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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

mondiale™ beb deum

Publié le 4 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

mondiale™ beb deum

Exposée pour la première fois en 2007 au Cube, l'exposition Mondiale de Beb-deum revient sur les murs et s'empare de la façade du bâtiment.


« Depuis plus de trente ans Beb-deum porte un regard critique sur la société humaine par le prisme de ses créations graphiques. Que ce soit par ses travaux dans Métal Hurlant, ses bandes dessinées telles que Bürocratika, ses commandes pour la presse ou plus récemment cet immense album qu’est MONDIALE™ avec l’auteur Alain Damasio, cet artiste s’attache à dépeindre ses contemporains en scrutateur méticuleux, souvent acide, et toujours juste, pour le meilleur et pour le pire.

Beb-deum met sa virtuosité technique et son sens du détail au service d’un seul but, incarner l’humain en devenir, donner chair à l’hybride, donner corps au mutant techno-organique que nous devenons.

Qu’elle soit scarifiée, tatouée ou augmentée à l’aide de toutes sortes de prothèses, la posthumanité de Beb-deum n’en est pas moins réelle. Recueil amplifié de ses voyages et de ses rencontres, ses images nous montrent, au détour d’un grain de peau, d’un œil humide ou d’un visage si réaliste, l’humain derrière l’artificiel.

A l’heure de la consommation mondialisée, de combats anxiogènes et presque perdus d’avance, l’humanité de Beb-deum et son futur, a, elle, le mérite d’exister sous nos yeux.

Mondiale™ nous invite à une visite de nos futures métamorphoses, nous invitant à nous questionner sur la limite de l’inhumanité. » Gilles Francescano

beb-deum
Auteur de livres dessinés et illustrateur pour la presse magazine, Beb-deum démarre sa carrière dans les années 80 avec le magazine Métal Hurlant et réalise une dizaine d’albums de bandes dessinées et de carnets de voyage. À la faveur de résidences à l’étranger et notamment au Japon, son travail évolue vers une recherche purement graphique sur le corps métis, qui s’affirme, au moyen du numérique, en un questionnement sur l’humain dans sa multiplicité et fragilité, l’individu confronté à la globalisation - comme en témoigne son dernier ouvrage paru, MONDIALE™.

« MONDIALE™ » 2009-2019, est un travail graphique multimédia comportant une partie édition et une partie exposition (images digitales en impressions numériques, cadres anciens, papier peint et séquences vidéo) Textes de Alain Damasio, éditions Les Impressions Nouvelles (www.lesimpressionsnouvelles.com) en partenariat avec la Maison d’Ailleurs (www.ailleurs.ch)

 

Le Cube
20 cours Saint-Vincent
92130 Issy-les-Moulineaux

Du mardi au vendredi de 13h à 19h
Samedi de 10h à 18h

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Mirages & Miracles

Publié le 3 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit, Réalité Augmentée

Mirages & Miracles

Mirages & miracles est une série d’installations.
Du 16 juin au 18 octobre 2020

Elles incarnent la tentative de fabrication d'un animisme numérique par des dispositifs de réalité augmentée, de réalité virtuelle, d'illusion holographique et de vidéo-projection.

Après avoir présenté l’exposition XYZT, les paysages abstraits en 2013, mais aussi plusieurs spectacles (Fausses notes et chutes de balles, Un point c’est tout et Hakanaï), la compagnie Adrien M & Claire B revient aux Champs Libres, à Rennes, avec Mirages & miracles.

Cette série d’installations illustre merveilleusement la démarche artistique de la compagnie, qui se nourrit des sciences, de la technologie, mais aussi de la nature et des autres arts, pour créer une écriture singulière, profonde et poétique, ludique et interactive. En cela, elle représente également la ligne de programmation de la salle Anita Conti, soucieuse d’offrir des expériences sensibles, accessibles, dans lesquelles la mise en œuvre des technologies les plus innovantes, les inspirations scientifiques, la réflexion sur les questions de société sont toujours sublimées par le regard de l’artiste.

