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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

L’avenir – critique, résistance, utopie –

Publié le 13 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Appel à communications

L’avenir  – critique, résistance, utopie –

L’avenir
– critique, résistance, utopie –

Colloque interdisciplinaire d’anthropologie prospective
organisé par l’UDESCA

24-25 mars 2021 – Paris ICP

 

Appel à communication

Régulièrement l’avenir a été un objet d’espérance, a marqué un horizon d’attente, a fasciné les hommes et les femmes. « De quelles nouvelles inventions, créations, explorations l’aventure humaine sera-t-elle capable ? », « Quelles merveilles et quels prodiges nous réserve l’avenir ? » pouvaient être certaines des interrogations de ces derniers siècles.

Effectivement, l’avenir nous a impressionné ! La Terre n’était plus le centre de l’univers ; nous avons créé la machine à vapeur à l’origine de la révolution industrielle qui changea la face du monde ; la théorie quantique a bouleversé notre façon de penser ; les antibiotiques nous ont permis de traverser des morts qui autrefois auraient été certaines ; nous avons marché sur la lune ; en quelques années nous sommes devenus joignables où que nous soyons sur le globe chacun disposant, grâce à Internet, de la quasi-totalité des savoirs mondiaux dans sa poche.

Mais l’avenir a aussi charrié avec lui son lot de surprises et de stupeurs. Au début du xxe siècle, alors que la révolution industrielle battait son plein, encouragée en ce sens par Descartes nous exhortant à devenir « maîtres et possesseurs de la nature », éclate une première guerre, qui, mondialisation économique aidant, devint mondiale. Puis ce fut le tour d’une deuxième qui conduisit, accompagnée par la puissance de nos artefacts produits de mains humaines, non pas 18 mais 60 millions de morts, avec les camps d’extermination et Hiroshima. En dépit de ses « accidents » de parcours, la modernité restait caractérisée par la convergence entre le progrès technique et le progrès social.

Aujourd’hui, qu’en est-il de l’avenir ? Nous pouvons identifier trois hypothèses:

  1. Depuis notre entrée en postmodernité, il y a de cela quelques décennies, avec la fin des trente glorieuses et l’identification de la chute des grands récits, les temporalités sont fondamentalement bousculées. Progrès technique et progrès social sont désormais dissociés. La temporalité linéaire du progrès caractérisée par le fait que demain sera meilleur qu’aujourd’hui qui est meilleur qu’hier est rompue. Plus encore, l’entrée dans l’anthropocène, cette nouvelle période géologique marquée par une modification durable des conditions d’habitabilité de la Terre, signifie que la pérennité de l’aventure humaine est désormais compromise. L’avenir est en train de disparaître – qu’il soit porteur de merveilles comme de sidérations. Ces derniers mois, le succès planétaire des propos de la lycéenne suédoise Greta Thunberg auprès des jeunes l’atteste : « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus ? ». L’avenir a disparu. C’est là la première hypothèse.
  2. Une voix dissonante, principalement émise depuis la Californie, retentit de temps à autre : l’avenir existe. L’avenir sera great ou bigger than ever nous disent en chœur Mark Zuckerberg, co-fondateur et PDG de Facebook, Larry Page et Sergey Brin, fondateurs de Google, Jeff Bezos, fondateur et PDG Amazon, ou encore Elon Musk, fondateur d’un ensemble d’entreprises comme SpaceX, Tesla ou Neuralink. Nos esprits sont en cours d’écranisation. Aucune limite ne peut être infranchissable pour le génie humain, qu’elle soit planétaire, corporelle ou cognitive – certes sur fond de guerre économique de plus en plus violente… Nous allons bientôt pouvoir fusionner avec la machine et démultiplier ainsi notre puissance. Une hubris techno-économique prend en charge la question de l’avenir. C’est là la deuxième hypothèse.
  3. Nous avons besoin de l’avenir – tout comme le devenir et l’advenir sont nécessaires à notre coexistence terrestre. Mais n’avons-nous pas besoin d’un autre avenir que cet accomplissement de l’individu prométhéen de la modernité réservé aux quelques privilégiés disposant, dans le « mythique garage » des commencements de leur succès planétaire, d’une navette spatiale permettant de regagner Mars ? Comment pouvons-nous accoucher ensemble de l’avenir dans les temps de l’anthropocène et des perspectives transhumanistes ? N’avons-nous pas, fondamentalement, besoin de muter ? Comment permettre à un « entre nous » convivialiste et post-prométhéen de faire face à cette hubris destructrice (l’adjectif post-prométhéen étant ici entendu comme le renoncement à la transgression de toute limite et à cette recherche démiurgique de puissance) ? Et si l’avenir pouvait être le fruit de la critique, de la résistance et de l’utopie ? Il s’agit là de la troisième hypothèse, celle qui nous mobilise et qui sera mise au travail au cours de ce colloque. Une espérance intellectuellement honnête quant à l’avenir nous semble possible. Cette espérance peut prendre la forme d’une promesse.

