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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

performance

Physical

Publié le 15 Avril 2021 par Anaïs BERNARD dans performance

Physical

Jeudi 22 avril rejoignez-nous en direct sur notre chaîne Youtube pour assister à Physical, performance audiovisuelle en direct par Matthew Biederman (visuel) et Alain Thibault (audio), directeur général et artistique d’ELEKTRA.

Le titre de l'œuvre, Physical, fait référence à la physicalité de la perception du son et de l'image et explore les bords liminaux de la perception où la division des sens commence à se dissoudre. En utilisant des techniques qui surchargent l'œil et l'oreille, le travail pose la question de savoir où se produit réellement la perception - dans la tête, les yeux ou les oreilles - ou très probablement, c'est une relation plus complexe que cela.

Selon les théories récentes de la perception, à savoir par la neuroscientifique Alva Nöe (Université de Californie, Berkeley), la perception dans le passé a été considérée comme quelque chose qui se passe `` dans la tête '', cependant, Nöe déclare que la perception est quelque chose que nous expérimentons avec tout notre corps. - et ce n'est qu'à travers cette «perception incarnée» que nous ressentons vraiment le monde. Physical alors, en utilisant des tropes visuels tels que des motifs de moiré, des scintillements et une synchronicité absolue avec la piste audio, s'appuie sur ces théories pour offrir une expérience globale d'une œuvre qui n'est pas totalement visuelle, ni auditive, mais commence à définir une expérience où le son et la vision sont une seule et même unité - une unité singulière étendue et manipulée à travers le temps.

D'un point de vue historique, l'œuvre se développe sur de nombreuses œuvres anciennes de «musique visuelle» ainsi que sur des pratiques contemporaines telles que «Lapis» de James Whitney (1966) et «Kriese» d'Oscar Fischenger (1933-34). Dans le cas de «Kriese», Physical s'appuie sur une lumière abstraite géométrique et modelée afin de construire une dramaturgie comparable à la composition sonore où des sons spécifiques déclenchent des mouvements et des formes particuliers. En référence à «Lapis», Physical travaille visuellement avec une abondance de motifs visuels pour créer un effet perceptuel plus grand et plus complexe.

Dans les pratiques contemporaines, il y a une longue histoire de visualisation audio, mais Physical se libère de ce paradigme en évitant carrément tout spectrogramme ou repères visuels similaires, et crée à la place une cosmologie des formes, des couleurs et des motifs dans le contenu visuel à transporter. la composition. Travaillant techniquement à partir de la composition audio et recevant des flux de données en temps réel, le composant visuel est entièrement généré en temps réel, avec rien d'autre que le code sous-jacent en tant que matériel préenregistré, par conséquent, chaque itération de la performance est unique.


 

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Coexistence

Publié le 8 Octobre 2020 par Anaïs BERNARD dans performance

Coexistence

𝗖𝗼𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲 de 𝗥𝗼𝗰𝗶𝗼 𝗕𝗲𝗿𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲𝗿
Performance multimédia
Jeudi 15 octobre 2020 de 20:30 à 22:00


Nous sommes dans un futur proche, où l’humain finit par être détrôné par la découverte d’autres intelligences : animale, végétale et artificielle. C'est la fin de l’Anthropocène. Le premier G5 du monde s’organise ; Végétal, Minéral, Animal, Machine et Humain doivent coopérer pour assurer le futur de la vie sur Terre.
G5 est un projet transmédia, arts/sciences qui prend la forme d’un spectacle « G5 », une performance « COEXISTENCE » et une installation « LITHOSYS ». Cette dernière sera également présentée au Cube du 5 au 30 mai 2020
COEXISTENCE est une narration poétique, un poème théâtralisé sur l'univers de ce G5. Sur scène, un humain et une Intelligence Artificielle nous racontent les différentes formes possibles de coexistences entre ces espèces : indifférence, curiosité, communication, fusion, méfiance, menace, anarchie...


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
𝗜𝗡𝗙𝗢𝗦 𝗣𝗥𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦
Entrée : 5€ / gratuite pour les adhérents·es
Réservation 👉 https://bit.ly/2YEtM1l
20, cours Saint Vincent 92130 Issy-les-Moulineaux
Tramway T2 : station «Les Moulineaux» (sortie 2) ;
RER C : station «Issy» (sortie Allée des Carrières, puis à gauche dans l’avenue de Verdun) ;
Bus 123 : arrêt «Chemin des vignes».

