Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

L'art au-delà du digital

Publié le 26 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, Ouvrage

L'art au-delà du digital

Présentation de l'éditeur
Le numérique s'est immiscé dans toutes les sphères, privées, publiques et professionnelles, de nos sociétés et les a façonnées. Depuis toujours, les artistes, se saisissent des techniques ou technologies de leur temps afin d'en témoigner. A chaque innovation détournée correspondent ainsi des oeuvres, mais il faut du temps au monde de l'art pour intégrer de nouvelles pratiques comme de nouveaux médias. Impatients, les plus fervents défenseurs de l'art numérique se sont structurés en communautés à l'international en organisant des événements dédiés. Leurs pratiques arrivent aujourd'hui à maturité et le public est culturellement prêt à accueillir leurs créations comme il le fait déjà au sein de festivals. On remarque, dans un même temps, les premiers signes d'une acceptation du digital dans l'art au travers des institutions comme sur le marché dont on sait la position dominante. L'objet de ce livre est d'étudier les oeuvres des pratiques actuelles sans se focaliser sur leur part de numérique. De les analyser dans le contexte de leur monstration en les assemblant pour qu'ensemble elles dialoguent. Afin de démonter que le numérique n'est autre qu'un médium de l'art contemporain dont il convient toutefois de considérer les spécificités.


Biographie de l'auteur
Dominique Moulon, docteur en arts plastiques, critique d'art spécialisé dans l'art numérique, commissaire d'expositions, enseigne la création numérique dans plusieurs écoles d'art et de communication. Il a notamment publié chez Scala, Art contemporain nouveaux médias (2011) et L'Art et le numérique en résonance (2015).

 

Dominique Moulon, 2018, L'art au-delà du digital, Nouvelles éditions Scala, 287 pages, 25.00 euros.

commentaires

Spectacle vivant et dispositifs technologiques

Publié le 25 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Spectacle vivant et dispositifs technologiques

Theatre in Progress est une jeune association dédiée à la recherche et la création théâtrale en lien avec les technologies. Elle souhaite donner la parole aux critiques et observateurs de spectacles à composante technologique. La programmation des théâtres canadiens, américains et européens réserve une place de plus en plus importante à ce type de mise en scène et nous souhaitons leur donner un regard analytique immédiat sous forme de critiques (et non pas de texte scientifique) soigneusement écrites. Chaque texte sera soumis à un comité de lecture composé de 4 chercheurs universitaires qui le valideront pour la publication.

 

Nous demandons trois formats de textes :

  • Critique qui tente de saisir les enjeux de la mise en scène, le jeu des acteurs, la spécificité scénographique, et surtout la manière d’intégrer la technologie dans le travail scénique. La longueur du texte peut se situer entre 8.000 et 12.000 signes espaces compris, soit entre 4-6 pages en police Times New Roman 12, et interligne simple. Le texte doit comporter un titre, être accompagné par des détails du spectacle (mise en scène, comédiens principaux, lieu de la représentation, lieu et date de la première) et par des photos (3 maximum, bien agendées et libres de droit) ainsi que par une notice bio de l’auteur (1-2 lignes).
  • Entretien avec un metteur en scène, des comédiens, des ingénieurs du son et de la vidéo, p. exemple. La longueur peut se situer entre 10.000 et 25.000 signes espaces compris, soit entre 6 – 8 pages en police Times New Roman 12, et interligne simple. Le texte doit porter un titre, et des précisions suivantes : nom et prénom de la personne qui a réalisé l’entretien, nom et prénom de la personne qui l’a transcrit, date et lieu de l’entretien, s’il a été relu et autorisé par l’artiste. Deux courtes notices bio (l’artiste et l’auteur de l’entretien) sont également souhaitées. L’entretien peut être accompagné par des photos (3 maximum, bien agendées et libres de droit).
  • Descriptif d’un projet lié au théâtre et technologie (projet de recherche-création, projet scientifique, projet artistique), la longueur proposée est entre 8.000 et 12.000 signes espaces compris, soit entre 4-6 pages en police Times New Roman 12, et interligne simple. Le texte doit comporter un titre, être accompagné par des détails comme le nom et prénom de l’auteur de l’article, l’institution qui porte le projet, l’adresse de son site Web. Le descriptif peut être accompagné par des photos (3 maximum, bien agendées et libres de droit) ainsi que par une notice bio de l’auteur (1-2 lignes).
  • Recension d’un ouvrage sur la technologie au théâtre. La longueur du texte peut se situer entre 8.000 et 12.000 signes espaces compris, soit entre 4-6 pages en police Times New Roman 12 et interligne simple. Le texte doit porter un titre et être accompagné par une notice bio de l’auteur de la recension.

