art numérique + blockchain, avec la participation pré-enregistrée de Salar Shahna.

Matthieu Quiniou est MCF en SIC à l’Université Paris 8, Docteur en droit et Avocat au Barreau de Paris, il est membre du Laboratoire CiTu - Paragraphe et Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH). Il travaille sur les enjeux éthiques, juridiques, sociétaux et artistiques du numérique liés à la blockchain et à l’intelligence artificielle et participe au projet i-REAL.

Salar Shahna est directeur du World XR Forum à Crans-Montana (CH) qu'il a fondé en 2016 (World VR Forum puis World XR Forum en 2019). Réalisateur de films VR, de films documentaires et de fictions, il dirige également la société de production Dirty Bacon. https://youtu.be/f8V5rFcvECA

La blockchain permet de restructurer le marché de l’art dans l’économie numérique et ouvre de nouvelles opportunités pour les artistes numériques et les artistes de l’éphémère. La blockchain, tout particulièrement les jetons non-fongibles permettent de créer des marqueurs de rareté pour des œuvres ne bénéficiant pas d’un support matériel et ainsi de les rendre collectionnables et plus facilement échangeables sur le marché de l’art.
Au-delà des enjeux pour le marché de l’art numérique, la blockchain est devenue un terrain de jeu et de nouvelles expériences créatives pour les artistes travaillant sur la relation entre les mondes physique et virtuel, sur le rapport de l’œuvre à sa rareté ou sa monétisation, sur les œuvres programmables ou encore sur le rapport entretenu entre le spectateur à la symbolique de l’œuvre.
L’intervention sera l’occasion d’expliquer les fonctionnalités de la blockchain comme outil pour l’artiste dans la protection de sa création et sa monétisation et de présenter plusieurs œuvres exploitant le potentiel de cette technologie de manière originale.

10h15

Marc Veyrat I Matthieu Quiniou I Khaldoun Zreik : Blockchain: What Else? Highlighting blockchain technology with art, the example of the [AMZ]U-P project / Blockchain : What Else ?+) La technologie blockchain au service de l'Art, l'exemple du projet [AMZ]U-P

Khaldoun Zreik est Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris 8 / Directeur du Département Hypermédia (UFR MITSIC), Université Paris 8 / Responsable scientifique du Groupe de recherche CITU- Paragraphe (Cybermedia, Interactions, Transdisciplinarité & Ubiquitous), Laboratoire Paragraphe, University of Paris 8 / Co-directeur du Master NET (Numérique : Enjeux et Technologies):, University Paris 8 / Président du comité directeur du GIS H2H.Lab / Président de la commission pédagogique de l’UFR MITSIC / Co-rédacteur en chef de la revue RIHM (Revue des Interactions Humaine Médiatisées), Ed. Europia., Paris / Co-rédacteur en chef de la revue IJDST (International Journal of Design Sciences and Technology), Ed. Europia, Paris...

Marc Veyrat est Artiste / Maître de Conférence en Sciences de l'Art et Directeur du Département Communication Hypermédia à l'Université Savoie Mont-Blanc / Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH) et membre de CiTu - Paragraphe (Université Paris 😎 avec lequel il développe actuellement le projet i-REAL (89/92 R&D / Pixelpirate / Transcultures...)

L’acte d’appropriation est avant tout une information socio-juridique. C’est à la fois une reconnaissance sociale et une protection juridique. Alors que pouvoir posséder est une information économico-juridique. Complétude, véracité, vérifiabilité et discrétion sont des conditions nécessaires pour valider un acte d’appropriation. Contrairement aux idées reçues, la multiplicité des intermédiaires gérant une telle information augmente à la fois sa vulnérabilité juridico-économique (authenticité) et la complexité de sa gestion et conservation. Ces vulnérabilités souvent implicites ou non dites, affectent sérieusement les transactions, surtout sur l’espace numérique, et les acquisitions de biens immatériels tels que les œuvres d’art numérique dont le modèle économique penne depuis leur existence officielle (début des années 60, réf Bernard Caillaud). La difficulté majeure réside dans la définition de l’acte d’appropriation d’une œuvre numérique, de son authenticité et de son unicité. Cette complexité est due au nombre élevé d’intermédiaires hétérogènes...

11h00

Joshua Ellul : Non-Fungible Tokenization of Everything Art.