 

Les Champs Libres
46, boulevard Magenta
35011 RENNES

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VENICE VR EXPANDED - SATELLITE PROGRAMME

Publié le 2 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans Festival

VENICE VR EXPANDED - SATELLITE PROGRAMME

VENICE VR EXPANDED - SATELLITE PROGRAMME
02 > 10.09.2020

avec le soutien du CNC et de l'Institut français et d’UniFrance,
en partenariat avec Diversion cinema

Dans le contexte exceptionnel que nous traversons, La Biennale di Venezia a décidé de délocaliser Venice Virtual Reality, son festival dédié aux œuvres immersives, dans plusieurs pays du monde. En France c'est au CENTQUATRE-PARIS que vous pourrez découvrir en exclusivité toutes les œuvres immersives sélectionnées pour le festival. Des expériences uniques, partagées à bonne distance et dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

 

Œuvres Interactives : découvrez pendant une heure les œuvres interactives de votre choix parmi une sélection de 25 œuvres interactives.

Œuvres Cinématiques : expérimentez pendant une heure des œuvres cinématiques à 360 degrés de votre choix parmi une sélection de 9 œuvres.

Oculus Quest : découvrez pendant une heure des œuvres hybrides de votre choix parmi 6 propositions inédites.

 

Chaque année depuis 2017 le Venice International Film Festival déploie sur la petite île de Lazarretto Vecchio un espace entièrement dédié aux œuvres immersives. « Venice Virtual Reality » présente ainsi tous les ans une quarantaine d’œuvres du monde entier, dont une trentaine sont programmées au sein d’une compétition spécifique. Dans le contexte exceptionnel que nous traversons, La Biennale di Venezia a décidé de concevoir son festival dédié aux œuvres immersives autour de la plateforme virtuelle VRchat et de délocaliser le festival dans plusieurs pays du monde. En France, elle s’est associée au CENTQUATRE-PARIS, et la diffusion des œuvres sera assurée par la jeune société innovante Diversion cinema en résidence à 104Factory. Venez découvrir en exclusivité, du 2 au 10 septembre toutes les œuvres immersives sélectionnées pour le festival, des expériences uniques, partagées à bonne distance et dans le respect des normes sanitaires en vigueur dans un espace éphémère au cœur de notre lieu infini d’art, de culture et d’innovation !

Retrouvez la programmation complète au lien ci-dessous.

LE CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial - 75019 Paris

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Danse NeurAle 2.0

Publié le 2 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans performance, Arts vivants

Danse NeurAle 2.0

Cette performance de Bødy Hacking, Danse NeurAle 2.0, a été développée en collaboration avec Theoriz Studio pour créer une manifestation visuelle et audible des processus physiologiques vitaux de Lukas Zpira alors que son corps réagit à sa performance réelle en temps réel.
En contrôlant sa fréquence cardiaque, sa respiration et ses schémas cérébraux d'ondes alpha, il est capable de déclencher et de modifier des algorithmes fractals qui produisent une sortie audiovisuelle complète. Les réponses involontaires et autonomes du corps de Lukas au stress fournissent le matériau de base pour l'expérience que vous voyez projetée, mais la transformation de ces images et de ces sons en quelque chose d'autre est le résultat de son influence consciente sur ces réponses vitales en se concentrant dans un état méditatif pour les changer volontairement.
Les images et les sons produisent une œuvre d'art singulière qui est une métaphore de l'expérience physique et psychique de l'interprète.

 

Héritier du mouvement body art et pionnier d'une avant-garde du genre, Lukas Zpira, essayiste, réalisateur et photographe, a commencé à intégrer dans sa pratique depuis la fin des années 90 les nouvelles technologies comme les implants sous-cutanés.
Fondateur du hacktivisme bødy, l'artiste français a commencé à s'intéresser aux différentes problématiques du corps connecté et aliéné dès le début de sa carrière. Corps télécommandé, marionnette de chair moderne dominée par la pression de l'information et l'omniprésence des technologies de contrôle et des communications contemporaines.

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Appel 2020 | Centre de la marionette arts numériques

Publié le 1 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans appel à candidature, appel à projets, appel à participation

Appel 2020 | Centre de la marionette arts numériques

Le Centre de la Marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores lancent un appel à la conception, à l’adaptation ou à la re-création d’une œuvre performative, arts scéniques/arts plastiques, de format court (maximum 30 minutes).

