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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

L'oeil distrait. Figures et contextes de la dispersion du regard.

Publié le 6 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

L'oeil distrait. Figures et contextes de la dispersion du regard.

20 ans d’art contemporain, de technologies, de sciences, de société et de mouvements des idées Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains créé en 1997 à Tourcoing par Alain Fleischer - après avoir fêté son dixième anniversaire avec Dans la nuit, des images au Grand Palais à Paris - célèbre aujourd’hui ses 20 ans par plusieurs événements.

Tout au long de la saison 2017/2018, l’anniversaire sera l’occasion d’un programme qui célébrera la reconnaissance française et internationale du Fresnoy, comme une institution  d’excellence dans le champ de la formation, de l’expérimentation et de la production artistique et audiovisuelle. En 2017, Le Fresnoy s’exposera avec Panorama 19 dont le commissaire est Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo. Cette manifestation annuelle (du 23 septembre au 31 décembre 2017) sera inaugurée pratiquement à la date exacte de l’anniversaire (début octobre 2017), vingt ans après l’arrivée de la première promotion.

Le colloque L'oeil distrait. Figures et contextes de la dispersion du regard. se déroulera du 8 et 9 mars 2018 avec différents intervenants, dont Marie-Laure Cazin.
Le programme complet est à découvrir ci-dessous.

Lieu :

22 rue du Fresnoy - BP 80179
59202 Tourcoing cedex - France

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Première Ovation Arts multi + Numériques – 15 mars 2018

Publié le 5 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans appel à candidature

Première Ovation Arts multi + Numériques – 15 mars 2018

Québec, le 30 janvier 2018 – La Ville de Québec et les productions Recto-Verso, gestionnaire du volet Arts Multi et Arts Numériques de la mesure Première Ovation, invitent les artistes professionnels émergents de la ville de Québec à soumettre leurs projets pour l’un ou l’autre des trois programmes offerts.

Première Ovation – Arts Multi propose trois programmes de bourses :

Bourse de recherche, de création et de production (jusqu’à concurrence de 15 000 $)
Bourse de diffusion (jusqu’à concurrence de 7 500 $)
Bourse de mentorat (jusqu’à concurrence de 2 500 $)


Première Ovation – Arts Numériques propose deux programmes de bourses :

Le programme « Résidence de recherche et création » (jusqu’à concurrence de 10 000 $) soutient les individus, collectifs ou compagnies dans la réalisation d’une résidence offerte par un organisme artistique professionnel.

Le « Fonds de perfectionnement » (jusqu’à concurrence de 750 $) favorise l’accès à des formations ou à des ressources pertinentes pour le développement professionnel des artistes. DÉPÔT EN TOUT TEMPS.


Les artistes et les organismes ont jusqu’au 15 mars 2018 pour déposer leur dossier. Ils peuvent le faire en envoyant leur dossier par courriel à stephane.caron@mmrectoverso.org ou encore par la poste à l’adresse indiquée sur le formulaire, le cachet faisant foi. La liste des documents à présenter et les critères d’admissibilité sont disponibles sur le site www.premiereovation.com, sous la rubrique « Programmes d’aide ». Pour plus d’information sur les programmes ou le dépôt des demandes, veuillez communiquer avec monsieur Stéphane Caron, par téléphone au 418 524-7553, poste 8, ou encore par courriel à stephane.caron@mmrectoverso.org. Les projets sélectionnés seront connus d’ici la fin du mois d’avril 2018.

Première Ovation
Implantée en 2008 par la Ville de Québec, la mesure Première Ovation soutient la relève culturelle de la capitale en donnant aux jeunes talents les moyens de créer et de vivre leurs premières expériences professionnelles. Gérés par des organismes culturels reconnus, les programmes de la mesure touchent maintenant dix disciplines : la musique, le théâtre, la danse, les arts littéraires, les arts visuels, les arts médiatiques, les métiers d’art, les arts multidisciplinaires, le cirque et le patrimoine.

En contribuant à une meilleure diffusion des talents, Première Ovation souhaite développer et sensibiliser les publics et permettre l’accès à des spectacles et des réalisations de la relève pour toute la population. Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Québec dans le cadre de leur entente de développement culturel. Il bénéficie également d’un partenariat avec CKRL-FM 89,1.