Joshua is Chairperson of the Malta Digital Innovation Authority and Director of the Centre for DLT at the University of Malta which runs a multidisciplinary Masters in Blockchain and DLT.

Summary: Decentralisation of monetary systems started with Bitcoin. Decentralisation of computational logic followed with Ethereum. Thereafter, many have proposed decentralisation of many aspects of both our digital as well as physical worlds. Whilst, aspects in the digital world are more easily decentralisable through different techniques, blockchain guarantees do not spill into the real-world. Work has begun to connect the two worlds together through Non-Fungible Tokens (NFTs), and in this talk we will explore potential and challenges NFTs bring to Art.

11h45 : Pause déjeuner

13h15

Richard Spiteri : Philippe Sollers / Origines et répercussions du secret.

Richard Spiteri est Professeur dans le Département de Littérature Française de l'Université de Malte. Co-Fondateur du cycle de colloques TEXTE & IMAGE, il participe activement depuis 2011 à son rayonnement international.

Philippe Sollers raconte, selon son point de vue, l’envers de l’histoire néo-contemporaine. Sous le couvert d’échanges internationaux se déchaîne la criminalité : trafic de drogues, trafic humain, etc. Parfois la criminalité, propulsée par des desseins politiques sinistres, fait irruption dans l’actualité, de manière spectaculaire, comme ce fut le cas de la tentative d’assassinat contre le pape Jean-Paul II.
L’auteur expose le nihilisme de l’Occident. L’origine de la vie s’enveloppe dans un mystère tandis que, dans des cliniques aujourd’hui, les médecins, au moyen de leurs expériences, profanent le secret de la création. Malgré l’omniprésence des magnats de la finance et des chefs d’État, l’auteur est persuadé que le vrai enjeu de notre existence est spirituel. Dès l’aube de la civilisation, une guerre secrète a lieu qui réduit l’ennemi à l’impuissance.

14h00

Jacques Ibanez-Bueno : Characteristics of the interactions between the user equipped with a helmet and the interactive contents proposed.

Jacques Ibanez Bueno is full professor in Communication and Hypermedia Department – LLSETI Research Group - Université Savoie Mont-Blanc. He was visiting scholar in University of North Texas, associate professor in Burgundy University and assistant professor in Switzerland - Faculty of Education and Psychology, Geneva University. He works on visual and hypermedia methods, applied semiotic in interactive communication and bodily implications in processes of communication.

À partir d’œuvres artistiques en réalité virtuelle, il s’agit de questionner ici les caractéristiques des interactions entre l’usager muni d’un casque et les contenus interactifs proposés. Les cas réels choisis et observés sont des situations où les artistes et designers numériques se sont inspirés de la peinture figurative. Cette source d’inspiration permet d’élaborer d’autant plus facilement une relecture de concepts phénoménologiques, eux-mêmes appliqués initialement à la peinture (Merleau-Ponty : 1964).

14h45

Hammou Fadili : Vers une approche d’intégration de l’IA, du Deep Learning et de la Blockchain dans le jeu i-REAL.

Hammou Fadili est intégré au Pôle Recherche de la FMSH, Fondation Maison Sciences de l'Homme, Paris / Equipe CiTu - Paragraphe de Paris 8

Dans cette communication puis dans l'article final, nous proposerons une description de l’état de réflexion et d’avancement d’un projet de mise à jour et d’actualisation du jeu i-REAL. Le but est de mettre en place une nouvelle version des règles du jeu intégrant l’IA, le Deep Learning et la Blockchain. Grâce à ces technologies, des modèles d’analyse et d’interprétation des données multimodales relatives aux cartes taguées seront mis en place pour reconnaitre et découvrir les clés du coffre dispersées dans les images et les textes associés permettant d’ouvrir des portefeuilles en crypto-monnaie, d’une part, et d’autre part, pour générer des éléments cohérents des mondes en VR en fonction des profils utilisateurs (joueurs).

15h30

Anaïs Bernard : Errance et résilience, l'invisibilité rendue visible.

Anaïs Bernard est Maître de Conférence en Sciences de l'Art à l'Université Catholique d'Angers (UCO)

La trace émerge dans l'espace, mais également dans le temps, débutant une histoire. Elle est le témoin d'un moment écoulé, qui n'est plus. La trace apparaît comme la base indispensable à la construction de l'histoire, de toute histoire. A travers des œuvres contemporaines, nous errerons sur les traces de l'invisible rendue visible, comme acte de résilience.

