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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

FIGURES DU POST-HUMAIN. LITTÉRATURE, CINÉMA, BD.

Publié le 6 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Appel à communications

FIGURES DU POST-HUMAIN. LITTÉRATURE, CINÉMA, BD.

Colloque International
Centre d’Études en Humanités de l’Université du Minho (CEHUM)
13-14 juin 2019 auditorium ILCH

Dans Nous, animaux et humains, Tristan Garcia soutient que la conception de l’humain impliquée dans l’humanisme moderne subit actuellement une crise profonde où se croisent deux tendances opposées. D’une part, une tendance interne qui morcelle le « nous » humain en de multiples « nous » communautaires (ethnies, religions, genres, etc) ; d’autre part, une tendance extensive qui élargit le cercle du « nous » à d’autres espèces animales, voire à la totalité du vivant. Une troisième tendance existe, celle qui concerne le triomphe de la technologie. La connexion du « nous » avec ses constants et (d’aucuns le pensent) inexorables devenirs, est de plus en plus intime et imperceptible. Il en va ainsi du techno-numérique qui est en train de redéfinir les frontières de l’humain au moyen d’une re-sémantisation du monde. Et si on ajoute le développement impressionnant de l’Intelligence Artificielle (IA), par exemple, il n’a jamais été aussi urgent de repenser la question de l’humain mais aussi et surtout du post-humain.

Par conséquent, cette tendance qui intègre dans la sphère de l’humain ce que l’humanisme moderne en excluait, ne concerne pas uniquement les êtres vivants. Sont également concernées les machines de plus en plus présentes dans notre vie. Entre vivants et machines s’intensifient des formes variées d’interaction, d’interdépendance, de continuité, d’hybridation (cyborgisation, bionique, robotique). Le développement frappant des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’IA, des sciences cognitives, est une réalité qui contribue puissamment à la redéfinition et à la réinvention de l’humain moyennant, par exemple, la manipulation génétique ou la numérisation de l’esprit.

Sur fond des avancées de la technoscience, en particulier dans des domaines comme la génétique et l’éthologie, le post-humanisme et des courants satellites prévoient une (trans)mutation réelle de l’être humain capable de surmonter définitivement son extrême vulnérabilité physique et génétique ainsi que ses limitations cérébrales. L’h+ déclare l’obsolescence de l’Homme tel que nous le connaissons et proclame l’accélération de l’évolution moyennant une réforme anthropotechnologique des caractéristiques de l’espèce pouvant aboutir à l’abandon du corps biologique et à sa substitution par le corps mécanique ou par le corps virtuel. Le post-humain sera donc, dans le sillage de la réalité augmentée, un humain augmenté dont la jeunesse et la vigueur sont à très longue durée, qui n’a pas de maladies, qui se (re)crée lui-même ainsi que sa progéniture, qui s’habilite à l’amortalité (comme dirait Aymeric Caron, indéfectible défenseur de la cause animale, « la vie est ce qui ne veut pas mourir »), qui maîtrise ses émotions et ses passions, qui est plus apte au plaisir, à l’art, à la contemplation; bref, un humain élevé à l’échelle supérieure de l’excellence techno-numérique, dont on est loin encore d’en discerner l’impact et la portée.

Tout ceci implique, bien évidemment, un élargissement des frontières de l’humain dans le sens d’une perfectibilité croissante. Si quelques-unes des implications de cette redéfinition profonde s’avèrent nettement positives et exaltantes (pensons à l’emploi de l’IA au service de la santé), d’autres, au contraire, ne vont pas sans susciter des réserves et du scepticisme. La post-humanité ne signifie-t-elle pas la suspension de ce que nous considérons
spécifique et constitutif de la condition humaine ? Où passe la ligne de partage entre perfectibilité et monstruosité ? Comment formuler la coexistence de l’humanité avec des formes supérieures d’hégémonie technologique ? Comment penser l’humanisation des animaux, soutenue par les défenseurs de la cause animale, dans le contexte du projet post-humaniste lequel se fonde moins sur la fragilité de la vie et le partage du sensible que sur le pouvoir de la science et de la technologie ? Le post humanisme ne serait-il pas un nouvel anthropocentrisme aux accents théotechnologiques postulant l’invulnérabilité et/ou la mutabilité illimitée de la vie humaine ?

