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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Signaux, le son et la data

Publié le 17 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Signaux, le son et la data

Signaux, le son et la data est une exposition qui explore différents rapports entre espace et son à travers les installations de Gaëtan Gromer. En utilisant l’étonnant pouvoir de suggestion et d’immersion du sonore, l'artiste interroge la fabrication de l’information et livre un regard sur le monde, un point d’ouïe particulier pour “dire” avec le son.

Du mercredi 26 février au dimanche 26 avril 2020
Vernissage le mercredi 26 février à 18h30 - Entrée libre

Tout public dès 9 ans
Entrée libre

Horaires d'ouverture :
Mercredi - Samedi : 10h -19h
Vendredi : 16h - 19h
Dimanche : 10h - 13h

 

Halles du Scilt
15b rue Principale
67300 Schiltigheim

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Immersive Lab: Une expérience immersive interactive à ArtLab

Publié le 16 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Immersive Lab: Une expérience immersive interactive à ArtLab

Du 25 février au 1er mars, ArtLab accueillera l’Immersive Lab, un espace interactif multi-sensoriel permettant d’explorer deux mondes distincts mais complémentaires: l’art et la science. 

Développé par Daniel Bisig et Jan Schacher, de l'Institut d'informatique musicale et de technologie du son de la Haute École d’art de Zurich, l'Immersive Lab sert de plate-forme pour l'expérimentation et la création artistiques et scientifiques. Pendant toute la durée du projet, des artistes, des scientifiques, des conservateurs et des éducateurs ont collaboré à des créations et des expositions avec l'Immersive Lab. Les œuvres qui en résultent montrent comment l'expérience et la communication affectent notre perception et l'application des médias numériques.

La liste des œuvres de l'exposition comprend: Connect (par Simon Schaerlaeken et Donald Glowinski), Multiple Bodies, Super Egos & Virtual Selves (par Simon Schaerlaeken, Bruno Herbelin, Olaf Blanke, Oliver Kannape, Jan Schacher, Daniel Bisig), Coexistence (par Nadine Cocina et Romana Sprenger), Seen (par Célia Bétourné et Louis Cortes), Les Mains Négatives (par Anne Dubos et Jan Schacher).

L'exposition peut être visitée librement ou sous forme de visites guidées. 

>> Visites guidées (durée 45 min)
Du mardi 25 février au vendredi 28 février: 12h15; 17h15 (jeudi uniquement à 12h15)
Samedi 29 février et dimanche 1er mars: 11h15, 13h15, 16h15

Les visites seront en anglais durant la semaine et en français/anglais durant le week-end.

>> Pour aller plus loin
Le 27 février, les membres de l'équipe du projet et des experts des arts médiatiques, des sciences cognitives et de la muséologie se réuniront pour un débat sur les avantages et les défis de l'utilisation des technologies des médias numériques dans l'art, la recherche et la diffusion.

 

Adresse:
EPFL - ArtLab
Place Cosandey
1015 Lausanne

Date:
Du 25 février au 1 mars 2020
Tous les jours sauf le lundi
11h00-18h00
Table ronde avec les concepteurs, le 27 février, 17h30.


Entrée libre

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SÉMINAIRE « UN CHECK-UP DE L’IA POUR LA SANTÉ NUMÉRIQUE, C’EST GRAVE DOCTEUR(S) ? »

Publié le 15 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

SÉMINAIRE « UN CHECK-UP DE L’IA POUR LA SANTÉ NUMÉRIQUE, C’EST GRAVE DOCTEUR(S) ? »

JEUDI 27 FÉVRIER 2020 : SÉMINAIRE « UN CHECK-UP DE L’IA POUR LA SANTÉ NUMÉRIQUE, C’EST GRAVE DOCTEUR(S) ? »

COORDINATION SCIENTIFIQUE
Judith Nicogossian (Anthropologue),
Christophe Calvin (CEA),
Christophe Denis (LIP6/Sorbonne Université),


En avril 2018, la FDA (Food and Drug Administration) donne le coup d’envoi de la compétitivité internationale de l’usage de l’IA diagnostique en santé en autorisant une IA à poser un diagnostic dans le domaine de la rétinopathie diabétique, en l’absence de la présence d’un expert humain. Cette décision soulève beaucoup de questions sur (i) les potentialités de l’outil, et notamment, la perspective de devoir repenser la formation en santé en intégrant le tiers technologique autonome dans la relation médecin-malade, et à la lumière des connaissances sur le facteur humain.