Cet appel s’inscrit dans le cadre de LUMEN#5 bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques).

Bourse d’aide à l’aide à la création: 1500 euros

Date limite de dépôt : 13.09.2020


Dans le cadre de Lumen #5, le Centre de la marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec ses partenaires, lance un appel  pour la création d’une oeuvre qui devra-être le fruit d’une réflexion sur les nouveaux modes de re-présentation par la technologie, sur l’image et le son numérique. Il peut s’agir d’un projet faisant l’objet d’une demande d’aide à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cet appel s’adresse prioritairement aux artistes travaillant ou résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais est ouvert aux artistes des pays limitrophes.

Domaine d’expression proposé pour cette résidence:

  • arts de la marionnette
  • arts numériques, arts plastiques multimédiatiques
  • arts de la scène (performance)

Le projet soumis pourra :

  • être une nouvelle création
  • être une nouvelle étape d’un projet déjà créé
  • se présenter comme un “work in progress” si vous justifier l’intérêt de l’étape de travail montrée à Lumen #5 (qui pourrait être accompagnée d’une présentation, workshop etc.)

Les principaux critères d’évaluation seront :

  • la  manière de traiter et d’intégrer la réflexion sur les nouveaux modes de re-présentation
  • la dimension professionnelle et qualitative du projet
  • la maîtrise technologique et le côté innovant du projet
  • la faisabilité du projet et sa capacité à être diffusé dans différents lieux de manière relativement légère.


Bourse et conditions

L’oeuvre sera présentée le 16 octobre 2020 au Centre de la Marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Tournai dans le cadre de LUMEN #5 (montage possible dès le 15 octobre).
L’artiste soutenu recevra un soutien à la création de 1.500 euros ainsi qu’un suivi critique et un soutien technique en amont de la finalisation du projet.


Votre dossier (devra au minimum comprendre)

  • une note d’intention du projet de performance comprenant une description des choix et développements informatiques/technologiques utilisés. Cette note intégrera un projet du projet précédent s’il s’agit d’une nouvelle étape d’un projet déjà créé;
  • les besoins techniques;
  • les besoins transport;
  • le/s CV des artistes;
  • des visuels (croquis, photos.. dans la mesure du possible);
  • le calendrier de création;
  • la liste des autres partenaires s’il y a lieu.

Candidatures

Candidatures à envoyer à l’adresse (objet du mail – Call Lumen5) : maisondelamarionnette@skynet.be
Le.a lauréat.e sera contacté au maximum le 18.09.2020

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Art & Lumière 2020 / Festival Vents d'Est

Publié le 26 Juin 2020 par Anaïs BERNARD dans festivals, son et lumière

Art & Lumière 2020 / Festival Vents d'Est

Le festival Art et Lumière - Vents d'Est à Furdenheim (67) est un événement incontournable de l'été bas-rhinois. Il se tiendra les 3, 4 et 5 juillet 2020. Comme chaque année, de nombreuses animations sont au programme, avec en clou du spectacle : le grand show aquatique !
La fête du village de Furdenheim - Art et Lumière a été créée en collaboration avec l'association culturelle de la commune et l'entreprise Aquatique Show, originaire de la commune. Chaque année des centaines d’artistes de tous les domaines (peintres, graveurs, sculpteurs, photographes, marqueteurs ou bijoutiers) se retrouvent pour exposer leurs créations dans les rues illuminées de la commune. Un marché du terroir est aussi proposé dans les rues du village, ainsi que des animations musicales et des concerts.

L'entrée au village est gratuite pour les visiteurs. 

Le show aquatique du festival Art et Lumière - Vents d'Est 2020
Depuis 2017, cet événement festif se déroule au mois de juillet pour une fête réinventée avec de nombreux changements. Que les habitués se rassurent, les incontournables de la fête seront toujours au rendez-vous : le spectacle, les animations, les repas dans les fermes du village et la bonne humeur !