Organisé dans le cadre du Projet Seuil Homme/Animal/Machine, ce Colloque souhaite discuter les enjeux du post-humanisme autour de cette question : comment la fiction littéraire, filmique et bédéesque configure-t-elle les effets culturels des avancées scientifiques ? Et cela de façon décisivement interdisciplinaire et intermédiale. Raison pour laquelle seront considérées prioritaires les communications focalisant les figures du post-humain en deux (ou trois) des médias en jeu – littérature, cinéma, bande dessinée –, tout en privilégiant les connexions entre eux.

Conférenciers invités :
Edwige Armand (Université de Toulouse – Jean Jaurès, présidente de l’Association
Passerelle AST)
Pedro Moura (UAlg, ESAD-IPL, CEC-FLUL, CEHUM)

Soumission de propositions de communication:
Afin de soumettre votre proposition de communication, sous forme d’un résumé de 200-300 mots accompagné d’une brève notice biobibliographique, nous vous prions de nous joindre à l’adresse électronique suivante : coloquioLCBD@gmail.com
Les propositions de communication devront nous parvenir jusqu’au 15 janvier 2019. Les communications ne dépasseront pas 20 minutes.
Les textes des communications seront soumis à révision par les pairs (peer review). Ceux qui seront sélectionnés feront objet d’une publication.

Langues de Communication :
Portugais, Français

Calendrier : 
15 janvier : date boutoir pour soumettre des propositions de communication (20 minutes
maximum) (résumé de 200-300 mots).
25 janvier : réponse de l’Organisation.
5 février : programme provisoire.
31 mars : inscription au colloque.
1 juin : programme définitif.
13-14 juin : Colloque.

Comité Scientifique :
André Corrêa de Sá (Un. de Santa Barbara, Califórnia)
Anne Simon (EHESS)
Cândido Oliveira Martins (FacFil)
Charles Feldhaus (Un. E. Londrina)
Dorothea Kullman (Un. Toronto)
Eunice Ribeiro (UMinho)
Helena Pires (UMinho)
Iolanda Ramos (FCSH)
Irène Langlet (Un. Limoges)
José Almeida (FLUP)
Miriam Ringel (Un. Bar-Illan)
Nuno Simões Rodrigues (FLUL)
Pedro Moura (FLUL)
Xaquin Nuñez (UMinho)

Organisation :
Ana Lúcia Curado
Cristina Álvares
Isabel Cristina Mateus
Sérgio Sousa

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ILLUMINATION FRANKENSTEIN: VOYAGE AU COEUR DU MYTHE

Publié le 5 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Evenement

ILLUMINATION FRANKENSTEIN: VOYAGE AU COEUR DU MYTHE

Illumination Frankenstein: Voyage au cœur du mythe propose une nouvelle forme de conférence : une conférence immersive. Celle-ci vous plongera, tout au long du récit de la sociologue Céline Lafontaine en collaboration avec Yan Breuleux et Luc Courchesne, dans l’univers des archives associées au mythe. Grâce à la création d’un environnement visuel et sonore à 360° dans la Satosphère, vous aurez l’impression de vous retrouver au milieu de cette histoire du 19e siècle, plus particulièrement celle de la vie de Mary Shelley et de son œuvre. Le récit biographique (vie de Mary Shelley), la trame littéraire (le roman Frankenstein) et l’interprétation sociologique s’entrecroisent à travers le regard que porte Céline Lafontaine sur les échos contemporains de ce mythe moderne.

Cette conférence-événement est organisée à l’occasion du 200e anniversaire de la publication du célèbre roman Frankenstein. Deux cents ans après sa mise au monde littéraire, l’éclairage prémonitoire que le roman prophétique jetait sur la modernité à son commencement rayonne toujours sur le temps présent et amène une réflexion sur la conquête, la manipulation et la dévastation du monde vivant.

 

Du mardi 6 au jeudi 8 novembre 2018 - 19h
Satosphère
13 ans et plus

Durée : 1 heure
Billet: 25$ à la porte / 25$ + frais web (lien billetterie à venir)
Tarif étudiant : 13,50$ à la porte / 13,50$ + frais web 

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RÉALITÉ INSTABLE ET SAVOIRS MOUVANTS - RACCOMMODER LE TISSU DU MONDE

Publié le 5 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans festivals

RÉALITÉ INSTABLE ET SAVOIRS MOUVANTS - RACCOMMODER LE TISSU DU MONDE

Le réel est devenu instable, il glisse entre nos doigts.

