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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

exposition

PROMÉTHÉE, LE JOUR D'APRÈS

Publié le 7 Avril 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

PROMÉTHÉE, LE JOUR D'APRÈS

Avec la naissance de l’informatique dans les années 60 et l’avènement du numérique qui s’en suivit, nous assistons aujourd’hui à ce que l’on nomme la 4ème révolution industrielle. Point de convergence des mondes physique, numérique et biologique, son ampleur et ses développements ont permis de concevoir les principes d’intelligence artificielle, d’impression 3D, de réalité virtuelle ou encore de cobotique ( Néologisme d’origine anglaise désignant l’interaction entre un opérateur humain et un système robotique). Ces perspectives sont autant de défis qui mettent en évidence de nouveaux enjeux civilisationnels.

Et toutes ces avancées génèrent des émotions contradictoires : de la stupéfaction à la crainte d’être supplanté par des machines et même, le sentiment vertigineux d’être battu sur notre propre terrain. Ce phénomène, le philosophe allemand Günther Anders l’appelle la « honte prométhéenne ». La notion désigne le sentiment de faiblesse qui s’empare de l’être humain quand celui-ci compare sa condition biologique à la toute-puissance de la machine.  

Pour ce nouveau chapitre, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris - invité par le CDA, dévoile une sélection d’artistes internationaux et belges, posant la question de la portée de notre action individuelle et collective au sein d’un monde interconnecté, où humains et non-humains cohabitent et collaborent. Ici, les artistes invités dialoguent, dissèquent et sondent leurs rapports aux technologies et deviennent porteurs d’une vision où les rapports avec la machine sont égalitaires, loin de l’asservissement ou de la subordination de l’un envers l’autre.  

Si Prométhée avait été puni pour avoir révélé le secret du feu, quelles conséquences tirons-nous aujourd’hui de notre maîtrise des technologies ? Cette exposition se propose donc de parler du monde par le prisme de l’art et de porter un regard sur la société que nous avons engendrée, la (dés-?)humanité de nos rapports et l’environnement au sein duquel nous avons choisi de vivre, à la lumière de ce que nous avons créé. 


Exposition du 14 avril au 11 juillet 2021,
Vernissage le 13 juillet, à partir de 18h30.

 

CENTRE DES ARTS
Adresse: 12-16 Rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes.

Gunther Anders, L’Obsolescence de l’Homme, 1980.

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Happy Birthday Robot

Publié le 17 Mars 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Happy Birthday Robot

Robot vient d’avoir 100 ans. Né de père tchèque , il a commencé dans une pièce de Science Fiction , dans une pièce de théâtre à Prague, pour faire les corvées. Il a bien grandi aujourd’hui. A force de nous côtoyer, il peut nous ressembler de plus en plus , ou prendre l’apparence de nos animaux de compagnies, ou toutes autres formes. On dit même qu’il est de plus en plus intelligent et qu’il apprend de nous. Dans nos vies confinées , hyper organisées sera-t-il le compagnon ou la compagne idéale. L'aimerons-nous sensible ? ou froid comme l’acier ? Et finalement, Rêvons-nous tous en secret d’être des robots au plus profond de nous-mêmes ? Cette exposition à la Galerie Satellite, invitée par Marie Maisons Kawazu , lui rend hommage à travers des médiums Nouvelles Technologies, de l’Art Cinétique, des machines animées , de la Sculpture ou du dessin.

Du 24 mars au 24 avril,
Vernissage mercredi 24 mars à 15h
Galerie Satellite, 7 rue François de Neufchâteau, 75011 Paris
(sous réserve de la situation sanitaire)

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Arts écosytémiques/Architectures algorythmiques

Publié le 15 Mars 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Arts écosytémiques/Architectures algorythmiques

L'exposition "Arts écosytémiques/Architectures algorythmiques" initialement prévue au mois d'avril se tiendra du 15 mars au 19 avril 2021. Le colloque "Arts écosytémiques/Architectures algorythmiques" qui lui est associé, international et interdisciplinaire, est également reporté à des dates qui seront prochainement communiquées.

