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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Colloque: Le corps caché

Publié le 18 Octobre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Colloque: Le corps caché

Date/heure
22/10/2021
9 h 30 - 17 h 00

Emplacement
Petit Amphithéâtre ENSC

Les 3B, Bernard Andrieu, Bernard Claverie et Bernard Lafargue, Cécile Croce et Thomas Brunel vous convient au colloque Le corps Caché qui se déroulera vendredi 22 octobre 2021 à l’École Nationale Supérieure de Cognitique (dans une limite de 80 personnes).

Argument
Tout pourrait nous faire croire que le corps soit devenu entièrement transparent : scanner, recueil des données, pornographie, analystes biologiques, diagnostic à distance, cartographie 3D du cerveau, nanorobot, neurocyborg, prothèse…
Le retour de la pudeur, les dénonciations du harcèlement, du féminicide, de la pédophilie et du viol, le contrôle des réseaux (Snowden, 2020), la télésurveillance… il n’y aurait « nulle part où se cacher (GreenWald 2014) Mais l’accès au corps vivant, en raison de sa vitesse d’activité, est toujours en avance sur la connaissance par la perception que nous en avons. Le corps vécu est en retard sur son corps vivant, le cerveau est en avance sur sa conscience, l’écologie corporelle adapte notre présence au monde sans que nous nous en rendions compte.
Le corps vivant nous est caché par le vivant lui-même alors même que toutes nos techniques ne cessent de vouloir rattraper ce temps de retard, de nous mettre en présence dans une sorte d’immédiateté par l’expérience du vivant : vertige, douleur, orgasme, membre fantôme…

Thema
Pourtant nous étudierons justement ce qui reste caché :

  • Le corps tu, caché, invisibilisé…
    • Sous la peau : les gènes, les os et les muscles, les organes, les fluides et humeurs…
    • Vêtements, art de l’intime et sursignifiance du vécu.
    • Le manque et l’en-plus : amputation, membre fantôme, prothèse, bioartéfacts et exosquelettes, implants et nanorobots…
  • Le corps vécu.
    • Le cerveau et les réseaux : pensée et comportement, sensation et besoin, désir et plaisir, douleur et souffrance.
    • Le besoin et l’enfermement : motivation, drogue, hallucination, addiction et dépendance…
    • La pleine conscience : le yoga, la méditation, la prière…
  • Le corps fantasmé…
    • Le vertige et l’extase, la jouissance et le désir…
    • Le virtuel, l’avatar et le robot…
    • Le transcorps, les intersexe et transgenre, l’underground…
  • Le corps institutionnalisé :
    • Les institutions du corps, les inventaires de l’anthropologie physique à l’autopsie.
    • Le geste, la mesure, la convention…
    • Le corp désigné : littérature, vocabulaire, grammaire et traductions…
    • La prison et le bannissement des corps.
  • Le corps dans l’art :
    • La créativité et le modèle du manque…
    • Le représenté du caché et le transfiguré…
    • Tatouage et implants, l’artifice qu’on cache pour le montrer.


Programme

9h30 à 10h – Accueil et Introduction du colloque
10h – Bernard Lafargue (Université Bordeaux Montaigne)
     L’humour du « cache » de l’art
10h30 – Bernard Andrieu (Université de Paris)
     Ne plus cacher son corps : du Body Shaming au #Metooinceste
11h – Bernard Claverie (Institut Polytechnique de Bordeaux)
     Le cerveau, image du corps caché
11h30 – Cécile Croce (Université Bordeaux Montaigne)
     Configurations de l’intime
12h – Dr. Jean-Arthur Micoulaud-Franchi (psychiatre – unité d’étude du sommeil – CHU et Université de Bordeaux)
     Phénoménologie psychiatrique
12h30 à 14h – Pause déjeuner
14h – Benoit Le Blanc (Institut Polytechnique de Bordeaux)
     L’IA et la désincarnation
14h30 à 14h45 – Pause (réglages des visioconférences)
14h45 – Fabienne Martin Juchat (Université de Grenoble)
     L’aventure du corps masqué (en visioconférence)
15h15 – Alexandre Dubuis, LACCUS (Université de Lausanne)
     La peau vitrine de la brûlure grave (en visioconférence)
16h – Anaïs Bernard (CHUS à l’UCO Angers)
     Corps à corps technoscientifique, de l’inconscient corporel au corps virtuel (en visioconférence)
16h30 (en visioconférence et sous réserve) – Francis Merle (médecin à la Clinique du sport d’Aquitaine)
Le silence du corps du sportif
16h30 à 17h – Discussion et Conclusion

 

Inscription obligatoire au lien si dessous.
Le pass sanitaire sera demandé.
Le lien pour se connecter en visioconférence est également accessible via le lien ci-dessous.

 

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Ce que les datas cachent et ce qu’elles révèlent

Publié le 16 Octobre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Ce que les datas cachent et ce qu’elles révèlent

TABLE RONDE
23/10/2021
De 16h à 18h
Gratuit sur inscription


Collectif IAKERI
Camille Bardin, Isabelle Bruno, Sylvie Cromer


À l’occasion de la fin de l’exposition de Invisible Walls du collectif IAKERI qui met en lumière les inégalités hommes-femmes dans leur installation artistique, le Cube organise en présence des artistes membres du collectif et d’expert.es spécialistes des statistiques une table ronde afin d’aborder les enjeux politiques et artistiques liés à l’exploitation des datas.

Une conversation informelle est prévue entre les participant.es et sera suivie d’un temps de questions de la part du public aux personnalités présentes :

  • Camille Bardin, critique d’art, fondatrice du podcast PRÉSENT.E
  • Isabelle Bruno, maître de conférences à l’université Lille-II, chercheuse au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS), co-directrice de l’ouvrage “Stat-activisme, Comment lutter avec des nombres”
  • Sylvie Cromer, Sociologue, Université de Lille 2, Chercheure associée à L’INED, co-coordinatrice de l’enquête Virage, « Violences et rapports de genre» (2015).
  • Alice Guerlot-Kourouklis – collectif IAKERI
  • Jimena Royo-Letelier – collectif IAKERI
  • Emmanuel Didier
  • Axel Fried : Modération de la table-ronde.

N.B. Pass sanitaire est obligatoire dès 12 ans.

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Exposition : Invisible Walls

Publié le 30 Septembre 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Exposition : Invisible Walls

Invisible Walls
MURS INVISIBLES

Du 7 au 23 octobre 2021
Horaires d'ouverture du Cube


Collectif Iakeri
Invisible Walls ( MURS INVISIBLES ) est une installation sonore et visuelle qui se propose d’offrir une perception des inégalités femmes-hommes par l’immersion dans un espace où la matière et le son sont révélés, sculptés et distordus par des statistiques.