De même, (ii) la question de l’efficacité et des limitations d’une IA diagnostique se pose, d’un point de vue technique, mais également éthique et juridique, notamment, celle stratégique de la question de la souveraineté des données de santé.

Enfin (iii) nous interrogeons l’IA diagnostique en santé à portée civilisationnelle. S’agit-il d’une innovation disruptive ou d’une (simple) perspective incrémentale ? Quelle est la posture à adopter, entre fantasme et intérêt ? Car finalement, cet IA diagnostique, au mieux, ne devrait-elle pas intégrer à la programmation les valeurs et les besoins réels des patients en respect d’une alliance thérapeutique nécessaire à la relation de soin ?

Cette journée fait suite à trois séminaires déjà organisées autour de l’IA et/ou de la santé :

  • Le séminaire du 31 mars 2017, « Médecine exponentielle, vie exponentielle » dont le sujet principal concernait l’apport du numérique au sens large pour la médecine d’aujourd’hui et de demain.
  • Le séminaire Aristote du 15 décembre 2018 « L’IA : un buzzword du moment, ou une avancée majeure pour le futur ? » a abordé la thématique de l’explicabilité.
  • Le séminaire du 17 octobre 2019 consacré à la thématique de l’acceptabilité de l’IA, qui a détaillé d’un point de vue scientifique les enjeux de l’explicabilité de l’apprentissage machine et ses implications dans les domaines de la santé et de la justice.

 

TARIFS
Participation aux frais :
• gratuit pour les membres d’Aristote,
• payant pour les non membres : 60 €

Participation sur place : 70€ les non membres

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Festival Variations Numériques Stéphanoises 3 : Le Charme de la Discrétisation

Publié le 14 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans festivals

Festival Variations Numériques Stéphanoises 3 : Le Charme de la Discrétisation

𝗩𝗔𝗥𝗜𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗡𝗨𝗠𝗘𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗦𝗧𝗘𝗣𝗛𝗔𝗡𝗢𝗜𝗦𝗘𝗦  𝟮𝟬𝟮𝟬


Un festival organisé par les étudiants du Master 2 pro RIM/RAN (Réalisateur·rice·s en Informatique Musicale, Réalisateur·rice·s en Arts Numériques) de Saint-Étienne. Le festival a pour objectif de rassembler les pratiques artistiques visuelles et musicales en lien avec l’utilisation des technologies numériques.

L’événement a lieu sur trois jours et se construit autour d’une thématique - cette année l’édition s’intitule  « Le Charme de la Discrétisation » - et d’une exposition qui présente les œuvres (installations et/ou performances) réalisées par les étudiant·e·s du master durant l’année 2019-2020.
Celles-ci ont ainsi toutes en commun de faire usage des technologies numériques et participent activement à mettre en lumière des problématiques du monde d’aujourd’hui.

Vous êtes invité·e·s à venir échanger sur le sujet avec nous dans ce lieu chaleureux et vous laisser vous immerger dans les projets divers et variés (installations génératives, réalité virtuelle, récits sonores etc.).


Des 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝘁𝘀 sont organisé·e·s en soirée. En dehors des projets portés par les étudiant·e·s, des artistes et musicien·ne·s du coin sont aussi invité·e·s à se produire pour ouvrir la programmation et offrir une visibilité à la scène locale.