Par où l’attraper quand, dans le flux des réseaux sociaux, tout est surface et mousse d’une vague qui en remplace une autre à peine celle-ci formée.

Rêvé comme place du village global, lieu de partage de connaissances et conscience artificielle d’une humanité enfin réunie, Internet s’énonce désormais aussi comme (auto)propagande pour une image égotique de soi et du monde.

Par où l’attraper quand les sciences dévoilent une complexité de plus en plus grande et que les biotechnologies ouvrent à des possibles déconcertants, terreaux de tous les fantasmes utopiques et dystopiques.

La crise de la science occidentale, entre fake news et réémergence des savoirs vernaculaires, empiriques et situés, énonce aussi —surtout— une soif de réappropriation et de partage de savoirs pluriels.

Par où l’attraper quand les certitudes et les catégories s’effondrent, quand Je est, littéralement, un Autre qui cohabite dans le même corps avec des bactéries, quand les identités sont fluides et les genres multiples.

Au moment où nous redécouvrons l’interdépendance systémique du vivant et du système Terre, où nous n’avons plus de lointains, seulement des prochains, que ce soit en terme de territoires ou de vivants, des algues et micro-organismes, aux plantes, aux animaux et à nos « frères humains » qui vivent dans le même temps que nous, mais aussi à ceux d’avant nous et à ceux d’après nous, comment réhabiter le monde et nous-mêmes ?

Cette édition 2018 des Rencontres Bandits-Mages, du 12 novembre au 2 décembre, repose sur une sélection d’œuvres issues des résidences de création au sein du réseau EMAP.

Qu’elles explorent un réel tangible, imaginaire, fantasmé, inconscient, fabulatoire ou spéculatif, toutes ces œuvres, à l’esthétique et au propos très différents, convergent dans l’idée du soin, au sens de « prendre soin ». Dans les corps et dans la psyché, dans le logos et l’iconos, elles vont sous la surface, associant individualité et collectif pour raccommoder le tissu du monde.

aqua_forensic de Robertina Šebjanič & Gjino Šutić est une observation factuelle de la pollution chimique des eaux douces aussi bien que salées et de l’effet pervers des soins médicamenteux portés aux humains qui empoisonnent les créatures aquatiques. Quelle violence nous fait prendre autant d’antidépresseurs ?

Avec ArchaeaBot, Anna Dumitriu et Alex May explorent le registre spéculatif et confient à une nouvelle forme de vivant hybride, associant archaea (les plus anciennes formes de vie sur Terre) et robot, le soin de poursuivre l’évolution dans un environnement d’après le monde tel que nous le connaissons.

The Siren’s Dream d’Aleksandra Niemczyk, installation filmique à partir de l’œuvre de la peintre surréaliste Leonora Carrington, plonge dans l’inconscient et dans les visions psychiques et symboliques engendrées par des traumatismes et des crises émotionnelles.

Dans une approche queer, l’identité de la personne est au cœur du film-performance de Faster Than Light de Kentaro Kumanomido & Thomas Anthony Owen.

Chloé Galibert-Laîné & Kevin Lee présentent une étape de travail de The Bottled Songs of Lost Children sur le terrorisme dans les médias et les réseaux sociaux. Déconstruction de la sémiotique de ces images et vidéos de propagande, de leur circulation et re/dé-contextualisation, l’œuvre porte un regard réflexif sur la recherche universitaire en sciences humaines et sur l’attraction-répulsion que ces images suscitent.

Graeme Cole expose Universal Ear, une installation filmique, dans laquelle le personnage de Harley Byrne espère enregistrer et rendre disponible en ligne « toutes les musiques du monde », l’utopie de la collection et de la préservation intégrales.

Paula Pin, dans une installation-atelier de bio-DIY permet une acculturation et une réappropriation des savoirs en matière de biotechnologies.

La circularité du lieu de l’exposition, l’ancien Château d’eau de Bourges, devient métaphore du passage fluide de la matière à l’inconscient, de l’individu à la collectivité, d’une science vernaculaire à une techno-science de pointe, de soi à l’autre, quelle que soit la nature de cet autre, vivant et non vivant, humain et non humain, dans une technozoosystémie.