Lorsque l’on étudie les statistiques sur les inégalités de genre, les «gender data», en France comme dans le monde entier, c’est avant tout à des écarts que l’on a affaire, bien souvent de grands écarts, et qui sont toujours, presque sans exception, à la défaveur des femmes. C’est sous le prisme de ces écarts défavorables aux femmes, et à partir des données chiffrées de ces derniers, que le Collectif IAKERI a choisi d’aborder les inégalités entre hommes et femmes.

Public : Tout public, les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés par un adulte.

 

Merdredi 13 octobre à 19h – Rencontrez des artistes ! 

 

Le Cube
Centre de création et de formation au numérique

20 cours Saint-Vincent,
92130 Issy-les-Moulineaux

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#COLONIE.S

Publié le 22 Septembre 2021 par Anaïs BERNARD dans théâtre, Arts vivants

#COLONIE.S

#COLONIE.S
THÉÂTRE IMMERSIF ET RÉALITÉ VIRTUELLE

29 et 30 septembre 2021
à 18h ou à 20h


Laboratoire Dystopique
Il y a 20 ans, lors d’une exploration pionnière exoplanétaire, des voyageurs ont fondé une colonie au sein de laquelle ils ont mis en place les principes de transition et de protection planétaire : gouvernement horizontal, écologie bio-compatible, égalité femme-homme, technologies peer2peer… Devenu explorateur, vous retrouvez cette colonie spatiale déserte et abandonnée ; que s’est-il passé ? Muni d’une combinaison d’isolation et guidé par deux intelligences artificielles tout au long d’un parcours immersif, ce sera à vous d’enquêter pour comprendre l’histoire de ces disparus.

 

- Création à la Scène de recherche de l'ENS Paris-Saclay du 10 au 13 mars 2021 (reporté à l'automne).
- au WIP (Colombelles) du 12 au 15 mai 2021.
- au Cube (Issy-les-Moulineaux) en janvier 2022.

+ d'infos : leclairobscur@gmail.com

Conception - Mise en scène - Mise en son : 
Frédéric DESLIAS
Écriture et dramaturgie : Norbert MERJAGNAN
Design : Charles AYATS
Création du dispositif numérique :
 Yann RAYON
 (BROTHER.SYSTEM), Benjamin KUPERBERG
Interfaces électroniques : 
Jacques BOÜAULT
Performer/collaboration dramaturgique: Jana KLEIN
Costumes : Dorota KLESZCZ, assistée de Louise WATTS et Marion BRESSON.

Conseils scientifiques : Écosystème des laboratoires de l’E.N.S Paris-Saclay, 


Administration : Fanny DEFFARGES

Production : Le Clair Obscur / Laboratoire Dystopique 2019-2021 dans le cadre du cycle #VOID

Coproductions et partenaires : 

Scène de recherche de l’ENS Paris-Saclay, CNC/DICREAM, DRAC e-de-France, DRAC de Normandie, Conseil Général du Calvados, Ville de Caen, Région Normandie, Fonds [SCAN] - Auvergne Rhône-Alpes, AADN (Arts et Cultures Numériques), Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, Le Dôme, CASUS BELLI.

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TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

Publié le 2 Septembre 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

TEXTE & IMAGE 6 -Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S]

TEXTE & IMAGE 6 - Pour un nouveau contrat social de l’errance : entre Art[S], Territoire[S], Blockchain[S] et Crypto-monnaie[S] - Associé au MiP ArTeC “Patrimoine i-Matériel“ 

Matthieu Quiniou écrit : “La technologie blockchain permet l’horodatage, ou plus précisément un estampillage certifié de transactions, d’opérations et d’évènements dans un registre distribué. Dans ce système, une instance centrale d’administration ne peut être suspectée d’avoir altéré une information ou changé une date. Il est ainsi possible d’horodater une œuvre pour prouver une antériorité sans en divulguer le contenu. Dans la même logique, il est possible d’utiliser la blockchain pour prouver l’existence antérieure d’un savoir-faire secret ou d’un secret d’affaires, remplir la condition liée aux mesures de protection et gérer des droits d’accès. La blockchain et plus spécifiquement les smartcontracts, c’est-à-dire des scripts autonomes fonctionnant sur blockchain, peuvent également être efficaces pour la gestion transparente et automatisée des droits de propriété intellectuelle et la fluidification du marché de ces droits grâce à la tokenisation, c’est-à-dire la titrisation modulaire par blockchain“. (Entretien IPOCAMP Lexis Nexis, 2020) Il précise également dans son livre “Blockchain : L’avènement de la désintermédiation ?“ (-! 2019, publié en français aux Editions ISTE et en anglais aux Editions Wiley !-), p.74 “Blockchain et Internet des objets devraient par leur jonction produire des usages et permettre aux objets connectés d’interagir entre eux sans tiers (humains ou plateformes) et de manière sécurisée“.

Il serait donc peut-être judicieux Au Jour du i — au jour d’une information constituant l’essentiel de nos rapports sociaux, économiques et politiques — de ®-INTERPRÉTER nos relations au secret (-! bancaire, artistique, fictionnel !-) à l’aune de ces relations frictionnelles entretenues depuis toujours avec les transactions financières et l'argent. Et pourquoi, à cet effet, ne pas ®-LIRE les blancs entre les mots de livre de Stéphane Mallarmé “Un coup de dé jamais n’abolira le hasard“ (-! 1914 !-) à partir des études de Quentin Meillassoux et de son livre "Le Nombre et la Sirène“ où il nous livre un scoop décisif concernant la pensée de Mallarmé. “De quoi s'agit-il ? Quentin Meillassoux a découvert que le grand poème testamentaire de Mallarmé, "Jamais un coup de dés n'abolira le hasard", est en fait codé. Et que le code n'est autre que 707. Le philosophe démontre que ce nombre est présent dans ce poème si difficile sous la forme d'une charade : les deux comme si, étant à entendre comme la septième note de la gamme, encadrent le proche tourbillon que représente idéalement le ‘0‘. Le code est également présent dans le compte même des mots : le poème déployant 707 mots jusqu'au verbe sacre, est complété par une morale de sept mots : Toute pensée est un coup de dés“. (-! Philosophie Magazine N°53, Octobre 2011 !-)

À partir de ces questionnements, il y aurait donc nécessairement dans cette recherche d’un nouveau contrat social, l’i+D d’un proche tourbillon ®-CONSTRUIT à partir d’une errance de la forme et du code ; ce dispositif d’enchaînement de l’in/visible (-! c’est-à-dire posté au seuil du visible !-) engendrant stratégiquement dans / autour des Arts et de manière interdisciplinaire, une nouvelle fonction, une nouvelle résonance du texte avec l’image.

Ce colloque International est un prolongement naturel du colloque “L'Art et les Cartographies Sensibles“ prévu initialement en mai 2020 et annulé à cause de la pandémie. Toutes les personnes qui ont envoyé un texte retenu pour la publication en cours peuvent donc y participer : cette question du “secret“ ou du “codage“ étant bien entendu associé à l’i+D de cartographie.