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Danse NeurAle 2.0

Publié le 2 Septembre 2020 par Anaïs BERNARD dans performance, Arts vivants, Artiste

Danse NeurAle 2.0

Cette performance de Bødy Hacking, Danse NeurAle 2.0, a été développée en collaboration avec Theoriz Studio pour créer une manifestation visuelle et audible des processus physiologiques vitaux de Lukas Zpira alors que son corps réagit à sa performance réelle en temps réel.
En contrôlant sa fréquence cardiaque, sa respiration et ses schémas cérébraux d'ondes alpha, il est capable de déclencher et de modifier des algorithmes fractals qui produisent une sortie audiovisuelle complète. Les réponses involontaires et autonomes du corps de Lukas au stress fournissent le matériau de base pour l'expérience que vous voyez projetée, mais la transformation de ces images et de ces sons en quelque chose d'autre est le résultat de son influence consciente sur ces réponses vitales en se concentrant dans un état méditatif pour les changer volontairement.
Les images et les sons produisent une œuvre d'art singulière qui est une métaphore de l'expérience physique et psychique de l'interprète.

 

Héritier du mouvement body art et pionnier d'une avant-garde du genre, Lukas Zpira, essayiste, réalisateur et photographe, a commencé à intégrer dans sa pratique depuis la fin des années 90 les nouvelles technologies comme les implants sous-cutanés.
Fondateur du hacktivisme bødy, l'artiste français a commencé à s'intéresser aux différentes problématiques du corps connecté et aliéné dès le début de sa carrière. Corps télécommandé, marionnette de chair moderne dominée par la pression de l'information et l'omniprésence des technologies de contrôle et des communications contemporaines.

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Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines fluidiques

Publié le 13 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines fluidiques

Le merveilleux scientifique, genre littéraire méconnu, regorge de "machines fluidiques" capables de lire les pensées des criminels. Cette séance s'ouvre par une performance sur le "détecteur de mensonge", qui perpétue ce fantasme de transparence du début du XXe siècle.

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

 

Machines fluidiques
jeudi 20 février 2020 à 19h00
La "psychophotographie" de Cami, "la machine à extorquer la vérité" de H. A. Hering et l'"optogramme" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam sont de drôles de médias qui, tour à tour, arrachent à un criminel une confession involontaire ou lisent dans les yeux d'une victime le portrait de son assassin.

Performance : How To Build A Lie
Dans leur conférence-performance, Jamie Allen et Moritz Greiner-Petter auscultent "le détecteur de mensonge", dispositif utilisé par les services de police et les assurances prétendument capable de décrypter dans le stress vocal les sentiments enfouis.

Intervenant·e·s :
Jamie Allen : artiste, designer et enseignant, né au Canada, il s’intéresse à ce que les technologies nous apprennent sur ce que nous sommes en tant qu’humains, en tant que sociétés et cultures. Il aime faire des choses avec sa tête et ses mains, a été ingénieur en électronique, et chimiste des polymères.Il est chercheur au Critical Media Lab à Bâle.

Moritz Greiner-Petter : designer et chercheur travaillant dans la communication visuelle et le design des médias numériques, il mène une thèse au Institute of Experimental Design and Media Cultures (IXDM) à Bâle.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

 

Contacter la Gaîté
Accueil : +33 (0)1 53 01 52 00
contact@gaite-lyrique.net

3 bis rue Papin 75003 Paris

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Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines bricolées

Publié le 9 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines bricolées

La chercheuse Fleur Hopkins propose de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, et les machines imaginaires qui peuplent ses récits. Cette séance se penche sur les "machines parasites".

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

Machines parasites
jeudi 16 janvier 2020 à 19h00
Gustave Le Rouge dans Le prisonnier de la planète Mars et Jean de La Hire dans Lucifer, conçoivent des machines-parasites et autres "condensateurs psychiques", capables de ravir le fluide vital des hommes ou de décupler le rayonnement psychique d'un être malfaisant.

Performance : 16, place Vendôme
Dans leurs performances 16, place Vendôme, Mael Le Mée, Michel Bananes Jr et Isabelle Solas détournent les techniques d’électrostimulation médicale pour piloter nos mouvements et nous proposer des sensations nerveuses inédites.

Percevoir les influx nerveux d’un autre animal, un signal sonore musical, des tremblements de terre, ou encore des ondes spatiales captées par la sonde Voyager directement dans ses propres muscles : ce biomédia permet d’expérimenter des dépossessions comme des possessions, aussi ludiques que vertigineuses.

