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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Séminaire de recherche 3-2018 “i+M/POSSIBLES“

Publié le 6 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Séminaire de recherche 3-2018 “i+M/POSSIBLES“

Ce troisième séminaire de recherche qui aura lieu le 
vendredi 16 février à 14h en salle 402
s’inscrit dans la continuité du premier “Réalités Impossibles“. Il aura pour titre : “i+M/POSSIBLES et POSSIBLES : la question de l’i+REÉL“
avec les interventions successives de :
Marc Veyrat /// Artiste et MCF en Arts et Sciences de l’Art /// Laboratoire LLSETI /// USMB /// i+REAL i+M/POSSIBLES
José Man Lius /// Artiste /// LABORATOIRE DU CHAMP DES POSSIBLES / TROU NOIR / POSSIBLES n°2
///
Marc Veyrat /// i+REAL i+M/POSSIBLES
En PART-i ®-TRANSMIS sur Facebook Vidéo Live par
https://www.facebook.com/MrMeetgrinder
///
Nous connaissons tous cette fameuse histoire de Mr Brainwash qui, en imaginant un film sur Banksy, va s’imaginer artiste... Ou peut-être que Banksy va imaginer Mr Brainwash pour que nous puissions imaginer ce que peut être un artiste... Ou encore afin de nous faire ENTRE/VOIR ce qui fait art dans sa propre pratique ?+) Ou finalement de quel corps parle-t-on et comment l’information ®-PENSE le corps d’un JE sujet (- ! le sien ou celui de Mr Brainwash ?+) dans un étant-donnée au monde ?+) Comment le processus la décompose t-elle en paquets cadeaux offerts au plus offrant ?+) Pour comprendre cette dissection programmée nous prendrons comme points de départ deux œuvres : La Princesse et son MAC https://www.facebook.com/laprincessesetsonmac/, un dispositif hypermédia directement implémenté sur Facebook signé par Carole Brandon et U-rss FFF https://u-rss.eu/fff/about/fr/ qui s’inscrit plus largement avec F-CONNEXION dans la constellation U-rss http://u-rss.eu/ développée depuis 2010 (-! Marc Veyrat & Franck Soudan, U-rss Dream Team !-). Dans les deux cas de figure, une prise de conscience de l'altérité due au statut même du corps ®-PRÉSENTÉ, provoque chez chaque sujet observant / participant des troubles sur ce qui lui appartient et ce qui lui échappe. Des ®-INTERROGATIONS apparaissent sur son propre état corporel face à un monde désormais acoquiné aux technologies numériques, sur la question des normes esthétiques et des transgressions, la ®-SEMBLANCE... 
///
José Man Lius /// LABORATOIRE DU CHAMP DES POSSIBLES / TROU NOIR / POSSIBLES n°2
Le projet TROU NOIR est en cours de développement phase 1. 
CONCEPT / RECHERCHE
TROU NOIR — PHASE 1
///
josemanlius.com/portfolio-items/black-sun
TROU NOIR I Installation vidéo Interactive et sonore.
point de départ créatif : https://vimeo.com/140945005
///
UNE PROPOSITION DE JOSÉ MAN LIUS 
(composition visuelle générative / josemanlius.com) 
EN COLLABORATION AVEC GAUTHIER KEYAERTS 
(composition sonore interactive / https://gauthierkeyaerts.wordpress.com/).
RÉSUMÉ DU PROJET DE L’ŒUVRE :
///
TROU NOIR, est une œuvre interactive au rythme évolutif qui peut accueillir simultanément une trentaine de personnes pour une immersion panoramique en réalité virtuelle dans une structure flexible. C’est un environnement en stéréovision qui conduit le visiteur à faire une rencontre insolite avec des phénomènes astrophysiques. L’œuvre crée une corrélation entre la complexité des liens sociaux du public, l’astrophysique, les galaxies, l’univers... l’infini. Lors de son passage dans l’œuvre, le corps du visiteur est détecté par des Kinects (outil daté) qui développent un système de projection panoramique expérimentale programmé par les logiciels de Catopsys. Le déplacement est interprétée comme une vibration qui aura un impact sur l’équilibre d’un monde à l’échelle d’un COSMOS IMAGINAIRE. Si le visiteur s’approche de trop près, l’œuvre s’emballe et déclenche un signal d’alarme sensoriel. TROU NOIR propose une rencontre avec un «OBJET PARADOXAL».

DESCRIPTIF :
Installation vidéo interactive et sonore. une immersion panoramique en réalité virtuelle qui conduit le visiteur à faire une rencontre insolite avec un phénomène astrophysique. TROU NOIR, une installation interactive qui peut accueillir une douzaine de personnes dans un espace de captation de mouvement. C’est une immersion à la fois visuelle et sonore qui conduit le visiteur à faire une rencontre improbable avec des phénomènes astrophysiques à travers un dispositif interactif basé sur la captation de mouvement.. L’œuvre crée une corrélation entre la complexité des liens sociaux du public, l’astrophysique, les galaxies, l’univers... l’infini.`