 

Notre hypothèse est que pour donner ses chances à l’avenir et permettre l’avènement d’une mutation anthropologique, la réactivation et l’articulation de trois fonctions essentielles sont nécessaires : la critique, l’utopie et la résistance. La fonction critique, tout d’abord, renvoie à la nécessité de comprendre et de rectifier certaines des erreurs de la modernité. La fonction utopiste, ensuite, où il importe de nous donner les moyens de continuer d’espérer, et de croire en un avenir possible. Mais les fonctions de critique et d’utopie courent le risque d’être stériles si elles ne sont pas articulées avec une fonction de résistance caractérisée par son ancrage dans le réel et la poursuite de combats ici et maintenant. Il importe de tenir dans l’opposition (résistance) à partir de ce qui est identifié comme problématique (critique) pour que l’avenir espéré puisse advenir (utopie). N'avons-nous pas vu, grâce à cette articulation de résistance, de critique et d’utopie, l’avènement du projet européen ou celui du projet onusien – qui, certes, ont encore besoin de progresser ?

Nous souhaitons approfondir en quoi et comment critique, utopie et résistance ne sauraient faire l’économie d’un fondement dans une connaissance « vraie » de l’humain. Toujours en recherche, celle-ci se doit de mobiliser le plus large spectre des savoirs, selon l’universalité non seulement des sciences de la nature et des sciences humaines, mais aussi des sciences philosophiques et théologiques. Il nous semble à cet égard de première urgence de ne pas sacrifier à une représentation ambiante à la culture, que E. Husserl caractérisait comme le « naturalisme ». En elle tout savoir valide de l’humain se voit assigné à la seule interprétation qu’en donne les sciences dures. Il y va d’un processus aveugle, qui détermine le savoir dans le sens de l’efficience technique, au service de stratégies technocratiques et in fine au profit des puissances de l'argent. Sous couvert de la plus haute rationalité, ne voyons-nous pas se diffuser un puissant irrationnel, qui ne fait qu’alimenter le projet cartésien d’une maîtrise totale sur la nature, illusion si tenace que le péril toujours plus crédible d’une crise écologique majeure ne semble pas pouvoir la déjouer. En cultivant le sens socratique des formes et limites des savoirs, il s’agit de rendre sa consistance d’être tant à la vie naturelle qu’au vivre humain dans son énigmaticité radicale.

 

Appel à contribution

Nous accueillerons des contributions selon une approche pluridisciplinaire : sociologie, anthropologie, éducation, éthique, psychologie, théologie, environnement, philosophie… Celles-ci devront mettre au travail des questions anthropologiques dans une perspective prospective.

Il n’y a pas besoin d’être anthropologue de formation pour penser le devenir humain dans la période contemporaine ! Voici quelques thématiques pouvant être mises au travail au cours de ces deux journées (cette liste n’est pas exhaustive) : humain et animal ; frontières du vivant et frontières de l’humain ; numérique, intelligence artificielle et aventure humaine ; technique et devenir humain ; l’avenir en anthropocène ; les différents types d’épuisements (burn out, rareté matérielle, déchets…) ; accélération et résonance ; tout type de prospectives… Mais aussi tout type de question vive dans les domaines de la santé, de l’éducation, du droit, de la politique, de l’environnement, de l’éthique…

 

Échéancier 

  • Envoi d’un texte de 2 000 signes d’ici le 20 juin 2020 à Brigitte Cholvy (b.cholvy@icp.fr) et Nathanaël Wallenhorst (nathanael.wallenhorst@uco.fr).
  • Envoi d’un texte de 30 000 signes d’ici le 30 novembre 2020 à Brigitte Cholvy (b.cholvy@icp.fr) et Nathanaël Wallenhorst (nathanael.wallenhorst@uco.fr).