Intervenant·e·s:
Mael Le Mée : il élabore depuis 2003 des récits corporels entre science, fiction, art et technologie, au travers de performances transdisciplinaires. S’appuyant notamment sur les recherches qu’il mène en laboratoire autour de l’électrostimulation neuromusculaire comme "biomédia", en collaboration avec le musicien Michel Bananes Jr et la vidéaste Isabelle Solas, Mael Le Mée développe désormais un long-métrage et une série, avec des corps aventureux, des machines émouvantes et beaucoup de désirs.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

 

Contacter la Gaîté
Accueil : +33 (0)1 53 01 52 00
contact@gaite-lyrique.net

3 bis rue Papin 75003 Paris

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Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines néphologiques

Publié le 12 Décembre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines néphologiques

Le merveilleux-scientifique, genre littéraire méconnu du début du XXe siècle, regorge de machines imaginaires. La chercheuse Fleur Hopkins explore les "machines néphologiques" qui projettent sur les astres des images destinées aux extraterrestres.

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

 

Machines néphologiques
jeudi 19 décembre 2019 à 19h00
En pleine période d'essai de communication avec la planète Mars, Félicien Champsaur dans Dinah Samuel projette sur les astres un affichage céleste, tandis que Léon Groc, dans L'homme qui fait chanter les astres, capte la lumière lunaire pour en faire une mélodie.

Performance : 
Félicie d’Estienne d’Orves et Julie Rousse nous proposent à leur tour de tourner notre regard vers le ciel et de nous projeter dans l'espace intersidéral. Les deux artistes collaborent à l'écriture d'une partition visuelle et sonore, composant avec les distances et les spécificités d'une centaine d'objets célestes choisis : étoiles, planètes, trous noirs, pulsars, supernovas… Pour cette séance, elles proposent de lire le ciel au-dessus de nous.

Intervantes:
Félicie d'Estienne d'Orves : artiste plasticienne, mêlant sculpture, lumière et nouvelles technologies, elle explore le processus de la vision et le conditionnement du regard. Depuis 2008, elle interroge, à travers diverses installations convoquant l'astrophysique, la lumière, la matière, les limites de la perception humaine. Elle collabore régulièrement avec des musiciens issus de la scène expérimentale.

Julie Rousse : artiste sonore, improvisatrice, compositrice électroacoustique, elle est aussi phonographe passionnée explorant différentes formes de capture du son dans des contextes urbains, naturels ou industriels.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

 

Lieu:
Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris

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NANTES EN SCIENCES

Publié le 23 Novembre 2019 par Anaïs BERNARD dans Evenement, evenement, performance, conférence, Ateliers

NANTES EN SCIENCES

SAM. 30 NOV. 14H00
PERFORMANCE
NANTES EN SCIENCES
ATELIERS, CONFÉRENCES, PERFORMANCE D'HERMAN KOLGEN

 

Stereolux s’associe à l’événement “Nantes en sciences”, proposé à l'occasion de la 4ème conférence nantaise de la Culture Scientifique,Technique et Industrielle.
Histoire, biologie, numérique, géopolitique, sociologie, linguistique, démographie, climatologie... Les sciences sont partout ! Si leurs définitions et les méthodes qui les caractérisent sont immuables, l’organisation de la recherche mais aussi l’implication des scientifiques dans la société évoluent. Il faut pouvoir répondre aux grands défis qui s’imposent à nous. Transversalité et transparence sont devenues les piliers d’une culture scientifique à réinventer et à décloisonner. Et si, cette fois, c’est vous qui observiez la science ?

 

ATELIERS 14H30 > 18H30
MISSION EXOPLANÈTE
Par ExplorNova Studio

Découverte ludique des Exoplanètes. ExplorNova Studio vous propose une borne d'arcade, un jeu vidéo réalisé en partenariat avec des élèves de cycle 3. Il s'agira de découvrir ce qui rend une planète habitable à travers une série de question posées par des enfants. L'ensemble des graphismes a été réalisé par les élèves. Ici, la borne, remise à l'honneur grâce à l'engouement pour le retro-gaming, interroge le ludisme et l'apprentissage. Réalisé par ExplorNova Studio (2018) avec le concours de la classe de CM1-CM2 de l'école Jean Zay et leur enseignant.
http://explornova.eu/

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DE L'ÉNERGIE DANS LA CHIMIE (OU L'INVERSE ?)
​Par le laboratoire CEISAM de l’Université de Nantes

Toute notre économie est basée sur l’usage de l’énergie, en particulier celle provenant de la combustion des ressources fossiles. La pollution engendrée et l’épuisement des ressources poussent les chercheurs à trouver de nouvelles sources d’énergie, en particulier grâce au soleil. Nos expériences de chimie vous révèleront la vraie nature de l’énergie, et comment nous allons nous affranchir des carburants fossiles, vers une énergie propre et renouvelable.