Nous vivons tous physiquement l’expérience du TROU NOIR au quotidien par rapport à des problèmes d’ego. Nous absorbons de la «matière» et nous en rejetons. L’œuvre met en parallèle le lien paradoxale entre le regard humain et dimension incommensurable des galaxies. Lors de son passage dans l’œuvre, le corps du visiteur est détecté et sa présence est interprétée comme une vibration qui a un impact sur l’équilibre d’un environnement donnant à voir le monde à l’échelle d’un COSMOS IMAGINAIRE. Si le visiteur s’approche de trop près, l’œuvre s’emballe et déclenche un signal d’alarme sensoriel. «L’Humain, ce trou noir cannibale, qui absorbe tout ce qui l’entoure»

AMBITION / DESCRIPTION TECHNIQUE :
Trou Noir, une installation interactive qui peut accueillir une douzaine de personnes dans un espace de captation de mouvement er recevoir un nombre de visiteur illimité. C’est une immersion à la fois visuelle et sonore qui conduit le visiteur à faire une rencontre improbable avec des phénomènes astrophysiques à travers un dispositif interactif basé sur la captation de mouvement.. 

L’œuvre crée une corrélation entre la complexité des liens sociaux du public, l’astrophysique, les galaxies, l’univers... l’infini. 
L’œuvre nécessite le développement d’un système interactif basé sur des logiciels libres avec des technologies écologiques et économiques (rasberry v2 + caméra infra rouge) 
— un rasberry N°1 diffuse des particules de manière aléatoire 
ex. Player Light / Player vidéo Linux RASP 
— Le rasberry analyse avec la caméra infrarouge — de la même façon qu’une kinect sur la xbox — les mouvements des gens qui apparaissent dans la zone de détection. Le rasberry détoure la silhouette du visiteur qui absorbe les particules. 
— un rasberry N°2 orienté à 180 ° par rapport au video projecteur envoie ces mêmes particules sur le corps du visiteur à partir du moment où il est détecté. Les particules passent d’un rasberry à l’autre et disparaissent pour revenir à l’horizon du premier rasberry. ce qui compose un cercle ni. 
«Rien ne se crée, rien ne se perd tout se transforme». 
— un programme interpole les mouvements et lance l’algorithme — avec un code aléatoire — qui relance le cycle des particules. Les rasberry deviennent des éléments gravitationnel vont réagir en fonction des différentes actions — fusion — cannibalisation — explosion — renaissance... 
— Le programme sera développé avec des logiciels open source. ex. open frameworks / open GL / open Cv / Linux / RASBIAN ... 
— Tout changement volumétrique dans la zone de détection crée anime le mouvement — un puissant vidéoprojecteur (Tri LCD) fabrique de la lumière et de la couleur... 
— La trame du dispositif gérera à la fois le son et l’image. 

SPATIALISATION SONORE :
l’aspect sonore de trou noir sur Plusieurs éléments. l’ambiance sonore se base sur 3 Pôles :
• Les sons du cosmos, bruts et recomposés (L’infiniment grand)
• Les sons du corps (l’infiniment petit)
• Des textures sonores créées par Gauthier Keyaerts pour l’installation (le lien). L’ensemble de ces matières se verront spatialisées :
- une quadriphonie «d’ambiance», située dans les coins des l’espace de 50m2 (immersion)
• Une quadriphonie «de proximité», située dans la sphère posée au milieu de l’espace de 50m2. Ces son ne seront perceptibles qu’une fois à proximité de la sphère. C’est son «langage», son dialogue avec le spectateur.
- une spatialisation dans les sphères suspendues au pla- fond, en 16 points. Créant du mouvement dans l’espace de l’installation Ce dernier point est interactif, les sons vont réagir à la présence du visiteur, ou des visiteurs, selon un principe de tracking par caméra à détection de mouve- ments, et de mapping des sons au sein d’une interface dédiée, développée sous Max/MSP. Technologiquement, les deux espaces quadriphonies reposent sur de simples lecteurs de média, amplis et haut-parleurs. Cependant la spatialisation en 8/16 points nécessite 2 Mac Mini, deux caméra de type Kinect, 2 cartes son, et des haut-parleurs
actifs de petite taille.

interpréter l’infini :
Celle ou celui qui expérimente un instant d'immersion en chambre anéchoïque ne perçoit – par la suite - plus le monde de la même manière... A l'instar de John Cage dans les années 1950.
L'expérience anéchoïque révèle qu'il n'y a pas de vide. Bien au contraire, au bout d'un moment, le battement de cœur devient un vrombissement, le système nerveux un générateur de fréquences aiguës. La trace la plus éloquente" du passage de Cage en milieu "hors du son" reste sa célèbre composition 4'33". Loin d'être anecdotique, ce soi-disant "vide" nous en dit beaucoup: si le musicien reste statique face à son instrument, le public reste alors à l'écoute de la salle de concert, de lui- même, de l'environnement... Chaque représentation devient alors unique, émancipée de tout code, reposant sur le hasard.
Quelle symphonie, quelle immensité "compositionelle" naturellement générative, tout aussi importante que celle mise en exergue par Luigi Russolo, lors de la publication de son manifeste l'Art des bruits.
Entre Russolo et Cage, il y a toutes les nuances du bruit au (faux) silence.
Tous deux nous révèlent que tant le monde extérieur qu'intérieur sont d’intarissables sources de "compositions" pour celles et ceux qui prennent la peine de les écouter, et de les archiver. Nous passons de l’infiniment intime à l’infiniment humain, à l'expérience collective. Russolo et Cage font tant d'émules...
Nous pouvons également rapprocher ces révélations du constat bouddhiste que chaque instant est unique si nous l'observons attentivement, même le plus familier et répétitif.
Quand nous grimpons encore de quelques échelles, nous pas- sons dans l'espace, les systèmes solaires, les galaxies... les trous noirs. Le vide intersidéral , nous révèle la NASA, charrie de nombreuse messages sous formes d'ondes électromagnétiques, transposables en sons.
L'environnement sonore de Trou Noir va reposer sur ces liens entre l’infiniment petit, les sons intimes, intérieurs, et l’infiniment grand, le rugissement du cosmos, où s'entremêlent le échos du passé, le présent... et qui sait? Spatialisé, immersif, générative, cette composition fera la part belle aux sons du corps, environnementaux, spatiaux, et aux textures électronique permettant de mieux lier l'ensemble.
///
Épilogue solaire imaginaire !
N'ayant obtenu de bourse pour passer en phase 2/3. COLLABORATION / INGÉNIERIE / PRODUCTION