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LUMEN #3 - Marionnettes & arts numériques

Publié le 4 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans festivals

LUMEN #3 - Marionnettes & arts numériques

Cette rencontre propose une introduction à des démarches et recherches audio artistiques des plus singulières et les plus diversifiées, conviant les participants à rendre leur curiosité audible et leur écoute active. Plusieurs artistes issus d’horizons différents, sont invités à présenter leur démarche exploratoire illustrée par une sélection de leurs œuvres autour de la thématique Interactions corps/sons numériques.

Depuis plusieurs années, le corps est de plus en plus sollicité par des dispositifs numériques interactifs qui peuvent prendre diverses formes hybrides (installations, performances, œuvres connectées…). Ceux-ci permettent au participant – créateur ou visiteur – de devenir physiquement actif en déclenchant des sons traités selon plusieurs variables et en explorant, de manière sensorielle, des nouveaux univers techno-artistiques. Le corps devient alors un véritable instrument multimédiatique remettant le geste au centre du processus créatif.

Une rencontre organisée en partenariat avec Transcultures, modérée par Philippe Franck (directeur de Transcutures et du festival City Sonic) avec la participation de Stéphanie Laforce (musicienne-créatrice sonore/intermédiatique), Todor Todoroff (compositeur, artiste numérique), Cendres la Rouge (metteur en scène, membre des Métalus à chahuter), Maxime Van Roy (étudiant à l’école des arts visuels de Mons Arts2).

Du 12 au 16 novembre 2018
Le Centre de la Marionnette et ses partenaires proposent 5 jours d’échanges, de découvertes, de rencontres et d’expérimentations entre arts de la marionnette et arts du numérique
 
Temps Mort / Idle Times, d'Alex Verhaest
Exposition
Du 6 au 28 octobre 2018
Pendant les heures d'ouverture du Musée des arts de la Marionnette
Temps mort / Idle Times emprunte à l'atmosphère de la peinture des primitifs d'Europe du Nord. Des insectes qui s'animent, des micromouvements sur les portraits trahissent la part vidéo de ces natures mortes.. .. Une série d'œuvres sur le suicide et l'assassinat d'un ' pater familias ' absent.

 
Moving face avec Polona Cerne et Nicolas Adrien Houtteman
Workshop
Du 12 au 16 novembre 2018 // 50€ par personne
Au Centre de la Marionnette
Ce workshop combinera nouvelles technologies et sculpture.
Durant ce workshop les participants réaliseront un masque en bois en utilisant des techniques de superposition. Ce masque intégrera des moteurs des lumières ou des capteurs afin de le rendre interactif.

 
Ce qui nous lie, de Stéphanie Laforce
Installation sonore interactive
Du 14 au 16 novembre 2018 - Performances 14/11/2018 à 16H00 & 15/11/2018 à 19H00
Au Musée des arts de la Marionnette
Une installation sonore faite d'un ensemble d'élastiques traversant les espaces et soulignant l'architecture. Le public est invité à manipuler le dispositif. Les élastiques sont rendus musicaux par l'intermédiaire d'un système numérique créé par l'artiste.

 
Makey Makey - Stéphanie Laforce
Workshop
Du 14 novembre 2018 - De 10H00 à 11H30 & 14H00 à 15H30
Au Centre de la Marionnette
Deux ateliers d’initiation ouvriront l’accès à la culture et aux nouvelles technologies par la découverte de l’oeuvre "Ce qui nous lie". Les participants découvriront également le boitier Makey Makey. Ce boitier permet de transformer n’importe quel objet en conducteur d’électricité. En tenant un câble ou un objet relié au Makey-Makey et en touchant un autre objet, un courant d’électricité passe et est reconnu par l’ordinateur comme un interrupteur permettant de déclencher un son, une note préenregistrée.

 
3 ballons bruyants - Casque d'exclusion sonore - Maxime Van Roy
Installation
Du 14 au 16 novembre 2018
• 3 Ballons Bruyants
Le spectateur est invité à évoluer dans un espace triangulaire délimité par trois ballons retranscrivant des bruits de ballons.
• Casque d’exclusion sonore 
Plongez dans une oeuvre constituée d’un casque émettant un son, qui de manière assez paradoxale, exclu les autres sons. Maxime Van Roy est étudiant à Arts2 et est soutenu par Transcultures dans le cadre du programme Emergences numériques et sonores.