 

Perspectives de publication

Un ouvrage sera publié suite à ce colloque. Les contacts d’éditeurs sont en cours.

 

Comité scientifique UDESCA

Valérie Aubourg, Université Catholique de Lyon (valerie.aubourg@gmail.com)

Brigitte Cholvy, Institut Catholique de Paris (b.cholvy@icp.fr)

David Doat, Université Catholique de Lille (david.doat@univ-catholille.fr)  

Catherine Fino, Institut Catholique de Paris (c.fino@icp.fr)

Pascal Marin, Université Catholique de Lyon (pscl.marin@gmail.com) 

Joel Molinario, Institut Catholique de Paris (j.molinario@icp.fr)

Jean-Marc Moschetta, Institut Catholique de Toulouse (jm.moschetta@gmail.com)

Tanguy-Marie Pouliquen, Institut Catholique de Toulouse (tanguy.marie1@gmail.com)

Alberto Romele, Université Catholique de Lille (romelealberto@gmail.com)

Nathanaël Wallenhorst, Université Catholique de l’Ouest (nathanael.wallenhorst@uco.fr)

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Viral / vital energy 2020, par L. Moura, M. Chevalier et J. B. Schilingi

Publié le 12 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

Viral / vital energy 2020, par L. Moura, M. Chevalier et J. B. Schilingi

Leonel Moura, Miguel Chevalier et Jacopo Baboni Schilingi, ont dévoilé leur projet d' installation multimédia monumental , intitulé Viral / Vital energy 2020. Dans le contexte actuel de la pandémie COVID-19 , les artistes ont été fortement influencés par l'apparition de micro-organismes et animés par leur intérêt commun pour la science, ils ont collaboré afin de créer une installation de type virus comme un hymne à la vie. 

Combinant leurs différentes approches créatives, les créateurs ont présenté leur installation monumentale qui consiste en une sculpture créée par algorithme de Leonel Moura , une œuvre de réalité virtuelle de Miguel Chevalier et de la musique de Jacopo Baboni Schilingi. Le modèle de la sculpture avec sa forme rayonnante a été créé par un algorithme qui génère des pointes et des trous sur une sphère 3D donnée. La sculpture mesure 15 mètres de haut, placée au centre d'un miroir à eau de 30 mètres de diamètre, reflétant et magnifiant visuellement l'installation de jour comme de nuit.

La sculpture est gonflable. Elle se dégonfle et se regonfle parfois, symbolisant la respiration qui permet la vie. A la tombée de la nuit, la sculpture devient une surface de projection pour un travail de réalité virtuelle générative unique, faisant référence au COVID-19 et à d'autres virus. Pour cette nouvelle création, Miguel Chevalier constitue progressivement une base de données d'images 2D et 3D, de morphologies diversifiées des cellules, virus et bactéries. Certaines de ces images ont été véhiculées par Olivier Schwartz, directeur du département virus et immunité de l'Institut Pasteur, dans le cadre du programme Organoïde. La sculpture s'enrichit d'une œuvre musicale originale générée en continu et en temps réel par un algorithme qui traduit la respiration de Jacopo Baboni Schilingi en harmonie et structures musicales.

Viral / Vital energy 2020 répond au besoin fondamental de recréer une symbiose dans le monde vivant, en particulier le monde invisible des micro-organismes. Les virus, qui ont une très mauvaise réputation, sont aussi nos amis, explique le microbiologiste Patrick Forterre, spécialisé dans les virus géants et qui a récemment démontré que les virus ont joué un rôle clé dans notre propre histoire évolutive. Dans la réalité d'aujourd'hui qui est remplie de peur liée au Coronavirus, la connaissance de ces micro-organismes est essentielle pour mieux comprendre l'avenir de l'humanité. Viral / Vital energy 2020 est destiné à être présenté dans les villes du monde entier, lors d'événements populaires tels que des biennales ou divers festivals numériques. A travers des visuels saisissants et un son dynamique, un éclat et des couleurs vives, cette installation multimédia est conçue comme une œuvre d'art impressionnante pour célébrer la victoire de la vie.