L'exposition rassemblera des expérimentations inventives - artistiques, architecturales, pédagogiques - qui nourrissent les méthodes scientifiques afin de proposer de nouvelles manières d'aménager les villes, de construire, ou de vivre ensemble. Face aux enjeux écologiques, il devient en effet urgent de trouver de nouvelles méthodes pour inventer et réaliser des cadres de vie plus vertueux pour les êtres humains et pour la planète. Et les domaines de la création ont vocation à proposer à l'expérimentation de nouvelles méthodes, de nouveaux cadres de vie et de nouveaux vivre ensemble. Les œuvres d'artistes réputés, d'étudiants des écoles d'architecture, d'architectes, d'urbanistes, de paysagistes d'agronomes, inspirés du biologique et du numérique, seront exposées pour illustrer ces nouvelles manières d'aborder les pratiques créatives.

Le colloque mettra en perspective ces nouvelles avant-garde créatives et abordera les nouvelles manières d'envisager les démarches de projet à l'heure de l'écosystémie, de l'algorithmie, du data-mining, de l'auto-organisation et des sciences de la complexité.

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Writing the History of the Future

Publié le 2 Mars 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Writing the History of the Future

Exposition: Writing the History of the Future
Jusqu'au 28 mars 2021

Le ZKM présente les principales œuvres de sa collection d'art médiatique unique au monde dans une compilation extraordinaire.

Le XXe siècle a vu une transformation radicale de l'imageà travers les médias de l'appareil. À commencer par le scandale de la photographie, qui consistait dans le fait que les images se créent virtuellement elles-mêmes, les médias ont «changé le caractère général de l'art» (Walter Benjamin). La photographie, le cinéma, la télévision, la vidéo, l'informatique et Internet ont redéfini la relation entre l'artiste, l'œuvre et le spectateur ainsi que notre conception de la créativité. L'exposition «Écrire l'histoire du futur» illustre le changement de l'art face à l'évolution des technologies de production, de réception et de distribution. Il montre également comment les artistes anticipent les médias et les pratiques sociales qui ne deviendront une évidence pour la société dans son ensemble que des années plus tard. Comme le suggère le titre de l'exposition, ils écrivent l'histoire du futur.

 

Une nouvelle histoire de l'art 
Le 30e anniversaire du ZKM | Center for Art and Media Karlsruhe est l'occasion de raconter l'histoire de l'art aux XXe et XXIe siècles avec sa collection, considérée comme l'une des plus importantes collections d'art médiatique au monde. Avec plus de 500 objets, l'exposition montre pour la première fois la diversité des arts en mutation médiatique . Il comprend la photographie, le graphisme, la peinture et la sculpture ainsi que les œuvres informatiques, le cinéma, l'holographie, l'art cinétique, l'op art, l'art sonore, la poésie visuelle et l'art vidéo.

Avec une perspective qui englobe tous les genres et tous les médias, l'exposition ouvre une nouvelle vision de l'art des XXe et XXIe siècles sur plus de 6 000 mètres carrés. Cette époque de changement technologique rapide grâce aux technologies de l'information et de la communication électroniques et numériques a inauguré une démocratisation sans précédent de l'art et de la culture. «Ecrire l'histoire du futur» permet de comprendre comment la promesse de la photographie d'individualiser la représentation du monde a été rachetée par les militants de l'art vidéo dans les années 1960. Avec la technologie vidéo soudainement disponible, ils ont cartographié des mondes qui n'étaient ni montrés à la télévision ni par l'industrie cinématographique et ont développé une esthétique qui influence encore notre culture visuelle aujourd'hui. Avec la diffusion de la technologie informatique dans les années 1950, nos idées de créativité ont changé, et l'automatisation et l'algorithmisation des arts ont commencé. L'appareil de traitement des signes a suscité des discussions comme celles qui se poursuivent aujourd'hui à propos de l'intelligence artificielle. Les médias électroniques ont également changé la façon dont le son est perçu et produit au XXe siècle. Les sons et les bruits autrefois illégitimes sont devenus un médium d'art visuel, d'art sonore. Les médias électroniques ont également changé la façon dont le son est perçu et produit au XXe siècle. Les sons et les bruits autrefois illégitimes sont devenus un médium d'art visuel, d'art sonore. Les médias électroniques ont également changé la façon dont le son est perçu et produit au XXe siècle. Les sons et les bruits autrefois illégitimes sont devenus un médium d'art visuel, d'art sonore.