Le show aquatique est proposé les trois soirs à Furdenheim : des artistes sont invités à se produire sur scène (orchestres renommés, groupes locaux ou humoristes par exemple) et le spectacle est sublimé par des feux d'artifice, des jets d'eau, des projections laser, des vidéos... Les spectacles sont conçus par de grands artificiers autour d'une thématique chaque fois renouvelée. 

Ces spectacles sont payants mais l'association qui organise cet événement à Furdenheim partage les bénéfices récoltés avec une association humanitaire.

Retrouvez prochainement le programme complet du festival Art & Lumière 2020 à Furdenheim et toutes les informations pratiques pour vous y rendre (billets et billetterie, horaires des spectacles, artistes invités).

Infos pratiques
67117 Furdenheim
Renseignements :
acsl-furdenheim.org/
Facebook

Horaires :
Vendredi 3 Juillet 2020, Samedi 4 Juillet 2020 et Dimanche 5 Juillet 2020

Tarifs :
NC

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L’avenir – critique, résistance, utopie –

Publié le 13 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Appel à communications

L’avenir  – critique, résistance, utopie –

L’avenir
– critique, résistance, utopie –

Colloque interdisciplinaire d’anthropologie prospective
organisé par l’UDESCA

24-25 mars 2021 – Paris ICP

 

Appel à communication

Régulièrement l’avenir a été un objet d’espérance, a marqué un horizon d’attente, a fasciné les hommes et les femmes. « De quelles nouvelles inventions, créations, explorations l’aventure humaine sera-t-elle capable ? », « Quelles merveilles et quels prodiges nous réserve l’avenir ? » pouvaient être certaines des interrogations de ces derniers siècles.

Effectivement, l’avenir nous a impressionné ! La Terre n’était plus le centre de l’univers ; nous avons créé la machine à vapeur à l’origine de la révolution industrielle qui changea la face du monde ; la théorie quantique a bouleversé notre façon de penser ; les antibiotiques nous ont permis de traverser des morts qui autrefois auraient été certaines ; nous avons marché sur la lune ; en quelques années nous sommes devenus joignables où que nous soyons sur le globe chacun disposant, grâce à Internet, de la quasi-totalité des savoirs mondiaux dans sa poche.

Mais l’avenir a aussi charrié avec lui son lot de surprises et de stupeurs. Au début du xxe siècle, alors que la révolution industrielle battait son plein, encouragée en ce sens par Descartes nous exhortant à devenir « maîtres et possesseurs de la nature », éclate une première guerre, qui, mondialisation économique aidant, devint mondiale. Puis ce fut le tour d’une deuxième qui conduisit, accompagnée par la puissance de nos artefacts produits de mains humaines, non pas 18 mais 60 millions de morts, avec les camps d’extermination et Hiroshima. En dépit de ses « accidents » de parcours, la modernité restait caractérisée par la convergence entre le progrès technique et le progrès social.

Aujourd’hui, qu’en est-il de l’avenir ? Nous pouvons identifier trois hypothèses:

