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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Articles avec #exposition catégorie

PEACH GARDEN

Publié le 20 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, VR

PEACH GARDEN

PEACH GARDEN
27 > 29.10.2020

Inspiré du célèbre «Rêve de voyage au pays des pêchers en fleurs» du peintre coréen An Gyeon, Peach Garden propose une déambulation libre dans un jardin surréaliste où les lois de la nature sont complètement bouleversées. Peach Garden est un voyage sensoriel, sans véritable début, milieu ou fin, où le spectateur est émerveillé à chaque tournant et peut créer son propre dialogue avec cet environnement étonnant. Dans un monde où nous courons constamment après le temps, après un but, c’est une invitation à errer, et à prendre plaisir à être «simplement présent».

 

DISTRIBUTION
créé par : Hayoun Kwon
développeur principal : Julien Le Corre
développeur : Justine Delomenie
concepteur niveaux : Fabrice Gaston
artiste : Guillaume Bertinet

concepteur technique : Maxime Grange
animateur : Samuel Arbouille
modeleur / textureur : Axel Mounier
compositeur & concepteur sonore : Norman Bambi

 

Hayoun Kwon est une artiste multimédia coréenne, co-fondatrice du studio Innerspace VR. Elle développe un travail autour de la narration comme construction de la mémoire individuelle et collective. Explorant les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour jouer de la confusion entre souvenirs réels et actions rêvées, entre témoignage fidèle et interprétation fantasmée, elle interroge ce qui est transmis, ce qui fait trace ou sombre dans l’oubli. Son travail a notamment été montré dans le cadre des festivals « Cinéma du Réel » au Centre Pompidou et « Doc Fortnight» au MoMA. Ses deux dernières installations L’Oiseleuse et Le voyage intérieur de Gauguin ont été présentées respectivement au Palais de Tokyo et au Grand Palais en 2017.

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Falling Human

Publié le 14 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, exposit

Falling Human

Falling Human
Première, installation de Thomas Israël
Le 16 octobre 2020, toute la journée
Représentation le 16 octobre à 19h30
Gratuit, sur réservation au +32(0)69 88 91 40 ou maisondelamarionnette@skynet.be

 

Thomas Israël (artiste numérique, plasticien, performer bruxellois) est le lauréat d’un appel à projet lancé cet été 2020 par la Maison de la Marionnette et Transcultures pour la création d’une oeuvre originale croisant arts numériques, scéniques et de la marionnette.

Présenté, à Tournai, dans une première étape installative et performative de création, Falling Human est décrit par son concepteur comme ceci :

De la chute d’un humain en particulier jusque la chute d’une certaine idée de notre civilisation, l’humain qui tombe me fait réfléchir à notre condition, la fragilité de notre station “debout”, autant d’un point de vue physique, psychologique que sociétal. Il m’interpelle organiquement, partant de l’histoire du petit humain qui tente de se redresser, en passant par l’humain blessé luttant pour se relever, jusqu’à l’Histoire d’Homo Sapiens s’élevant jusqu’à sa désincarnation, son remplacement, sa chute ou son anéantissement.

 

Informations
16.10.2020 – Toute la journée
Performance – 19h30
Gratuit – sur réservation au
> +32(0)69 88 91 40
> maisondelamarionnette@skynet.be
Maison de la Marionnette
Rue Saint-Martin, 47 – Tournai

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Emergences numériques et sonores

Publié le 9 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, exposit

Emergences numériques et sonores

Transcultures qui a initié, en 2008, le programme d’accompagnement Émergences numériques et sonores en partenariat avec des écoles d’art de Wallonie-Bruxelles et de France; et la Maison de la Marionnette s’associent pour soutenir et valoriser des projets à dimension numérique, intermédiatique ou/et sonore d’étudiants de l’eurométropole issus cette année de ARTS2 (Mons) et de l’ESÄ Nord-Pas de Calais (Dunkerque-Tourcoing).