L’article aura une référence bibliographique électronique, il peut être tiré d’un travail de recherche (maîtrise, thèse) et peut être republié ensuite dans une revue imprimée. En raison des principes associatifs de Theatre in Progress, les articles ne sont pas rémunérés.

Cet appel à contributions s’adresse surtout aux étudiants en Master et Doctorat en Lettres et Etudes théâtrales et aux jeunes critiques de théâtre souhaitant exercer leur métier et bénéficier de l’expertise du comité de lecture.

Vos propositions sont attendues jusqu’au 31 août 2018 à deux adresses suivantes :

Simon.Hagemann@univ-lorraine.fr (Dr Simon Hagemann, Université de Lorraine)

Izabella.Pluta@unil.ch (Dr Izabella Pluta, Université de Lausanne)

commentaires

Résidences arts plastiques Usine Utopik 2019

Publié le 24 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans appel à résidence

Résidences arts plastiques Usine Utopik 2019

Résidence de 54 jours - mars / octobre 2019. L’association ADN - Usine Utopik est un Centre de Création Contemporaine implanté en milieu rural, dans les anciennes serres horticoles de Tessy Bocage (en région Normandie).

L’appel à résidence s’adresse à tous les artistes diplômés, ayant une pratique professionnelle dans la création contemporaine (peinture, sculpture, installation, photo, dessin, céramique, performance, etc…)
sans limite d’âge et de nationalité. A raison de six résidences par an, du printemps à l’automne, l’Usine Utopik accueille simultanément deux artistes. Cette organisation nécessite une collaboration pour
l’exposition pouvant donner lieu à un projet artistique commun.

Périodes de résidences 2018 à titre indicatif :
1ère résidence : du 27 mars au 18 mai 2018
2ème résidence : du 22 mai au 13 juillet 2018
3ème résidence : du 4 septembre au 26 octobre 2018

Modalités financières
Une aide financière d’un montant global de 3 750 euros est allouée pour la résidence (si les cotisations sont réglées par l’artiste) comprenant une bourse de création (versement d’une somme forfaitaire) et une aide financière pour les frais de production associés à la résidence, à hauteur maximum de 1 500€ sur présentation de justificatifs.

Modalités pratiques d'accueil
Le logement est pris en charge par l’Usine Utopik.
L’appartement est occupé par les artistes invités simultanément en résidence. L’artiste dispose d’une chambre, les pièces de vie dont la salle à manger, cuisine, salle de bain et toilettes sont des espaces communs.
Un atelier de 60m2 est mis à disposition dans le centre.
Une aide technique peut être envisagée dans la limite des moyens de la structure.
L’Usine Utopik met à disposition un outillage électro-portatif (pour plus de précision sur le matériel, consulter l'association)
Les charges d’eau et d’électricité sont assumées par l’Usine Utopik.
L’accès à la wifi est fourni dans chaque atelier.
L’Usine Utopik prend en charge tous les frais liés à l’inauguration de l’exposition (communication, vernissage...).
Les communications téléphoniques, les déplacements A/R et les frais alimentaires sont des frais restant à la charge de l’artiste.
Pour la résidence, il est fortement conseillé d’être véhiculé car la commune de Tessy ne bénéficie pas de transports en commun (bus et train). La ville la plus proche, Saint-Lô, se situe à 18 kms.

Dossier de candidature à envoyer avant le 15 octobre 2018.

Télécharger l'appel à candidatures complet au lien ci-dessous.

commentaires

Les nouveaux territoires de la création documentaire

Publié le 23 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, Ouvrage

Les nouveaux territoires de la création documentaire

Introductions
Après le webdoc…
Webcréations, la typologie impossible
Retour sur les narrations interactives

1. Introspections : Webdocumentaristes de notre temps
– Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin exporent le « Cerveau mondial » d’une humanité connectée
– Antoine Viviani, « Dans les limbes » d’internet
– Margaux Missika et Alexandre Brachet détricotent « Do Not Track »

 2. Le webdoc en balade
– « Le Cancer du Temps », une fable interactive sur notre incapacité à ne rien faire
– « Affaires sensibles », le fait divers revu, corrigé et… épuré
– Joffrey Lavigne invite les spectateurs dans les pas de « Jaurès »
– « L’Infiltré » : Coulisses de la première politique-fiction en temps réel
–  Alexandre Hallier : Eloge du livre numérique interactif
– Ulrich Fischer et la promesse de « marcher son film »