Cet atelier terminera à 17h.

http://www.sciences.univ-nantes.fr/CEISAM/​

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JEUX SÉRIEUX ET SANTÉ, L'INSERM EN NUMÉRIQUE
Par l’INSERM

L'Inserm développe depuis peu des applications numériques sur les thématiques de santé de ses laboratoires. Vous pourrez découvrir trois de ses applications issues des recherches des laboratoires nantais et du Grand Ouest. Partez à la découverte du système digestif en réalité virtuelle avec Corpus 360 (développé avec le réseau Canopé), voyagez au cœur de vos neurones avec l'exposition numérique CEREBRAL (créée par l'Inserm Grand Ouest en partenariat avec LISAA Nantes) et sauvez le monde du futur en manipulant l'ADN avec le jeu GeneGame (créé par l'Inserm Grand Ouest)

https://www.inserm.fr/

 

CONFÉRENCES 15H > 18H30
QUELLES SONT LES RÉALITÉS SCIENTIFIQUES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE?
Le changement climatique, ses réalités observées, son futur, ses impacts déjà présents et à venir. Mais qu’en est-il vraiment ? Après une description du GIEC, de son fonctionnement, nous nous attarderons sur les informations scientifiques validées, du globe à Nantes, de la hausse continue de la température aux impacts induits sur notre quotidien, sur l’océan ou encore la vigne. Et si on regarde dans le rétro pour comprendre, nous présenterons les projections afin d'anticiper et agir. La dernière partie sera consacrée au nouveau rapport du GIEC spécifique à l'océan et à la cryosphère.

Par Lionel Salvayre, chargé de communication à Météo France Ouest
 

***

ISOTOPP - TERRITOIRE ATOMIQUE
Herman Kolgen reviendra pendant cette conférence sur son parcours, et abordera la genèse du projet ISOTOPP, le volet pédagogique de la performance avec l’Ésam (école supérieure d'arts & médias de Caen/Cherbourg), les modalités d’incubation / conception / production / diffusion de la performance, ainsi que sa collaboration avec le GANIL (Grand Accélérateur National d'Ions Lourds).

Par Herman Kolgen, artiste multidisciplinaire.
Herman Kolgen présentera sa performance ISOTOPP à 18h30 en salle Maxi.

***

TOUT FEU TOUT FLAMME
Finalement, que savons-nous du feu ? Est-ce une matière comme l’imaginaient les philosophes et les premiers chimistes, du 5ème siècle avant notre ère jusqu’au 18ème siècle ? « C’est une énergie », pourrait-on répondre mais qu’est-ce que l’énergie ?

Dissimulée dans un morceau de charbon ou dans un atome, elle est bien présente mais comment la libère-t-on ? Au cours de cette conférence nous allons évoquer l’histoire du feu et de l’énergie à travers celle de la science qui, à tâtons, a finalement complètement démystifié la nature intime du feu.

Par Yann Pellegrin, enseignant-chercheur au laboratoire CEISAM de l’Université de Nantes

 

PERFORMANCE - HERMAN KOLGEN - 19H
HERMAN KOLGEN (CA) - ISOTOPP
À partir de sa rencontre avec les chercheurs du GANIL (Grand accélérateur national d'ions lourds), Jean-Charles Thomas puis Thomas Roger, Herman Kolgen a conçu un dispositif ayant pour objet une interprétation de l’activité de recherche de la structure sous forme d’une performance et d’une installation visuelle et sonore.
Durant ces deux années de collaboration, plusieurs prototypes ont été réalisés à Montréal et en Europe avant sa première présentation publique en mai 2018 à Caen, en présence des scientifiques.
Pour étudier la structure atomique, le GANIL procède par collision de noyaux lancés à très grande vitesse. Le principe est de projeter à 100 000 km/sec un faisceau de ions lourds (éléments chimiques dont le poids est situé entre celui d’un atome de carbone et celui d’un atome d’uranium) contre les noyaux cibles. Les effets produits par ce bombardement sont enregistrés par des détecteurs, puis étudiés en détail par les chercheurs.
Herman Kolgen conceptualise un dispositif qui vise à traduire les recherches menées au GANIL, en transposant ces notions à partir de données concrètes pour créer des matières sonores et visuelles dynamiques.