Ce projet est probablement voué à ne jamais voir le jour. Nous avons donc utilisé une partie de la recherche créative pour créer le film BLACK SUN qui s’approprie et détourne des images d'archive de la NASA (https://www.youtube.com/watch?v=85FNjkdVUBU) A l'image — Nous avons mis en scène, une étoile, un soleil qui s’éteint. Hors figurez vous que des recherches en astrophysique explique qu'a une énième perception de la réalité qui nous échappe, un trou noir "serait" (...) un soleil d'anti-matière — Le creux se révèle être un volume (!) Un soleil noir = Black Sun ! Notre cher soleil révèle également de mystérieuses taches noires, qui pourrait être : Trou noir / Stargate / autre (?)
http://www.lepoint.fr/astronomie/un-trou-noir-carre-s-est-forme-dans-le-soleil-14-05-2014-1822892_1925.php

BLACK SUN JOSE MAN LIUS + GAUTHIER KEYAERTS INSTALLATION IMMERSIVE www.josemanlius.com Collaboration Image/Son osmotique & Interculturelle entre JOSÉ MAN LIUS (fr) + GAUTHIER KEYAERTS (be). Une relecture poétique d’images d’archives vidéo de la Nasa questionne le lien entre — la beauté et le sublime — le rationnel et merveilleux — les indifférentes vision de beauté et du sublime Le baroque, le romantisme & le conceptuel (...) La question du divin. « UNE EXPÉRIENCE DU SUBLIME, CES FORCES QUI DÉPASSENT NOTRE ENTENDEMENT » «Tout ce qui est propre à exciter les idées de la douleur et du danger, c’est-à-dire toute ce qui est en quelque sorte terrible, tout ce qui traite d’objets terribles, tout ce qui agit d’une manière analogue à la terreur, est une source du sublime; ou, si l’on veut, peut susciter la plus forte émotion que l’âme soit capable de sentir » Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, traduction de E. Lagentie de Lavaïsse, Paris, J. Vrin, 197. Edmund Burke. LE CORPS A L’ÉCHELLE DES ÉTOILES. BLACK SUN invite le public à découvrir un Corps non identifié — Une étoile mystérieuse située au centre d’un système solaire dans une dimension parallèle — La naissance d’un territoire énergétique ectoplasmique filmé du point de vue de la caméra thermique et du rayon X. Ce traitement de l’image hybride oscille entre des masses gazeuses esquissées et les variations de rayonnement infrarouges — électromagnétique à haute fréquence. PRÉSENTATION L’œuvre crée des correspondances entre illusion & réalité physique en deux étapes : Partie 1. 1 FILM HD. F.16.9 – 5MN15. / Partie 2. 1 installation comprenant —1 écran vertical qui s’aligne en ligne droite avec 6 tirages photographiques noir/argent issus de l’œuvre vidéo — 1 spatialisation sonore 4 pistes.
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PROGRAMME DOUBLE IMMERSIF

Publié le 5 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

PROGRAMME DOUBLE IMMERSIF

Lancé par Hidden Dimensions, œuvre musicale électroacoustique plongeant le spectateur dans l'obscurité totale et inspirée par le concept des dimensions cachées de l’espace-temps, issu de la théorie des cordes en physique. Suivi par NAscent, une expérience 360° dans laquelle les couches audio sont superposées afin de créer des hypercompositions pouvant être mappées dans l’espace 3D. Les visuels y transposent alors en mouvements les différents gestes musicaux.

6 au 23 février - 19h - Mardi au vendredi
Billet régulier : 19.75$ - Achetez en ligne ici (et à la SAT)
Durée : 40 minutes

 

HIDDEN DIMENSIONS

Œuvre musicale électroacoustique et immersive inspirée par le concept des dimensions cachées de l’espace-temps issu de la théorie des cordes en physique. Elle combine modélisation audio, captation multicanale et techniques de spatialisation 360°. Représentant différents paramètres de la théorie, les variantes musicales de la pièce sont créées via des interprétations instrumentales et le traitement sonore de synthèse. Plongeant le spectateur dans l'obscurité totale de la Satosphère, l’expérience confronte la musique, le temps. l’espace, la science et la technologie au sein d’une même pièce.