On fait le point avec…
Pierre Cattan (Small Bang)

3. Le documentaire fait du bruit
– Le documentaire sonore : Un jardin d’herbes folles à explorer *
– Thomas Baumgartner : « Le son binaural est une révolution de l’écriture radiophonique »
– Le nouveau podcast : états des lieux, enjeux et perspectives *
– « De guerre en fils » : quand le documentaire radio joue avec la fiction *
– ARTE Radio : le documentaire sonore selon Silvain Gire
– Sara Monimart et Chloé Assous-Plunian racontent « Les Braqueurs »
– Genèse et développement du podcast « Transfert »
– « T’es où Youssef ? » : Le podcast en forme de making of d’un film
– « Audiostories » : Un geste documentaire en partage qui consacre les univers sonores *
– « Underground democracy » : Une nouvelle génération de documentaire radio en live et sur scène *

On fait le point avec…
Joël Ronez (Binge Audio)

4. Le documentaire en série
– Les webséries dans tous leurs états
– Marion Gervais : Pourquoi et comment « La Bande du skatepark » a été une websérie
– La Parade : un conte documentaire post-industriel *
– Simon Bouisson détaille « Product »
– Julien Goetz et Sylvain Lapoix : Construire la communauté de DataGueule
– Le documentaire en réseau : du « Madeleine Project » à « Eté », de Twitter à Instagram

On fait le point avec…
Gwenaëlle Signaté (« IRL » – France Télévisions)

5. Ensemble, le documentaire
– Irvin Anneix : le créateur numérique qui murmure à l’oreille des ados *
– Comment « Soundhunters » a mis en musique le collaboratif ?
– « Génération what ? » : de l’expérience interactive française au projet mondial
– Andres Jarach raconte « Générations 14 »
– « Anarchy » : C’est le chaos, entrez dans la fiction

On fait le point avec…
Hugues Sweeney (ONF/studio interactif)

6. Le documentaire s’amuse 
– Le jeu vidéo et le réel : l’heure du « coming out » pour une forme d’écriture du monde
– De « Jeux d’influences » à « Assassin’s Creed » : Le traitement du réel dans les jeux vidéo *
– Quels jeux vidéos pour quels effets narratifs ? (par Pierre Corbinais)
– David Dufresne : « Le jeu est une grammaire documentaire, une syntaxe interactive »
– « Californium » : un jeu vidéo documentaire sur l’univers de Philip K. Dick
– Les montagnes russes émotionnelles de l’artisan producteur de jeux vidéo (par Florent Maurin)

On fait le point avec…
Gilles Freissinier (ARTE Pôle web)

7. Et la réalité devint virtuelle…
– Félix et Paul :Visite guidée dans le studio le plus réputé du monde
– Oscar Raby : L’interactivité granulaire ou l’homme pensant au centre de l’univers
– Arnaud Dressen : « Pour la première fois, un média dédié au cinéma immersif »
– Arnaud Colinart : Comment nous avons produit « Notes on Blindness »
– Key Meseberg : « La réalité virtuelle est une vieille idée »
– « Le photographe inconnu » : Histoire d’un projet documentaire à deux têtes
– Vincent Morisset : A propos de « Jusqu’ici » *
– Okio, tête de pont de la réalité virtuelle française derrière « I, Philip » et « Altération » *
– « The Enemy », l’expérience de réalité virtuelle de Karim Ben Khelifa
– Michel Reilhac : « La VR est un terrain d’expérimentation extraordinaire »
– Adelin Schweitzer : un artiste numérique depuis longtemps en réalité virtuelle

Ouverture en forme de « Temple de la Renommée »

 

Cédric Mal, 2018, Les nouveaux territoires de la création documentaire, Le Blog Documentaire Editions, 680 pages, 29.20 euros.

commentaires

POÉSIE MÉCANOPHONIQUE

Publié le 22 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

POÉSIE MÉCANOPHONIQUE

POÉSIE MÉCANOPHONIQUE
Musée Industriel de la Corderie Vallois
du 03 juillet 2018 au 16 septembre 2018