 
Interactions corps - sons numériques
Rencontre
Le 15 novembre 2018 de 17H30 à 19H00
Au Centre de la Marionnette
Cette rencontre propose une introduction à des démarches et recherches audio artistiques des plus singulières et les plus diversifiées, conviant les participants à rendre leur curiosité audible et leur écoute active. Plusieurs artistes issus d’horizons différents, sont invités à présenter leur démarche exploratoire illustrée par une sélection de leurs oeuvres autour de la thématique Interactions corps/sons numériques. Une rencontre organisée en partenariat avec Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores. Modérateur : Philippe Franck, directeur de Transcultures et du festival City Sonic, historien de l’art, critique culturel et créateur sonore.

 
Uber Beast Machine - Variations / Michael Cros
Résidence
Du 5 au 16 novembre 2018 - Sortie de résidence le 15/11/2018 à 16H30
Au Centre de la Marionnette
En 2097, un duo de chercheurs mène une série d’expérimentations sur différentes formes de vie. Ils étudient une créature électrique et végétale qu’ils ont appelé Über Beast Machine. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Comment interagit-elle avec son environnement ? Michaël Cros met en jeu des corps, qu’ils soient seuls ou en relation avec leur environnement. Il associe pour cela les arts de la marionnette, la danse contemporaine et les arts numériques.

 
Antinea - Cendres la Rouge
Spectacle
Le 15 novembre 2018 - 20H
Tarif plein : 9€ / Tarif réduit : 6€
Au Conservatoire de Tournai
Entourée d'un orchestre d'une quinzaine de petits squelettes qui se démènent sur leurs instruments, une femme - Antinéa - se dévoile.
Des squelettes d’animaux improbables, transformés en automates ou en marionnettes, dialoguent avec des comédiens complices… Que ce soit lors de lectures, d’expositions-parcours ou de spectacles envoûtants, la Cie Cendres la Rouge propose des univers oniriques, tour à tour drôles et poétiques.

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Hackathon Scénographie #1

Publié le 3 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Evenement, appel à participation

Hackathon Scénographie #1

J’en suis donc arrivé, irrévocablement, à imaginer un spectacle différent, visible dans son intégralité, mais qui se déroulerait différemment pour chacun des points de vue. En somme un seul et même spectacle, mais différent, pour chaque spectateur.

Jacques Polieri

HACKATHON SCÉNOGRAPHIE : « 2001 L’ODYSSÉE DE L’ESPACE SCÉNIQUE »
SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2018
Rencontre nationale

Sur une proposition de l'artiste et curateur Franck Ancel, nous vous invitons à participer au premier Hackathon Scénographie pour imaginer l’adaptation immersive d'une création dans un dispositif collectif dans des salles à 360°, ou individuel par l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle, assistée par des algorithmes.

50 ans après la première Quadriennale de Prague, nous sommes passés de l’ère électronique, après l’époque mécanique, à un environnement digital où la scène est désormais infinie derrière les écrans.

Les quatre créations proposées, un roman, un mythe, un spectacle et un film sont : Code source, Le Golem, Sonorité jaune, 2001 l’odyssée de l’espace.

Ce sont sur les traces du scénographe visionnaire Jacques Polieri que quatre équipes vont participer à la mise à jour technologique d’une possible scène à l’heure de la réalité virtuelle. 
Pendant tout un week-end, quatre thématiques vont faire l’objet d’une compétition : Le Golem, 2001 l’odyssée de l’espace, Sonorité jaune, Code source.

Le samedi, un atelier de sensibilisation à cette « Odyssée de l’espace scénique » sera réservé aux jeunes publics, pendant que chacune des équipes préparera une présentation publique pour le dimanche à 18 h sur entrée libre. 
L’objectif à posteriori, sera de présenter le projet lauréat, sélectionné par un jury professionnel à Montreuil, en satellite de la Quadriennale de Prague en 2019, rendez-vous mondial et historique de la scénographie. 