Informations :
Stéphane Caron
Coordonnateur Première Ovation – Arts multi & Arts numériques
418 524-7553 poste 8
stephane.caron@mmrectoverso.org

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U+25A6

Publié le 4 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

U+25A6

Stéphane Dafflon – U+25A6
01.02 - 15.04.18
Vernissage mercredi 31 janvier, de 18h à 21h

Commissaire de l’exposition : Xavier Franceschi

 

Pour sa première exposition personnelle dans une institution à Paris, l’artiste suisse Stéphane Dafflon revisite entièrement les espaces du plateau pour une intervention tant architecturale que picturale, générant toute une série d’œuvres nouvelles, peintures, sculptures et adhésifs muraux. Dans ce champ de l’abstraction qui est le sien, cette intervention et ces œuvres tendent à modifier notre perception du réel.

Les adhésifs muraux aux couleurs et nuances infinies confèrent à l’espace une puissance vibratoire, à la manière d’une onde qui entrerait en résonance avec l’architecture du lieu.
Créé à l’écran tout d’abord puis transposé de l’ordinateur à la toile ou au mur, le travail pictural de Stéphane Dafflon est toujours pensé pour un lieu, pour une architecture bien précise, dans laquelle il s’inscrit et sur laquelle il va agir pour modifier la perception qu’en a le spectateur, aussi bien visuellement que physiquement.
Par le long fondu enchaîné chromatique qui se déroule à travers l’installation murale que propose Stéphane Dafflon, l’espace du plateau est comme mis en mouvement et les sensations que le visiteur y éprouve témoignent d’une parenté certaine avec l’univers de la musique.

Non circonscrites au seul médium de la peinture, les œuvres abstraites de Stéphane Dafflon se développent également depuis quelques années sous la forme de sculptures. Les œuvres qu’il réalise en trois dimensions se déclinent avec différents matériaux tels que le bois, le plexiglas translucide ou l’inox. Peints ou miroitants, ces objets en trois dimensions font écho aux formes des peintures accrochées aux murs provoquant des reflets, des interactions avec le contexte environnant qui ouvrent l’espace à des perspectives inattendues.

Les espaces ainsi transformés initient une rythmique visuelle décomplexée (à la fois héritière et détachée des théories picturales de Max Bill notamment) mêlant objets, peintures et dessin à l’adhésif qui dialoguent les uns avec les autres comme autant de points de vue multiples dont les couleurs minutieusement choisies et calibrées viennent souligner un jeu graphique avec l’architecture.

Par ces emboîtements visuels entre peinture, sculpture, objet et architecture, le travail de Stéphane Dafflon propose un point de vue à la fois original et radical sur la peinture abstraite, une peinture que l’on peut juger comme élargie, qui s’invente en dehors des supports classiques que sont la toile et le châssis pour instaurer une conversation spatiale et colorée plaçant le spectateur au centre d’un véritable dispositif pictural.

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VENEZ PARCOURIR L'UNIVERS AVEC CHRISTOPHE GALFARD

Publié le 3 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement, conférence

VENEZ PARCOURIR L'UNIVERS AVEC CHRISTOPHE GALFARD

INFORMATIONS PRATIQUES
Du samedi 30 septembre 2017 au samedi 30 juin 2018
Quai de Loire

PROCHAINE SÉANCE
Samedi 10 Mars 2018 à 11:00

TARIF(S)
Tarif à l’unité : 15€
Tarif - 26 ans : 9€

PRÉSENTATION
Un cycle de conférences à la portée de tous pour être à jour sur ce que nous savons du monde.
Big Bang, trou noir, extra-terrestres...

PROGRAMME COMPLET DES DATES
30 septembre 2017: Comprendre E=mc² (suivie d’une séance de dédicace du livre "E=mc2, l'équation de tous les possibles" de Christophe Galfard)
14 octobre 2017: A la découverte du monde quantique
18 novembre 2017: Les trous noirs
9 décembre 2017: Voyage vers le Big Bang. (suivie d'une dédicace du livre de Christophe Galfard "L'univers à portée de main")
16 décembre 2017: Séance Jeunesse - De la naissance des étoiles aux nuages du ciel (suivie d’une séance de dédicace du « Prince des Nuages »)
13 janvier 2018: Le temps existe-t-il ?
10 février 2018: C’est quoi l’évolution ?
10 mars 2018: Que sait-on de l’origine de la vie ?
7 avril 2018: Matière noire et énergie noire : les mystères de notre univers
19 mai 2018: Les mondes parallèles
9 juin 2018: Les extra-terrestres existent-ils ?