En résidence artistique au Musée Industriel de la Corderie Vallois, Benoît Poulain y a installé une fabrique sonore collaborative, invitant le public à explorer, capter le son, et créer des instruments de musique à partir d’objets détournés, revisitant les mécaniques du Musée. Scolaires, collégiens, jeunes publics, adultes, enfants des centres de loisirs, associations, personnes en situation de handicap : près de 600 personnes ont participé à l’un des 45 ateliers ouverts à tous pour contribuer à la création d’une œuvre collective.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
À l’issue de cette expérience, Benoît Poulain a créé POÉSIE MÉCANOPHONIQUE, une œuvre née de l’assemblage des réalisations de chacun et de l’imaginaire de l’artiste : une Machine Sonore Monumentale autonome, qui interagit avec le visiteur. Une création collective poétique en hommage au détournement d’objets cher à Marcel Duchamp, à l’occasion des célébrations Duchamp dans sa Ville

Sculpteur et designer, Benoît Poulain explore la sculpture sonore et la lutherie sauvage depuis près de 20 ans. Il rejoint en 2000 l’association Lutherie Urbaine pour laquelle il a construit un important instrumentarium insolite au fil de quinze années de collaborations, notamment auprès de Jean-Louis Mechali. En parallèle, il développe un goût prononcé pour la transmission et le partage de son savoir-faire auprès d’un large public, amateurs comme professionnels (musiciens, éducateurs…), en France comme à l’international. Depuis quelques années, il est également musicien notamment dans des formations électro (trio Toystroy) et électroacoustiques (collectif « L’Emoi-Sonneur »). Il a récemment exporté son laboratoire sonore en Normandie et fondé l’association Du Grain à Moudre, dédiée à la création instrumentale et musicale.

Exposition en entrée libre
Performance de clôture le 16 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine

commentaires

Diffraction

Publié le 21 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Diffraction

« Diffraction » présente une série de photogrammes sonores argentiques réalisés par l’artiste Mael Le Golvan dans le cadre d’une résidence sur le territoire et au collège François Brune (Pleine-Fougères).
L’exposition présente également le travail photographique réalisé par les élèves de 6ème du collège François Brune de Pleine-Fougères et des élèves de CM1/2 des écoles de Roz-sur-Couesnon, Pleine-Fougères, La Boussac et Saint-Georges de Gréhaigne.

Les ondulations et irisations créent par la diffusion de fréquences sonores dans l’eau proposent au visiteur de percevoir la propagation des ondes et ainsi rendre visible (tangible) le son. Mais comment donner à voir ce qui a lieu dans l’eau, non pas à sa surface mais en dessous, quelles formes, quelles structures apparaissent ?

Le projet global est construit sur une logique d’expérimentation photographique, dans la création des œuvres de l’artiste comme dans les productions réalisées avec les élèves. La technique du photogramme argentique et la génération d’ondes sonores subaquatiques sont ici maîtrisées mais leur hybridation est propice à révéler de nouvelles formes issues d'événements fortuits, d’erreurs et d’accidents.

La série de photographies présentées par Mael Le Golvan propose de révéler cet espace subaquatique grâce à un double dispositif : d’une part, le photogramme argentique instantané en négatif noir & blanc, et d’autre part la génération d’ondulations créées par la diffusion du son dans l’eau. En lumière inactinique, une feuille de papier photo argentique noir & blanc est placée dans une cuve contenant de l’eau à la surface de laquelle apparaissent des irisations crées par des haut-parleurs immergés. D’un coup de flash, les ondulations produites par l’empreinte sonore sont figées sur le papier photosensible.

Ce dispositif à la fois sonore et photographique révèle voire invente une structuration lumineuse de l’eau par le son. C’est le phénomène de la diffraction qui, en redirigeant la lumière, vient créer une écriture graphique composée de zones d’ombres en blanc et de zones lumineuses en noir. Ces images sont créées par une eau doublement traversée, d’une part grâce au son qui la fait onduler de manière systématique, d’autre part grâce à la lumière qui est diffractée par les ondulations.

Cette structure crée une étrange illusion de profondeur. Alors que l’artiste n’a disposé que quelques millimètres d’eau dans les bacs à ondes pour réaliser ces images, les écarts de luminosité et de netteté produits par la diffraction de la lumière dans l’eau donne l’impression d’une tridimensionnalité.

Ici, Mael le Golvan réinvente le photogramme argentique et l’associe à un phénomène sonore. Cette technique de photographie argentique apparue au 19ème siècle, et notamment développée par le célèbre artiste Man Ray est une technique encore très utilisée aujourd’hui par les artistes contemporains qui lui confèrent de nouvelles formes.