 

Contact : Résumés & Abstracts
Marc Veyrat, marc.veyrat@univ-smb.fr

Comité scientifique :

Carole Brandon (Université Savoie Mont-Blanc)
Marc Veyrat (Université Savoie Mont-Blanc)
Richard Spiteri (University of Malta)
Ghislaine Chabert (Université Savoie Mont-Blanc)
Jacques Ibanez-Bueno (Université Savoie Mont-Blanc)
Khaldoun Zreik (Université Paris8)
Ghislaine Azémard (Chaire UNESCO / ITEN)
Patrizia Laudati (Université Les Hauts de France Valenciennes)
Pedro Andrade (Universidade do Minho Braga)
Nasreddine Bouhaï (Université Paris8)

Ce colloque est organisé par l'Université Savoie Mont-Blanc / le Laboratoire LLSETI, l'Université Paris 8 / le Laboratoire CiTu - Paragraphe et EUR Artec, l'University of Malta, avec le soutien de / en partenariat avec 89/92, Pixelpirate, la Société i Matériel, Nymphea’s Survey, le Département Communication Hypermédia - USMB / Transcultures - Pépinières Européennes de Création,


PROGRAMME & RÉSUMÉS :

02 septembre 2020

09h00
Marc Veyrat / Richard Spiteri / Khaldoun Zreik / Nasreddine Bouhaï : Présentation des enjeux du colloque TEXTE & IMAGE 6

09h30
Matthieu Quiniou (-! Distanciel !-) : Jeux + enjeux de la jonction art numérique + blockchain, avec la participation pré-enregistrée de Salar Shahna.

Matthieu Quiniou est MCF en SIC à l’Université Paris 8, Docteur en droit et Avocat au Barreau de Paris, il est membre du Laboratoire CiTu - Paragraphe et Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH). Il travaille sur les enjeux éthiques, juridiques, sociétaux et artistiques du numérique liés à la blockchain et à l’intelligence artificielle et participe au projet i-REAL.

Salar Shahna est directeur du World XR Forum à Crans-Montana (CH) qu'il a fondé en 2016 (World VR Forum puis World XR Forum en 2019). Réalisateur de films VR, de films documentaires et de fictions, il dirige également la société de production Dirty Bacon. https://youtu.be/f8V5rFcvECA

La blockchain permet de restructurer le marché de l’art dans l’économie numérique et ouvre de nouvelles opportunités pour les artistes numériques et les artistes de l’éphémère. La blockchain, tout particulièrement les jetons non-fongibles permettent de créer des marqueurs de rareté pour des œuvres ne bénéficiant pas d’un support matériel et ainsi de les rendre collectionnables et plus facilement échangeables sur le marché de l’art.
Au-delà des enjeux pour le marché de l’art numérique, la blockchain est devenue un terrain de jeu et de nouvelles expériences créatives pour les artistes travaillant sur la relation entre les mondes physique et virtuel, sur le rapport de l’œuvre à sa rareté ou sa monétisation, sur les œuvres programmables ou encore sur le rapport entretenu entre le spectateur à la symbolique de l’œuvre.
L’intervention sera l’occasion d’expliquer les fonctionnalités de la blockchain comme outil pour l’artiste dans la protection de sa création et sa monétisation et de présenter plusieurs œuvres exploitant le potentiel de cette technologie de manière originale.

10h15

Marc Veyrat I Matthieu Quiniou I Khaldoun Zreik : Blockchain: What Else? Highlighting blockchain technology with art, the example of the [AMZ]U-P project / Blockchain : What Else ?+) La technologie blockchain au service de l'Art, l'exemple du projet [AMZ]U-P

Khaldoun Zreik est Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris 8 / Directeur du Département Hypermédia (UFR MITSIC), Université Paris 8 / Responsable scientifique du Groupe de recherche CITU- Paragraphe (Cybermedia, Interactions, Transdisciplinarité & Ubiquitous), Laboratoire Paragraphe, University of Paris 8 / Co-directeur du Master NET (Numérique : Enjeux et Technologies):, University Paris 8 / Président du comité directeur du GIS H2H.Lab / Président de la commission pédagogique de l’UFR MITSIC / Co-rédacteur en chef de la revue RIHM (Revue des Interactions Humaine Médiatisées), Ed. Europia., Paris / Co-rédacteur en chef de la revue IJDST (International Journal of Design Sciences and Technology), Ed. Europia, Paris...

Marc Veyrat est Artiste / Maître de Conférence en Sciences de l'Art et Directeur du Département Communication Hypermédia à l'Université Savoie Mont-Blanc / Chercheur Associé à la Chaire UNESCO - ITEN (Université Paris 8 / FMSH) et membre de CiTu - Paragraphe (Université Paris 😎 avec lequel il développe actuellement le projet i-REAL (89/92 R&D / Pixelpirate / Transcultures...)

L’acte d’appropriation est avant tout une information socio-juridique. C’est à la fois une reconnaissance sociale et une protection juridique. Alors que pouvoir posséder est une information économico-juridique. Complétude, véracité, vérifiabilité et discrétion sont des conditions nécessaires pour valider un acte d’appropriation. Contrairement aux idées reçues, la multiplicité des intermédiaires gérant une telle information augmente à la fois sa vulnérabilité juridico-économique (authenticité) et la complexité de sa gestion et conservation. Ces vulnérabilités souvent implicites ou non dites, affectent sérieusement les transactions, surtout sur l’espace numérique, et les acquisitions de biens immatériels tels que les œuvres d’art numérique dont le modèle économique penne depuis leur existence officielle (début des années 60, réf Bernard Caillaud). La difficulté majeure réside dans la définition de l’acte d’appropriation d’une œuvre numérique, de son authenticité et de son unicité. Cette complexité est due au nombre élevé d’intermédiaires hétérogènes...

11h00

Joshua Ellul : Non-Fungible Tokenization of Everything Art.

Joshua is Chairperson of the Malta Digital Innovation Authority and Director of the Centre for DLT at the University of Malta which runs a multidisciplinary Masters in Blockchain and DLT.

Summary: Decentralisation of monetary systems started with Bitcoin. Decentralisation of computational logic followed with Ethereum. Thereafter, many have proposed decentralisation of many aspects of both our digital as well as physical worlds. Whilst, aspects in the digital world are more easily decentralisable through different techniques, blockchain guarantees do not spill into the real-world. Work has begun to connect the two worlds together through Non-Fungible Tokens (NFTs), and in this talk we will explore potential and challenges NFTs bring to Art.

11h45 : Pause déjeuner

13h15

Richard Spiteri : Philippe Sollers / Origines et répercussions du secret.

Richard Spiteri est Professeur dans le Département de Littérature Française de l'Université de Malte. Co-Fondateur du cycle de colloques TEXTE & IMAGE, il participe activement depuis 2011 à son rayonnement international.