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Résidence d'écriture VR

Publié le 11 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans appel à résidence

Résidence d'écriture VR

Résidence d’écriture VR
Le VR Arles Festival et l’Institut français s’associent pour la 3e année consécutive pour proposer une résidence d’écriture dédiée aux narrations immersives, du 23 au 28 août 2020, à Arles.

Cette résidence vise à accompagner créateurs et créatrices dans le développement d’un projet d’écriture innovant pour la réalité virtuelle. Elle a également pour objectif d’approfondir les connaissances des lauréats sur le potentiel créatif et narratif des technologies immersives. Elle vise enfin à donner les clés de l’écriture d’un projet de réalité virtuelle et à faciliter la convergence de différentes formes artistiques.

Durant une semaine, les participeront bénéficieront en matinée de masterclass avec des professionnels des réalités immersives, des arts visuels, du son, du spectacle vivant et de l’image. Les après-midis permettront un accompagnement individuel et des temps d’échanges.

Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte. Vous avez jusqu’au 29 Mai 2020 pour déposer votre candidature.

Résidents 2019

Marion Burger & Ilan Cohen, Empereur

Alice Lepetit, Bleue

Nadia Micault, Zen ou presque

Alexandre Perez, EGO

Jeanne Susplugas, I Will Sleep When I’m Dead

Matthieu Van Eeckhout, The Crow of Whitechapel

> Intervenants 2019

Charles Ayats

Karim Ben Khelifa

Jérôme Blanquet

Margherita Bergamo, Compagnie Voix

Florent Dumas, Novelab

Landia Egal, Tiny Planets

Maxime Fleuriot, Biennale de la danse

Daniel Gonzalez, Omnipresenz

Lidwine Hô, France télévision

Mathieu Muller, Unity

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Spider and I, de Fabien Zocco

Publié le 10 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

Spider and I, de Fabien Zocco

Artiste plasticien diplômé du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains, Fabien Zocco explore le potentiel plastique de la dématérialisation informatique, des applications et autres logiciels.

Spider and I engage une réflexion sur l’effet de contamination qui brouille aujourd’hui les frontières entre l’humain, l’animal et l’artificiel. Cette réflexion part précisément du constat que la robotique, dans ses développements actuels, s’inspire de plus en plus d’éléments issus du vivant animal.

La pièce met en scène un hexapode, soit un robot à six pattes évoquant une grosse araignée mécanique, présente des comportements semblant alterner moments de calme et attitudes d'agressivité.
Ces changements de comportement sont directement liés à l'état émotionnel de l'artiste, équipé d'un bracelet connecté au cours des périodes d'exposition de l'oeuvre.

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Aux sources de l'utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture

Publié le 9 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Aux sources de l'utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture

Stewart Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au-delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto- réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l’informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles. Aux sources de l’utopie numérique nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l’histoire de l’internet. « Ce livre réussit un véritable tour de force. Suivant la biographie de Stewart Brand, il dresse le portrait d’un personnage collectif : internet. En déplaçant l’attention des inventeurs vers les passeurs, Fred Turner offre une leçon de sociologie des sciences et des techniques. Toujours là au bon moment, Stewart Brand est le point d’intersection d’univers hétérogènes. Il amène le LSD dans les laboratoires du Stanford Research Institute, et introduit la micro- informatique dans l’univers pastoral des hippies… »

 

Fred Turner, 2013, Aux sources de l'utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture, C&F Editions, 430 pages, 32,00 euros.

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Distances, par Scenocosme

Publié le 8 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

Distances, par Scenocosme

Distances est une œuvre interactive qui rapproche virtuellement des personnes n'étant pas ou plus en capacité de se toucher physiquement.

Cette œuvre est née en avril 2020 en réaction à la crise de Coronavirus qui nous a forcé à l'isolement et la distanciation physique avec autrui.