ECOLE SUPERIEURE D’ART NORD-PAS-DE -CALAIS

Amelia Belhadj (FR) – Silences ambiants
Cette installation invite à explorer les champs électromagnétiques et sons parasites (émis par les smart phones, écrans publicitaires…)  qui peuplent notre quotidien urbain pas toujours perceptibles par notre oreille humaine, en tentant de les rendre audibles afin de prendre connaissance et conscience de cet environnement-« pollution sonore ». Afin de rendre « visibles » ces ondes de manière concrète, de leur conférer une matérialité, Amelia Belhadj a utilisé de la limaille de fer, qui elle même possède des caractéristiques magnétiques et réagit ici aux sons pour devenir, quand elle est comme ici en mouvement, une matière organique.

Annaëlle Oestreich (FR) – La vague
En s’appuyant sur la troisième loi de Newton, appelée la loi d’actions-réactions, Annaëlle Oestreich a rempli d’eau de mer cinq sphères de plexiglass suspendues dont la forme rappelle le pendule de Newton mais aussi la forme d’un boulier ou celle de notre Terre. Il s’agit ici de créer un rapport entre force et fragilité, entre action, non-action et réaction (le visiteur étant invité à actionner le dispositif), renvoyant à nos rapports de force avec la nature.

Réalisé dans le cadre du programme Arts & Sciences, proposé par Prist (programme de recherche images, sciences et technologie de l’ESA Nord-Pas de Calais – Dunkerque/Tourcoing)

ARTS2

Léa Roger (FR/BE) – Rémanence
Le son est comme une présence invisible qui n’existe que par mon écoute. Mais si je ne l’entends plus, alors que reste-t-il de son existence? S’il laisse des indices de sa présence, tel un spectre fantomatique, ce serait comme un rémanence, une lumière qui scintille, une brise qui nous effleure. On pourrait alors contempler le dessin lumineux, éphémère et toujours mouvant des traces invisibles que l’on laisse lorsqu’on se déplace, des pas amplifiés, un dessin qui rendrait compte de l’activité du lieu, comme une partition topographique de la polyphonie de nos déplacements.

Projet initié dans le cadre de Corps sonores (collaboration ARTS2-ESA Nord-Pas de Calais) avec le soutien de Transcultures et des Pépinières européennes de Création

Paul Pirotte (BE) – Casque de lumière
Paul Pirotte aime se promener, le soir, dans les rues, les bois et les champs telle une luciole. Il s’égare alors dans les profondeurs de la nuit pour éclairer son chemin à l’aide de sa voix. Il hurle, crie, en émettant des sons venus d’ailleurs pour produire une énergie primordiale. Avec ce casque difforme ici associé à une vidéo qui rend compte de cette dérive, il provoque une aura lumineuse sur le son de sa voix. Les antennes, les neurones de cet être étrange illuminent -temporairement- ce parcours et l’espace qui l’accueille.

 

Informations
14 > 25.10.2020
Gratuit – sur réservation au
> +32(0)69 88 91 40
> maisondelamarionnette@skynet.be
Maison de la Marionnette
Rue Saint-Martin, 47 – Tournai

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Lithosys

Publié le 8 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Lithosys

Lithosys
Rocio Berenguer
Du 15 octobre au 31 octobre 2020

Horaires d’ouverture du Cube, entrée libre

L'installation est un système de communication inter-espèces/intra-vie pour communiquer avec les différentes formes de vie terrestre. Ce système est basé sur l'idée d'utiliser le champ magnétique terrestre comme système et moyen de communication entre toutes les formes de vie sur Terre.
La magnétosphère terrestre est également constituée de la lithosphère, des roches magnétisées de la croûte terrestre, dont la principale est appelée magnétite.
En codant et en enregistrant des messages sur la magnétite, le système Lythosys permet d'envoyer des informations sur le réseau magnétique de la Terre.
Chaque participant est invité à coder un message sur la pierre.