Philippe Sollers raconte, selon son point de vue, l’envers de l’histoire néo-contemporaine. Sous le couvert d’échanges internationaux se déchaîne la criminalité : trafic de drogues, trafic humain, etc. Parfois la criminalité, propulsée par des desseins politiques sinistres, fait irruption dans l’actualité, de manière spectaculaire, comme ce fut le cas de la tentative d’assassinat contre le pape Jean-Paul II.
L’auteur expose le nihilisme de l’Occident. L’origine de la vie s’enveloppe dans un mystère tandis que, dans des cliniques aujourd’hui, les médecins, au moyen de leurs expériences, profanent le secret de la création. Malgré l’omniprésence des magnats de la finance et des chefs d’État, l’auteur est persuadé que le vrai enjeu de notre existence est spirituel. Dès l’aube de la civilisation, une guerre secrète a lieu qui réduit l’ennemi à l’impuissance.

14h00

Jacques Ibanez-Bueno : Characteristics of the interactions between the user equipped with a helmet and the interactive contents proposed.

Jacques Ibanez Bueno is full professor in Communication and Hypermedia Department – LLSETI Research Group - Université Savoie Mont-Blanc. He was visiting scholar in University of North Texas, associate professor in Burgundy University and assistant professor in Switzerland - Faculty of Education and Psychology, Geneva University. He works on visual and hypermedia methods, applied semiotic in interactive communication and bodily implications in processes of communication.

À partir d’œuvres artistiques en réalité virtuelle, il s’agit de questionner ici les caractéristiques des interactions entre l’usager muni d’un casque et les contenus interactifs proposés. Les cas réels choisis et observés sont des situations où les artistes et designers numériques se sont inspirés de la peinture figurative. Cette source d’inspiration permet d’élaborer d’autant plus facilement une relecture de concepts phénoménologiques, eux-mêmes appliqués initialement à la peinture (Merleau-Ponty : 1964).

14h45

Hammou Fadili : Vers une approche d’intégration de l’IA, du Deep Learning et de la Blockchain dans le jeu i-REAL.

Hammou Fadili est intégré au Pôle Recherche de la FMSH, Fondation Maison Sciences de l'Homme, Paris / Equipe CiTu - Paragraphe de Paris 8

Dans cette communication puis dans l'article final, nous proposerons une description de l’état de réflexion et d’avancement d’un projet de mise à jour et d’actualisation du jeu i-REAL. Le but est de mettre en place une nouvelle version des règles du jeu intégrant l’IA, le Deep Learning et la Blockchain. Grâce à ces technologies, des modèles d’analyse et d’interprétation des données multimodales relatives aux cartes taguées seront mis en place pour reconnaitre et découvrir les clés du coffre dispersées dans les images et les textes associés permettant d’ouvrir des portefeuilles en crypto-monnaie, d’une part, et d’autre part, pour générer des éléments cohérents des mondes en VR en fonction des profils utilisateurs (joueurs).

15h30

Anaïs Bernard : Errance et résilience, l'invisibilité rendue visible.

Anaïs Bernard est Maître de Conférence en Sciences de l'Art à l'Université Catholique d'Angers (UCO)

La trace émerge dans l'espace, mais également dans le temps, débutant une histoire. Elle est le témoin d'un moment écoulé, qui n'est plus. La trace apparaît comme la base indispensable à la construction de l'histoire, de toute histoire. A travers des œuvres contemporaines, nous errerons sur les traces de l'invisible rendue visible, comme acte de résilience.

16h15

Présentation et expérimentation des œuvres VR :
i-REAL Monde 4 “ALICE“ / Marc Veyrat https://youtu.be/Sisqkz7BKm8
AN DOMHAN / Gaëtan Le Coarer https://youtu.be/P8lpFxmRKk4
Nymphea’s Survey / Carole Brandon https://youtu.be/pRQabG2ZvVQ
RADICANT / Jordan Fraser Emery https://youtu.be/LRdvqMAN8bg

03 septembre 2020

09h00

Philippe Franck : Alter audio nomadisme et in situationisme créatifs

Philippe Franck (Be/Fr)
Historien de l’art, concepteur et critique culturel, producteur, créateur sonore et intermédiatique, Philippe Franck est directeur/fondateur de Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores (Mons, Belgique), du festival international des arts sonores City Sonic (depuis 2003) et des Transnumériques, biennale des cultures numériques (depuis 2005). Il a été commissaire artistique de nombreuses autres manifestations d’arts contemporains, audio, hybrides et numériques en Europe et à l’international. Depuis 2018, il est également directeur des Pépinières européennes de Création.
Par ailleurs, il enseigne également les arts numériques et l’analyse des médias et multimédias à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc (Bruxelles) et la création sonore à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Mons Arts2.

A partir de l’expérience pionnière de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores et du festival international des arts sonores City Sonic qu’il a créé en Belgique ainsi que du réseau d’arts contemporains des Pépinières européennes de Création qu’il dirige, Philippe Franck analyse certaines pratiques créatives nomades contextuelles (notamment à partir de la notion de parcours) récentes avec le son et le numérique en trait d’union dynamique entre des (non)lieux, (dé-re)territorialisations, (micro)communautés et (in)disciplines. Il trace les traits principaux d’une forme d’in situationisme transculturel, un art de la dérive connectée, engagé dans son intime singularité et un certain (ré)enchantement poétique des relations topos/logos/tekhnè, à l’inverse des modèles hyper spectaculaires dominants.

09h40

Nadia Kaaouas & Sabrina Mazigh : “Le tatouage 'ethno-culture' à l’ère numérique : valorisation ou banalisation des signes identitaires berbères.

Nadia Kaaouas est Professeur Associé à l'Université Hassan II de Casablanca où elle organise fin 2011 le colloque HyperHéritage 7 en partenariat avec l'Université Paris 8.
Sabrina Mazigh est doctorante à l'Université Hassan II de Casablanca et à l'Université Paris 8 dans le Laboratoire CiTu - Paragraphe.

Nous proposons de définir la notion d’ethno-culture en tant que projection symbolique et sémiologique des caractéristiques du /des tatouages notamment de ses conceptions patrimoniales culturelles. Le tatouage s’inscrit dans le cadre de pratiques socioculturelles et rituelles ancestrales. De manière plus générale, les ornements et les motifs des parties corporelles, des objets « ethniques » sont des images métaphoriques de l’univers tel qu’il a été imaginé par les ancêtres. La forme, le système de proportions et le choix des matériaux sont ainsi constitutifs d’images ethnoculturelles créées en lien avec une pensée mythologique. Les tatouages ethniques sont alors vus comme porteurs des propriétés suivantes : figurer un message marqué par la subjectivité de l’artisan, devenir une projection symbolique de la cosmogonie et donner des pouvoirs spéciaux et des connaissances au porteur du symbole dessiné ou tatoué. Ces formes, ces dessins, ces tatouages sont revalorisés dans le cadre de leur mise en relation avec les humanités numériques. Ces images et symboles « ethniques » étroitement liés aux représentations traditionnelles, culturelles sont utilisés autrement à travers une médiation numérique (réseaux sociaux) alliant image et texte pour une mise en valeur de la culture patrimoniale berbère.
Si le tatouage est une forme de lien au sein d’une société, il doit traduire le sens de ce lien, au confluent de la culture e et du social, de la culture et de l’art. Doit-on en conclure que chaque génération est reliée par le même mode de vie ? de symboles ? Les profondes mutations liées aux humanités numériques ont également impacté l’activité des tatoueurs « praticiens » et des tatoués). Ces derniers peuvent en effet s’appuyer sur des procédés où le numérique occupe une place importante, par exemple lorsqu’est réalisée une impression par laser, dimensions 3D, etc. Le numérique est utilisé dans le design et la production de nouvelles formes et images dont la dimension ethnique est liée à l’identité berbère.
Mots-clés : tatouage, approche ethnoculturelle, réseaux sociaux, image et symbole ; humanités numérique.