 

Ateliers - Gratuits / Plus d’informations et inscriptions:
 samedi 10 novembre de 10 h à 22 h 
 dimanche 11 novembre de de 10 h à 17 h

Restitution avec remise du prix - Entrée libre:
 dimanche 11 novembre de 18 h à 20 h

 

INSCRIPTIONS

Pour que le hackathon se déroule au mieux, les équipes seront constituées par les organisateurs en fonction des compétences et expériences des participants. Les personnes sélectionnées seront avisées par mail.

Merci de vous inscrire dans l'une des catégories suivantes en fonction de vos talents et compétences :

• Scénographe, Metteur en scène, Réalisateur, Designer d'expérience en 3D / VR

• Illustrateur, Animateur, Artiste, Architecte

• Développeur, Programmeur, Creative Technologist en 3D / VR

 

INFORMATIONS
 À la Maison populaire : 9 bis Rue Dombasle 93100 Montreuil - 01 42 87 08 68 
 

Organisé par Franck Ancel en partenariat avec Storycode Paris, le DSAA Design Graphique et Narration Multimédia du Lycée Jacques Prévert (Boulogne) et la revue Transverse à l’invitation de la Maison Populaire de Montreuil.

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Humanité technologique

Publié le 2 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Humanité technologique

Une jeune danseuse de ballet et un petit robot s’engagent dans un processus d’imitation et dans un rapport d’empathie qui questionnent notre perception de l’humain et du non-humain. Le duo compose des tableaux vivants inspirés de la peinture religieuse dans une chorégraphie ritualisée où se glissent des gestes contemporains, comme ceux que les enfants du numérique exécutent sur leurs tablettes tactiles.

Lesson of Moon, déclinaison du ballet School of Moon (2016) créé par le Ballet de Marseille mettant en scène des enfants et des robots humanoïdes, sera suivi d’une rencontre avec ses concepteurs, le chorégraphe Eric Minh Cuong Castaing et Thomas Peyruse, créateur du projet artistique « Marionnettes Électriques » qui étudie l’incarnation de l’algorithme sans passer par l’image, cherchant à explorer un nouveau medium entre la ligne de code et le corps humain dans toute sa complexité, sa sensibilité et sa beauté.

Nous accueillerons également Philippe Boisnard. Artiste numérique et écrivain, il sera également présent dans notre exposition dans une installation interactive réalisée avec le plasticien Beb-deum. Il interroge depuis de nombreuses années la constitution de l’homme à travers la matérialité des codes et des représentations liées à la dimension aussi bien politique que sociale ou économique. Ses installations et ses performances cherchent à réfléchir aux processus technologiques qui viennent constituer notre humanité. C’est en ce sens qu’il travaille beaucoup sur la question des fragments qui constituent les hommes, fragments qui seraient son ADN.

Samedi 10 novembre 2018 à 19h

Philippe Boisnard : artiste numérique et écrivain

Eric Minh Cuong Castaing : chorégraphe

Lorena Jouven : danseuse

Thomas Peyruse : ingénieur et roboticien

La soirée sera animée par Jacques Urbanska. Acteur et metteur en scène de formation, il s’oriente plus clairement vers la performance et les arts numériques à partir du milieu des années 2000. Ses projets vont de la performance multimédia, l’installation interactive aux arts en réseaux. Depuis 2010, il a construit un réseau d’information sur les arts numériques (arts-numeriques.info – twitter @arts_numeriques) et sur divers thèmes politico-sociétaux. Il a dernièrement mis en ligne le portail artnumerique.be centrés sur les projets arts-science-technologie en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est actuellement chargé de mission arts numériques chez Transcultures, Centre des cultures numériques et sonore de la FWB et consultant pour divers organismes publics et privés.

P.a.f. : 4 euros – 2,5 euros (tarif réduit) – 1,25 euros (article 27)

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Les cyborgs envahissent l’écran

Publié le 1 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Les cyborgs envahissent l’écran

Au départ de l’utopie d’un monde post-genré, énoncée par Donna Haraway, Muriel Andrin interroge la représentation cinématographique des corps cyborg et hybrides et de la difficulté de faire table rase des stéréotypes scénaristiques… Remontant aux héritages littéraires et visuels, elle inventorie les catégories de créatures : replicants, cyborgs et autres corps post-humains, en quête d’un renversement des clichés et des traditionnels rapports de pouvoir.