 

L'autonomisation du spectateur: la voie vers les arts participatifs
L'exposition montre clairement à quel point les appareils ont fondamentalement changé la relation à l'œuvre d'art - à la fois en termes de production et de réception. La création artistique ne se concentre plus uniquement sur le sujet de l'artiste, mais comprend divers acteurs, qu'il s'agisse d'appareils ou de personnes. À travers le développement des arts participatifs, interactifs et performatifs, de l'image en mouvement au spectateur en mouvement, des «œuvres ouvertes» ont vu le jour depuis les années 1960, invitant les visiteurs à une exposition non seulement à la regarder, mais à agir.

La présentation de la collection, pour laquelle 9 500 œuvres ont été sélectionnées, se caractérise par sa mise en scène croisée. Il montre l'évolution du portrait de genre, la représentation du corps, du paysage et de l'architecture de la peinture à l'installation informatique interactive. Il montre la mise à jour du médium original d'écriture et de l'art comme format de mémoire collective et individuelle dans les conditions des technologies de l'information. L'exposition présente ainsi un art de contemporanéité radicale, c'est-à-dire un art dans lequel les artistes réfléchissent au présent avec les supports techniques de leur temps. Il offre une opportunité unique, avec des installations en partie étendues et de nombreux incunables de l'art médiatique, un aperçu complet du développement actuel de l'art au XXe siècle.

L'exposition comme espace d'expérience et de réflexion
«Ecrire l'histoire du futur» n'est pas seulement une collection d'objets, mais aussi un assemblage de sujets. Les salons vous invitent à vous asseoir et à partager ce que vous avez vu avec vos amis et votre famille, dans l'Ackerspace, les parties intéressées se rencontrent pour des ateliers et des séminaires. Les expériences sont menées ensemble dans le BÄM-Lab, l'espace des fabricants du ZKM.

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De la Tulipe à la Crypto Marguerite

Publié le 1 Mars 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

De la Tulipe à la Crypto Marguerite

Exposition: De la Tulipe à la Crypto Marguerite
Du 09 janvier au 20 mars 2021


Allbi, Bananakin, Robbie Barrat, Ronan Barrot, Louise Belin, Bleh, Fernando Botero, Bady Dalloul, Jade Dalloul, DataDada, Norman Harman, Denis Laget, Prosper Legault, Lulu xXX, Albertine Meunier, Denis Monfleur, Mona Oren, Paul Rebeyrolle, Anna Ridler, Robness, Milène Sanchez, Sylvie Tissot


Une exposition où les fleurs et le marché s'entremêlent
De la tulipomanie au 17ème siècle à la crypto-monnaie, l'exposition “De la Tulipe à la Crypto Marguerite” s'intéresse aux formes marchandes, aux codes du marché et aux différentes formes d’art et de spéculation.
En évoquant le marché spéculatif qu’était le marché de la tulipe au XVIIème siècle jusqu’au marché lié aux crypto-monnaies, l'exposition se veut être une place de marché traitant ses différentes formes de transaction, et ce de l’artiste émergent à l’artiste accompli, ou encore du crypto artiste. Elle rassemble des œuvres de peintres, d'artistes nouveaux médias mais aussi des crypto-artistes. Parmi les artistes accomplis, une œuvre de Paul Rebeyrolle sur le thème du monétarisme ou encore une tulipe de Botero y seront présentés.
Des artistes confirmés plus jeunes comme Ronan Barrot, Bady and Jade Dalloul, Prosper Legault, ... des artistes numériques comme Robbie Barrat, les DataDada, Anna Ridler, des crypto artistes comme Bananakin, Norman Harman...


Afin de se jouer du système marchand et d’expliciter des nouvelles formes d’échanges, la galerie propose le temps de cette exposition :

  1. Les œuvres achetées pendant l’exposition peuvent être laissées en dépôt, pendant toute la durée de l’exposition, pour être éventuellement vendue via une surenchère par un autre collectionneur
  2. Parmi les monnaies d'échange acceptées à l’Avant Galerie Vossen, l’euros mais aussi l’Ethereum et le Bitcoin
  3. Des moments de rencontre pour mieux comprendre le crypto-art

L’exposition ne se veut ni exhaustive ni érudite sur le thème du marché, elle est un prétexte pour donner à voir et à réfléchir. Et si tout était simplement un jeu auquel nous souhaitons rendre sa place ludique.