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EX𝗣𝗢𝗦𝗜𝗧𝗜𝗢𝗡
Anne-Sophie Brunet
Jules Payen
Florian Cavenel
Matteo Olivo
Natalia Giraldo
Arthur Chevalier
Marion Roche
Benjamin Diot
Sylvain Chamblas
Valentin Beaud
Mathieu Linden
Sergio Castro Prudencio
Timour Bounaud
Lisa Mambré

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Des 𝗮𝘁𝗲𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 tout public !
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Des 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗿𝗼𝗻𝗱𝗲 avec chercheur·se·s, artistes et théoricien·ne·s invité·e·s à nous joindre afin de partager autour de la thématique du festival.


𝗣𝗥𝗢𝗚𝗥𝗔𝗠𝗠𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 des conférences, ateliers et concerts à venir...

 𝗜𝗡𝗙𝗢𝗥𝗠𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦

Du 20 au 22 février 2020

Amicale laïque de Tardy
86 rue Vaillant Couturier 42000 Saint-Étienne

Entrée à prix libre et surtout tout public !
Rendez-vous à l'Amicale Laïque de Tardy de Saint-Étienne > arrêt de tram Tréfilerie puis cinq minutes de marche.

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Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines fluidiques

Publié le 13 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines - Machines fluidiques

Le merveilleux scientifique, genre littéraire méconnu, regorge de "machines fluidiques" capables de lire les pensées des criminels. Cette séance s'ouvre par une performance sur le "détecteur de mensonge", qui perpétue ce fantasme de transparence du début du XXe siècle.

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

 

Machines fluidiques
jeudi 20 février 2020 à 19h00
La "psychophotographie" de Cami, "la machine à extorquer la vérité" de H. A. Hering et l'"optogramme" d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam sont de drôles de médias qui, tour à tour, arrachent à un criminel une confession involontaire ou lisent dans les yeux d'une victime le portrait de son assassin.

Performance : How To Build A Lie
Dans leur conférence-performance, Jamie Allen et Moritz Greiner-Petter auscultent "le détecteur de mensonge", dispositif utilisé par les services de police et les assurances prétendument capable de décrypter dans le stress vocal les sentiments enfouis.

Intervenant·e·s :
Jamie Allen : artiste, designer et enseignant, né au Canada, il s’intéresse à ce que les technologies nous apprennent sur ce que nous sommes en tant qu’humains, en tant que sociétés et cultures. Il aime faire des choses avec sa tête et ses mains, a été ingénieur en électronique, et chimiste des polymères.Il est chercheur au Critical Media Lab à Bâle.

Moritz Greiner-Petter : designer et chercheur travaillant dans la communication visuelle et le design des médias numériques, il mène une thèse au Institute of Experimental Design and Media Cultures (IXDM) à Bâle.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

 

Contacter la Gaîté
Accueil : +33 (0)1 53 01 52 00
contact@gaite-lyrique.net

3 bis rue Papin 75003 Paris

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P2P – ALGORITHME ET CRÉATION

Publié le 12 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans Ateliers

P2P – ALGORITHME ET CRÉATION

APPRENDRE AVEC LA RÉACTION-DIFFUSION
Dans le sillon de notre apprentissage autour du code créatif, Batiste Crespy animera un nouvel atelier pair-à-pair autour de la technique de réaction-diffusion. L’implémenter, puis se l’approprier pour la manipuler au gré de nos envies !

AU PROGRAMME
Jeudi 20 février : appréhender et implémenter un nouvel algorithme
Dans cette première session, Baptiste vous guidera dans la compréhension de ce qu’est un algorithme de réaction-diffusion, comment en trouver en ligne et comment les extraire pour l’utiliser dans d’autres logiciels (Processing, puis Touchdesigner en GLSL).

Si chaque étape sera détaillée, l’objectif n’est pas de suivre un tutoriel mais bien de réfléchir tous ensemble aux points qui bloquent la compréhension afin de lever des barrières qui nous paraissent infranchissables. Elles nécessitent simplement une méthode et quelques connaissances !