Née de la rencontre avec le chercheur Henri-Claude Nataf, directeur de la recherche au CNRS de l'institut des sciences de la terre de l'Université Grenoble Alpes, cette oeuvre s’inscrit dans la continuité du projet G5 inter-espèces.

 

Le Cube
20 cours Saint-Vincent
92130 Issy-les-Moulineaux

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Atlas

Publié le 7 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, exposit, réalité augmentée

Atlas

Atlas
De Yann Deval & Marie-G. Losseau
Installation du 8 au 11 octobre 2020
Vernissage le 8 octobre à 18h00
Accessible pendant les heures d'ouverture du Musée
Gratuit
Véritable fable numérique, cette installation est une aventure technologique à explorer en famille.

ATLAS est une œuvre située entre les arts numériques et les arts plastiques , qui se présente sous la forme d’une exposition scénographique réunissant des maquettes réelles et des mondes virtuels interactifs .

Marie-G. Losseau construit des villes imaginaires à la main, seule ou avec des adultes et des enfants lors d'ateliers . Yann Deval scanne les maisons en 3D afin d'immerger l'auditoire via des expériences virtuelles .

Ensemble, utilisant la réalité augmentée et la réalité mixte , ils explorent ces nouveaux espaces, de l'espace physique à la réalité virtuelle, en passant par toutes les couches intermédiaires .


Après avoir été plongés dans un archipel d'îles poétiques, les spectateurs sont invités à construire des villes virtuelles en lançant des graines. Chaque graine fait croître une ou plusieurs maisons, qui en suivant certaines règles urbanistiques, s’adaptant à leur environnement.
Il y a des villes dans les nuages, des villes déracinées, des villes sur pilotis, des villes volantes ... Les spectateurs créent des villes vides, sans habitants, ce qui permet d'imaginer ce qui se passe à l'intérieur de ces habitations. Nommées d'après d'anciennes villes oubliées, telles que Xanadu, Canope, Kerma et Kite, ces villes ont une vie propre, avec ou sans interaction des utilisateurs, tout comme des organismes vivants ...

L'œuvre vous invite à créer de vastes villes dans lesquelles vous pourrez errer et vous perdre. ATLAS cherche à provoquer une réflexion sur l’urbanisme, l’architecture et leur influence sur nos modes de vie. En cherchant à donner vie aux choses inanimées...

 

Centre de la marionnette
Rue Saint-Martin 47
7500 Tournai - Belgique

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L’AVENTURE GÉNÉRALE

Publié le 3 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

L’AVENTURE GÉNÉRALE

L’AVENTURE GÉNÉRALE
10.10 > 06.12.2020
Vernissage public samedi 10 octobre à partir de 14h

L’univers d’Alain Fleischer est si foisonnant que le parcourir se transforme en véritable aventure sur les pas de celui qui n’a de cesse de capter les mystères des images, en jouant avec leurs spectres, en bricolant des objets-empreintes, à travers la photographie, le cinéma ou encore l’écriture. Autant de formes où « le réel n’est que l’envers de l’illusion ». 

« Un artiste a un monde. Sa part à lui d’un monde qui est à tous », écrit Alain Fleischer. Difficile, alors, d’en faire une synthèse ordonnée. L’artiste a passé sa vie à s’étonner devant les images, leurs ombres et leurs reflets, à les interroger par la création sans jamais se contenter d’une forme fixe, et à pourchasser le mystère, que ce soit à travers la photographie, le cinéma, l’écriture ou encore l’installation. Plutôt qu’une exposition rétrospective, il préfère nous convier à une Aventure générale conçue en complicité avec Danielle Schirman, sa compagne, et avec Dominique Païni, grand connaisseur de son œuvre, pour nous émouvoir et nous faire découvrir les secrets « des visages, des corps, des objets, des animaux, des meubles, des jouets, des miroirs, des images, des voix, des sons, des projections, des lumières, des ombres, des machines, des leurres, des jeux, des reflets ». Une dérive dans un univers foisonnant où « le réel n’est que l’envers de l’illusion ».