  1. Depuis notre entrée en postmodernité, il y a de cela quelques décennies, avec la fin des trente glorieuses et l’identification de la chute des grands récits, les temporalités sont fondamentalement bousculées. Progrès technique et progrès social sont désormais dissociés. La temporalité linéaire du progrès caractérisée par le fait que demain sera meilleur qu’aujourd’hui qui est meilleur qu’hier est rompue. Plus encore, l’entrée dans l’anthropocène, cette nouvelle période géologique marquée par une modification durable des conditions d’habitabilité de la Terre, signifie que la pérennité de l’aventure humaine est désormais compromise. L’avenir est en train de disparaître – qu’il soit porteur de merveilles comme de sidérations. Ces derniers mois, le succès planétaire des propos de la lycéenne suédoise Greta Thunberg auprès des jeunes l’atteste : « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus ? ». L’avenir a disparu. C’est là la première hypothèse.
  2. Une voix dissonante, principalement émise depuis la Californie, retentit de temps à autre : l’avenir existe. L’avenir sera great ou bigger than ever nous disent en chœur Mark Zuckerberg, co-fondateur et PDG de Facebook, Larry Page et Sergey Brin, fondateurs de Google, Jeff Bezos, fondateur et PDG Amazon, ou encore Elon Musk, fondateur d’un ensemble d’entreprises comme SpaceX, Tesla ou Neuralink. Nos esprits sont en cours d’écranisation. Aucune limite ne peut être infranchissable pour le génie humain, qu’elle soit planétaire, corporelle ou cognitive – certes sur fond de guerre économique de plus en plus violente… Nous allons bientôt pouvoir fusionner avec la machine et démultiplier ainsi notre puissance. Une hubris techno-économique prend en charge la question de l’avenir. C’est là la deuxième hypothèse.
  3. Nous avons besoin de l’avenir – tout comme le devenir et l’advenir sont nécessaires à notre coexistence terrestre. Mais n’avons-nous pas besoin d’un autre avenir que cet accomplissement de l’individu prométhéen de la modernité réservé aux quelques privilégiés disposant, dans le « mythique garage » des commencements de leur succès planétaire, d’une navette spatiale permettant de regagner Mars ? Comment pouvons-nous accoucher ensemble de l’avenir dans les temps de l’anthropocène et des perspectives transhumanistes ? N’avons-nous pas, fondamentalement, besoin de muter ? Comment permettre à un « entre nous » convivialiste et post-prométhéen de faire face à cette hubris destructrice (l’adjectif post-prométhéen étant ici entendu comme le renoncement à la transgression de toute limite et à cette recherche démiurgique de puissance) ? Et si l’avenir pouvait être le fruit de la critique, de la résistance et de l’utopie ? Il s’agit là de la troisième hypothèse, celle qui nous mobilise et qui sera mise au travail au cours de ce colloque. Une espérance intellectuellement honnête quant à l’avenir nous semble possible. Cette espérance peut prendre la forme d’une promesse.

 

Notre hypothèse est que pour donner ses chances à l’avenir et permettre l’avènement d’une mutation anthropologique, la réactivation et l’articulation de trois fonctions essentielles sont nécessaires : la critique, l’utopie et la résistance. La fonction critique, tout d’abord, renvoie à la nécessité de comprendre et de rectifier certaines des erreurs de la modernité. La fonction utopiste, ensuite, où il importe de nous donner les moyens de continuer d’espérer, et de croire en un avenir possible. Mais les fonctions de critique et d’utopie courent le risque d’être stériles si elles ne sont pas articulées avec une fonction de résistance caractérisée par son ancrage dans le réel et la poursuite de combats ici et maintenant. Il importe de tenir dans l’opposition (résistance) à partir de ce qui est identifié comme problématique (critique) pour que l’avenir espéré puisse advenir (utopie). N'avons-nous pas vu, grâce à cette articulation de résistance, de critique et d’utopie, l’avènement du projet européen ou celui du projet onusien – qui, certes, ont encore besoin de progresser ?

Nous souhaitons approfondir en quoi et comment critique, utopie et résistance ne sauraient faire l’économie d’un fondement dans une connaissance « vraie » de l’humain. Toujours en recherche, celle-ci se doit de mobiliser le plus large spectre des savoirs, selon l’universalité non seulement des sciences de la nature et des sciences humaines, mais aussi des sciences philosophiques et théologiques. Il nous semble à cet égard de première urgence de ne pas sacrifier à une représentation ambiante à la culture, que E. Husserl caractérisait comme le « naturalisme ». En elle tout savoir valide de l’humain se voit assigné à la seule interprétation qu’en donne les sciences dures. Il y va d’un processus aveugle, qui détermine le savoir dans le sens de l’efficience technique, au service de stratégies technocratiques et in fine au profit des puissances de l'argent. Sous couvert de la plus haute rationalité, ne voyons-nous pas se diffuser un puissant irrationnel, qui ne fait qu’alimenter le projet cartésien d’une maîtrise totale sur la nature, illusion si tenace que le péril toujours plus crédible d’une crise écologique majeure ne semble pas pouvoir la déjouer. En cultivant le sens socratique des formes et limites des savoirs, il s’agit de rendre sa consistance d’être tant à la vie naturelle qu’au vivre humain dans son énigmaticité radicale.