Teresa Carrasco (ES)

Teresa Carrasco est née à Oviedo, en Espagne. Elle étudie le piano et la théorie musicale au conservatoire Eduardo Martínez Torner à Oviedo. Plus tard, elle déménage à Barcelone où elle obtient un diplôme en pédagogie musicale au Conservatori Superior de Música del Liceu et une maîtrise en arts numériques à Universitat Pompeu Fabra. Depuis 2015 elle est enseignante-chercheuse à Bauhaus-Universität à Weimar.

    
NASCENT

Œuvre immersive créant une relation entre performance et spatialisation audiovisuelle. L’expérience prend forme lorsque déployée au cœur d’un dispositif sonore 3D (comme celui de la Satosphère), dans lequel les couches audio sont superposées afin de créer des hypercompositions pouvant être mappées dans l’espace. Les visuels 360° transposent en mouvements ainsi qu’en énergie cinétique les différents gestes musicaux de la pièce.

Vergil Sharkya (AT) & Push 1 stop (CA)

Vergil Sharkya est un musicien, compositeur et explorateur sonore d'origine autrichienne. Après 15 années passée à Liverpool au Royaume-Uni, il s'est joint à la communauté artistique montréalaise où il oeuvre principalement au coeur de la scène musicale expérimentale, improvisée et actuelle.

S’amusant à troubler les eaux du motion design, de la 3D et des visuels audio-réactifs, les productions de Push 1 stop ont été extrêmement variées. Si chacune de ses performances sont à des lieues l’une de l’autre, ses sets live sont invariablement caractérisés par l’évolution d’environnements narratifs précis.

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Inner Faces

Publié le 4 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

Inner Faces

Du 6 au 18 février, la Galerie du Génie accueille l’exposition Inner Faces des artistes Susana Machado et Gaëla Blandy, sur le thème du portrait et de l’autoportrait. 
 

« Qu’est ce qu’un portrait? Qu’est-ce qu’un autoportrait ?

 

Dans chaque autoportrait, il y a le portrait de chaque rencontre que l’on a faite. Et dans le portrait des autres il y a « son chez soi à soi » » (Susana Machado)» Partant de ce constat, l’artiste Susana Machado, membre de l’association du Génie de la Bastille, souhaitait confronter des points de vue, en invitant la photographe Gaëla Blandy qui travaille depuis 2005 sur l’autoportrait. « Quand j’ai commencé l’autoportrait c’était par envie d’apparaître. J’ai voulu voir ce qui se passait de l’autre côté, expérimenter et ressentir dans un espace photographique. » (Gaëla Blandy)

 
Les dessins, peintures et photographies qui seront présentées du 6 au 18 février à la Galerie du génie sont le fruit d’un travail sur des visages, mais plus encore sur  LE visage humain dans sa globalité . Chacune des deux artistes a un univers et utilisent des modes d’expression bien différent, mais toutes deux veulent montrent un monde intérieur (Inner faces en anglais, signifie « portrait intérieurs »), caché derrière chaque masque qu’est un visage. Le visage devient ainsi une porte d’entrée sur la personne, non seulement de celle qui est représentée ou mise en scène, mais aussi de celle qui réalise l’œuvre. Le portrait devient ainsi pour elles le rendez-vous avec l’humanité que l’on porte chacun en nous.

Leurs portraits essaient de mettre à jour ce qui est derrière chaque personnage, tout en déchargeant des émotions ressenties, soit lors de rencontres avec ces multiples visages (travail de mémoire), soit en captant un moment furtif (travail d’observation instantané).

 
« Travailler sur le portrait est une ouverture sur l’autre, c’est être curieux. Tout ce qui peut contribuer à prolonger cette ouverture est une excellente nouvelle. Aussi, nous tenons à remercier l’association du Génie de la Bastille de nous accueillir dans sa belle galerie de quartier ! »

 

VERNISSAGE LE MERCREDI 7 FÉVRIER À PARTIR DE 18H

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 14h à 20h

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Monographie de Miguel Chevalier

Publié le 3 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Monographie de Miguel Chevalier

Présentation détaillée du projet


Mon projet :

Cette monographie "Miguel Chevalier" offre une vue panoramique sur mon univers artistique. Elle met en lumière l’écriture spécifique que j'ai développée à partir des outils numériques et son évolution sur les 18 dernières années, ainsi que mes questionnements sur l'art et sur le monde qui nous entoure. Cet ouvrage nous plonge dans la fécondité d'un imaginaire, à la fois novateur et inscrit dans la continuité de l’histoire de l’art du XIXe et du XXe siècle.

Cette monographie, très largement illustrée, publie les dix-huit dernières années de mon travail (2000-2018). Dans un beau format de 24 x 30 cm, elle présente des reproductions d'une sélection de mes plus importantes installations réalisées ces dernières années, dont beaucoup n'ont jamais été publiées.
Cet ouvrage inclut une préface de Jérôme Neutres (Directeur de la stratégie et du développement de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et commissaire de nombreuses expositions, telles que Bill Viola, Helmut Newton, Robert Mapplethorpe) et un entretien avec David Rosenberg (commissaire d'expositions et auteur), qui apportent en complément un éclairage sur mon parcours et ma démarche artistique.
Le format du livre, mêlé à un graphisme sobre et contemporain, réalisé par les graphistes Trafik, permet de s'immerger dans mon univers artistique.
 