Jeudi 05 mars : travailler autour de l’algorithme
Cette seconde session, moins didactique, sera l’occasion de réfléchir ensemble autour d’idées que nous pouvons explorer pour exploiter cet algorithme. Une occasion de se concentrer davantage autour du processus créatif derrière l’utilisation d’un algorithme : comment réfléchir pour donner vie à des idées qui semblent être farfelues au premier abord ? Nous verrons comment il est possible de décomposer des algorithmes en sous-tâche pour pouvoir les implémenter par la suite.

Nous essayerons de trouver plusieurs idées que nous travaillerons en petits groupes, répartis en fonction des compétences afin que les plus expérimentés puissent guider ceux qui le sont moins.

OBJECTIFS

  • Comprendre la réaction-diffusion en détails
  • Passer de la compréhension à l’implémentation
  • Mobiliser sa créativité
  • Rencontrer des gens qui aiment la même chose que vous
  • Travailler et réfléchir collectivement


INFORMATIONS PRATIQUES
AADN : 2 rue d’Arménie, 69003 Lyon
Boissons et nourriture seront à votre disposition mais n’hésitez pas à apporter un petit quelque chose : la convivialité est du ressort de chacun !
Adhésion à l’association AADN obligatoire (2€)

Cet atelier est ouvert à tous > inscriptions (places limitées) en écrivant un mail à vieasso@aadn.org

Vous voulez proposer un atelier ? Vous cherchez à acquérir une compétence ou vous souhaitez discuter d’un sujet avec la communauté ? Contactez nous : vieasso@aadn.org

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Le numérique : quand le virtuel tue le réel

Publié le 11 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

Le numérique : quand le virtuel tue le réel

Nouvelle édition des café-philo par Opium Philosophie x L'eurydice : 
"Le numérique : quand le virtuel tue le réel" avec Michel Puech, professeur de philosophie à la Sorbonne.
Rendez-vous mardi 11 février de 19h45 à 22h, pinte à 4,50 euros !

 

Michel Puech est né en 1960 dans le sud de la France. « Matheux » au lycée, il choisit de faire de la philosophie, après le baccalauréat - avec l'idée de revenir aux sciences une fois formé en philosophie. Il intègre l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud en 1980 et passe son agrégation, toujours en philosophie, en 1983. Recruté à la Sorbonne (Paris-IV) en 1992, il ne dispose plus du temps nécessaire pour être étudiant en sciences et se rattrape en enseignant la philosophie des sciences aux philosophes. Car enseigner est une excellente façon d'étudier. Et la culture générale scientifique est ce qui manque le plus aux apprentis-philosophes.

 

L'Eurydice
79 Rue du Cardinal Lemoine, 75005, Paris

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BILL VIOLA - CHOTT EL DJERID

Publié le 9 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

BILL VIOLA - CHOTT EL DJERID

Du Jeudi 30 janvier 2020 - 18:30 au Samedi 7 mars 2020 - 18:00
Bill Viola Chott el Djerid

Film 28 min, color, sound 1979

Le Chott el-Djerid est un vaste lac asséché dans le Sahara, au sud de la Tunisie. Un lieu qui s’étend à l’infini, où se produisent les mirages.

La chaleur intense du désert manipule, plie et déploie les rayons du soleil à un point tel que l’on peut voir apparaître des choses et des êtres qui n’existent pas. Dans ce paysage d’illusions, on découvre des camions ondulants, des silhouettes comme des spectres frémissants, une ville, un monde en fuite. Bill Viola nous invite à un exercice de transcription, de redéfinition incessante de l’image qui elle-même se renouvelle à chaque instant.

Il nous propose d’aller au-delà du visible, de puiser en nous- mêmes pour mieux saisir de telles apparitions comme surgies d’antiques légendes.