10h25

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G1 Alyse Yilmaz I Manon Micaletti I Thomas Pactole I Stanislav Kurakin AFFLUX : Perceptions patrimoniales, Une expérience hybride.

La ville de La Valette se démarque par une richesse patrimoniale, objet d’influences liées notamment aux dynamiques humaines. Notre recherche propose une lecture de ces dynamiques matérialisées par des flux humains, des usages, des affects. Plus précisément, nous interrogeons la manière dont les appropriations de la ville par les touristes et les locaux participent à transformer la perception du patrimoine de La Valette. D’une part, nous émettons l’hypothèse que le croisement des trajectoires des touristes et des locaux constitue un élément favorisant l'hybridation des usages dans certains lieux. D’autre part, nous suggérons l’hypothèse que les intentions individuelles et les expériences émotionnelles conditionnent des usages.
Afin de confronter nos hypothèses au territoire de La Valette, nous avons mis en place une méthodologie mixte, quantitative et qualitative, illustrant les flux de touristes et de locaux à travers la ville, les trajectoires individuelles, ainsi que les usages et affects reliés au patrimoine visité et aux lieux fréquentés. Nous proposons d’illustrer ces flux par une cartographie sonore dynamique des affects à travers la ville.

11h10

MiP ArTeC Patrimoine i-Matériel G2 Sabrina Mazigh I Shumin Liang I Gaëtan Le Coarer INTERFERENCES : Analyse critique de l’expérience de visite au sein d’un espace patrimonial : le cas de la Co-cathédral Saint John Baptiste à Malte.

Se situant au cœur de la Valette, la Co-cathédrale St John Baptiste se structure au travers d’une stratification culturelle fondant l’identité de Malte. Par l’influence des civilisations du pourtour méditerranéen, l’architecture, l’esthétique, les stratégies médiatiques forment un ensemble hybride et homogène du lieu et du local.

A partir d’un dispositif immersif en VR, nous focalisons notre intérêt sur l’expérience de visite de ce lieu emblématique qu’est la Co-cathédrale. En partant d’un état des lieux de ce local, nous avons pu faire une observation multiple permettant de voir les différentes facettes de cet espace. En commençant par l’exploitation des supports médiatiques, nous avons constaté qu’il existe une pluralité de ces derniers (audioguide, écrans, dépliant, projection de film etc.). Ils sont dispersés dans toute la Co-cathédral sous une forme transmédiatique et linéaire cherchant à faciliter la visite. Ces dispositifs, contraignant toute la déambulation du milieu, perturbent la découverte de la Co-cathédral dans la mesure où le visiteur se trouve attaché voire menotté par son appareil personnel, l’audioguide et les autres supports qui l’entourent, ce qui trouble / détache son intégration et son adaptation dans l’espace.
Dans ce sens, l’interférence de ces divers supports médiatiques laisse le corps de l’utilisateur distancié par rapport à son expérience de sa visite même. Appréhender cette interférence, non plus comme un élément par défaut produit par la simple multiplicité de dispositif nous amène à penser une cartographie sensible. Cette dernière permet de redessiner l’expérience de visite, en jouant sur un modèle multiculturel maltais et sur l’espace interféré.
Notre dispositif vise à pénétrer la chair de l’interférence afin d’investir, grâce à une stratégie innovante, un nouvel espace immersif portant le patrimoine culturel i/matériel (au seuil du matériel et de l’immatériel).
 

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Ars Electronica Festival 2021

Publié le 25 Août 2021 par Anaïs BERNARD dans Festival, festivals

Ars Electronica Festival 2021

ARS ELECTRONICA
FESTIVAL POUR L'ART, LA TECHNOLOGIE, LA SOCIÉTÉ
8 au 12 septembre 2021

Arrivés dans la troisième décennie du 21e siècle, c'est-à-dire à un moment où on nous a promis des voitures autonomes, des taxis volants, la prospérité mondiale et bien plus encore, lorsque nous les avons souhaités ou que nous avons eu peur de tout qu'à un moment où le discours sur la transformation numérique est plus fort mais aussi plus confus que jamais, il est temps de repenser les fondements du monde numérique - ou ce que nous croyons être le monde numérique.

Ce qui a commencé comme une «technologie d’outil» est devenu une «technologie culturelle» centrale et transformatrice; ce qui a été développé comme environnement de travail est devenu un habitat social qui abrite plus de 4 milliards de personnes; et ce qui a commencé comme un échange amusant et inoffensif de banalités quotidiennes et de photos de chats est maintenant un champ de bataille politique ...

Mais comment nous y faisons face, comment nous nous préparons à son impact ultérieur, comment nous pensons à son cadre social, économique et politique n'a pas changé, et les changements que nous constatons sont encore trop hésitants et trop lents. Que cela nous plaise ou non, la transformation numérique n'est pas seulement une phrase rhétorique attrayante; il s'agit de définir la réalité. Le fait que les déficits susmentionnés soient évidents et nous causent un inconfort considérable est l'une des expériences déterminantes des verrouillages pandémiques actuels.

Un nouveau pacte numérique - sommes-nous prêts et capables d'agir?
De nouveaux accords sont réclamés partout ces jours-ci, ce qui témoigne d'une prise de conscience croissante de l'inévitabilité du changement. Mais c'est probablement aussi le signe de notre aspiration à des solutions faciles, de l'espoir finalement naïf que quelques négociations et accords suffiront à remettre les choses en équilibre.

Alors à quoi pourrait ressembler un nouvel accord et qu'entend-on par «accord» dans ce contexte? Rien ne sortira du nouvel accord numérique si nous ne le voyons que comme un exercice rapide de marchandage de chevaux, si nous ne voulons négocier que quelques avantages pour nous-mêmes. Ce n'est pas non plus un accord que n'importe qui peut négocier pour nous, car un aspect crucial du «New Digital Deal» est la question de savoir «comment allons-nous y faire face?» - en d'autres termes, la question des options d'action et de la capacité d'agir.

Comment pouvons-nous «réparer» le monde numérique, maîtriser nos problèmes et en même temps empêcher les avancées de plus en plus évidentes de puissantes forces politiques? Quelles compétences et expertise cela nécessiterait-il? Où et comment pourrions-nous acquérir ces compétences et où et comment former les experts nécessaires? Quels rôles jouerons-nous dans le processus?

