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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Interface Poetry

Publié le 25 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans IA, performance

Interface Poetry

Interface Poetry
CONCERT AVEC UNE IA

4 et 11 mars 2022
21h

Skygge
OYE
Concert et VJing
Public : 14 ans et plus

Collaborant avec des stars de la musique pop telle que The Pirouette, Naive New Beaters ou  Stromae, Benoit Carré, aka SKYGGE, est un  compositeur français à l’avant-garde de la  création musicale assistée par intelligence  artificielle.  

Dans cette performance à l’univers visuel  onirique et mystérieux, il se produira sur la  scène du Cube accompagnée de son “ombre”,  une IA* produisant de nouvelles sonorités à  partir de sa propre voix.

Selon l’évolution des conditions sanitaires, cette programmation est susceptible d’évoluer, consultez notre site régulièrement pour avoir les informations à jour. Vous serez prévenu par email en cas d’annulation.

 

Plein tarif : 12€ / Tarif GPSO : 8€ / Tarif réduit : 5€

Le Cube
Centre de création et de formation au numérique

20 cours Saint-Vincent,
92130 Issy-les-Moulineaux

Horaires
Du mardi au vendredi
de 13h à 19h
Samedi de 10h à 18h
Le Cube est fermé
le dimanche, le lundi
et les jours fériés

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Affects high-tech et futurs effondrés

Publié le 23 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans performance

Affects high-tech et futurs effondrés

Rencontre
Mercredi 02 Mars 2022 - 19h30
La Gaîté Lyrique 75003 PARIS
Forum - Assis placement libre
 
Rhétorique du progrès, imaginaires du futur, récit technologique, spectre de la guerre nucléaire, sentiment apocalyptique... En s'appuyant sur des objets culturels véhiculés par les médias de masse, Cindy Coutant cherche à cerner l'opacité de notre époque qu'elle caractérise par son incapacité à saisir et articuler le présent, où le non-sens et les déjà- vus dominent. Elle invente un futur plus vivable et envisage l'inquiétude des corps et l'indétermination des affects comme enjeux cruciaux pour le complexe militaro-industriel, mais aussi comme fondement d'un autre récit technologique.
 
Cindy Coutant est artiste et doctorante (Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains/Université de Lille). Son travail questionne le désir du vivant de se relier aux êtres et aux choses, la coévolution entre espèces ou techno-espèces, ainsi que le besoin propre à l'humain de donner un sens à son environnement. Ses installations, films et lectures augmentées sont proches du genre de la science-fiction, et explorent différents problèmes comme l'amour en temps d'espionnage technologique, l'économie affective, la grammaire de l'anxiété, l'histoire secrète des technologies ou les récits alternatifs de la création du monde.
 
Pour sa performance, elle collabore avec Théo Pożoga, compositeur et artiste sonore basé à Berlin. Son travail explore les notions d'affects, de temps et d'espace. Il a notamment été exposé au Printemps de Septembre, Toulouse, à l'Institut Français, à la Haus Der Statistik, et à Gr_und, Berlin, pour sa première exposition personnelle intitulée "Over&overtime&time again". Il est également cofondateur du collectif W.E.L.T.
 
Conditions d'accueil : 
- Le pass vaccinal (dès 16 ans) ou sanitaire (de 12 à 15 ans) sera contrôlé à l'entrée du bâtiment.
- Le port du masque est obligatoire à partir de 6 ans et durant toute votre visite à la Gaité Lyrique.
- Du gel hydroalcoolique est à votre disposition dans tous les espaces.
- Le vestiaire est temporairement inaccessible.
- Merci de respecter la signalétique à l'intérieur du lieu.
 
Dans le cadre du plan Vigipirate et de la pandémie, nous vous informons que : 
- Le contrôle des sacs à l'entrée est obligatoire
- Seuls les bagages n'excédant pas les tailles maximales A3 (42 cm x 29,7 cm) sont autorisés. 
Nous vous remercions par avance de faire preuve de compréhension quant au ralentissement induit par les contrôles de sécurité à l'entrée.
 