16h15

Présentation et expérimentation des œuvres VR :
i-REAL Monde 4 “ALICE“ / Marc Veyrat https://youtu.be/Sisqkz7BKm8
AN DOMHAN / Gaëtan Le Coarer https://youtu.be/P8lpFxmRKk4
Nymphea’s Survey / Carole Brandon https://youtu.be/pRQabG2ZvVQ
RADICANT / Jordan Fraser Emery https://youtu.be/LRdvqMAN8bg

03 septembre 2020

09h00

Philippe Franck : Alter audio nomadisme et in situationisme créatifs

Philippe Franck (Be/Fr)
Historien de l’art, concepteur et critique culturel, producteur, créateur sonore et intermédiatique, Philippe Franck est directeur/fondateur de Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores (Mons, Belgique), du festival international des arts sonores City Sonic (depuis 2003) et des Transnumériques, biennale des cultures numériques (depuis 2005). Il a été commissaire artistique de nombreuses autres manifestations d’arts contemporains, audio, hybrides et numériques en Europe et à l’international. Depuis 2018, il est également directeur des Pépinières européennes de Création.
Par ailleurs, il enseigne également les arts numériques et l’analyse des médias et multimédias à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc (Bruxelles) et la création sonore à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Mons Arts2.

A partir de l’expérience pionnière de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores et du festival international des arts sonores City Sonic qu’il a créé en Belgique ainsi que du réseau d’arts contemporains des Pépinières européennes de Création qu’il dirige, Philippe Franck analyse certaines pratiques créatives nomades contextuelles (notamment à partir de la notion de parcours) récentes avec le son et le numérique en trait d’union dynamique entre des (non)lieux, (dé-re)territorialisations, (micro)communautés et (in)disciplines. Il trace les traits principaux d’une forme d’in situationisme transculturel, un art de la dérive connectée, engagé dans son intime singularité et un certain (ré)enchantement poétique des relations topos/logos/tekhnè, à l’inverse des modèles hyper spectaculaires dominants.

09h40

Nadia Kaaouas & Sabrina Mazigh : “Le tatouage 'ethno-culture' à l’ère numérique : valorisation ou banalisation des signes identitaires berbères.

Nadia Kaaouas est Professeur Associé à l'Université Hassan II de Casablanca où elle organise fin 2011 le colloque HyperHéritage 7 en partenariat avec l'Université Paris 8.
Sabrina Mazigh est doctorante à l'Université Hassan II de Casablanca et à l'Université Paris 8 dans le Laboratoire CiTu - Paragraphe.

Nous proposons de définir la notion d’ethno-culture en tant que projection symbolique et sémiologique des caractéristiques du /des tatouages notamment de ses conceptions patrimoniales culturelles. Le tatouage s’inscrit dans le cadre de pratiques socioculturelles et rituelles ancestrales. De manière plus générale, les ornements et les motifs des parties corporelles, des objets « ethniques » sont des images métaphoriques de l’univers tel qu’il a été imaginé par les ancêtres. La forme, le système de proportions et le choix des matériaux sont ainsi constitutifs d’images ethnoculturelles créées en lien avec une pensée mythologique. Les tatouages ethniques sont alors vus comme porteurs des propriétés suivantes : figurer un message marqué par la subjectivité de l’artisan, devenir une projection symbolique de la cosmogonie et donner des pouvoirs spéciaux et des connaissances au porteur du symbole dessiné ou tatoué. Ces formes, ces dessins, ces tatouages sont revalorisés dans le cadre de leur mise en relation avec les humanités numériques. Ces images et symboles « ethniques » étroitement liés aux représentations traditionnelles, culturelles sont utilisés autrement à travers une médiation numérique (réseaux sociaux) alliant image et texte pour une mise en valeur de la culture patrimoniale berbère.
Si le tatouage est une forme de lien au sein d’une société, il doit traduire le sens de ce lien, au confluent de la culture e et du social, de la culture et de l’art. Doit-on en conclure que chaque génération est reliée par le même mode de vie ? de symboles ? Les profondes mutations liées aux humanités numériques ont également impacté l’activité des tatoueurs « praticiens » et des tatoués). Ces derniers peuvent en effet s’appuyer sur des procédés où le numérique occupe une place importante, par exemple lorsqu’est réalisée une impression par laser, dimensions 3D, etc. Le numérique est utilisé dans le design et la production de nouvelles formes et images dont la dimension ethnique est liée à l’identité berbère.
Mots-clés : tatouage, approche ethnoculturelle, réseaux sociaux, image et symbole ; humanités numérique.