 

Info pratiques:

58 rue Chapon, 75003 Paris
Ouvert du mercredi au samedi
De 14h à 17h30

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Exposition de ARTHUR CHIRON - ÉPIPHYTE(S)

Publié le 27 Février 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Exposition de ARTHUR CHIRON - ÉPIPHYTE(S)

ARTHUR CHIRON
ÉPIPHYTE(S)
DU 27 FEVRIER AU 3 AVRIL 2021
RENCONTRE AVEC L'ARTISTE LE SAMEDI 20 MARS

 

Épiphyte. C’est l’adjectif qu’employait récemment Sophie Lapalu pour qualifier une sculpture d’Arthur Chiron exposée à la Base d’Appui d’Entre?Deux à Nantes. Depuis son origine issue du domaine du végétal vers celui de la création, la notion d’épiphyte semble pouvoir s’appliquer plus largement aux récents travaux de l’artiste. Celui-ci emprunte des œuvres aux champs des arts visuels : Raphaël Zarka (Inside O.U.T.), Roman Opalka (5607249), Philippe Ramette (Éloge de l’équilibre), Simon Starling (thereherethenthere), mais aussi à celui de la littérature ou du cinéma : Edgar Allan Poe (;483‡0+2?3), Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick (Tycho Magnetic Anomalies) ou George Orwell (1984).

Ces œuvres préexistantes sont manipulées pour ce qu’elles offrent d’interstices, à partir desquels l’artiste s’attache à opérer différentes actions : assemblages, réinterprétations, adaptations, recontextualisations, hommages, parodies, détournements. Les formes produites à l’issu de ces recherches sont plurielles et s’efforcent d’être en juste adéquation avec l’intention sémantique.

Il peut ainsi être question de sculpture, d’installation, de performance furtive, d’édition, d’infographie, de vidéo, d’ephemera ou de création numérique.

Le carton d’invitation d’Épiphyte(s)ne fait pas défaut à cette démarche : Prélevés dans les archives numériques de la Galerie RDV, les visuels issus des cartons d’invitations de toutes les expositions précédentes sont réunis et superposés au sein d’une même image, rendue totalement abstraite par l’accumulation de ses sources. Ce nouveau visuel valorise le spectre de tou·te·s les artistes ayant exposé dans la galerie, donnant ainsi à en voir une certaine part d’archéologie.

 

Arthur Chiron est né à Chateaubriant en 1987. Il vit et travaille actuellement au Cellier. Après un cursus scolaire en lien avec les métiers de l’architecture entre 2005 et 2008, il travaille pendant deux ans en tant que collaborateur d’architecte dans une agence angevine. Il intègre ensuite l’École Supérieure des Arts et du Design d’Angers dans laquelle il obtient son DNSEP en 2015.À l’issu de son diplôme, il intègre ce même établissement en tant que responsable du FabLab jusqu’en 2018.

En 2017, il fonde l’association Octo-Verso. Celle-ci a notamment pour vocation de proposer des évènements culturels sur le territoire angevin. Parallèlement à sa pratique artistique et associative, il mène une activité indépendante de CFAO à destination des métiers de la création.

 

A PROPOS DE L'EXPOSITION
> Inauguration de l'exposition en présence de l'artiste le samedi 27 février de 14h à 17h30.

> Rencontre avec l'artiste le samedi 20 mars de 15h à 17h30.

Les épiphytes sont des organismes qui poussent en se servant d’autres plantes comme support. Il ne s’agit pas de parasites car ils ne prélèvent rien au détriment de leur hôte.

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De l'amour

Publié le 14 Février 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

De l'amour

Exposition De l'amour
Gare au coup de foudre !


Venez vibrer avec la nouvelle exposition présentée au Quai des Savoirs. Du cœur qui bat la chamade au corps en ébullition, l’amour s’exposera bientôt au Quai et jusqu'au 5 septembre 2021 !
Cette exposition questionne ce mystérieux sentiment et donne la parole aux artistes et aux scientifiques pour embrasser les territoires amoureux.
Du désir à l’attachement, en passant par les preuves d’amour et l’amour sur Internet... Existe-t-il une science de l’amour ?
L’exposition, produite et proposée par le Palais de la découverte, est présentée pour la première fois en région. Elle nous dévoile ce qui se cache derrière ce sentiment universel. Quelles sont les différentes formes d’attachement ? Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque l’on tombe amoureux ? Comment se fabrique la sexualité ? C’est quoi l’amour ?
Sans tabou, De l’amour nous entraîne dans le tourbillon des savoirs et tente de percer le mystère des différentes formes d’amour.
Créations artistiques sur l’art d’aimer, projection sur les mécanismes du cerveau durant l’acte amoureux, mini-jeux de rôle, animation sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, sans occulter la question du consentement. De l’amour inspire, surprend, chamboule et interroge.
De l’amour est un voyage scientifique, artistique et sociologique qui réchauffe les cœurs dans cette période de crise. Une déclaration d’amour à tous ses visiteurs !