Auditorium de la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, 75003 PARIS

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Animalia ou la vie fantasmée des animaux

Publié le 22 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Animalia ou la vie fantasmée des animaux

Dernier volet d’une série d’expositions collectives déployées en tryptique, après Archeologia en 2013 et Geologia en 2020, l’exposition Animalia ou la vie fantasmée des animaux regroupe des œuvres dans lesquelles la figure animale est présente, où elle joue même un rôle majeur, intégrée comme une actrice à part entière. Focalisées sur des animaux proches de nous, avec lesquels nous sommes en relation quotidiennement, animaux domestiques, d’élevage ou traditionnellement chassés, mais aussi ceux qui, pendant notre enfance, se cachent sous notre lit ou dans la cabane au fond du jardin, dans les méandres du lac voisin ou dans un pays lointain, et qui peuplent nos imaginaires individuels comme collectifs.

Avec des esthétiques et des modes narratifs différents, les œuvres rassemblées passent en revue un large panel des émotions que suscitent chez nous les animaux : une empathie qui poussée à l’extrême se transforme parfois en un phénomène d’identification forte, une fascination pouvant aller jusqu’à la vénération, une inquiétude qui peut se muer en effroi, une incompréhension ou du dégoût. Ainsi l’animal devient symbole, nous réconforte et nous rassure, nourrit nos peurs les plus profondes, explique ce qui échappe à notre entendement, se transforme en l’objet d’une quête existentielle.

Prenant la forme de représentations réalistes ou stylisées, filmées, sculptées, peintes ou composées par ordinateur, chaque œuvre déroule sa propre narration, avec des passages progressifs ou des va-et-vient constants entre réalisme et irréel assumé, ouvrant sur une interprétation singulière du thème de l’exposition.

L’œuvre de Clédat & Petitpierre, Abysse, introduit une poche d’humour et de jeu dans le concret de cette exposition. Cette sculpture évoquant les fonds marins s’anime ponctuellement en laissant surgir un animal non identifié qui rampe sur le sol de l’espace d’exposition.

Le style documentaire du film L’hypothèse du Mokélé Mbembe de Marie Voignier sème le doute sur la nature des images données à voir et sur la véracité des faits narrés, qu’on ne peut à aucun moment vérifier. Les chiens et la hyène empaillés de Nicolas Milhé semblent de leur présence morbide nous observer de biais. Le réalisme du film de Bertille Bak, Le hameau, comme celui de Darielle Tillon, L’esprit des animaux, vrille vers le surnaturel, que l’on retrouve pleinement dans les sculptures abstraites de Jean-Marie Perdrix réalisées à partir d’une peau de vache ou d’un crâne d’âne. Les peintures de Maël Nozahic, quant à elles, nous promènent dans des scènes oniriques où les loups semblent vivre en toute confiance. Bertrand Dezoteux comme Luiz Roque anticipent un futur où les animaux, dans un retournement de situation discret, prennent clairement la place des êtres humains – et le pouvoir sur eux.

Parfaitement intégrées en tant qu’images, au même titre que les peintures et les sculptures, les vidéos alternent sur trois écrans distincts. Leur déroulement successif et simultané crée un mouvement permanent qui recompose l’exposition et la décline en de multiples versions, faisant de chaque visite une expérience unique.

Ainsi, l’exposition Animalia ou la vie fantasmée des animaux devient un point de vue sur le monde dans sa dimension historique, politique, religieuse, et sociétale, dont l’animal est évidemment partie prenante. Elle révèle la complexité et l’ambiguïté de notre rapport aux animaux qui, malgré tous nos efforts pour les assigner à une place maîtrisable, nous débordent et nous dépassent sans cesse.

 

Exposition: 22.01.2022 - 23.04.2022
Commissariat: 40mcube
48 avenue Sergent Maginot, Expositions collectives

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PARIS-SACLAY PAYSAGES

Publié le 19 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Exposition

PARIS-SACLAY PAYSAGES

Paris-Saclay Paysages
Exposition collective itinérante
Commissaire de l’exposition : Marc Partouche
Carré à la Farine, Versailles
Du 17 février au 5 mars 2022

À l’occasion des 10 ans de l’Établissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, est organisée une exposition qui montre quelle est la réalité d’un projet dont l’histoire et l’ampleur ont peu d’équivalent. Sept artistes abordent cette réalité dans sa diversité territoriale, géographique, sociale, culturelle et économique.

7 artistes : Miguel Chevalier, Céline Clanet, Florence Gilard, Arno Gisinger, Fabrice Hyber, AlainLeloup, Bernard Moninot.