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Conférence neurosciences & neuro-performance

Publié le 2 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Conférence neurosciences & neuro-performance

Les clubs emlyon au féminin et santé s'associent pour vous proposer une conférence interactive et unique sur le thème "Neurosciences & Neuro-Performance" animée par le Docteur Nathalie BENEROSO, seul pharmacien-biologiste spécialiste en neuro-nutrition

Le jeudi 15 mars à 18h00
Tour Oxygène - salle Univers (rez-de-chaussée)
10-12 boulevard Vivier-Merle - 69003 Lyon

L’avenir managérial passe par la nécessité de diriger autrement, il faut désormais adapter le monde du travail à la réalité du fonctionnement cérébral, et non l’inverse. 
C'est là qu'intervient la neuro-performance, un bien-être physique et mental dû à un fonctionnement optimal des neurones par une approche systémique, fonctionnelle et nutritionnelle.

Cette nouvelle façon de manager a un double objectif :
- pour l’individu, être en bonne forme, plus équilibré, aligné, et engagé 
- pour l’entreprise, être plus performante et compétitive.

Vous découvrirez comment la Neuro-nutrition permet d'améliorer le fonctionnement cérébral, de diminuer l'impact du stress et le vieillissement précoce.

Le docteur Nathalie Beneroso vous livrera les clés biologiques, scientifiques, nutritionnelles du "Mieux Etre", grâce à quelques conseils santé et des tests personnalisés réalisés sur place, vous permettant d'évaluer vos neurotransmetteurs et définir votre chronotype (questionnaires neuro-nutrition)

PROGRAMME
18h00 | Accueil
18h15 | Conférence interactive animée par le Docteur Nathalie Berenoso 
19h00 | Echanges avec la salle
19h30 | Cocktail

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Digital Abysses

Publié le 1 Mars 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

Digital Abysses

Digital Abysses
Du vendredi 9 mars 2018 au dimanche 20 mai 2018
Bordeaux


Exposition d'art numérique de l'artiste Miguel Chevalier. Œuvres fixes et installations numériques interactives configurées à l'échelle monumentale du lieu
Inspiré par les grands fonds océaniques qui occupent les deux tiers de la planète, l'artiste, pionnier de l'art virtuel et numérique, poursuit son exploration de la nature à travers le thème de la faune et de la flore sous-marine (algues, plancton, radiolaires, coraux...). Il explore sur un mode poétique et métaphorique la question du lien entre nature et artifice qui aujourd'hui coexistent et s'enrichissent mutuellement.

En résonance avec le lieu, à la fois minéral, aquatique et végétal, l'exposition invite les visiteurs à pénétrer au coeur de l'inconnu à travers différentes installations qui cherchent à recréer les conditions d'une symbiose entre l'homme et cette nature aquatique réinventée. Au fil d'une déambulation entre rêve et réalité, les visiteurs sont immergés dans un univers étrange, empreint de mystères, territoire extraordinaire pour l'imagination


Miguel Chevalier
Né en 1959 à Mexico, Miguel Chevalier vit et travaille à Paris. Depuis 1978, il utilise l'informatique comme moyen d'expression dans le champ des arts plastiques. Il réalise de nombreuses expositions dans des musées, centres d'art et galeries, mais aussi des projets dans l'espace public et architectural.


Quand
Du vendredi 9 mars 2018 au dimanche 20 mai 2018
Jeudi 08/03/2018 Vernissage à partir de 18h30 
Du mardi au dimanche de 13h30 à 19h.
Fermé les lundis et jours fériés. 



Base sous-marine
Boulevard Alfred Daney
33300 Bordeaux

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Le transhumanisme comme controverse

Publié le 28 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Le transhumanisme comme controverse

Le séminaire porte, pour sa troisième édition annuelle, sur les questions philosophiques et éthiques soulevées par la mouvance transhumaniste. Organisé par la Chaire « Ethique et transhumanisme » (Laboratoire ETHICS – EA 7446, Université Catholique de Lille) avec le soutien de la Région des Hauts de France, le transhumanisme y est abordé comme un objet de pensée révélateur des tensions et questions anthropologiques de fond soulevées par les développements technoscientifiques contemporains.