Deal vient de diviser * et A New Deal signifie redistribuer les cartes!
Quarante-deux ans après sa fondation, au cours de la deuxième année de la pandémie de Covid, alors que la numérisation de notre monde s'est intensifiée avec les espoirs et les peurs que nous y attachons, Ars Electronica se tourne également vers ses propres racines.

Suivant le modèle à succès de l'année dernière, le Festival pour l'art, la technologie et la société deviendra un point d'ancrage mondial. Une plate-forme pour des personnes engagées qui voient l'avenir, non pas comme un aperçu de la boule de cristal des entreprises technologiques, mais comme la responsabilité de notre temps et qui ont commencé à accepter cette responsabilité, en tant qu'activation sociale et autonomisation, comme source d'analyse, de correction et pensée et action alternatives.

Et donc, une fois de plus, Ars Electronica dans les jardins de Kepler sera un festival en réseau mondial soutenu conjointement par plus d'une centaine de partenaires.

Parce qu'il ne suffit pas de regarder par-dessus les clôtures du jardin - nous réseautons, ouvrons et partageons nos jardins en tant que lieux d'idées, d'inspirations, d'impulsions stimulantes et de modèles.

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Conscious Existence

Publié le 15 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans Exposition, réalité virtuelle

Conscious Existence

Conscious Existence
RÉALITÉ VIRTUELLE
Marc Zimmermann


Souvent, notre routine quotidienne nous fait oublier le don qui nous a été fait : avoir conscience du monde et de sa beauté. Cette expérience immersive est un rappel à l’ordre : celui de retrouver notre capacité de voir le monde à travers les yeux émerveillés d’un enfant. Alors arrêtez-vous un instant, prenez le temps de contempler et de ressentir cette expérience déjà nominée et primée par 9 jurys internationaux (BIFFF – 2019, Courant 3D – 2019, Stereopsia – 2018).

 

15 mai - 30 septembre 2021

Le Cube
Centre de création et de formation au numérique

20 cours Saint-Vincent,
92130 Issy-les-Moulineaux

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Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Publié le 13 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans conférence

Journée d'étude: Cultures numériques au-delà des frontières disciplinaires

Jeudi 20 mai 2021
à l’UCO Nantes
Amphi NC201
31, rue des Naudières 44400 Rezé

Règles sanitaires et mot des organisateur·ice·s
Nous avons fait le choix d’organiser la journée en présentiel sur le campus. L’accueil sur le campus est conditionné au bon respect des règles suivantes (sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire et des consignes gouvernementales) :

  • Port du masque obligatoire sur le campus, couvrant le nez, la bouche et le menton, sauf pour de courts moments pour se restaurer ;
  • Obligation de laisser un siège libre entre chaque personne dans l’amphithéâtre ;
  • Aération et distanciation lors de la prise de repas (nous privilégierons les repas en extérieur) ;
  • Se laver les mains régulièrement au robinet ou au gel hydroalcoolique.


Nous tenons fortement à permettre à toutes et tous d’être accueilli·e·s dans de bonnes conditions sans crainte pour sa santé ou celle de ses proches. Nous comptons sur votre participation pour permettre la réussite de cette journée en présentiel, qui est la première journée d’étude en présentiel organisée sur le campus de l’UCO Nantes depuis le début de la crise en mars 2020.
Ces règles n’empêcheront pas de profiter ni de la qualité des interventions, ni de la convivialité d’un retour tant attendu aux journées d’étude et conférences « In Real Life » !

Programme:
9h Accueil des participant·e·s dans le hall de l’UCO Nantes
9h30 Ouverture de la journée par Clément Cousin (directeur adjoint à la recherche de l’UCO Nantes)
9h45 Introduction par les organisateur·ice·s (Mélanie Lallet et Julien Rossi)

10h Panel 1 : Les cultures numériques dans l’enseignement et la recherche, animé par Éric Mutabazi (UCO, LIRFE)

  • Tiphaine Carton (Paris 8, CEMTI), Travail documentaire et cultures numériques des enseignants.
  • Amandine Kervella, Céline Matuszak et Florène Champeau (Université de Lille, GERiiCO), Le collège, un espace de développement d’une « culture numérique négociée » pour les enseignants et les élèves ?
  • Manar Alomran (Université de technologie de Troyes, Tech-CICCO/LIST3N), Culture de participation et formes de créativité dans les groupes Facebook à finalité pédagogique. Conclusion à partir d’un corpus d’étude francophone.

11h30 Pause

11h45 Panel 2 : Culture politique et numérique, animé par Camila Pérez Lagos (UCO, CHUS-CIM)

  • Clément Le Ludec et Maxime Cornet (Télécom Paris, Institut Polytechnique de Paris), Le travail des données au sein de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Des plateformes numériques de travail à l’externalisation traditionnelle : vers la fin du taylorisme numérique ?
  • Ghizlane Benjamaa (Paris 8, CEMTI), Imams et prêcheurs : les nouveaux as du marketing d’influence.
  • Aylin Altunbulak (EHESS, CETOBaC), Repenser l’espace public des festivals de films queer au temps de la pandémie. Autour des questions de la liberté d’expression, de l’espace public virtuel et de la visibilité politique.

​​​​​​​13h15 Déjeuner


14h30 Panel 3 : Les outils numériques et le travail créatif, animé par Julie Pasquer-Jeanne (UCO, PREFICS-UBS)

  • Théodore Dehgan (Université Paris Nanterre, CSLF), Le RP yaoi français, une exploration identitaire queer à travers le jeu textuel.
  • Sophie Bonadè (Université Paris Saclay, SLAM) et Kaja Skowrońska (Université de Tours, IRJI), “Intrepid explorers of romantic cartography”, une étude de contenu des fanfictions issues de l’univers de la série Miraculous : Les Aventures de Ladybug et Chat Noir.
  • Marcela Patrascu, Jean-Baptiste Le Corf et Anne-France Kogan (Rennes 2, PREFICS), Les outils des web-créatifs freelance.

16h Pause

16h15 Table ronde : Création numérique, l’expérience des publics, animée par Sandra Mellot (UCO, CHUS)

  • Anaïs Bernard, Maitresse de conférences en Arts plastiques (UCO, CHUS)
  • Pierre Bosquet (à confirmer), Responsable de la médiation numérique au Chronographe
  • Clément Gault, Designer et enseignant à l’Ecole de Design de Nantes Atlantique
  • Esteban Giner, Doctorant en Game Studies (CREM) et trésorier de l’OMNSH
  • Mélanie Legrand, Responsable de l’action culturelle à Stereolux
  • Tom Niderprim, Enseignant en Culture numérique (UCO), créateur de la chaîne YouTube « La Boîte Noire »

17h15 Conclusion de la journée et pot convivial

 

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Appel à contributions - Les Esthétiques du Désordre

Publié le 7 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans Appel à communications, appel a communications

Appel à contributions - Les Esthétiques du Désordre

L’utopie est ordinairement définie comme un genre fictionnel et politique apparu à la suite de l’œuvre éponyme de Thomas More en 1516, Utopia. Ce modèle classique de l’utopie, celui de la fiction méditative, semble, aujourd’hui encore, nourrir les imaginaires – bien que d’autres modèles eussent pu, dans l’histoire, le remplacer.