 

Avant de consacrer sa vie à l’invention des images (cinéma, photographie, installations), Alain Fleischer a étudié les lettres, la linguistique, la sémiologie et l’anthropologie. Son immense œuvre photographique et cinématographique a fait l’objet de plusieurs rétrospectives en France et à l’étranger. Il a représenté la France aux Biennales internationales de Sydney (Australie) de Kwang-ju et de Busan (Corée), de La Havane (Cuba). Il est aussi l’auteur d’une cinquantaine de romans, recueils de nouvelles, essais sur la photographie et sur le cinéma. Après avoir enseigné à l'Université de Paris III, à l'Université du Québec à Montréal, et dans diverses écoles d’arts visuels et de cinéma, il est missionné par le ministère de la Culture pour fonder Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, qu’il dirige depuis 1997.

 

LE CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial - 75019 Paris

Les chiffres donnent le vertige : auteur d’une cinquantaine de livres, réalisateur de 350 films, plusieurs rétrospectives au compteur, Alain Fleischer, 75 ans, est une sommité des lettres et des images.

Clémentine Mercier, Libération 21 juillet 2019

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INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)

Publié le 2 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit, Exposition

INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)

INTERNE (L’AUGMENTATION DES CHOSES)
Grégory Chatonsky, Goliath Dyèvre
09.10 - 15.11.2020 / Esplanade du MUCEM


Interne est un dispositif matériel pour la réalité augmentée, s’inscrivant dans la série L’augmentation des choses. Il a pour objectif de questionner la production croissante des objets, mais aussi la relation entre l’espace et la technique en laissant une place au manque et à la réflexivité dans l’environnement urbain. Interne intègre la réalité augmentée dans un contexte urbain déterminé tant symboliquement par le recueil de la mémoire des habitants que formellement par “l’augmentation de la réalité augmentée”.

 

Une proposition de Zinc et Seconde Nature dans le cadre de Chroniques – Biennale des imaginaires numériques.
Curateurs : Mathieu Vabre et Fabien Fabre.
Partenaires : Commission Européenne, programme Creative Europe, Le Ministère de la Culture – CNC – Dicréam, Baugruppe – Hôtel Mercure Prado et Digital Zone.

 

Manifesta 13 Marseille
42 La Canebière , 13001 Marseille – France

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LA NATURE RECONFIGURÉE

Publié le 29 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition

LA NATURE RECONFIGURÉE

Inaugurer cette rentrée en prenant pour thème la nature est une façon de rester éveillé face à ce qui nous entoure. « Penser la nature » comme le dit le philosophe français Merleau-Ponty, est une double tentative de rationaliser ce qui nous dépasse et d’interpréter ce que nous percevons par la connaissance. Mais notre langage reste-t-il celui de la nature ? 

 

Les artistes néerlandais Nicky Assmann et Jan Robert Leegte développent chacun une approche singulière que nous avons souhaité croiser pour cette exposition dans un mouvement presqu’antagoniste. Nicky Assmann part d’une interprétation poétique de la nature, de ses phénomènes célestes et lumineux, jusqu’à la fugacité des hyper-couleurs. Elle raisonne en exploratrice de territoires inconnus et tente de comprendre comment le corps et l’ensemble de ses sens perçoit les objets et l’espace. Elle s’intéresse aux processus intellectuels et physiques de l’action de voir expérimentant le spectre de la lumière tour à tour naturelle ou numérique.