 

EXPOSITION À LA MAISON DES POLDERS, ROZ-SUR-COUESNON (35)
DU 2 JUIN AU 31 JUILLET 2018
OUVERT TOUS LES JOURS DE 10H À 13H ET DE 14H À 18H

commentaires

RYOJI IKEDA | CONTINUUM MUTATIONS / CRÉATIONS 2

Publié le 20 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

RYOJI IKEDA | CONTINUUM MUTATIONS / CRÉATIONS 2

Compositeur et plasticien, Ryoji Ikeda est un acteur majeur de la musique électronique au Japon. Ses créations invitent à expérimenter une immersion dans un univers qui mêle le son, l’image, l’espace, les phénomènes perceptifs et les équations mathématiques. L’exposition dévoile une installation inédite; une salle noire et une salle blanche divisent l’espace en deux univers opposés et complémentaires.
D’une part, une large installation audiovisuelle où l’artiste procède à une « méta-composition » : un brassage vertigineux de données visuelles et sonores, abstraites selon des lois mathématiques.
D’autre part, une installation sonore faite d’immenses haut-parleurs : vous êtes invité à une performance de l’écoute, par une déambulation libre qui oriente votre expérience musicale.

 

ENTRETIEN ENTRE L'ARTISTE ET LA COMMISSAIRE D'EXPOSITION
Marcella Lista - À quoi se réfère le principe du continuum, dans le titre de l’exposition ?
Ryoji Ikeda - L’idée de l’exposition est celle d’une expérience traversant le continu et le discret (emprunté à l’anglais où « discrete » désigne ce qui se compose de parties distinctes, séparées). Autrement dit : l’un et le multiple, l’organique et le divisible, la théorie ondulatoire et la théorie corpusculaire, l’analogique et le numérique… Toutes nos représentations scientifiques du monde ont toujours alterné ces deux interprétations opposées. C’est l’un des débats les plus classiques parmi les philosophes et les mathématiciens depuis les débuts de la philosophie occidentale. Le philosophe et mathématicien Leibniz (1646-1716), un précurseur de la pensée computationnelle par son intérêt pour le code binaire, pour l’ars combinatoria, était grandement préoccupé par la composition, infiniment divisible, de ce qui nous apparaît comme continu : la matière, l’espace, le mouvement. À propos de cet indéchiffrable problème, il parlait du « labyrinthe du continuum ». Aujourd’hui, toute notre manière rationnelle de penser s’appuie de plus en plus sur une organisation discontinue de l’information : les systèmes scientifiques, bancaires, l’ingénierie, etc., le monde est guidé par le règne numérique des 0 et des 1. Mais notre manière subjective d’être et de penser : le monde des sensations, de la présence et de la conscience appartiennent au continu. On ne peut pas les rationaliser, seulement les laisser flotter dans notre perception sensorielle et mentale. C’est cette tension entre la division rationnelle produite par le savoir et l’impression non moins réelle du continuum qui m’intéresse.

ML - Le schéma lui-même de l’exposition est fondé, en apparence, sur des opposés. Et pourtant… chacune des deux œuvres élabore un espace d’expérience très complexe.
RI - Oui, j’aime bien introduire le visiteur à ce principe du code binaire qui structure notre environnement mais je cherche à tordre le schéma et à explorer les glissements… La première œuvre, qui est un dispositif audiovisuel, s’intitule code-verse. C’est à la fois l’univers du code, dont elle est issue, et l’idée d’une écriture poétique par le code. J’y propose une sorte de méta-composition, reprenant les matériaux de travaux antérieurs, tels les datamatics, pour les mener vers une plus grande abstraction. Les données m’importent moins ici que le code lui-même, que j’appréhende sur le modèle de la notation musicale ou l’organisation mathématique des nombres. Je dirais que code-verse est une tentative de composer plusieurs codes en une seule pièce à la fois symphonique et polyphonique. Le résultat est au-delà de notre capacité de perception et de déchiffrement, c’est un état où on regarde quelque chose que notre cerveau ne peut pas suivre. 
La deuxième œuvre, A [continuum], est une pièce sonore dont le dispositif prend une allure presque sculpturale. Elle est basée sur les différentes fréquences qui ont défini la note la (A) depuis l’ère de Bach jusqu’aux années 1970. Cette référence de concert de toute la musique occidentale a varié de plusieurs hertz au long de son histoire. Je combine ces fréquences sous la forme d’ondes sinusoïdales – un son très pur, comme celui du diapason – pour en faire une composition distribuée sur cinq très grands haut-parleurs. Les rencontres de fréquences voisines et néanmoins distinctes vont remplir l’espace d’une trame très fine d’interférences et de résonances. Mais ces oscillations ont la particularité physique de changer avec notre déambulation… Ainsi le continuum se trouve fragmenté dans une situation où chacun perçoit cette expérience musicale à sa manière, une composition en mouvement et perpétuel changement.