Artiste multidisciplinaire reconnu depuis plus de trente ans pour ses créations en arts numériques, Herman Kolgen vit et travaille à Montréal. Véritable sculpteur audiocinétique, il tire son matériau premier de la relation intime entre le son et l’image. Kolgen travaille à créer des objets qui prennent la forme d’installations, d’oeuvres vidéos et filmiques, de performances et de sculptures sonores. En exploration constante, il travaille à la croisée de différents médias, élaborant ainsi un nouveau langage technique et une esthétique singulière.

Les oeuvres de Herman Kolgen ont été présentées dans les plus grands rendez-vous consacrés à l’art contemporain et numérique, de la Biennale de Venise à Ars Electronica en passant par le Centre Georges Pompidou, Elektra, Sonar ou le Tapei Digital Arts. Herman Kolgen est récipiendaire de plusieurs prix prestigieux dont Ars Electronica, Qwartz ou le “Best experimental film award” de l’Independant film festival de New-York et Los Angeles.

Isotopp, produit par Herman Kolgen et la station MIR (Normandie), est une collaboration de l’artiste canadien Herman Kolgen avec le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL), le Cargö avec le soutien de la fondation mécènes Caen Norrmandie, So Numérique, l’École supérieure des arts & médias de Caen/Cherbourg (ÉSAM) et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Chimères scientifiques - La vie rêvée des machines: Machines bricolées

Publié le 27 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques - La vie rêvée des machines: Machines bricolées

Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjugué au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique. Première exploration avec l'artiste Julien Maire.

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

 

Machines bricolées
jeudi 7 novembre 2019 à 19h00
Théorisé en 1909 par le romancier français Maurice Renard, le merveilleux-scientifique déploie un vaste imaginaire où les héros sont capables de lire les pensées, de traverser la matière ou de se faire aussi petits qu'un atome. Les récits merveilleux-scientifiques fourmillent de médias bricolés, inventés ou rafistolés. Souvent, ils sont le fruit de la rencontre entre plusieurs machines inattendues, héritées de la biologie, de l'occulture, des fantasmagories ou des spectacles de music-hall. Les Invisibles, qui projettent au microscope-géant électrique les microbes contenus dans une goutte d'eau, font fureur. 

 

Performance : Daisy Chain
La technologie surpasse aujourd’hui les rêves les plus fous des magiciens des XIXe et XXe siècles. Substituant l’agilité des doigts à l’ingéniosité mécanique, le virtuel et le sans-fil s’imposent désormais comme les moyens les plus sophistiqués d’atteindre des effets d’émerveillement.

Dans cette conférence-performance, intitulée Daisy Chain, consacrée à la nature et l'essence des pratiques spectaculaires, Julien Maire endosse avec humour le rôle d’un illusionniste électronique et développe une histoire parallèle des machines pour explorer les enjeux du désenchantement.

Intervenant·e·s
Julien Maire : il travaille depuis le milieu des années 90 au croisement de plusieurs disciplines comme la performance, l'installation média et le cinéma, produisant des œuvres-performances lives et hybrides.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

Lieu:
Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris

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Performance LAPSE - collectif Ascidiacea

Publié le 26 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans performance, Evenement, evenement

Performance LAPSE - collectif Ascidiacea

𝗔 𝗹'𝗼𝗰𝗰𝗮𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝘄𝗲𝗲𝗸-𝗲𝗻𝗱 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝗳 #𝟱 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹’𝗔𝗱𝗮𝗺𝗶, le samedi 2 novembre 2019, à 20h, 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲 LAPSE 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 𝗔𝘀𝗰𝗶𝗱𝗶𝗮𝗰𝗲𝗮 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲́𝗲 : 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗱’𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝘆𝘁𝗵𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗺𝗲́𝗹𝗼𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗮𝗿𝗿𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲. 𝗨𝗻 𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗮𝗰𝗹𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗶𝗺𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗺𝗺𝗲𝗿𝘀𝗶𝗳 !