Quatre chapitres, différenciés par des papiers de couleur fluo, illustrent les grandes thématiques de mon travail : Flux et Réseaux, Arabesques Numériques, Nature et Artifice, Méta-Territoires.

Au fil des pages, nous découvrons des installations de réalité virtuelle in-situ réalisées à travers le monde, de l'espace intérieur du musée (Musée d'art moderne de Céret, 2014; Museu da Imagem e do Som de São Paulo, 2010), pour se développer à l'échelle architecturale dans des espaces patrimoniaux (ancienne église de Casablanca, 2014 ; Castel del Monte à Andria, 2014 ; King's College Chapel de Cambridge, 2015), avant de sortir dans l'espace public (Palacio de Bellas Artes à Mexico, 2013 ; Forum des Halles à Paris, 2017). Une quarantaine d'installations numériques dans plus de 13 pays qui transforment l'espace et métamorphosent l'architecture, suscitent la surprise et l'émerveillement et nous emportent dans un monde de rêve et de poésie.

Cette monographie présente également mon travail de sculpture de ces dix dernières années, réalisé grâce aux techniques d'impression 3D ou de découpe laser, qui matérialisent désormais mes univers virtuels.

Enfin cet ouvrage inclura des photos de l'exposition personnelle Digital Abysses qui sera présentée du 8 mars au 20 mai 2018 à la Base sous-marine de Bordeaux et l'installation Extra-Natural qui sera présentée au Grand Palais dans le cadre de l'exposition Artistes & Robots du 5 avril au 9 juillet 2018.


Description de l'ouvrage :

Monographie de Miguel Chevalier
Bernard Chauveau Édition
Format fermé : 24 x 30 cm à la française
Nombre de page : 240 pages
Couverture cartonnée avec dorure à chaud film Holofoil Super diffuser
Reliure : Dos carré cousu avec tranchefile de couleur
Intérieur : Papier Fluo, blanc brillant
Impression en quadrichromie
Nombre de reproduction couleur : 180
Préface de Jérôme Neutres, Directeur de la stratégie et du développement de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et commissaire d’expositions
et entretien avec David Rosenberg, commissaire d'exposition et auteur
Tirage : 2000 livres en français et 1000 livres en anglais
Graphisme : Trafik (www.lavitrinedetrafik.fr)
Date de publication : Avril 2018
Prix : 39 euros TTC

 

Extraits de la préface de Jérôme Neutres :

« Il n’y a de grand artiste que celui qui invente ou réinvente son art. Ses installations interactives et génératives, fresques du XXIème siècle qui bouleversent le temps et l’espace de l’œuvre, nous fascinent autant qu’elles nous obligent à nous (ré)interroger sur le mécanisme de la création artistique et l’essence d’une œuvre d’art. »

 

« Quand désormais tant d’artistes transforment du réel en virtuel, à travers la numérisation d’images ou de formes, Miguel Chevalier réifie des fichiers informatiques, créant ainsi ce que l’on pourrait appeler des œuvres et des sculptures « post virtuelles ». A l’heure du Tout-numérique, l’artiste remet encore une fois en question ce que faire œuvre veut dire. Miguel Chevalier, ou l’art de l’anticipation. »

 

Extrait de l'entretien avec David Rosenberg :

D. R. : Par les flux et les réseaux que tu créés, tu rends visible l’invisible et révèles l’essence des choses qui constituent désormais notre quotidien, notamment à travers l’utilisation du langage binaire.

M. C. : Nous vivons dans un monde en perpétuelle évolution, où les données s’échangent à la vitesse de la lumière et trament désormais tout notre environnement. Je cherche à figurer ces réseaux, ces flux qui se créent en permanence et se prolongent à l’infini. Révéler grâce à des algorithmes et aux mathématiques la poésie de notre monde contemporain.

 

L'artiste Miguel Chevalier :

Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique.
Son travail, expérimental et pluridisciplinaire, aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, tels que l’hybridation, la générativité, l’interactivité, la mise en réseau.
Le travail de Miguel Chevalier poursuit un constant dialogue avec l’histoire de l’art, dans une continuité et une métamorphose de vocabulaire, pour explorer et expérimenter un nouveau langage pictural. Les images qu'il nous livre interrogent perpétuellement notre relation au monde.
www.miguel-chevalier.com

 

Les contreparties

Ouvrage essentiel pour une approche de l'art numérique et contemporain sous ses différents aspects, la monographie « Miguel Chevalier » réalisée grâce à ce financement est la première des contreparties proposées en remerciement de votre soutien. Un ouvrage qui se doit d'être dans toutes les bibliothèques !!
50 ouvrages sont proposés à un prix exceptionnel de 26 euros pour les plus rapides, puis 200 ouvrages au prix de vente de 39 euros. Les frais de port sont offerts.Pour les contreparties suivantes, j'ai imaginé spécialement pour ce financement participatif, plusieurs éditions limitées signées et numérotées.