Le parcours se décline en deux parties :

  • La galerie des attachements

De l’amour familial à l‘amour charnel, en passant par le lien social, le mot amour se décline sous toutes les formes.
Si le français utilise le terme « amour », le grec multiplie les approches avec quatre mots, quatre entrées que la galerie illustre pour percer un peu plus ce mystère et découvrir les dernières recherches scientifiques sur l’amour : érôs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agap, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.
Extraits de textes d’auteurs, installations, projections vidéo, objets du quotidien, musique, mur de tags... nous éclairent et nous montrent que l’amour n’est pas qu’une affaire de mots mais aussi de corps.

  • La galerie des sciences

Après une déambulation artistique, la seconde partie de l’exposition propose sept thématiques pour une approche plus scientifique de l’amour ; ou l’amour comme objet d’étude, exploré en détails par des chercheurs, sociologues, sexologues, psychanalystes et philosophes.
Les installations leur donnent la parole, de « C’est quoi l’amour ? » à la « théorie de l’attachement » de John Bowlby, en passant par les amours en ligne et le célèbre compte instagram Amours solitaires et ses déclarations 2.0. qui font les yeux doux aux plus jeunes.

 

Du 15 décembre 2020 au 5 septembre 2021
À partir de 10 ans
7 € / 5 € (réduit) | Gratuit 1er dimanche du mois

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Le miroir d’eau de KYIL KHOR

Publié le 26 Janvier 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

© Félicie d’Estienne d’Orves, ADAGP Paris 2020 / photo © Christophe Bouder

© Félicie d’Estienne d’Orves, ADAGP Paris 2020 / photo © Christophe Bouder

Présenté dans la salle n°2 de la Fondation Vasarely, le miroir d’eau de KYIL KHOR et ses ondulations cinétiques réfléchissent les compositions verticales de Victor Vasarely.

Ce nouveau projet de Félicie d’Estienne d’Orves, lauréate du Prix international de la Fondation Vasarely pour les Arts Numériques en 2018, est issu d’une collaboration avec le GANIL (Grand Accélérateur National d’Ions Lourds) de Caen. L’oeuvre rend hommage à la série “Ondulatoires” de Victor Vasarely, réalisée dans les années 50 et aux recherches du plasticien sur la dualité onde-corpuscule de la matière.

L’artiste explore la frontière entre la physique contemporaine de l’atome et la philosophie ancestrale du bouddhisme tibétain. L’oeuvre KYIL KHOR, littéralement centre ou cercle en tibétain, s’inspire du motif du mandala. Traditionnellement réalisé en sable coloré par les moines bouddhistes, ce diagramme cosmique exprime une idée d’impermanence du réel et symbolise une structure concentrique de l’univers. 

L’œuvre musicale Kailasha1 de la pionnière de la musique expérimentale Éliane Radigue qui accompagne la sculpture se réfère au pèlerinage mental de la compositrice autour du Mont Kailash, montagne sacrée du Tibet.

Le miroir d’eau de KYIL KHOR déforme et renouvelle le regard sur l’espace environnant. À l’échelle quantique, une particule n’a pas de position bien définie et se décrit par un ensemble de probabilités ou fonction d’onde. De même que l’atome avec différents niveaux d’énergie change de forme, ici la matière du plan d’eau déploie le potentiel de ses interférences ondulatoires en chaos ordonné2.

1 Issu de la Trilogie de la Mort [1998], “Kyema”, “Kailasha”, et “Koumé”
2 D’après le maître bouddhiste Chögyam Trungpa, «Mandala Un chaos ordonné», Point 2011

 

FÉLICIE D’ESTIENNE D’ORVES (FRA)
Née à Athènes en 1979, Félicie d’Estienne d’Orves vit et travaille à Paris. 

Artiste plasticienne dont le matériau est la lumière, ses installations et performances font appel à une connaissance phénoménologique du réel et  interrogent le conditionnement de notre regard. Dans son travail, la lumière est à la fois l’outil et le sujet. Elle s’intéresse à la définition des limites de l’espace, physique et cosmologique, par la lumière et sa vitesse.