in Code Couleur, n°31, mai-aout 2018, pp. 38-40

commentaires

LES SAMEDIS DE LA VR

Publié le 19 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

LES SAMEDIS DE LA VR

LES SAMEDIS DE LA VR
PAR LE FORUM DES IMAGES
& VRROOM
Vivez le cinéma en réalité virtuelle avec Les samedis de la VR, un rendez-vous hebdomadaire 100% cinéphilo-virtuel propulsé par VRrOOm ! Une édition spéciale films d'horreurs présenté par le Forum des Images. 

TROIS PROGRAMMES AU CHOIX :
>> Durée de l’expérience : 20-25 minutes

STRANGER THINGS
En quelques minutes seulement, ce Stranger Things réussit un intéressant pari : donner à craindre l’invisible, et éprouver la paranoïa d’un personnage qui sait le danger potentiellement n’importe où, de préférence dans son dos. Une bonne partie de l’expérience consiste d’ailleurs à pivoter, autant pour traquer le danger que pour se rassurer, et il ne fait pas bon se sentir dans la peau de Joyce... Courte, extrêmement fidèle à l’esprit de la série et d’une immersion impeccable, la formule réussit son pari !

THE PEELER
Sanglé dans une camisole a l'interieur de la remise d'un psychopathe meurtrier, votre seule chance de survie repose entre les mains d'un autre captif qui a réussi a survivre.  Une expérience en 360 VR d'une brutalité horriblement délicieuse.

MULE
"Préférez-vous être enterré, ou incinéré ?" - c'est une des questions qui vous est posée dans ce film d'horreur en 360 VR lorsque... mais nous ne vous en dirons pas plus, car c'est a vous de reconstruire les éléments qui vous permettrons de reconstruire le fil d'action qui vous a mené a cette situation terrifiante !

3 dates à retenir:

  • Dimanche 22 juillet, de 15h à 20h;
  • Samedi 28 juillet, de 15h à 20h;
  • Samedi 4 août, de 15h à 20h.
commentaires

Networking Jeux Vidéo | SNJV Tour Strasbourg

Publié le 18 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

Networking Jeux Vidéo | SNJV Tour Strasbourg

Dans le cadre d'un Tour de France du Jeu Vidéo, le Syndicat National du Jeu Vidéo passe par Strasbourg le jeudi 19 juillet pour rencontrer les acteurs locaux et les passionnés(ée)s du jeu vidéo !

Un temps de partage ouvert à tous organisé en partenariat avec le Cluster de Jeu Vidéo du Grand Est East Games, le SNJV et le Shadok.

De 16h à 22h, venez découvrir, rencontrer, échanger avec l'équipe du SNJV qui vous présentera ses activités et son engagement, ainsi que les acteurs du jeu vidéo local.

commentaires

Art Machines 2019

Publié le 17 Juillet 2018 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications, conférence

Art Machines 2019

Art Machines: Symposium international sur l'informatique numérique aura lieu du 4 au 7 janvier 2019 à la School of Creative Media de l'Université de la ville de Hong Kong. Art Machines réunira des universitaires, des artistes et des professionnels dans le domaine de l'informatique computationnelle dans le cadre d'un symposium de quatre jours dont le thème principal sera le thème de l'apprentissage automatique et de l'art.

Ce symposium sera l'occasion d'une réflexion et d'une évaluation approfondies de l'impact de l'intelligence artificielle sur la fabrication de l'art et des médias computationnels, ainsi que d'une réflexion plus large sur les conditions d'existence, de portée et d'avenir du calcul. art et médias basés. En plus des keynotes universitaires, des tables rondes et des forums de discussion, la conférence comprendra la présentation de projets artistiques, une importante exposition simultanée sur l'art numérique asiatique et un atelier dirigé par des étudiants.

La date limite pour l'appel à contributions a été reportée au 1er septembre 2018.

Les soumissions sont les bienvenues dans les domaines suivants: apprentissage automatique et art, art sonore, médias immersifs, cinéma numérique, animation numérique, jeux, sciences humaines computationnelles, codage créatif, codage numérique, fabrication numérique, calcul physique, préservation numérique, médias urbains, ordinateur cérébral Interface.

commentaires
<< < 10 20 30 40 50 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 80 90 100 200 > >>