 

PUZZLE
1 place Malraux
57100 Thionville

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Human Learning Ce que les machines nous apprennent

Publié le 8 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Human Learning Ce que les machines nous apprennent

Human Learning
Ce que les machines nous apprennent

Centre Culturel Canadien
05 février 2020 - 17 avril 2020
10h00 - 18h00

Une production du Centre culturel canadien à Paris présentée dans le cadre officiel de Némo, Biennale des Arts numériques d’Ile-de-France, en partenariat avec Elektra (Montréal) et avec le soutien de la Région Ile-de-France.

Vernissage officiel le 4 février dès 18h – Entrée libre

18h : Visite guidée
19h : Discours officiels
20h : Performance audiovisuelle ENIGMA de Purform (Yan Breuleux et Alain Thibault)
Animation DJ au Canada Café
 

Nous avons tout appris aux machines. Aujourd’hui, elles apprennent par elles-mêmes. Le monde du digital appelle cela « Machine Learning ». De plus en plus d’artistes collaborent avec les machines pour faire œuvre. Ne serait-il pas temps de considérer la valeur de l’enseignement que prodiguent les machines de toute sorte, alors que de plus en plus d’artistes exploitent les potentiels créatifs des technologies dont ils considèrent aussi les imaginaires et esthétiques qu’elles inspirent ou produisent ?

Human Learning. Ce que les machines nous apprennent est une exposition qui documente le monde au travers des technologies qui le façonnent. Les œuvres réunies offrent une grande diversité d’écritures : des dispositifs interactifs induisant que l’on en appréhende les jouabilités, des installations génératives dont les processus sont totalement autonomes ou encore des créations traitant du sujet digital au travers de formes qui le sont tout autant.

C’est pendant les années cinquante que la notion d’intelligence artificielle émerge. Elle véhicule un imaginaire dont les auteurs de science fiction vont se saisir aussitôt en octroyant à la machine une capacité à “penser”. Dans les années quatre-vingt, l’idée que les machines puissent apprendre elles-mêmes, par déduction, fait son apparition. On évoque alors le « machine learning ». Enfin, depuis les années deux mille, on parle de « deep learning » pour qualifier l’apprentissage profond, eu égard aux grandes quantités de données que les ordinateurs peuvent traiter.

Nous avons tout appris aux machines et continuons à les alimenter afin qu’elles poursuivent dans ce “désir” d’autonomie que l’on veut bien leur octroyer. Aussi ne serait-il pas temps de considérer ce que l’on peut, à notre tour, apprendre à leur contact, en observant leurs spécificités ou qualités ? Or, s’il est une communauté qui observe le monde pour nous en donner des interprétations quant à ses transformations, c’est bien celle des artistes.

Depuis toujours, en effet, les artistes se saisissent des outils et matériaux de leur temps. Ainsi de plus en plus d’entre eux se tournent vers le potentiel créatif des technologies du numérique qui sont aussi celles des chercheurs dans leurs laboratoires. Se faisant, ils acceptent ce que les machines leur proposent en intégrant une part d’aléatoire dans leurs créations. Parfois, ils se mettent en retrait de leurs œuvres qui s’exécutent pour mieux en observer les modes d’action. Il arrive aussi que les machines ou robots soient les sujets de photographies ou films que d’autres artistes nous livrent afin de nous entraîner à de nouvelles formes d’empathie. Il n’est pas une application ou un service qui ne fasse œuvre dès le moment de son émergence. Des filtres d’effets des logiciels grand public aux réseaux de neurones artificiels que les artistes partagent avec des chercheurs. Ces technologies, ils se les approprient autant qu’ils apprennent en les côtoyant.

Nous avons une certaine proximité avec les œuvres qui émergent de l’usage et/ou de l’observation des technologies qui façonnent nos relations au monde comme aux autres et à soi-même. Reconnaître les technologies de notre quotidien dans un contexte artistique nous les fait envisager autrement. Sachant que c’est au contact des autres que l’on se construit, il grand temps de considérer cet autre “machinique” que nous côtoyons de plus en plus sans trop le connaître. Consacrer une exposition aux machines et aux idées ou esthétiques qui en émergent revient à en accepter les enseignements.