Espaces naturels, aires urbaines, personnalités d’horizons divers… Paris-Saclay est un projet aux multiples facettes. Pour valoriser cette diversité, l’EPA Paris-Saclay a demandé à sept artistes de poser leur regard sur 10 années de mutations urbaines, économiques et humaines.

De l’art numérique à la peinture, des espaces de recherche aux espaces culturels, l’exposition Paris-Saclay Paysages est une invitation à parcourir les disciplines, les imaginaires et les lieux pour (re)découvrir le premier pôle d’innovation de France.

 

À l’occasion de l’anniversaire de la création, il y a dix ans, de l’Établissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, est organisée une exposition qui montre quelle est la réalité d’un projet dont l’histoire et l’ampleur ont peu d’équivalent. C’est à travers le regard porté par des artistes qu’est abordée cette réalité. Ils ont tous reçu une invitation à réaliser des oeuvres à partir d’un argumentaire ainsi rédigé :

« La diversité territoriale, géographique, sociale, culturelle et économique de l’ensemble réuni sous le nom de Paris-Saclay conduit à aborder l’exposition à partir de la question des paysages : urbains, naturels, humains.

Ce mot est à prendre dans un sens à la fois réel et métaphorique et permet de conduire une approche pluridimensionnelle. Un paysage est un espace terrestre délimité, observé et représenté. Il existe en soi mais il nécessite un observateur qui le construit dans son champ de vision. Tout paysage implique un point de vue.

Historiquement, le terme est surtout utilisé dans le domaine des arts visuels (peinture, photographie, dessin, vidéo et cinéma…) mais aussi dans celui de l’écriture (romans, carnets de voyage…), et il est fortement imprégné par une dimension esthétique. Tout paysage implique une représentation.

Cependant, de nombreuses autres dimensions sont associées à ce terme : géographique, politique d’aménagement du territoire, géopolitique, économique, etc.

Un paysage est donc un composé dense et riche désignant non seulement cet “ espace terrestre délimité ”, cerné dans un point de vue et représenté, mais il est aussi sensoriel, convoquant odeurs, sons, ambiances. »

Pour cette exposition, les artistes retenus sont au nombre de sept : Miguel Chevalier, Céline Clanet, Florence Gilard, Arno Gisinger, Fabrice Hyber, Alain Leloup, Bernard Moninot. La diversité de leurs pratiques artistiques (photographie, peinture, dessin, art numérique, roman graphique) entend rendre compte de la richesse et de la prolifération des points de vue et des perspectives qui sont à l’œuvre dans le projet qui porte le nom de Paris-Saclay.

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L’histoire des émotions, les émotions dans l’histoire

Publié le 18 Février 2022 par Anaïs BERNARD

L’histoire des émotions, les émotions dans l’histoire

L’élaboration d’un cycle de séminaires sur les émotions vise à constituer un groupe de travail interdisciplinaire à périmètre breton réunissant des chercheur.e.s des différentes disciplines des sciences humaines et sociales des universités de la région (Université de Bretagne Occidentale, Université Rennes 1, Université Rennes 2 et Université Bretagne Sud) dont les recherches abordent la question des affects, et ceci dans le but de faire dialoguer et de comparer les différentes approches des émotions dans les sciences humaines.


Ce cycle "Les émotions dans les sciences humaines : regards croisés" est porté par le groupe de travail interdisciplinaire de la MSHB, APRESEC (Approches pluridisciplinaires sur le rôle des émotions dans la Société, l'État et la Culture).


Le deuxième séminaire s'intitule L’histoire des émotions, les émotions dans l’histoire  et aura lieu le vendredi 25 février 2022, de 14h à 16h, toujours en modalité hybride (Salle C206 de l’UFR Lettres de Brest et à distance). Deux chercheurs présenteront leurs travaux sur le sujet :

  • Luis M. Calvo Salgado (Université de Zurich)
  • Gian Marco Vidor (Haute École de Travail Social de Lausanne)

 
Organisation :

  • Maria José Fernandez, MCF-HDR en civilisation hispanique (HCTI - UBO)
  • Stéphane Héas, MCF-HDR en sociologie STAPS (VIPS2 - Université Rennes 2)
  • Pouneh Mochiri, MCF en littérature comparée, (HCTI - UBO)
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Appel à communications - Colloque international sur le (cyber)harcèlement (CICY)

Publié le 17 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Appel à communications

Appel à communications - Colloque international sur le (cyber)harcèlement (CICY)