Les éditions limitées Fractal coraux 1 et Fractal coraux 2, réalisées par découpe laser, sont inspirées des merveilles de la mer. Ces éditions préfigurent l'exposition Digital Abysses que je réalise à la Base sous-marine de Bordeaux du 9 mars au 20 mai 2018, la plus importante que j'ai accomplie à ce jour.  

L'édition limitée L'Origine du Monde est extraite de la grande installation numérique qui sera projetée dans cette même exposition à la Base sous-marine de Bordeaux.

Quant aux œuvres uniques proposées, elles seront présentées dans des cabinets de curiosités dans l'exposition Digital Abysses à la Base sous-marine de Bordeaux. Poursuivant mon exploration de la nature, ces oeuvres revisitent par le biais du numérique, le thème de la faune et de la flore sous-marine (algues, plancton, coraux...). Elles questionnent la notion de vie artificielle, interpellent sur la fragilité de ces écosystèmes et sur une biodiversité des océans à préserver.

 

À quoi servira la collecte ?
Le coût de réalisation d'un tel ouvrage, avec une version en français et une version en anglais, est de 40 000 euros. Je bénéficie du soutien de plusieurs galeries qui représentent mon travail, ainsi que de quelques mécènes que je remercie. L'ensemble de ces soutiens couvre 65 % les frais de réalisation de ce livre, notamment les frais de graphisme, la rémunération des auteurs, la correction des textes, leur traduction en anglais, la photogravure.
Pour boucler définitivement le budget de cette monographie, j'ai besoin d'un coup de pouce.

Mon objectif de 12 000 euros permettra de financer une partie de l'impression prévue, avec votre soutien, mi-mars 2018.
Il permettra également de financer la réalisation des différentes éditions limitées proposées en contreparties, ainsi que leur frais de port, de transaction et de conditionnement.

Si je parviens à dépasser cet objectif, les fonds collectés seront consacrés à :
- augmenter le tirage;
- communiquer sur cet ouvrage (envoi aux journalistes en France et à l'étranger, achat d’encarts publicitaires…). Plus nous aurons de pré-achat, plus les libraires et les journalistes s'y intéresseront;
- réaliser un petit film regroupant les différentes installations présentées dans cette monographie. Il serait le complément parfait à cet ouvrage, pour voir ces œuvres prendre vie, observer l'infinité des formes engendrées par l’ordinateur et voir l'œuvre réagir suivant les mouvements du public.

Toute participation, petite ou grande, de ce projet de monographie, sera un vrai soutien de mon travail et permettra d'élargir sa diffusion en France, mais également à l'international.

Le public fait partie intégrante de mon œuvre dont la spécificité est l'interactivité. Pourquoi pas l'associer également dans cette aventure !

 

Je compte sur vous pour faire connaître et diffuser au maximum ce projet.

Un grand Merci pour votre soutien !

 

Les partenaires du projet :

Bernard Chauveau Édition
Créée en septembre 2002, la maison d’édition Bernard Chauveau a pour ligne principale la publication de collections de livres touchant au domaine des beaux-arts, du design, de l'architecture, des arts décoratifs modernes et contemporains. Depuis sa création, Bernard Chauveau  a édité plus de 150 titres et collaboré avec de nombreux artistes plasticiens parmi lesquels  Anne et Patrick Poirier, Giuseppe Penone, Bernar Venet, Fabrice Hyber, etc…  
www.bernardchauveau.com

 

Avec le soutien de
Wargny assurances
Galerie Keza (Paris)
Galerie Mordoch (Paris/Miami)
Mayor Gallery (Londres)
Galerie LMS (Bruxelles)

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Wro on tour - scrolling

Publié le 2 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Wro on tour - scrolling

Projection conférence: Wro on tour - scrolling
Jeudi 8 février, à 20h30

La Media Art Biennale WRO spécialisée dans l’art contemporain, les médias et les technologies est un de plus grands événements d’art numérique. Chaque édition de la Biennale WRO explore des territoires créatifs contemporains à l’intersection art-science- économie-activisme tout en construisant une perspective critique envers des phénomènes émergents de l’art, la technologie et la société.

Après chaque édition, la Biennale WRO part en tournée pour présenter des projets internationaux dans d’autres institutions d’art dans le monde. Le Cube accueille une soirée WRO, où Klio Krajewska, curator de WRO, présentera des vidéos faisant partie de la dernière édition intitulée « DRAFT SYSTEMS » focalisée sur l’effondrement de différents systèmes existants qu’ils soient politiques, économiques, esthétiques, sociétales, technologiques, etc.

La sélection intitulée « Scrolling » explorera la présence permanente des contenus – de leur création (la fétichisation de l’image, la recherche de l’extrême, l’esthétisation) jusqu’à la lassitude et l’ennui où plus rien n’étonne, en passant par des allers-retours permanents entre des différents niveaux de réalité. 

Susanna Flock (AT), Fetish Finger, 2016, 6:16
Harriet Fleuriot (GB) + Sarah Cockings (GB), Plasma Vista, 2016, 7:31
Shota Yamauchi (JP), Tidal Wave, 2016, 8:15
Ka-lun Leung (HK), fall up, float down, 2015, 7:36
Om Bori (HU), Redundancy, 2015, 2:56
Sascha Pohflepp (DE), Recursion, 2016, 2:00
Exchange of the Rat (JP), My Ummah, Dawn Has Appeared [feat. Hatsune Miku], 2015, 4:29

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EFFETS SPÉCIAUX CREVEZ L'ÉCRAN !