Œuvres de Matthew Biederman, Emilie Brout & Maxime Marion, Grégory Chatonsky, Douglas Coupland, Chun Hua Catherine Dong, Emilie Gervais, Sabrina Ratté, David Rokeby, Justine Emard, Louis-Philippe Rondeau, Samuel St-Aubin, Skawennati, Xavier Snelgrove & Mattie Tesfaldet, ainsi qu’une installation extérieure de Olivier Ratsi.

Commissaires invités : Dominique Moulon et Alain Thibault
Commissaire associée : Catherine Bédard

Ouverture spéciale le samedi 4 avril de 10h à 18h dans le cadre de Art Paris.

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Experimenta, La Biennale Arts Sciences 2020

Publié le 7 Février 2020 par Anaïs BERNARD dans Evenement, evenement

Experimenta, La Biennale Arts Sciences 2020

EXPERIMENTA,  La Biennale Arts Sciences 2020
Du 11 au 21 février 2020

EXPERIMENTA, la Biennale Arts Sciences, pilotée par l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences favorise la rencontre entre artistes, scientifiques et technologues au travers de spectacles, d’un salon et d’un forum. Face aux multiples enjeux humains actuels, les partenaires de cette biennale font le pari qu’il est possible de penser le futur avec les arts (le regard poétique sur le monde), avec les sciences (le regard analytique et non superstitieux) et avec les techniques (la manière d’être dans et avec l’univers). Venez partager la richesse de cette 10e édition !

Les temps forts de EXPERIMENTA, la Biennale Arts Sciences :  

EXPERIMENTA, Les spectacles : 12 spectacles du 11 au 21 février à l’Hexagone et dans 8 salles partenaires de 
l’agglomération : La Rampe-La Ponatière, Echirolles – Le Déclic, Claix, MC2: Grenoble - l’Espace 600, Grenoble - 
La Source, Fontaine – l’Odyssée-l’Autre Rive, Eybens - L’Amphithéâtre, Pont-de-Claix – L’EST, Saint-Martin-d’Hères. 

EXPERIMENTA, le Salon et le Forum du 13 au 15 février à la MAISON MINATEC Grenoble et à L’Auditorium Grenoble INP. 
Un rendez-vous gratuit ouvert à tous. 

Au fil d’une trentaine d’installations artistiques, de performances, d’ateliers, de déambulations théâtralisées 
(LE SALON) et de 10 tables rondes (LE FORUM), le public est invité à plonger dans l’imaginaire croisé d’artistes et de scientifiques autour des thématiques abordées par les porteurs de projets :  l’intelligence artificielle, le numérique, la science-fiction, l’environnement, la réalité virtuelle… Face aux multiples enjeux sociétaux et terrestres, il est urgent de nourrir nos actes individuels et collectifs. 

Seul, en famille, en groupe, ce Salon offre la possibilité de découvrir des installations en parcours libres ou accompagnés avec Le Média Lab (co-organisé avec La Maison de l’Image et la Casemate), ou des parcours individuels basés sur une écologie de la perception. 
 
EXPERIMENTA, les Professionnels à L’Auditorium Grenoble INP 
La journée professionnelle le 12 février.  
« Courage, restons ! Face au dérèglement climatique et aux transformations induites par l’IA, quels changements de modèles imaginer pour agir individuellement et collectivement ? ». Sur réservation sur www.experimenta.fr
Journée ouverte aux acteurs du monde de l’art, de la culture, de la recherche, de l’entreprise, des services publics et de l’université. 

➙ Les premières Journées d’Informatique Théâtrale (JIT) du 12 au 14 février organisées conjointement par l’INRIA et l’UGA.
 

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