10h25

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G1 Alyse Yilmaz I Manon Micaletti I Thomas Pactole I Stanislav Kurakin AFFLUX : Perceptions patrimoniales, Une expérience hybride.

La ville de La Valette se démarque par une richesse patrimoniale, objet d’influences liées notamment aux dynamiques humaines. Notre recherche propose une lecture de ces dynamiques matérialisées par des flux humains, des usages, des affects. Plus précisément, nous interrogeons la manière dont les appropriations de la ville par les touristes et les locaux participent à transformer la perception du patrimoine de La Valette. D’une part, nous émettons l’hypothèse que le croisement des trajectoires des touristes et des locaux constitue un élément favorisant l'hybridation des usages dans certains lieux. D’autre part, nous suggérons l’hypothèse que les intentions individuelles et les expériences émotionnelles conditionnent des usages.
Afin de confronter nos hypothèses au territoire de La Valette, nous avons mis en place une méthodologie mixte, quantitative et qualitative, illustrant les flux de touristes et de locaux à travers la ville, les trajectoires individuelles, ainsi que les usages et affects reliés au patrimoine visité et aux lieux fréquentés. Nous proposons d’illustrer ces flux par une cartographie sonore dynamique des affects à travers la ville.

11h10

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G2 Sabrina Mazigh I Shumin Liang I Gaëtan Le Coarer INTERFERENCES : Analyse critique de l’expérience de visite au sein d’un espace patrimonial : le cas de la Co-cathédral Saint John Baptiste à Malte.

Se situant au cœur de la Valette, la Co-cathédrale St John Baptiste se structure au travers d’une stratification culturelle fondant l’identité de Malte. Par l’influence des civilisations du pourtour méditerranéen, l’architecture, l’esthétique, les stratégies médiatiques forment un ensemble hybride et homogène du lieu et du local.

A partir d’un dispositif immersif en VR, nous focalisons notre intérêt sur l’expérience de visite de ce lieu emblématique qu’est la Co-cathédrale. En partant d’un état des lieux de ce local, nous avons pu faire une observation multiple permettant de voir les différentes facettes de cet espace. En commençant par l’exploitation des supports médiatiques, nous avons constaté qu’il existe une pluralité de ces derniers (audioguide, écrans, dépliant, projection de film etc.). Ils sont dispersés dans toute la Co-cathédral sous une forme transmédiatique et linéaire cherchant à faciliter la visite. Ces dispositifs, contraignant toute la déambulation du milieu, perturbent la découverte de la Co-cathédral dans la mesure où le visiteur se trouve attaché voire menotté par son appareil personnel, l’audioguide et les autres supports qui l’entourent, ce qui trouble / détache son intégration et son adaptation dans l’espace.
Dans ce sens, l’interférence de ces divers supports médiatiques laisse le corps de l’utilisateur distancié par rapport à son expérience de sa visite même. Appréhender cette interférence, non plus comme un élément par défaut produit par la simple multiplicité de dispositif nous amène à penser une cartographie sensible. Cette dernière permet de redessiner l’expérience de visite, en jouant sur un modèle multiculturel maltais et sur l’espace interféré.
Notre dispositif vise à pénétrer la chair de l’interférence afin d’investir, grâce à une stratégie innovante, un nouvel espace immersif portant le patrimoine culturel i/matériel (au seuil du matériel et de l’immatériel).
 

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Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Publié le 13 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Jeudi 20 mai 2021
à l’UCO Nantes
Amphi NC201
31, rue des Naudières 44400 Rezé

Règles sanitaires et mot des organisateur·ice·s
Nous avons fait le choix d’organiser la journée en présentiel sur le campus. L’accueil sur le campus est conditionné au bon respect des règles suivantes (sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et des consignes gouvernementales) :

  • Port du masque obligatoire sur le campus, couvrant le nez, la bouche et le menton, sauf pour de courts moments pour se restaurer ;
  • Obligation de laisser un siège libre entre chaque personne dans l’amphithéâtre ;
  • Aération et distanciation lors de la prise de repas (nous privilégierons les repas en extérieur) ;
  • Se laver les mains régulièrement au robinet ou au gel hydroalcoolique.