Jan Robert Leegte fabrique quant à lui des ersatz de nature, retranscrivant le fruit de son analyse par le prisme des technologies - Internet, la 3D ou encore les interfaces de jeux vidéo. L’observation du monde passe par le prisme d’un simulateur capable de traduire la force du vent dans les arbres ou le rugissement de l’océan à ceci près que tout y est artificiel. Les paysages sont générés par la machine, ses topographies deviennent des données que l’artiste altère et le globe terrestre, une Google Maps cubique.

 

Reconfigurer la nature, c’est au départ se rendre compte de tous les artifices que nous mettons dans cette notion, toutes les projections possibles, les interprétations ou les fantasmes. La nature reconfigurée, c’est cette fois analyser les moyens – ici artistiques par le prisme des sciences et des technologies, qui sont mis œuvre pour créer tour à tour une allégorie ou un facsimilé du monde que nous habitons.

 

Vernissage: Mardi 06 octobre 2020 dès 18h30

Exposition du 07 OCT. 2020 - 20 DÉC. 2020

 

CENTRE DES ARTS

Adresse:12-16 Rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

Nous ne pouvons penser la nature sans nous rendre compte que notre idée de nature est imprégnée d’artifice. 

Maurice Merleau-Ponty, 1956-57

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Human Study #1, 3RNP

Publié le 26 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, exposit

Human Study #1, 3RNP

Human Study #1, 3RNP
De Patrick Tresset
Installation du 3 au 11 octobre 2020
Vernissage le 2 octobre de 18h00 à 20h00
Accessible pendant les heures d'ouverture du Musée
Gratuit, sur réservation au +32(0)69 88 91 40 ou maisondelamarionnette@skynet.be
Asseyez-vous et laissez trois robots esquisser votre portrait. 

Human Study #1, est une installation où l'humain devient acteur. Dans une scène rappelant un cours de dessin de la vie, l'humain prend le rôle du gardien d'être esquissé par un certain nombre de robots. Lorsque le sujet arrive sur rendez-vous, il est assis dans un fauteuil. Un assistant attache des feuilles de papier sur les bureaux des robots et réveille chacun d'eux, tordant son bras ou frappant trois fois.

Les robots, artistes minimalistes stylisés, ne sont capables de dessiner que de manière obsessionnelle. Leurs corps sont des vieux bureaux d'école sur lesquels le papier à dessin est épinglé. Leurs bras gauches, boulonnés sur la table, tenant des biros noirs Bic, ne peuvent que dessiner. Les robots, les RNP se ressemblent tous à l'exception de leurs yeux, qu'il s'agisse d'appareils photo numériques obsolètes ou de webcam lowres. Leurs yeux se concentrent sur le sujet ou regardent le dessin en cours. Les séances de dessin durent jusqu'à 40 min, période pendant laquelle l'humain ne peut pas voir les dessins en cours. Le gardien ne voit que les robots alterner entre l'observation et le dessin, parfois en pause. Les sons produits par les moteurs de chaque robot créent une bande-son improvisée. Le modèle est dans une position ambivalente, à la merci du regard des robots, mais aussi comme objet d'attention artistique. En tant que modèle dans une classe de dessin de vie, l'humain est sans personnalité, objet d'étude. Le gardien humain est passif, les robots prenant ce qui est perçu comme le rôle artistique. Bien qu'immobile, le modèle est actif dans le maintien de la pose, pour les spectateurs le gardien fait partie intégrante de l'installation.

Le RNP a été développé à l'origine par Tresset pour pallier un bloc de peintre débilitant. Il peut être considéré comme une prothèse créative ou un autoportrait comportemental. Même si la façon dont Paul dessine est basée sur la technique de Tresset, son style n'est pas un pastiche de Tresset, mais plutôt une interprétation influencée par les caractéristiques du robot. Les dessins recouvrent progressivement les murs de la galerie, jour après jour.