 

Quelques dates:

21 Mars 2018 : « Le transhumanisme comme controverse », Alberto Romele, philosophe, post-doctorant, chaire éthique et transhumanisme, laboratoire ETHICS (EA 7446), Université Catholique de Lille.

25 Avril 2018 : « Comment penser les enjeux politiques d’un environnement algorithmique ? », Thomas Berns, professeur en philosophie politique et en éthique, chercheur au Centre Perelman de philosophie du droit, Université Libre de Bruxelles.

9 mai 2018 : « Le transhumanisme est-il un humanisme ? », Gilbert Hottois, philosophe, professeur émérite de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles .
 

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VODOU AU FÉMININ

Publié le 27 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

VODOU AU FÉMININ

VODOU AU FÉMININ - Des mythes originels aux femmes d’aujourd’hui en Afrique de l’Ouest

EXPOSITION TEMPORAIRE De mars à octobre 2018, du mercredi au dimanche de 14H à 18H

Vernissage pour la journée internationale pour les droits des femmes

Jeudi 8 mars 2018 à partir de 19H30

Entrée libre dans la limite des places disponibles sur pré-réservation sur weezevent ou sur contact@chateau-vodou.com

Les femmes sont des actrices incontournables de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest. Elles ont inspiré de nombreux mythes et légendes. Leur rôle a été, et reste, décisif dans le fonctionnement de la société. Dans les pays du vodou, la femme est considérée comme le vecteur de transmission de la tradition spirituelle. Elle a le rôle de mémoire et celui d’organiser la société, la famille.

Elle est également l’un des piliers de la vie religieuse et cultuelle. Les jeunes filles sont recrutées dès leur plus jeune âge pour devenir des prêtresses, chargées d’honorer les divinités vodou. D’autres femmes sont rassemblées en sociétés secrètes et chargées d’organiser les rituels et sorties de masques (grands personnages costumés).

L’histoire des guerrières du royaume du Dahomey, qui impressionna tant les européens, demeure exemplaire pour témoigner de l’importance attribuée aux femmes dans la défense du territoire. Enfin, le rôle des femmes en tant que mères est fondamental. Lors d’une naissance, c’est la maman qui se met en contact avec le bokono, le « devin », pour réaliser les rituels nécessaires à la protection du nouveau né.

Cependant, malgré des rôles très importants dans la tradition vodou, l’ambiguïté et l’ambivalence sont deux notions qui restent omniprésentes dans la représentation de la femme et la place qui lui est réellement donnée. Dans la statuaire la femme est souvent mise en valeur, transcendée. Alors que dans les récits, les contes, elle est décrite plus négativement comme destructrice, possessive et dangereuse. Elle est souvent désignée comme la source des malheurs et notamment des infortunes des hommes…

Cette ambivalence se retrouve bien entendu chez les déités féminines, dans leurs caractéristiques et leurs attributs. « Mami Wata » représente la mère nourricière, mais également les océans et leur puissance destructrice. Les « Gèlèdé » incarnent la force protectrice et créatrice de la vie et sont cependant aussi responsables de la stérilité…

Au travers de nombreuses œuvres sorties des réserves du musée, de textes, de projections, de conférences, il sera possible de découvrir les étapes de la vie d’une femme au Dahomey ainsi que les caractères et les spécificités des divinités féminines du panthéon vodou.

                                    

Adeline Beck, Commissaire de l’exposition

L’équipe :

Recherches scientifiques, rédaction des textes, partenariats, communication :

Jean-Yves Anézo, Marc et Marie Luce Arbogast, Anne Bucher, Louise Flouquet, Kéfil Houssou, Denis Leroy, Mégane Liguori.

Collaboration à la scénographie : Mireille Kintz, Sébastien Furderer

 

Tarif d’entrée exposition temporaire : 6 €

Catalogue de l’exposition en vente au musée

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Corps possibles et mondes parallèles.Que font l’anticipation et la science-fiction aux arts de la scène ?

Publié le 26 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Corps possibles et mondes parallèles.Que font l’anticipation et la science-fiction aux arts de la scène ?

Appel à communications pour une journée d’études et une publication collective

Corps possibles et mondes parallèles. Que font l’anticipation et la science-fiction aux arts de la scène ?