Soirée cinéma et séries

Les séries télévisées sont des récits particulièrement connectés à la société. Elles véhiculent les représentations et les débats à l’oeuvre à l’époque où elles apparaissent. Ces dernières années, les robots et les humains augmentés semblent se multiplier dans les fictions. Elles sont nombreuses à interroger les avancées de la science, à remettre en question les nouvelles technologies ou à mettre en scène les robots en interrogeant leur accession à la conscience. Peut-on aimer un robot ? Peut-on le considérer comme un ami ? Ces personnages ne sont pas neufs, et un bon nombre d’entre eux ont marqué les esprits durant le 20ème siècle. Cependant, les séries contemporaines questionnent plus frontalement les bienfaits de la technologie, la définition de l’humain (et du non-humain), les droits qu’on accorde ou non aux autres. Ces thématiques résonnent évidemment avec le monde dans lequel on vit et les progrès de la médecine ou de la technologie.

Jeudi 8 novembre 2018 à 19h

Muriel Andrin : chargée de cours au sein du Master en Arts du Spectacle, finalité écriture et analyse cinématographiques de l’ULB et membre des Centres de recherches CiASp (Centre de recherche en Arts du Spectacle de l’ULB) et à Striges (Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre)

Sarah Sépulchre : professeure à l’École de Communication de l’UCL – Groupe interdisciplinaire de recherche sur les cultures et les arts en mouvement (Gircam).

P.a.f. : 4 euros – 2,5 euros (tarif réduit) – 1,25 euros (article 27)

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Le Bal des Vampires

Publié le 31 Octobre 2018 par Anaïs BERNARD dans Evenement

Le Bal des Vampires

Le mercredi 31 octobre 2018
Départ au Musée des arts de la Marionnette à partir de 17h00
 

Le 31 octobre 2018 a 17h00 au Musée des arts de la Marionnette Ateliers, visite, balade animee, petite restauration et bal. Cette année, le Musée des arts de la Marionnette, en partenariat avec l’Auberge de Jeunesse, l’ Asbl les Emplumes et l’Ecole des Cadres de Tournai vous accueille pour Halloween ! 

Rendez-vous a 17h00 au Musée des arts de la Marionnette pour construire votre «Laissez-passer» et «une visite lugubre» du Musée et du labyrinthe au bout duquel, une petite fille toute de rouge vetue vous embarquera pour une balade a travers la ville. Vous rencontrerez de bizarres personnages mais aussi de super animatrices et animateurs!

C’est vers 19h30, arrives a l’Auberge de Jeunesse, que vous pourrez vous dechainer sur des musiques endiablees.... QUE LA FETE COMMENCE!

Venez frissonner entre amis, en famille... Mais venez surtout déguisés ! Ce sera bien apprécié de la bande d'animateurs fêlés ! 

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Quand la nuit tombe...

Publié le 30 Octobre 2018 par Anaïs BERNARD dans Evenement

Quand la nuit tombe...

D’étranges faits sont observés au Château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace : hommes se transformant en loup, ombres noires dans les logis, squelettes sous les fenêtres, cavalier à l’odeur de soufre, bûcher de sorcière, dame blanche… Le château serait-il sous la coupe d’une malédiction ou d’une vengeance ?

Une sorcière avide de vengeance, aurait-elle déchaîné le monde des morts contre le château et ses occupants ? Venez le découvrir avec l'inquisitrice dépêchée sur place pour enquêter. Cavalier mort vivant, fantômes et squelettes, danse macabre, atmosphère inquiétante, voire terrifiante… seront au rendez-vous.

Contes, déambulation et mise en ambiance totale du château pour une expérience peu commune. La troupe de Cirk& toiles et leurs complices nous promet une soirée terrible…

A quelques jours de la fête des morts, les coïncidences ne sont pas permises. Venez découvrir par vous-même si la rumeur est exacte.

 

Le 31 octobre 2018 de 19h00 à 22h30

Le château est ouvert toute l'année sauf les 1er janvier, 1er mai, et 25 décembre.

REMARQUES
Déconseillé aux enfants de moins de 10 ans - Horaires conseillés pour les familles : 19h-21h.

TARIFS
Plein tarif adulte : 13€
6 à 17 ans : 7 €

INFOS PRATIQUES
Soirée inédite 

Le mercredi 31 octobre 2018 : de 19h à 22h30 (fermeture du château à 23h)

Sans réservation. Déambulation libre.