 

Appel à contribution

Nous accueillerons des contributions selon une approche pluridisciplinaire : sociologie, anthropologie, éducation, éthique, psychologie, théologie, environnement, philosophie… Celles-ci devront mettre au travail des questions anthropologiques dans une perspective prospective.

Il n’y a pas besoin d’être anthropologue de formation pour penser le devenir humain dans la période contemporaine ! Voici quelques thématiques pouvant être mises au travail au cours de ces deux journées (cette liste n’est pas exhaustive) : humain et animal ; frontières du vivant et frontières de l’humain ; numérique, intelligence artificielle et aventure humaine ; technique et devenir humain ; l’avenir en anthropocène ; les différents types d’épuisements (burn out, rareté matérielle, déchets…) ; accélération et résonance ; tout type de prospectives… Mais aussi tout type de question vive dans les domaines de la santé, de l’éducation, du droit, de la politique, de l’environnement, de l’éthique…

 

Échéancier 

  • Envoi d’un texte de 2 000 signes d’ici le 20 juin 2020 à Brigitte Cholvy (b.cholvy@icp.fr) et Nathanaël Wallenhorst (nathanael.wallenhorst@uco.fr).
  • Envoi d’un texte de 30 000 signes d’ici le 30 novembre 2020 à Brigitte Cholvy (b.cholvy@icp.fr) et Nathanaël Wallenhorst (nathanael.wallenhorst@uco.fr).

 

Perspectives de publication

Un ouvrage sera publié suite à ce colloque. Les contacts d’éditeurs sont en cours.

 

Comité scientifique UDESCA

Valérie Aubourg, Université Catholique de Lyon (valerie.aubourg@gmail.com)

Brigitte Cholvy, Institut Catholique de Paris (b.cholvy@icp.fr)

David Doat, Université Catholique de Lille (david.doat@univ-catholille.fr)  

Catherine Fino, Institut Catholique de Paris (c.fino@icp.fr)

Pascal Marin, Université Catholique de Lyon (pscl.marin@gmail.com) 

Joel Molinario, Institut Catholique de Paris (j.molinario@icp.fr)

Jean-Marc Moschetta, Institut Catholique de Toulouse (jm.moschetta@gmail.com)

Tanguy-Marie Pouliquen, Institut Catholique de Toulouse (tanguy.marie1@gmail.com)

Alberto Romele, Université Catholique de Lille (romelealberto@gmail.com)

Nathanaël Wallenhorst, Université Catholique de l’Ouest (nathanael.wallenhorst@uco.fr)

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Viral / vital energy 2020, par L. Moura, M. Chevalier et J. B. Schilingi

Publié le 12 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

Viral / vital energy 2020, par L. Moura, M. Chevalier et J. B. Schilingi

Leonel Moura, Miguel Chevalier et Jacopo Baboni Schilingi, ont dévoilé leur projet d' installation multimédia monumental , intitulé Viral / Vital energy 2020. Dans le contexte actuel de la pandémie COVID-19 , les artistes ont été fortement influencés par l'apparition de micro-organismes et animés par leur intérêt commun pour la science, ils ont collaboré afin de créer une installation de type virus comme un hymne à la vie. 

Combinant leurs différentes approches créatives, les créateurs ont présenté leur installation monumentale qui consiste en une sculpture créée par algorithme de Leonel Moura , une œuvre de réalité virtuelle de Miguel Chevalier et de la musique de Jacopo Baboni Schilingi. Le modèle de la sculpture avec sa forme rayonnante a été créé par un algorithme qui génère des pointes et des trous sur une sphère 3D donnée. La sculpture mesure 15 mètres de haut, placée au centre d'un miroir à eau de 30 mètres de diamètre, reflétant et magnifiant visuellement l'installation de jour comme de nuit.