Quelques constats donnent forme aux interrogations qui nous poussent à proposer une réflexion collective sur la redéfinition de l’utopie. De l’utopie, d’un point de vue créatif ancré dans les réalités sociales et politiques des années 2010-2020, nous connaissons des tentatives de résistance, des débordements, des enthousiasmes contestataires, parfois discordants, en tout cas foisonnants – qui, bien qu’ils n’aient pas grand chose à voir avec la calme harmonie des utopies traditionnelles, se présentent bien comme des élans utopiques. Un autre écart nous frappe : si l’utopie imagine des possibles qui sont collectifs, elle est souvent retenue dans l’histoire comme l’œuvre d’un esprit singulier, qui a pris charge de la mettre en mots ou en images. Ce phénomène peut être interrogé : un certain nombre des impulsions utopiques que l’on repère dans l’histoire – celles des peuples révolutionnaires, celles des femmes en mouvement, ou celles des anonymes qui décident de hacker le système, sont des formes d’utopies fondamentalement collectives et souvent anonymes. C’est aussi ce qui rend leur inscription dans l’histoire des arts parfois malaisée : on ne dispose pas toujours de noms à recenser, ni même parfois des œuvres elles-mêmes. Cet écart ne peut être indifférent quant à la manière dont on définit l’utopie : l’œuvre d’un mouvement est foncièrement plus éclatée que l’œuvre d’un·e artiste isolé·e – est-ce qu’il faut pourtant renoncer à penser ensemble utopie et collectif ?

Nous voulons donc interroger ensemble les notions de désordre, d’anarchie, de révolution, d’éclatement, d’instabilité – et d’utopie. Dans le souci de tracer la généalogie d’une autre pensée de l’utopie, nous mettrons au jour des dynamiques de projections alternatives : les pensées révolutionnaires qui, après la rupture et l’éclatement, ne visent pas le retour à l’ordre ; les lieux depuis lesquels on pense l’épanouissement du pluriel, de l’instable, du complexe ; les présents et les futurs – même alvéolaires – qui laissent la place à une esthétique du désordre. Il s’agit alors de s’intéresser à l’utopie de manière à renouveler les approches théoriques faites dans les domaines de la création – en arts plastiques, littérature, cinéma, performance, etc – sur la période contemporaine, allant de la Révolution française jusqu’à aujourd’hui. 

 

1. Aux racines de l’instabilité
Nous prendrons notre point de départ dans l’histoire du XIXe siècle qui a remis en cause la dimension simplement méditative des utopies traditionnelles (Jameson) et a donné lieu à des tentatives concrètes d’organisations sociales idéales, depuis demeurées centrales dans l’imaginaire utopique collectif. Néanmoins, durant le long XIXe siècle, l’utopie côtoie sans cesse la révolution au sein de relations complexes.

À l’aube du XIXe siècle, la Révolution française est un premier exemple éclairant dans l’histoire de la subversion de l’utopie classique. Si la révolution consomme une rupture totale, la décennie suivante peine à rétablir l’ordre et, ainsi, concrétiser le projet traditionnel de l’utopie. Par opposition, l’incertitude et l’énergie des moments révolutionnaires du XIXe siècle français laissent place à une dynamique stabilisatrice immédiate. Que ce soit en 1830 ou en 1848, il est essentiel de creuser un fossé, un écart visible, entre le moment de trouble révolutionnaire et le monde d’après défini par la concorde populaire et l’ordre social. La Terreur de 1793 sert de repoussoir, s’érige en modèle d’échec pour l’utopie révolutionnaire. Dans une volonté de mettre à distance la violence de la dystopie, aucune place ne semble être laissée à l’ambiguïté, à l’inconstance et au désordre. Pourtant la dynamique révolutionnaire irrigue sans discontinuité le XIXe siècle européen. Qu’en est-il des revendications non-advenues et des luttes inachevées, des utopies sociales tel le saint-simonisme, des projets de la Commune ? Existe-t-il, à la suite de la Révolution française, en France comme à l’international, une réhabilitation de l’esthétique « terroriste » en tant que modalité d’existence de l’utopie.

A la marge des luttes politiques et armées, au XIXe siècle, les utopies se déploient sur les terrains du social et de l’intime. Par exemple, la fin du siècle accueille de vastes débats sur les utopies du couple : du bovarysme de Flaubert aux peintures désillusionnées des nabis, on critique l’institution maritale et on appelle à la pluralité des unions, à un éclatement des possibles. C’est aussi la latitude des expressions de genre qui est questionnée au sein des cultures visuelles et littéraires (développement des discours médicaux, fantasme d’un troisième sexe, etc.), et qui ouvre la voie à une utopie des identités plurielles et désordonnées.

 

2. Les esthétiques anarchistes
La pensée marxiste prend ses racines dans l’histoire révolutionnaire du XIXe siècle – quoique elle se concentre sur les nouvelles configurations sociales et politiques amenées par la révolution industrielle. La révolution socialiste selon Marx ne peut se dispenser de construire une utopie : elle est la condition de possibilité même de la révolution – l’utopie irrigue et structure fondamentalement l’imaginaire socialiste. 

Depuis la théorie marxiste et les critiques de les idéologies utopiques totalitaristes du XXe siècle, une scission s’est opérée dans la conception de l’utopie : on en place certaines du côté de la pure fiction, on en pense d’autres comme des programmes à faire advenir dans le réel. Depuis l’agit-prop, le Larzac, le Tarnac et la construction de ZAD, l’utopie est aussi le lieu d’une élaboration pratique, contenue dans des espaces marginaux et réduits, « alvéolaires » (Fourier) ; la fiction s’entrecroise alors avec l’action politique.

La notion d’utopie est peut-être, au XXIe siècle, arrivée au stade décrit par Mannheim, celui d’une utopie anarchiste portée par l’urgence d’un changement. Depuis les mouvements contre-culturels jusqu’aux instances révolutionnaires, tel le Comité invisible, qui envisagent l’action anonyme comme modalité d’inscription dans la société, nombreux sont les mouvements sociaux qui envisagent la lutte, non plus comme un moyen, mais comme une modalité d’existence. Plus largement encore, les esthétiques de la fête – qu’elles tiennent du carnaval, de la free party ou d’autres contre-cultures pensées autour de la musique – sont des projets de désordre sans cesse rejoués, des besoins de créer du commun dans l’impermanence et l’urgence, toujours en tension avec la menace d’un retour à l’ordre. De l’autre côté du spectre politique, ces stratégies sont également employées ou récupérées par les mouvements de droite et d’ultra-droite. L’utopie serait alors le lieu d’une mise en lumière de la marge comme telle ; il s’agit de penser l’utopie comme un crible critique et politique. Comment penser une utopie qui serait constante destruction, anarchique, des normes ? Comment la penser par rapport à l’utopie classique ?