 

Vendredi 23 mars 2018
Université Toulouse Jean Jaurès
Organisation : Florence Fix et Flore Garcin-Marrou
LLA CREATIS (Université Toulouse Jean Jaurès)
CEREdI (Université Rouen-Normandie)

 

En envisageant différentes scènes (théâtre, danse, cirque, performance, marionnette) sans restriction d’aires géographiques ni d’époque, ce projet entend appréhender ce que l’anticipation et la science-fiction font aux arts de la scène, à la représentation des corps et à la dramaturgie.

D’une part, des corps fictionnels hybrides, augmentés (en capacités) ou soustraits (à l’espace social, aux identités genrées), des corps-machines, dupliqués, sans mémoire ou au contraire matriciels et porteurs de mémoire vive forment les mythologies de leur transformation, de leur devenir, de leur exploitation ou de leur augmentation voire de leur dépassement. D’autre part, ces corps porteurs de mondes possibles appellent la construction de récits au présent ou au futur, alternatifs, utopiques/dystopiques, uchroniques, technologiques, prospectifs, interplanétaires, post-apocalyptiques, eschatologiques… impliquant un autre rapport à l’espace et au temps : c’est à partir du futur – et non plus seulement des histoires passées – que notre présent peut être mis à distance et transformé.

Force est de constater que c’est au théâtre et par le théâtre que s’est fait connaître le récit science-fictionnel, par les adaptations, mais surtout par cette volonté des artistes, à l’orée du XXe siècle, d’inventer un nouveau corps et un nouveau théâtre, qui ne regarderait plus vers le passé pour composer des personnages et des situations exemplaires, mais bien vers un futur dont on ne sait rien et dont on a tout à imaginer. Les différentes hypothèses de « théâtre de l’avenir » (Wagner), de « théâtre du futur[1] » (Meyerhold) vont dans le sens d’un théâtre de recherche, dont le propre est de dépasser les limites spatio-temporelles de la scène et les limites physiques de l’acteur, en remplaçant ce dernier par la machine (Marinetti), des marionnettes (Craig 1905, Maeterlinck) ou par le robot (Karel Capek, RUR, 1921), poussant à un point extrême la rivalité avec l’androïde et l’anxiété face à la menace de la disparition de l’humanité.

Si les textes de théâtre d’anticipation et science-fictionnels sont rapidement supplantés par les récits filmiques, les séries télévisées et leurs codes spécifiques de représentation, ils demeurent un champ divers et peu étudié, dont il faut toutefois remarquer qu’il est aujourd’hui très vivace.

Sur fond d’emballement d’une post-modernité engagée dans une course technologique et sécuritaire, se font en effet plus aigües les questions de survie à la menace nucléaire (Edward Bond, Le Crime du XXIe siècle, 2001 ; Harald Müller, Le Radeau des morts, 2010), aux guerres bactériologiques (Pauline Sales, La Bosse, 2000), à la catastrophe écologique (conférence performée WOW ! de Frédéric Ferrer sur nos possibilités de vivre ailleurs, 2015). En abordant l’éternelle jeunesse grâce à la machine à remonter le temps (Jean-Pierre Sarrazac, Vieillir m’amuse !, 1996), la vie débarrassée de la maladie ou de la dégénérescence biologique, congédiant le deuil de l’autre (France-fantôme de Tiphaine Raffier, 2017), l’avènement d’une nouvelle forme de conscience et l’expérimentation médicale à des fins militaires (Gildas Milin, Anthropozoo, 2003) ou la coexistence fraternelle entre l’humain et le robot pris dans le vertige de l’ennui et du refus de sa servitude (Hataraku Watashi - Moi, travailleur d’Oriza Hirata, 2008), ce théâtre se constitue comme herméneutique du social et du politique, abordant les dérives scientifiques, les dilemmes éthiques, l’aliénation au travail, l’exigence de perfection, la performance transhumaniste, le contrôle du ventre des femmes… À quelles réalités augmentées font appel ces représentations ?

Or, si ces fictions sont ouvertement pessimistes quant à l’avenir de l’humain, le théâtre science-fictionnel peut aussi être farcesque et hallucinatoire (comme dans le « drame spatial » d’Hervé Blutsch, Gzion, 2010) ou adopter le comique de l’absurde dans Corps diplomatique d’Halory Goerger, produit par l’Amicale de production, où des artistes sont envoyés dans l’espace pour produire une œuvre universelle dans un mouvement créatif continu, arpentant le champ de l’art à l’infini, dans un module spatial baptisé Jean Vilar.