Lapse désigne pour nous le saut, le glissement, l’écart ou encore l’interstice. C’est cet instant non-quantifiable durant lequel le réel semble soudain nous échapper. Un entre-deux, une rupture du flux qui fait vaciller les repères, une absence qui se mue en pure présence. Quand les systèmes deviennent défaillants, dans cet intervalle où tout se chevauche et s’effondre pour se reconstruire aussitôt, la sensation brute émerge à la lisière de la conscience.

Dans cette performance audiovisuelle, le collectif Ascidiacea met en pratique son savoir-faire et son expérience au contact du public pour proposer une expérience sensorielle immersive. Les esthétiques s’y chevauchent dans une dynamique évolutive, où la rythmique prend régulièrement le pas sur l’ambient, l’acoustique sur la synthèse, où les linéarités se croisent et s’entremêlent dans un développement rhizomique. Le matériau, qu’il soit sonore ou visuel, est progressivement déconstruit et reconstitué pour faire émerger de nouvelles formes, se jouant des mécanismes perceptifs et attentionnels du public.

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Vers une observation corporelle de l'inaudible

Publié le 17 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Vers une observation corporelle de l'inaudible

Vers une observation corporelle de l'inaudible
Inaudible Matters #2
Performance de Mario de Vega et conférence de Maya Gratier
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Jeudi 24 octobre 2019 à 19h00
Tarif plein : 6€
Tarif adhérent : 4€
Pass 3 rencontres à 12€

Espace
Auditorium
Durée : 2h.

Retransmis en streaming sur ∏ NODE


Que le réel puisse être parfois vide et silencieux à nos oreilles est d’abord l’expression de nos limites auditives. L’artiste Mario de Vega s’intéresse aux phénomènes normalement inécoutables et fait écho au travail de la chercheuse Maya Gratier sur les expériences auditives intra-utérines.

Performance de Mario de Vega
Mario de Vega s’intéresse aux limites de la perception auditive et aux expériences sensorielles extrêmes. Son œuvre - qui laisse une grande place à l'exploration de l'inconnu, de l'étrange, de l'invisible, de l'inaudible et de l'imprévisible - navigue entre bruits (alarmes, détonations, verres brisés, fréquences électromagnétiques amplifiées) et silences (mur d’enceintes en attente, basses fréquences inaudibles, hymne national mexicain réinterprété en langue des signes ou une grande cloche de bronze fabriquée à l’ancienne et détruite sans jamais qu’un son n’émerge, à découvrir dans le cadre de l'exposition partenaire du Goethe Institut Sound Unheard). Sa performance interroge l’indétermination et l’imperfection de nos sens pour questionner ce qui excède la perception et la cognition habituelles.

Mario de Vega : il vit et travaille entre Berlin et Mexico. Il porte ses recherches sur la matérialité du son, la physionomie de l'écoute, et le potentiel esthétique des arrangements instables. Son travail explore les potentiels de la fragilité, de la vulnérabilité des systèmes, matériels et humains. Sa pratique musicale inclut un large spectre de dispositifs électroniques fait-main, de systèmes électromécaniques et autres interfaces numériques.

Conférence de Maya Gratier
La manière dont nous pouvons sentir et écouter ce qui nous échappe à un niveau aussi bien temporel que spatial est également le sujet de la conférence de Maya Gratier. Sa conférence sur la sensibilité à l'aube de la vie met l’accent sur les expériences auditives intra-utérines et la façon dont celles-ci influencent les liens d’intimité et la perception du monde après la naissance. Au-delà du son, le nourrisson commence tôt à percevoir le monde grâce à ses sens. Cette manière particulière de percevoir l'amène à suivre et à anticiper les contours temporels des ressentis humains, activant une sensibilité qui dépasse les mots.

Maya Gratier : professeure de Psychologie du Développement, enseignante-chercheuse au laboratoire Ethologie, Cognition, Développement de l'Université Paris Nanterre, elle travaille sur le développement de la communication préverbale entre adultes et bébés, de la naissance à la fin de la première année. Elle est spécialiste notamment de la prosodie vocale et du rythme des échanges interpersonnels.

Cette rencontre fait partie du cycle Inaudible Matters, du 12 septembre au 12 décembre 2019 à la Gaîté Lyrique, programmé par Marie Lechner et Anne Zeitz. Elle est en lien avec l'exposition "Sound Unheard", du 12 septembre au 27 octobre 2019, au Goethe Institut.

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