5RNP a été créé au festival Merge en association avec la Tate Modern à Londres en 2012, il a depuis été exposé au Museum of Modern and Contemporary Arts (Séoul) à Ars Electronica 2014 (Linz), BOZAR (Bruxelles), Variation (Paris) , BIAN (Montréal), Update_5 (Gand) où il a reçu le Prix du Public et le 3e Prix du Jury, Musée Mori (Tokyo)

 

Human Study #1

J'ai conçu Human Study #1 à la  fois comme une installation théâtrale performative. L'œuvre met en scène un certain nombre de robots (1, 3 ou 5), chacun représentant un tiroir stylisé. Ils sont conçus pour être les robots les plus minimaux capables de tirer de l'observation. Les robots sont de la série Paul IV. Leurs corps sont de vieux bureaux d'école d'examen d'anglais en bois, chaque robot a un bras robotique planaire gaucher boulonné au bureau. Le bras est conçu pour avoir les mêmes proportions qu'un humain mais avec seulement la possibilité de déplacer le stylo dans l'avion, il possède quatre articulations actionnées. La dernière articulation représente la main et peut monter et descendre. Sur la main, un élément d'une boussole est utilisé pour tenir le stylo, un biro noir, un médium en cristal traditionnel Bic. 

Les spectateurs posent souvent des questions sur le Bic biro et s'il y a des motivations pour son utilisation dans l'installation, il y a un certain nombre de raisons. Lorsque vous faites une marque, elle n'est pas noire, elle est gris foncé, ce n'est que la superposition de traces qui créera du noir, cela permet une variété de tons et de textures. Le biro est un outil très fiable et prévisible, pigmenté et autre feutre qui sèche et se salit n'étant fonctionnel que pendant quelques heures, un Bic peut dessiner pendant 3 jours 10 heures par jour sans surveillance. Depuis 1950 le «stylo Bic» a vu des minutes changer, il est reconnu comme un design iconique très français. Cela me rappelle l'enfance, les dessins et les griffonnages griffonnés dans les cahiers dans les écoles primaires et postérieures, pour moi c'est lors du dessin comme pratique commencée. 

Au cours d'une représentation, il y a un développement dans le temps qui pourrait être considéré comme une composition dramatique. Au début, il y a une lenteur car je prends mon temps pour épingler le papier sur les robots presque comme un cérémonial, faisant preuve d'un grand soin en plaçant le papier et en disant à la gardienne qu'il / elle doit imaginer être dans un cours de dessin et a prendre une pose digne d'un portrait plutôt que d'un selfie ou d'un cliché, puis avant de réveiller les robots, j'explique ce qui va se passer en premier, en disant «quand je réveille le robot, il va faire quelques mouvements, alors c'est va te chercher, quand il t'aura trouvé il commencera à dessiner ». Au début, c'est un peu excitant pour le modèle car les robots sont occupés à regarder de haut en bas et à dessiner. Le modèle se sent observé, scruté, ce qui pour certains est étrange car ils ne s'attendent pas à se sentir comme ça devant les robots, car ils sentent que quelque chose les observe et les évalue vraiment. Cependant, après un certain temps, cette partie de la session de dessin devient quelque peu répétitive. À un moment donné, un robot s'agite pour attirer l'attention. Après cela, pour certaines personnes, l'ennui s'installe, plus tard, un robot termine son dessin, laissant le gardien penser que la session est presque terminée. Pourtant, il faut encore 10 minutes au robot suivant pour terminer son dessin. Lorsqu'un seul des robots est encore actif, il dessine en traçant quelques lignes, en regardant la gardienne, en regardant le dessin, en regardant la gardienne, en regardant le dessin, en traçant quelques lignes, etc. pendant dix minutes la gardienne devenir impatient et vraiment ennuyé avec ce robot. Quand le dernier robot s'arrête et qu'il y a le soulagement qu'il est fini. Ensuite, le gardien peut se lever et pour la première fois jeter un coup d'œil aux dessins et, espérons-le, être satisfait d'au moins un dessin. Tous les modèles ne réagissent pas de la même manière à la pièce. La réaction dépend également du contexte, et si le gardien a l'expérience du dessin ou du rôle de gardien, ou est capable de laisser son esprit vagabonder. 