 

3. Révolutions permanentes et pensées en mouvement
Il faut alors porter un nouveau regard sur les démarches de création ou de recherche qui se positionnent comme marginales. L’utopie permet de forger des imaginaires, de nouvelles configurations théoriques et donc de transformer l’histoire. C’est ce que nomme le préfixe des imaginaires “dé”-coloniaux, en refusant que le regard de la recherche s’articule en fonction d’aller-retours d’un centre à des périphéries imposés par l’histoire. Il s’agit d’exploser le regard et la théorie qu’on tisse sur les œuvres. De la même manière dans la pensée queer, il s’agit de se détacher des symboliques hétéronormatives pour penser le genre comme un élément malléable et en mouvement. Le genre permet alors de penser, non plus des marges, mais des existences aux seuils de devenirs pluriels. Quelles représentations de l’utopie ces reconfigurations supposent-elles ?

Angelika Bammer distingue “utopie” et récit à “impulsion utopique” pour désigner l’écart entre le genre tel qu’il a été défini dans la tradition théorique, et le genre tel qu’il se dessine quand on considère des corpus d’œuvres non hégémoniques. Les utopies féministes, par exemple, loin de rêver à des cadres de vie harmonieux, proposent des utopies en mouvement, racontent des guerres, voire des apocalypses. La “révolution permanente” devient ainsi utopie des écrivaines féministes : c’est un “genre du genre” qui se dévoile si l’on interroge la notion littéraire d’utopie à l’aune de corpus de textes féminins (Planté).

Dès lors qu’on dé-centre le regard des pensées hégémoniques, il s’agit de détruire les cadres de la théorie – puisque ils se révèlent insatisfaisants – pour les réinventer, et de faire de cette destruction le mouvement et l’espace même de la recherche utopique. Est-il possible de retracer une généalogie des désordres, des élans pluriels, des inconstances souhaitées ? Ces utopies se déploient-elles grâce à un appareil méthodologique particulier ? Quelles sont ces utopies qui défont ? Se font-elles écho, construisent-elles un continuum historique de l’impermanence ?

 

Ainsi, les axes de réflexion possibles, mais non-exhaustifs, sont les suivants :

  • Les imaginaires révolutionnaires hérités du XIXe siècle
  • Les violences et l’esthétique de la Terreur dans l’utopie
  • Utopies anarchistes et utopies concrètes, sortir l’utopie des grands systèmes
  • Les urgences utopiques et leurs représentations
  • L’art et l’éphémère au service de l’utopie du désordre
  • L’utopie et la représentation des marges
  • Redéfinir le genre de l’utopie : un “genre du genre” ?
  • L’explosion et la démultiplication des regards dans l’utopie
     

Consignes aux contributeurs et contributrices
Ayant vocation à favoriser un dialogue transdisciplinaire et international, cet appel est ouvert à tou·te·s les chercheur·se·s quelle que soit leur discipline. Les personnes intéressées doivent envoyer leur bio-bibliographie et leur proposition de communication (environ 3000 signes) à itineraires2022@gmail.com avant le 4 juillet 2021.

Les propositions seront évaluées en double aveugle par un comité scientifique.

L’ouvrage collectif sera publié aux éditions du Cavalier bleu.

Calendrier prévisionnel:

4 juillet 2021 : date limite d’envoi des propositions par les auteurs
septembre 2021 : sélection des propositions et retour vers les auteurs
automne 2021 : envoi des textes par les auteurs – évaluation
printemps 2021 : envoi des textes révisés par les auteurs
automne 2022 : parution prévisionnelle

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MiniMax

Publié le 6 Mai 2021 par Anaïs BERNARD dans Spectacle, spectacle

MiniMax

Dès sa création, GOSH Cie s’intéresse de près aux œuvres interactives et à la transdisciplinarité. 
La Cie porte avant tout une réflexion sur la poétique scénique et sur l’expérience du spectateur, puisant des outils et des références dans le cinéma, la littérature, les arts visuels et numériques mais aussi les jeux-vidéos. Elle réinterroge les contours des pratiques de la scène, de celles du web ; intègre la recherche dans son processus de création afin de proposer une expérience de spectacle vivant résolument contemporaine.

Ouvrir les espaces, les territoires réels et virtuels,
pour travailler les notions de cultures au pluriel en proposant des espaces d’échanges et de dialogues.

MiniMax est un spectacle interactif entre théâtre et jeu vidéo.

On découvre notre monde en 2103 
Un système social et un régime politique fonctionnant par loterie, dans lequel perdurent pourtant inégalités, jeux de dupes et manipulations.

Dans cette société entièrement soumise au hasard et régie par le “principe du minimax” ; chacun cherche à établir la meilleure stratégie possible pour se maintenir dans le système… et survivre. Le Dirigeant tiré au sort doit alors non seulement assumer ses nouvelles responsabilités politiques mais aussi faire face au Mercenaire engagé pour le détrôner. 

Le changement de pouvoir devient un sport national ultra-médiatisé où tous les coups sont permis…

Car quand le jeu est truqué, ne vaut-il mieux pas tricher ?

Un dispositif immersif
Le spectateur est invité à endosser un rôle, celui du mercenaire public engagé par le système pour éliminer le Dirigeant nouvellement tiré au sort. 

Depuis des postes de contrôle équipés de Minitels, le public éprouvera ses aptitudes, cherchera à le déstabiliser… jusqu’à ce que mort s’en suive. Car telles sont les règles de la Convention d’Aptitude au Pouvoir mis en place au XXIIème siècle. 

Entre contemplation et action, entre théâtre et jeu vidéo, le spectacle propose d’être parti prenante et pose la question du rôle de chacun, de la marge de manoeuvre de l’individu dans la collectivité auquel il appartient.

Librement inspiré de l’univers de Philip K.Dick et du roman Loterie Solaire, paru en 1955. 

Équipe 
Conception, texte et mise en scène : Mathilde Gentil
Scénographie & costumes : Louise Douet-Sinenberg
Développement sur minitel : Clément Oriol
Vidéo : Boris Carré
Lumière : Lucien Valle
Musique live : Vendôme Uhl
Son : Cédric Carboni
Avec : Romain Pichard, Mathias Robinet-Sapin
Collaboration au game-design : Nicolas Pineros et le LudoMaker (Paris XIII) 

Projet lauréat du programme « Scènes Hybrides » porté par Les Subsistances et l’AADN Lyon. 

 

INFO PRATIQUES
Le Cube
Centre de création et de formation au numérique

20 cours Saint-Vincent,
92130 Issy-les-Moulineaux

20-21 mai 2021
20h30
Gratuit sur inscription

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