Son travail a été présenté au Centre Pompidou – Nuit Blanche – Le Centquatre 104 (Paris) – Le Fresnoy Scène Nationale (Tourcoing) – La Friche Belle de Mai (Marseille) – Cheminée EDF (Le Havre) – Abbaye de Maubuisson (Saint-Ouen-l’Aumône) – Watermans Arts Center (Londres) – New Art Space / Sonic Acts (Amsterdam) – TBA Teatro do Bairro Alto (Lisbonne) – Ars Electronica (Linz) – Elektra Festival (Montréal) – Day For Night (Houston) – OCAT (Shanghai) – Aram Art Museum (Goyang /Corée)…

ELIANE RADIGUE (FRA)
Éliane Radigue compose de la musique électronique depuis les années 1960. Elle est considérée comme une des pionnières majeures de ce genre musical, ainsi que de la musique minimale. Sa musique est un lent flux de sonorités denses subissant d’imperceptibles mutations. Une architecture intemporelle faite de vibrations graves, qui s’adresse moins à l’intellect ou aux tympans, qu’au corps tout entier.

À la fin des années cinquante, elle étudie à Paris les pratiques de la musique concrète avec Pierre Schaeffer et Pierre Henry, dont elle sera aussi l’assistante, notamment pour la réalisation de «L’Apocalypse de Jean ». Durant les années soixante elle commence à composer avec des moyens électroniques primitifs (larsens et bandes magnétiques bouclées asynchrones), mais ne trouvera que peu de reconnaissance pour ses recherches en France. C’est à New York qu’elle trouvera compréhension et émulation, au début des années soixante-dix, en explorant les voies du minimalisme naissant aux côtés de James Tenney, Charlemagne Palestine, Philip Glass, Jon Gibson et Steve Reich.

Elle a depuis composé sur les meilleurs synthétiseurs qui aient existé : Buchla, Moog, système modulaire Serge, puis Arp qui sera son instrument fétiche. Elle collabore dans les années soixante-dix avec Robert Ashley, qui lui prêtera sa voix pour les chants de Milarepa. Elle a composé jusqu’à maintenant une vingtaine d’œuvres. Depuis 2006, elle se consacre à la composition pour instruments acoustiques seuls, dont naldjorlak I, II, III, est l’aboutissement majeur.

 

CRÉDITS & MENTIONS
Une œuvre de Félicie d’Estienne d’Orves
Musique : Éliane Radigue
Consultants scientifiques : Jean-Charles Thomas, François de Oliveira, Beyhan Bastin, Anthea Fantina (GANIL)
Spatialisation sonore : Lionel Marchetti
Programmation : Sylvain Garnavault, Thomas Pachoud
Modélisation : Sebastien Wierinck Workshop (SWWS)
Fabrication : Atelier Delarasse, collectif Manœuvre
Régie : Thomas Leblanc
Producteur délégué : Nicolas Wierinck (Archer & Weaver)

Production : Studio d’Estienne d’Orves, Station Mir / Festival ]interstice[

Création réalisée en coproduction avec CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques, coordonnée par Seconde Nature et Zinc, la Fondation Vasarely et STEREOLUX / SCOPITONE.

Avec le soutien de Normandie Impressionniste, GANIL (National Grand Accelerator of Heavy Ions), la Ville de Caen et la Ville d’Aix-en-Provence.

Avec la participation du DICRéAM (Dispositif pour la Création Artistique Multimédia et Numérique)

Remerciements : Galerie Le Toit du Monde, Interface-Z, Oblique/s, HACNUM, ESAM

A l’occasion de la remise du Prix International de la Fondation Vasarely- Biennale Chroniques 2018, à Félicie d’Estienne d’Orves, la Fondation Vasarely remercie ses partenaires institutionnels : la DRAC-PACA, la Région Sud Provence Alpes-Côte-d’Azur, le Département des Bouches-du-Rhône, Aix-Marseille Métropole – Pays d’Aix, la Ville d’Aix-en-Provence ainsi que ses partenaires privés : Gécim, Marker et Hexalab.