Dans cette installation, 2 personnes dans 2 espaces physiques séparés sont filmées en temps réel par 2 dispositifs. Elles sont invitées à nouer contact virtuellement au sein d'une même image les regroupant ensemble face à face. Le tête-à-tête proposé par le logiciel de l’œuvre s'évertue à réduire sans arrêt et au minimum la distance proxémique entre les 2 êtres. Les images de leurs visages, de leurs mains s'attirent, se repoussent, créant des jeux de rencontres éphémères singuliers avec l'autre.

Cette œuvre est participative dans son processus de création. Les 2 visiteurs en interaction en même temps deviennent les interprètes passagers d'une mise en scène. Celle-ci se renouvelle alors constamment pour les autres groupes de visiteurs observateurs présents dans le lieu d'exposition. Dans cette création, nous suscitons réactions et gestes chez les spectateurs en réponse à des contacts virtuels.
Ces contacts donnent à ressentir d'étranges sentiments réels chez le spectateur.

Il peut s'en trouver amusé, gêné, agacé, ou éprouver un certain plaisir à découvrir les limites de cette nouvelle forme de contact.

Cette œuvre s'inspire en partie de notre précédente création Rencontres imaginaires.
 

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G5, par Rocio Berenguer

Publié le 7 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Arts vivants

G5, par Rocio Berenguer

Installée en France depuis 2012, Rocio Berenguer s'intéresse aux grands enjeux et mutations de notre monde contemporain - parmi lesquels l'évolution des espaces de liberté individuelle au sein de notre société, la place des technologies dans notre quotidien, les questions d'écologie... Que ce soit dans Homeostasis#V2, autour du dialogue entre l'humain et l'intelligence artificielle, dans Ergonomics, inspiré par l'univers des start-up, G5, autour des menaces qui pèsent sur l'avenir de l'humanité et de la diversité des espèces, ses créations sont des fictions prospectives qui explorent la possibilité d'un «autre demain». S'y lisent aussi, en creux, nos névroses contemporaines.

 

G5
SPECTACLE / 2020
Durée : 80 minutes
Quel futur pour l’espèce humaine ? Loin des scénarios catastrophistes portés par les médias, Rocio Berenguer imagine une utopie, une réunion inter-espèces où les différents règnes du vivant – humain, animal, végétal, minéral, machine - sont invités à négocier ensemble autour des possibilités de leur coexistence.

G5 est un projet tripartite composé :
- d'un spectacle G5,
- une performance COEXISTENCE,
- une installation LITHOSYS.

G5 est un titre qui fait référence avec humour aux sommets type G8 ou G20.
Mais dans ce sommet-ci, point de gouvernements, ni de puissances financières mais la réunion des différentes espèces qui se partagent le globe : animale, minérale, végétale, humaine, machine pour débattre de l’avenir de la planète …

Ce projet veut tenter par la science-fiction un autre scénario possible de notre avenir et ouvrir le champ des utopies qu’il nous reste à construire. Notre système économique est en guerre contre notre planète, donner le statut de sujets et entités juridiques aux êtres vivants non-humains, pourrait être une façon de considérer et respecter les autres formes de vie sur terre.

 

DISTRIBUTION
Auteure, metteur en scène, création et montage vidéo et interprète: Rocio Berenguer
Régie Son, Développement, création voix et accompagnement artistique: Léopold Frey
Développement et design vidéo: Ben Kuper et Ferdinand Dervieux
Développement Robots et Régie: Sylvain Delbart
Scénographie: Mathieu Lorry-Dupuy
Création Lumière: Diane Guérin
Création Musique: Paul Loiseau
Costumes: Diana Dorado
Développement et Régie vidéo/son: Thomas Pachoud
Assistant mise en scène: Farid Ayelem Rahmouni
Traduction anglaise et interprète: Catherine Hargreaves
Interprète humaine: Estelle N’tsendé
Interprète Robot: Coco
Interprète Robot: Jean Claude
Interprète Animal: Ninja
Interprète Minéral: Météorite
Interprète Végétal: Liane

 

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Fleuve, de Anne-Sophie Emard