La sculpture est gonflable. Elle se dégonfle et se regonfle parfois, symbolisant la respiration qui permet la vie. A la tombée de la nuit, la sculpture devient une surface de projection pour un travail de réalité virtuelle générative unique, faisant référence au COVID-19 et à d'autres virus. Pour cette nouvelle création, Miguel Chevalier constitue progressivement une base de données d'images 2D et 3D, de morphologies diversifiées des cellules, virus et bactéries. Certaines de ces images ont été véhiculées par Olivier Schwartz, directeur du département virus et immunité de l'Institut Pasteur, dans le cadre du programme Organoïde. La sculpture s'enrichit d'une œuvre musicale originale générée en continu et en temps réel par un algorithme qui traduit la respiration de Jacopo Baboni Schilingi en harmonie et structures musicales.

Viral / Vital energy 2020 répond au besoin fondamental de recréer une symbiose dans le monde vivant, en particulier le monde invisible des micro-organismes. Les virus, qui ont une très mauvaise réputation, sont aussi nos amis, explique le microbiologiste Patrick Forterre, spécialisé dans les virus géants et qui a récemment démontré que les virus ont joué un rôle clé dans notre propre histoire évolutive. Dans la réalité d'aujourd'hui qui est remplie de peur liée au Coronavirus, la connaissance de ces micro-organismes est essentielle pour mieux comprendre l'avenir de l'humanité. Viral / Vital energy 2020 est destiné à être présenté dans les villes du monde entier, lors d'événements populaires tels que des biennales ou divers festivals numériques. A travers des visuels saisissants et un son dynamique, un éclat et des couleurs vives, cette installation multimédia est conçue comme une œuvre d'art impressionnante pour célébrer la victoire de la vie.

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Résidence d'écriture VR

Publié le 11 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans appel à résidence

Résidence d'écriture VR

Résidence d’écriture VR
Le VR Arles Festival et l’Institut français s’associent pour la 3e année consécutive pour proposer une résidence d’écriture dédiée aux narrations immersives, du 23 au 28 août 2020, à Arles.

Cette résidence vise à accompagner créateurs et créatrices dans le développement d’un projet d’écriture innovant pour la réalité virtuelle. Elle a également pour objectif d’approfondir les connaissances des lauréats sur le potentiel créatif et narratif des technologies immersives. Elle vise enfin à donner les clés de l’écriture d’un projet de réalité virtuelle et à faciliter la convergence de différentes formes artistiques.

Durant une semaine, les participeront bénéficieront en matinée de masterclass avec des professionnels des réalités immersives, des arts visuels, du son, du spectacle vivant et de l’image. Les après-midis permettront un accompagnement individuel et des temps d’échanges.

Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte. Vous avez jusqu’au 29 Mai 2020 pour déposer votre candidature.

Résidents 2019

Marion Burger & Ilan Cohen, Empereur

Alice Lepetit, Bleue

Nadia Micault, Zen ou presque

Alexandre Perez, EGO

Jeanne Susplugas, I Will Sleep When I’m Dead

Matthieu Van Eeckhout, The Crow of Whitechapel

> Intervenants 2019

Charles Ayats

Karim Ben Khelifa

Jérôme Blanquet

Margherita Bergamo, Compagnie Voix

Florent Dumas, Novelab

Landia Egal, Tiny Planets

Maxime Fleuriot, Biennale de la danse

Daniel Gonzalez, Omnipresenz

Lidwine Hô, France télévision

Mathieu Muller, Unity

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Spider and I, de Fabien Zocco

Publié le 10 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

Spider and I, de Fabien Zocco

Artiste plasticien diplômé du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains, Fabien Zocco explore le potentiel plastique de la dématérialisation informatique, des applications et autres logiciels.

Spider and I engage une réflexion sur l’effet de contamination qui brouille aujourd’hui les frontières entre l’humain, l’animal et l’artificiel. Cette réflexion part précisément du constat que la robotique, dans ses développements actuels, s’inspire de plus en plus d’éléments issus du vivant animal.

La pièce met en scène un hexapode, soit un robot à six pattes évoquant une grosse araignée mécanique, présente des comportements semblant alterner moments de calme et attitudes d'agressivité.
Ces changements de comportement sont directement liés à l'état émotionnel de l'artiste, équipé d'un bracelet connecté au cours des périodes d'exposition de l'oeuvre.

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