 

INFOS PRATIQUES
DATE

DU 14 AU 28 JAN. 2021
OUVERTURE TOUS LES JOURS DE 10H À 18H

LIEU

FONDATION VASARELY, AIX-EN-PROVENCE

TARIFS
TARIF PLEIN 12 € — TARIF RÉDUIT 9 €

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MACHINES & FICTIONS

Publié le 8 Janvier 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

MACHINES & FICTIONS

Alors qu'il serait difficile de concevoir aujourd’hui une œuvre de fiction d'où les machines seraient entièrement absentes, cette exposition rend manifeste leur omniprésence, « invisibilisées » par leur banalité mais réinvesties par l'entremise de l’imaginaire qu’elles suscitent et des histoires dont elles font l’objet. 

Le travail de Félix Luque Sánchez interroge la manière de concevoir notre rapport à la technologie ainsi que les enjeux relatifs au développement de l’intelligence artificielle et de l’automatisation. Ses différentes installations reposent sur un assemblage de systèmes autonomes et incontrôlables dans lesquels chaque élément joue un rôle fonctionnel et visuel. Les machines y sont non seulement conçues en fonction de ce qu’elles accomplissent, mais également en tant qu’objets esthétiques. Les machines deviennent un sujet investi d'une vie intérieure à part entière, dotées alors d’imagination et que l'œuvre entend révéler - ses aspirations, ses limites, son langage. 

L’installation Chapter I : The Discovery  nous emmène à la découverte d'une entité non identifiée, d'un objet mystérieux ayant la forme d’un dodécaèdre accompagné de vidéos montrant les différentes étapes de sa découverte. La sculpture émettant sons et lumières, répond à la présence humaine, laissant voir sa volonté de communiquer. L’interaction et le comportement qui en résultent sont une imitation d’intelligence artificielle. Mais quel est son véritable degré d’intelligence ? S’agit-il seulement d’un outil de communication ou bien est-il capable d’autonomie ?

Different Ways to Infinity (D.W.I)  - Clones est une installation murale composée de deux pendules inversés montés sur un axe mécanique horizontal. Les pendules sont libres sur leurs axes, luttant contre un déséquilibre permanant comme des corps soumis à la gravité. L’échec et la vulnérabilité sont omniprésents dans ces installations qui mettent en scène des dispositifs constamment forcés à maintenir des équilibres délicats, mais aussi à poursuivre des dialogues insensés ou à générer des comptes rendus incomplets de la réalité. Il en résulte une série d’œuvres dont l’élégance technique et l’intrigante opacité fascinent le spectateur qui est autant attiré que mis à distance par ces différents dispositifs.

 

Exposition du 15 janvier au 28 mars 2021;
Vernissage le 14 janvier, à partir de 18:30.

 

CENTRE DES ARTS
Adresse:12-16 Rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

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PEACH GARDEN

Publié le 20 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans Exposition, VR

PEACH GARDEN

PEACH GARDEN
27 > 29.10.2020

Inspiré du célèbre «Rêve de voyage au pays des pêchers en fleurs» du peintre coréen An Gyeon, Peach Garden propose une déambulation libre dans un jardin surréaliste où les lois de la nature sont complètement bouleversées. Peach Garden est un voyage sensoriel, sans véritable début, milieu ou fin, où le spectateur est émerveillé à chaque tournant et peut créer son propre dialogue avec cet environnement étonnant. Dans un monde où nous courons constamment après le temps, après un but, c’est une invitation à errer, et à prendre plaisir à être «simplement présent».

 

DISTRIBUTION
créé par : Hayoun Kwon
développeur principal : Julien Le Corre
développeur : Justine Delomenie
concepteur niveaux : Fabrice Gaston
artiste : Guillaume Bertinet

concepteur technique : Maxime Grange
animateur : Samuel Arbouille
modeleur / textureur : Axel Mounier
compositeur & concepteur sonore : Norman Bambi

 

Hayoun Kwon est une artiste multimédia coréenne, co-fondatrice du studio Innerspace VR. Elle développe un travail autour de la narration comme construction de la mémoire individuelle et collective. Explorant les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour jouer de la confusion entre souvenirs réels et actions rêvées, entre témoignage fidèle et interprétation fantasmée, elle interroge ce qui est transmis, ce qui fait trace ou sombre dans l’oubli. Son travail a notamment été montré dans le cadre des festivals « Cinéma du Réel » au Centre Pompidou et « Doc Fortnight» au MoMA. Ses deux dernières installations L’Oiseleuse et Le voyage intérieur de Gauguin ont été présentées respectivement au Palais de Tokyo et au Grand Palais en 2017.

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