 

Patrick Tresset est un artiste bruxellois qui, dans son travail, explore les traits humains et les aspects de l'expérience humaine. Son travail reflète des idées récurrentes telles que l'incarnation, le temps qui passe / le temps qui passe, l'enfance, le conformisme, l'obsession, la nervosité, le besoin de raconter des histoires et de faire des marques. Il est surtout connu pour ses installations performatives utilisant des agents robotiques comme acteurs stylisés qui font des marques et pour son exploration de la pratique du dessin à l'aide de systèmes informatiques et de robots.

Réservation obligatoire, au lien ci-dessous.

Centre de la marionnette
Rue Saint-Martin 47
7500 Tournai - Belgique

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ET SI LES CHOSES TOURNAIENT SANS NOUS ?

Publié le 16 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit, Exposition

ET SI LES CHOSES TOURNAIENT SANS NOUS ?

Galerrrie du Grrranit
Du ven 18 Sep au sam 07 Nov

Vernissage spécial les 17 et 18 septembre 2020 en présence de l’artiste de 12h à 22h
Entrée libre sur rendez-vous : jauge limité à 8 personnes par créneau horaire.

L'accélération technologique en constant développement marquant notre temps, s'accompagne d'une prolifération de choses aux propriétés pour le moins singulières. Entrée libre sur rendez-vous : visite limitée à 8 personnes par créneau horaire
On considère par exemple que 40% des comptes Instagram (célèbre réseau social de partage d’images) sont en fait des bots (des programmes automatisés, des robots), alors que 95 millions de photos et de vidéos sont postées chaque jour sur ce même réseau. De même le développement actuel de l’Internet des Objets concourt à disséminer autour de nous une multitude d’objets autonomisés captant, traitant et échangeant tous types d’informations. Ainsi naissent des schémas interactionnels, parfois même vécus de façon insoupçonnée, qui composent des relations inédites : vivants/vivants bien sûr, mais aussi désormais vivants/machines autant que machines/machines.

La démarche artistique de Fabien Zocco donne généralement lieu à des situations qu’on pourrait imaginer issues d’un univers dystopique étrangement proche du monde dans lequel nous vivons. Ses réalisations peuvent être des plus divers : film dont les dialogues sont générés par une intelligence artificielle, automates cubiques se déplaçant au sol, flux de texte composé en direct à partir des lyrics des chansons populaires du moment, robots s’affrontant lors d’une partie infinie de jeux-vidéos… Toutes cependant esquissent des agencements poétiques potentiels où les attributs propres à l’humain et plus généralement au vivant (le langage, la parole, le texte, le mouvement…) sont désormais à partager et à négocier avec la machine.

Les œuvres qu’il propose dans le cadre de l’exposition au Grrranit constituent autant de scénarios d’une technologie-fiction où les rôles habituellement dévolus à l’humain et à l’objet se confondent, se brouillent ou permutent. Chacune, qu’elle fasse intervenir des éléments de robotiques ou encore qu’elle présente des textes concoctés par des machines, place précisément le spectateur face à cette interrogation : et si les choses, livrées à une autonomie programmée, se mettaient dorénavant à tourner sans nous ?

Son travail a notamment été présenté en France (Le CENT-QUATRE (Paris), Le Fresnoy (Tourcoing), Fond Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes (Angoulême)…), en Chine (Pearl Art Museum, Shanghai), au Mexique (Institut Français d’Amérique Latine, Mexico), au Canada (galerie de L’UQTR, Trois-Rivières), en Pologne (programme A-I-R, Wroclaw), en Belgique (Biennale NTAA (Gand), Musée Royal de Mariemont), en Allemagne (GEH8, Dresde) et en ligne (The Wrong – New digital art biennale).

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