Bon plan : une navette gratuite (Ligne 500 - navette du Haut-Koenigsbourg) circulera gratuitement depuis la gare de Sélestat. Horaires ci-dessous.

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Lesson of Moon

Publié le 29 Octobre 2018 par Anaïs BERNARD dans Arts vivants

Lesson of Moon

Durée: 13 min

Interprétation Lorena Jouven & le roboticien Thomas Peyruse | Conception Eric Minh Cuong Castaing | Dramaturgie Marine Relinger | Remerciements Cristiane et Olivier Jouven, les parents de Lorena, l’Ecole Nationale Supérieure de Danse de Marseille, Emio Greco et Pieter C. Scholten | En partenariat avec L’Inria de Bordeaux - équipe Flowers plateforme robotique Poppy

Eric Minh Cuong Castaing crée un espace hors du temps sur lequel s’engagent une jeune danseuse de ballet et un petit robot, pour une chorégraphie ritualisée. Par la projection de l’humain sur la machine, la performance interroge la spécificité de l’homme et plus largement notre rapport à une communauté humaine qui crée ces robots, les accueille et les transforme. En amplifiant les rapports entre les êtres humains par la technologie, le chorégraphe propose une nouvelle structure de perception entre des corps connus et des corps fantasmés du futur.

Lesson of Moon est une déclinaison du spectacle School of Moon. Avec le soutien du Ballet National de Marseille (artiste associé 2016-2018), de l’Ecole Nationale de Danse de Marseille et du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris. En partenariat Art/Science avec L’INRIA de Bordeaux-section robotique Florwer et la plateforme robotique Poppy.

 

 School of Moon - Pièce avec 2 danseurs, 7 robots et un groupe d'enfants recrutés in situ.

School of Moon est la métaphore d’une post-humanité en éveil, d’une communauté troublante appelant des corps enfantins et robotiques, d’un grand corps de chair et de métal ; et celle de l’évolution de la représentation du corps, des premières peintures rupestres, de l’écorché de Vinci, du robot humanoïde, du corps virtuel... Deux danseurs, des enfants et des robots dansent et évoquent ce geste créateur : représenter l’homme. Car notre image a accompagné l’évolution technologique et la conscientisation de nous même, de notre humanité. Trois tableaux scéniques, inspirés des tableaux vivants, déploient cette double dramaturgie de la communauté et de son image, troublant notre perception de l’humain et du non humain. School of moon évoque une mystique du corps fusionné à ses représentations, passées et futures. 

Le chorégraphe Eric Minh Cuong Castaing questionne les représentations et les perceptions du corps à l’heure des nouvelles technologies, interrogeant des notions duales telles le réel et la fiction, l’artificiel et l’organique. Eric MCC rencontre le roboticien Thomas Peyruse et le directeur de recherche Olivier Stasse qui mènent avec passion depuis des années des recherches sur les robots humanoïdes et le développement de leurs capacités d’imitation et génération du mouvement humain. 

En coproduction avec le Ballet National de Marseille, Cdc de Toulouse Midi-Pyrénées, Tanzhaus de Dusseldorf, le Klap-maison de la danse à Marseille & le Parc et la Grande Halle de la Villette. En partenariat Art /Science avec L’INRIA de Bordeaux-section robotique Flower et la plateforme robotique Poppy. Ce projet a reçu l’aide à la maquetteet à la production Dicream - CNC du ministère de la culture, la bourse chorégraphique de la Fondation Beaumarchais SACD et la bourse Art / Science de la fondation Nina et Daniel Carasso, le soutien du Toboggan - Théâtre de Décines (accueil plateau) et le Fablab de la cité des Sciences.

Chorégraphie Eric Minh Cuong Castaing en étroite collaboration avec les danseurs Ana Pi & Gaétan Brun Picard | installation vidéo Alexandre Bouvier | musique originale Gregoire Simon & Alexandre Bouvier | robotique Thomas Peyruse, Aurélien Conil | Animation robotique & dessin Cypria Donato | lumière Sébastien Lefèvre | scénographie Grégoire Faucheux | dramaturge Céleste Germe | conseil théorique & documentation Marine Relinger | collaboration artistique Pauline Simon, Alessandro Scarrioni

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