Nous tenons fortement à permettre à toutes et tous d’être accueilli·e·s dans de bonnes conditions sans crainte pour sa santé ou celle de ses proches. Nous comptons sur votre participation pour permettre la réussite de cette journée en présentiel, qui est la première journée d’étude en présentiel organisée sur le campus de l’UCO Nantes depuis le début de la crise en mars 2020.
Ces règles n’empêcheront pas de profiter ni de la qualité des interventions, ni de la convivialité d’un retour tant attendu aux journées d’étude et conférences « In Real Life » !

Programme:
9h Accueil des participant·e·s dans le hall de l’UCO Nantes
9h30 Ouverture de la journée par Clément Cousin (directeur adjoint à la recherche de l’UCO Nantes)
9h45 Introduction par les organisateur·ice·s (Mélanie Lallet et Julien Rossi)

10h Panel 1 : Les cultures numériques dans l’enseignement et la recherche, animé par Éric Mutabazi (UCO, LIRFE)

  • Tiphaine Carton (Paris 8, CEMTI), Travail documentaire et cultures numériques des enseignants.
  • Amandine Kervella, Céline Matuszak et Florène Champeau (Université de Lille, GERiiCO), Le collège, un espace de développement d’une « culture numérique négociée » pour les enseignants et les élèves ?
  • Manar Alomran (Université de technologie de Troyes, Tech-CICCO/LIST3N), Culture de participation et formes de créativité dans les groupes Facebook à finalité pédagogique. Conclusion à partir d’un corpus d’étude francophone.

11h30 Pause

11h45 Panel 2 : Culture politique et numérique, animé par Camila Pérez Lagos (UCO, CHUS-CIM)

  • Clément Le Ludec et Maxime Cornet (Télécom Paris, Institut Polytechnique de Paris), Le travail des données au sein de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Des plateformes numériques de travail à l’externalisation traditionnelle : vers la fin du taylorisme numérique ?
  • Ghizlane Benjamaa (Paris 8, CEMTI), Imams et prêcheurs : les nouveaux as du marketing d’influence.
  • Aylin Altunbulak (EHESS, CETOBaC), Repenser l’espace public des festivals de films queer au temps de la pandémie. Autour des questions de la liberté d’expression, de l’espace public virtuel et de la visibilité politique.

​​​​​​​13h15 Déjeuner


14h30 Panel 3 : Les outils numériques et le travail créatif, animé par Julie Pasquer-Jeanne (UCO, PREFICS-UBS)

  • Théodore Dehgan (Université Paris Nanterre, CSLF), Le RP yaoi français, une exploration identitaire queer à travers le jeu textuel.
  • Sophie Bonadè (Université Paris Saclay, SLAM) et Kaja Skowrońska (Université de Tours, IRJI), “Intrepid explorers of romantic cartography”, une étude de contenu des fanfictions issues de l’univers de la série Miraculous : Les Aventures de Ladybug et Chat Noir.
  • Marcela Patrascu, Jean-Baptiste Le Corf et Anne-France Kogan (Rennes 2, PREFICS), Les outils des web-créatifs freelance.

16h Pause

16h15 Table ronde : Création numérique, l’expérience des publics, animée par Sandra Mellot (UCO, CHUS)

  • Anaïs Bernard, Maitresse de conférences en Arts plastiques (UCO, CHUS)
  • Pierre Bosquet (à confirmer), Responsable de la médiation numérique au Chronographe
  • Clément Gault, Designer et enseignant à l’Ecole de Design de Nantes Atlantique
  • Esteban Giner, Doctorant en Game Studies (CREM) et trésorier de l’OMNSH
  • Mélanie Legrand, Responsable de l’action culturelle à Stereolux
  • Tom Niderprim, Enseignant en Culture numérique (UCO), créateur de la chaîne YouTube « La Boîte Noire »

17h15 Conclusion de la journée et pot convivial

 

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À l’École de l’Anthropocène #3

Publié le 24 Janvier 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence, Conférence confinée, Evenement, evenement

À l’École de l’Anthropocène #3

Du 25 janvier au 31 janvier 2021, une 3e édition hybride et ambitieuse pour explorer les défis de la question anthropocène par-delà toutes les frontières .