Publié le 6 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Artiste

2020 - FLEUVES / VIDEOFORMES 2020 - Création dans le cadre la résidence Mémoires croisées de l'Hôpital Sainte Marie - Chapelle de l'ancien hôpital général à Clermont-Ferrand

2020 - FLEUVES / VIDEOFORMES 2020 - Création dans le cadre la résidence Mémoires croisées de l'Hôpital Sainte Marie - Chapelle de l'ancien hôpital général à Clermont-Ferrand

Transformer la mémoire d’un hôpital psychiatrique en fleuve, tel est le défi de cette sculpture vidéo, Fleuve (2020), dont la réalisation se finalisera sur le lieu d’exposition lors d’une résidence d’un mois réalisée en partenariat avec VIDEOFORMES.

Anne-Sophie Emard a imaginé que la mémoire de l’hôpital est semblable à une matière liquide qui charrie une quantité abyssale de souvenirs. Certains remontent à la surface, la majorité reste enfouie dans des profondeurs inatteignables. Comme le fleuve, cette mémoire traverse des contrées dont elle retient quelques images se reflétant dans ses eaux, des sédiments dont il faut étudier la composition et ses noyés dont on tait le nom.

Afin de mettre en œuvre cette « image », l’artiste a construit une sculpture entièrement modulable composée de 200 écoinçons dont les côtés sont recouverts de miroirs. Assemblés ils génèrent une surface de projection vidéo irrégulière et miroitante, comme celle d’une eau tumultueuse.

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Cybernétique et société. L'usage humain des êtres humains

Publié le 5 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Cybernétique et société. L'usage humain des êtres humains

Dans cet ouvrage classique et visionnaire, il s'agit, à travers une comparaison entre sociétés humaines et réseaux artificiels, de souligner la valeur de l'être humain et la richesse de son langage, toujours précaires face aux intérêts et pouvoirs technocratiques qui cherchent à les instrumentaliser, les contrôler, et finalement les dénaturer.

Au-delà des enjeux stratégiques de la communication dans la vie sociale, Wiener propose de réinventer un humanisme bousculé par la capacité des machines à remplir des fonctions qui étaient jusqu'alors considérées comme réservées aux humains.


Norbert Wiener (1894-1964), mathématicien américain, est l'un des pères des théories de l'information, des communications et de l'automatique. Il a popularisé sa vision unifiée de ces domaines et de leur implication scientifique et philosophique sous le nom de " cybernétique ".

 

Norbert Wiener, 1952, Cybernétique et société. L'usage humain des êtres humains, 2014, Points: sciences, 224 pages.

La thèse de ce livre est que la société ne peut être comprise que par une étude des messages et des dispositifs de communication qu'elle contient.

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BodyFail - K-Danse

Publié le 4 Mai 2020 par Anaïs BERNARD dans Arts vivants

BodyFail - K-Danse

« Le corps comme limite du code » 

Une installation interactive grandeur nature dans laquelle le visiteur, par ses "qualités de mouvements inhabituels”, a la capacité d’épuiser le code informatique et mener au « crash » le système numérique qui le suit à la trace et analyse ses moindres gestes. Via un réseau de neurones réalisé en collaboration avec Infomus (Centre de Recherche InFomus Casa Paganini, Gênes, Italie), ce laboratoire d’explorations corporelles, médié chorégraphiquement par de la performance dansée et le dispositif, s’explore à travers une perception physique, visuelle et sonore en temps réel, vision miroir de l’interprétation de ces gestes par la machine. Pour finir toutes ces captations erronées pour la machine mais de qualité pour l’humain seront collectées sous la forme d’une Partition d' "erreurs" gestuelles.

Production 2017-2018
Conception & création : Clément Barbisan (programmeur), Thomas Guillemet (artiste et designer), Jean-Marc Matos (chorégraphe)
Partenaires de réalisation : Pauline Lavergne (danseuse-performeuse), Yoan Rihouay (réalisateur vidéo), Stefano Piana (informaticien développeur InFomus Casa Paganini, Directeur. Antonio Camurri)

Partenaires : Pulsar The Open Art Prize, Fondation Groupe EDF, TechShop Paris/Ivry, Drac Ile de France, Le Centre d’Art Contemporain d’Auvers sur Oise, La Fondation de France, Station F, Accenture

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