Mais le recours du théâtre au genre science-fictionnel ne saurait se limiter aux thématiques science-fictionnelles, le théâtre affirmant alors une ambition de précéder et d’accompagner les grands changements de société. Conjuguer le théâtre au futur vise à consacrer la scène en tant que laboratoire de nouveaux modes d’existence, en tant que lieu de tous les possibles, dans une confiance renouvelée accordée à la fiction et à ses lectures, qu’elle soit proprement humaine et convoitée par les intelligences extra-terrestres en 5.000 après JC (Rafael Spregelbrud, La Paranoïa, 2009), queer et féministe (Donna Haraway), potentielle (Aliocha Imhoff, Kantuta Quiros, Camille de Toledo, Les Potentiels du temps, Manuella éditions, 2016), réparatrice (Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Les Presses du réel, 2017), accélérationniste (Nick Smicek et Alex Williams, « Manifeste accélérationniste », revue Multitudes, n° 56, 20014/2), compensatoire, indécidable, jubilatoire…

Ce projet entend donc, sans exhaustivité, interroger dans leur rapport aux arts de la scène :

  • Corps augmentés ou diminués, identités queer, hybridations biologie-machine
  • Deuil, déploration, absence, mémoire des corps, catastrophe
  • Dramaturgies inter-espèces, interstellaires, quantiques
  • Fictions, contre-fictions, adaptations, narrations spéculatives
  • Théâtres prospectifs, d’anticipation, du futur, à venir
  • Écriture et lecture du futur, portraits de l’artiste en cyborg…
  • Fictions et récits hybridés de discours scientifique

Une journée d’études, organisée avec Aline Wiame (ERRAPHIS, UT2J), le 23 mars 2018 à l’Université Toulouse Jean Jaurès ouvrira les débats, en rapport avec la pièce PRLMNT 1 de Camille de Toledo, mise en scène par Christophe Bergon, programmée du 22 au 28 mars 2018 au Théâtre National de Toulouse.

http://www.tnt-cite.com/content/fr/spectacle/215/PRLMNT---Episode-I

Les chercheurs et auteurs intéressés par le projet collectif peuvent le rejoindre sans avoir participé à la journée d’études.

Les propositions d’interventions et/ou d’articles (1/2 page) accompagnées de quelques lignes de bio-bibliographie seront adressées à Florence Fix (florence.fix[@]gmail.com) et Flore Garcin-Marrou (flore.gm[@]gmail.com) le 1er mars 2018 au plus tard. Les articles, après acceptation du comité de lecture, seront à remettre le 1er juillet 2018.

 

[1] Meyerhold, Écrits sur le théâtre, T. 1, Lausanne, L’Age d’homme, [1973], 2001, p. 124.

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Vocoder & Camouflage : Tactics of Decay

Publié le 25 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Vocoder & Camouflage : Tactics of Decay

Jonathan Uliel Saldanha
Vocoder & Camouflage : Tactics of Decay

vernissage le vendredi 02.02.2018, 18:00

03.02.2018 – 28.04.2018


L’installation Vocoder & Camouflage joue sur la notion de toxicité électrique à travers une jungle technicolor habitée par des organismes spectraux, des ruines de voix et des aperçus de lumière filtrée. Environnement immersif, une forêt suspendue, carcasse massive de débris floraux est activée par des vibrations de lumière, de son et de fumée expirés par le procédé organique de la décomposition végétale. L’amas végétal devient écran, la surface de tiges et de feuilles, le support décadent d’optimisme numérique dans un malström de voix artificielles, d’échos, de rayonnements et d’odeurs.

Vocoder & Camouflage est le dernier opus d’une recherche de longue date, menée par Jonathan Uliel Saldanha sur les acoustiques souterraines, l’inconscient collectif de la Terre et de ses machines verticales et animistes.

Pendant le festival DañsFabrik, l’installation Vocoder & Camouflage sera contaminée par deux activations intitulées « Tactics of Decay ». Ces procédures intercepteront la jungle chromatique installée à Passerelle en modulant sa toxicité intrinsèque.

Cette exposition s’inscrit dans un partenariat de production initié en 2014 avec Le Quartz, Scène nationale de Brest. Chaque année, dans le cadre du festival DañsFabrik, la scène nationale et le centre d’art contemporain questionnent ensemble les porosités et frictions entre danse contemporaine et arts visuels. Ou comment l’exposition se nourrit des pratiques chorégraphiques et vice-versa.

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