Publié le 1 Février 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

EFFETS SPÉCIAUX CREVEZ L'ÉCRAN !

Exposition temporaire: EFFETS SPÉCIAUX CREVEZ L'ÉCRAN !

DU 17 OCTOBRE 2017 AU 19 AOÛT 2018
Cité des sciences et de l'industrie - 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris

Difficile d’imaginer le cinéma sans effets spéciaux ! Ils contribuent aux plus grands succès et tous les genres les utilisent : film d’action, de science-fiction, comédie romantique... Souvent notre intuition les perçoit, mais que savons-nous de leur fabrication ? Sommes-nous sûrs de tous les identifier ? 

En se référant à des films populaires, des publicités, des séries à succès, l’exposition « Effets spéciaux, crevez l’écran ! » présente les différentes techniques de trucages qui nourrissent l’innovation, la création et la magie du cinéma.

Dans un parcours en quatre temps, vous décelez comment les effets spéciaux interviennent dans la chaîne de conception et de réalisation d’une œuvre audiovisuelle :

Le bureau révèle l’ensemble des moyens indispensables à la réalisation d’un film, où dès la phase de préproduction, les effets sont dessinés et chiffrés ;
Le plateau détaille les effets réalisés en direct au tournage, des plus anciens aux plus récents ;
Le studio, dévoile comment la postproduction transforme l’image en mille-feuille d’effets visuels ;
Enfin, la salle de cinéma raconte comment les effets spéciaux changent notre regard de spectateur.

Au cours de ce circuit, glissez-vous dans la peau d’un superviseur d’effets visuels, d’un acteur,  et même d’un graphiste, pour tourner, vous mettre en scène et bien sûr, créer des effets spéciaux !

Grâce au système d’accréditation qui précède l’entrée  du plateau de tournage, enregistrez vos propres productions, visionnez votre bande-annonce à la sortie de l’exposition et retrouvez chez vous toutes ces séquences.

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Futur.e.s #cobotique

Publié le 31 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

Futur.e.s #cobotique

Retrouvez le prochain rendez-vous FUTUR.E.S: pour une matinée, le 14 février 2018, de 9h à 13h30, découvrez comment vous allez collaborer avec des robots.

Posez un nouveau regard sur la robotique !
Etre opéré à distance, porter un exosquelette, avoir un compagnon robotique à ses côtés au travail… Et si c’était pour maintenant ?
Contraction de « collaboratif » et « robotique », la cobotique est une conception de la robotique qui s’intègre au quotidien professionnel. Efficacité, assistanat ou augmentation de capacités humaines, le cobot s’adapte à l’opérateur et non l’inverse.
Applications industrielles, médicales ou communicationnelles, les cobots sont progressivement considérés comme une réponse pratique aux situations de travail difficiles ou dangereuses. La cobotique promet une performance dans la réalisation de missions que ni l’homme, ni le robot ne peut effectuer seul. Alors, le cobot serait-il votre prochain collègue ?

FUTUR.E.S vous invite à découvrir la cobotique à travers une sélection de démos et leurs créateurs. Inscrivez-vous au FUTUR.E.S #Cobotique et immergez-vous dans FUTUR.E.S

Une quinzaine de démos en accès libre vous attendent.

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Paléo-art : la biodiversité du futur

Publié le 30 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Paléo-art : la biodiversité du futur

Mardi 30 janvier 2018 à 19h
Cité des sciences et de l'industrie, Paris

Pour composer des visions du monde neuves et personnelles, les artistes s’imprègnent des connaissances de leur temps. Leurs oeuvres enregistrent les évolutions et révolutions scientifiques, que permettent par exemple l’exploration cérébrale, l’étude de l’activité cellulaire et les progrès de la paléontologie.
Découvrons ces nouvelles représentations chez quelques artistes d’aujourd’hui.

Aujourd'hui, la conférence portera sur Paléo-art : la biodiversité du futur.
L’étude des animaux du passé nous renseigne sur notre biodiversité et permet d’imaginer un futur. Quelles plantes et quels animaux se développeront sur Terre après la disparition de l’être humain ? Embarquez pour un voyage temporel entre art et science et réfléchissez sur le rôle de l’Homme au sein de la biodiversité, en imaginant des évolutions possibles dans 10 millions d’années.

Avec Marc Boulay, paléoartiste, sculpteur animalier, sculpteur numérique, directeur artistique de l’Agence Cossima Productions ; Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au CNRS, Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements, MNHN.

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La technologie prêt-à-porter

Publié le 30 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

La technologie prêt-à-porter

L’exposition La technologie prêt-à-porter aborde les technologies destinées au corps. Des montres intelligentes et caméras de surveillance aux stimulateurs cardiaques et dispositifs de localisation d’animaux de compagnie, cette exposition présente un éventail d’innovations remarquables remontant parfois aux années 1800. Les visiteurs y découvrent les matériaux et fonctions de nombreuses technologies prêt-à-porter inattendues, dont certaines sont des prédécesseurs des dispositifs intelligents d’aujourd’hui, et d’autres ouvrent la voie aux technologies prêt-à-porter de demain. Ils peuvent ainsi faire l’essai d’un casque de hockey muni d’un détecteur de commotions cérébrales, écouter des sons enregistrés par des capteurs de sons fixés aux baleines, lire une micropuce implantée dans un chat et mesurer leur habileté à suivre le rythme d’un stimulateur cardiaque.