 

Une expérimentation réussie : « faire école » à partir de l’anthropocène
Le terme « Anthropocène » se trouve employé de plus en plus fréquemment en dehors des cercles académiques, témoignant d’une plus grande démocratisation des savoirs sur le sujet et d’une attention accrue pour les questions liées à l’écologie en général. Ce que l’on propose de nommer Anthropocène, c’est cette nouvelle époque de l’histoire où il devient clair que l’être humain est une force agissant irréversiblement sur l’entièreté des systèmes biophysiques de la planète, provoquant une crise de son habitabilité même. C’est cette question que l’Ecole urbaine de Lyon étudie, en partant de l’hypothèse que l’urbanisation généralisée de la Terre est le vecteur principal de cette entrée de nos sociétés dans cet anthropocène, qui impose de repenser de fond en comble nos manières d’habiter le Monde.
 
L’événement organisé depuis deux ans par l’École urbaine de Lyon, « À l’École de l’Anthropocène », a réussi à créer un espace novateur de débat public ouvert à toutes et tous sur cette question. Son originalité est le partage de la richesse scientifique que produit l'École, en donnant aux publics les plus variés la possibilité de rencontrer, en une semaine, des participants aux profils très divers : géographes, biologistes, philosophes, sociologues, cartographes, artistes, entrepreneurs, politiques, représentants d’associations, activistes…
La diversité des formats a déjà réussi à séduire en 2019 et 2020 un public fidèle et nombreux, et à créer une très belle émulation entre des personnes très différentes autour de tables rondes, entretiens, ateliers, émissions de radio, performances, expositions, projections et autres projets pédagogiques.
En fabriquant des situations propices au travail et aux échanges nourris, la formule éprouvée pour les deux premières éditions a réussi le pari de faire « école » de manière résolument nouvelle. Cet événement se conçoit donc aussi comme une sorte d’université de tous les savoirs.

Une édition hybride se déployant à l’international
Cette troisième édition, qui accueillera 180 participants, s’adaptera à l’expérience de la pandémie mondiale - événement pour le moins anthropocène ! - en créant les conditions de nouvelles opportunités de partage et d’échanges.

Les questions soulevées par l’actualité récente viendront, par exemple, nourrir les réflexions et discussions, la notion de la « vulnérabilité globale » ayant été choisie pour incarner un fil rouge de l’événement.
Le contexte conduit à modifier aussi radicalement les façons de faire et de redéployer l’événement. C’est pourquoi a été choisie la démarche de concevoir et d’organiser l’édition nouvelle dans un espace hybride : virtuel d’abord, afin d’accéder à une dimension plus largement internationale (collaborations avec le Nigéria, l’Australie, la Bolivie, l’Argentine, les États-Unis…). Les conditions potentielles d’accueil du public seront ajustées en temps réel en fonction des annonces gouvernementales.

 

COMMENT ASSISTER À L'ÉVÉNEMENT ? 

  • Les événements diffusés en live depuis Hôtel 71 :

La plupart des séquences seront filmées depuis Hôtel 71 et seront retransmises en direct sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr avant d’être podcastées. Elles seront également diffusées en live sur Facebook et Youtube. Certaines seront disponible en français, anglais ou espagnol (voir détail dans le programme)
Les conditions potentielles d’accueil du public seront ajustées en temps réel en fonction des annonces gouvernementales.  

Pour poser des questions et interagir avec les invité·e·s, le public peut utiliser Youtube, Facebook, Twitter, ou envoyer ses questions et commentaires à l’adresse : ecole.anthropocene@universite-lyon.fr

  • Les ateliers participatifs en ligne

Certains ateliers nécessitent une inscription préalable sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr Les inscrits recevront un lien de connexion quelques jours avant l’événement.

  • Les activités en extérieur

Des balades d’exploration des oiseaux seront proposées pour un public familial. Celles-ci sont gratuites et nécessitent une inscription sur ecoleanthropocene.universite-lyon.fr Les inscrits recevront un e-mail quelques jours avant l’événement avec un lieu de rendez-vous pour le départ.

Nous souhaitons consolider la valeur “éducative” de cet événement et faire en sorte qu’il atteigne un public encore plus varié, en assumant le parti pris d’une forme d’éducation ouverte et populaire d’excellence, tout en accentuant sa portée mondiale par le développement de partenariats internationaux. En d’autres termes, nous souhaitons porter l’ambition d’une véritable université ouverte mondiale sur les questions de l’urbain anthropocène

Michel Lussault, géographe, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon

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