 

Cette exposition est à longue durée et peut être vue au Musée des sciences et de la technologie du Canada, situé au 1867, boul. Saint-Laurent, à quelques minutes du centre-ville d’Ottawa.

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Forum Européen de Bioéthique #8 Produire ou se reproduire?

Publié le 29 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

Forum Européen de Bioéthique #8 Produire ou se reproduire?

Vivons-nous les dernières générations d’une reproduction à l’ancienne, dite naturelle ?
D’ailleurs peut-on seulement se « reproduire » ? Existe-t-il un lien entre notre civilisation du marché et de la performance et l’évolution rapide de la médicalisation de la procréation dans toutes les sociétés développées de la planète ? Dans notre monde où les temples sont peu à peu désertés et où les supermarchés n’arrivent guère à les remplacer, la sacralité, attribuée autrefois de manière inconsciente à la succession des générations, pourrait bien succomber sous les impératifs de la rentabilité à tous crins.

Les biotechnologies sont là. Leur avancée ne se fait pas sur le mode d’une croissance habituelle mais bel et bien, ce qui est inédit et nous fait sous-estimer les enjeux, sur une courbe exponentielle. Les technologies se fécondent les unes les autres :
les nanotechnologies sont renforcées par l’informatique et la génétique embrasse goulûment l’essor des sciences cognitives. Cette convergence pourrait amener des arguments de plus en plus forts pour ne plus laisser le hasard sévir et altérer parfois la santé de nos enfants. Homo sapiens est « addict » de la maîtrise et celle de sa reproduction n’échappera pas à son ingéniosité. Au début pour de bonnes raisons, bien médicales et bien justifiées : éviter par exemple la transmission d’une maladie héréditaire, puis pour de moins bonnes raisons : améliorer les performances intellectuelles et sportives de nos enfants, voire pire encore.

 

Les biotechnologies sont là et elles se fécondent les unes les autres.
À l’heure où des laboratoires de biologie de la reproduction sont en train de fabriquer des ovules à partir des cellules de peau d’un homme et vice versa, à l’heure du copier-coller efficace et précis sur le génome et au moment où les États rivalisent d’ingéniosité pour disposer des meilleurs cerveaux et augmenter le nombre de leurs brevets pour mieux dominer le monde, tout concorde pour qu’on puisse prédire que les découvertes n’auront pas le temps de refroidir avant d’être essayées voire mises en œuvre. Et les comités d’éthique n’y pourront rien. Ils avaliseront d’autant plus vite les innovations biotechnologiques qu’elles constitueront dans un premier temps de réelles avancées médicales et que leurs retombées financières présumées seront susceptibles d’être importantes, plus tard. La reproduction pourrait donc se voir assignée à efficience par les règles de la production et du marché. Bien se reproduire pour fabriquer de bons producteurs et reproducteurs.

Ces thèmes sont dérangeants et c’est bien pourquoi le Forum Européen de Bioéthique décide cette année de s’en emparer en invitant les meilleurs spécialistes français et européens pour nous expliquer simplement où nous en sommes de ces découvertes et ce qu’il y a dans les cartons des chercheurs. D’autres sujets de l’actualité bioéthique seront aussi abordés et de nombreuses manières nouvelles de présenter les enjeux de la bioéthique seront inaugurées cette année, grâce au rajeunissement des cadres entrepris dans l’organisation du Forum. Permettre aux plus jeunes de participer aux débats, c’est la raison pour laquelle le Forum se poursuivra cette année jusqu’au dimanche inclus.

 

La reproduction pourrait donc se voir assignée à efficience par les règles de la production et du marché. Bien se reproduire pour fabriquer de bons producteurs et reproducteurs.
Prendre le temps de comprendre pour appliquer notre jugement individuel à ces perspectives qui concernent nos enfants et nos petits-enfants ne nous donnera pas forcément le pouvoir de modifier l’avenir. Mais que peut-on espérer de mieux d’une société que la lucidité devant ce qui se profile pour son propre avenir ? Le progrès scientifique n’est pas toujours un progrès pour l’homme. Poser les questions de ce que sera notre futur sans toutefois disposer toujours de réponses valables, un exercice difficile qui nécessite une grande maturité dont a fait preuve, au fil des sept années précédentes, le public du Forum Européen de Bioéthique.

Un millésime qui s’annonce donc aussi exceptionnel que les précédents qui pourra être suivi en direct sur internet mais aussi sur place (dans la grande salle de l’Aubette, place Kléber à Strasbourg du 30 janvier au 4 février 2018) dans une ambiance de débat et de respect mutuel qui a toujours été la marque de fabrique et la caractéristique du Forum Européen de Bioéthique.

Le Forum 2018 arrive et sera, comme à l’accoutumée, un grand moment pour la ville de Strasbourg, l’Eurométropole et la Région Grand Est qui ont toujours soutenu sans réserve cette manifestation unique en Europe, car elle contribue désormais à notre rayonnement collectif.

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