Colloque international sur le (cyber)harcèlement (CICY) :
Approches critiques et interdisciplinaires des phénomènes de violence en ligne

5-6-7 décembre 2022, Nancy, Université de Lorraine (Grand Est, France)


Appel à communication
Le harcèlement peut être défini comme des violences exercées de manière répétée à l’encontre d’une personne dans une configuration où il y a ferme intention de nuire et déséquilibre des forces (l’agresseur a l’ascendant physique et/ou psychologique sur sa cible ou la malmène avec un groupe de suiveurs qu’il a fédéré autour de lui) (Olweus, 1999). Les conséquences pour les victimes sont multiples : anxiété, perte de confiance en soi, troubles du sommeil, état dépressogène, phobie sociale, etc. Le harcèlement est un phénomène que l’on retrouve dans de nombreux contextes : scolaire (Smith, Sharp, 2000 ; Catheline, 2015) notons que les Québécois parlent d’« intimidation scolaire » et non de harcèlement (Roberge, Beaudouin, 2016) – ; universitaire (Hamel, 2008) ; professionnel (Hirigoyen, 2017) ; familial – au sein de la fratrie – (Tippet, Wolke, 2014) ; conjugal (Hirigoyen, 2003) ou encore harcèlement de rue (Gayet-Viaud, 2021). Il prend différentes formes : exclusion sociale, violence verbale (insulte, moquerie), psychologique ou morale (dénigrement, humiliation, menace, rumeur), physique (bousculade, coup) ou encore sexuelle (attouchement, baiser forcé, avances sexuelles). Avec le développement du web 2.0 et des smartphones au milieu des années 2000, ces formes se renouvellent : envoi d’insultes ou de menaces par SMS ou messagerie électronique, usurpation d’identité, scènes d’agression filmées et diffusées en ligne, pornodivulgation (publication d’images intimes sans l’accord de la personne qu’elles représentent). Plusieurs études, dont certaines conduites dans une approche intersectionnelle (Stoll, Block, 2015 ; Angoff, Barhart, 2021), convergent sur le fait que ces violences ont un fort ancrage dans les stéréotypes de genre et le sexisme : par exemple, dans le monde adolescent, les filles en sont deux fois plus victimes que les garçons et les jeunes LGBTQIA+ y sont quatre fois plus exposé·es (Couchot-Schiex et al., 2017 ; Felmee, Faris, 2016 ; Hinduja, Patchin, 2020). À cela s’ajoutent le racisme, la grossophobie et la stigmatisation d’élèves en situation de handicap (Sentenac et al., 2016 ; Debarbieux et al., 2018).
Il n’y a pas de consensus autour de la définition du cyberharcèlement. Certain·es auteur·es l’envisagent comme des attaques perpétrées par le biais du numérique quand d’autres le définissent de manière analogue au harcèlement (Vandebosch, Van Cleemput, 2008 ; Smith et al., 2008). Cependant, si le déséquilibre des forces est presque toujours de mise en contexte numérique (les agresseurs peuvent agir sous couvert de l’anonymat ou du pseudonymat, les contenus se diffusent de manière virale impliquant de très nombreux témoins), le caractère répétitif et l’intention de nuire s’appréhendent plus difficilement : la répétition peut venir de la fragmentation des actions (chaque « like » participe à la diffusion des contenus) ou de la pérennité des traces numériques (un contenu compromettant peut ressurgir des mois plus tard) ; l’intention de nuire n’est pas toujours avérée, car on peut liker par habitude, sous le coup de l’émotion ou bien publier des contenus pour faire rire les autres et gagner en popularité (boyd, 2015) sans anticiper la cyberviolence qui peut en découler (Stassin, 2021). Par ailleurs, l’intensité affective des contenus peut favoriser leur circulation en ligne, alors que la médiation numérique peut entraîner la mise à distance des émotions (Quemener, 2018 ; Alloing, Pierre, 2020).
De nombreux travaux ont été consacrés au cyberharcèlement entre élèves, analysant ses liens avec le harcèlement « hors ligne » (Li, 2007 ; Dooley et al. 2009 ; Pyżalski, 2012), proposant une caractérisation des cyberviolences (Willard, 2007 ; Blaya, 2013) ou se focalisant sur les acteurs et les dispositifs mobilisés dans leur prévention (Blaya, 2015 ; Dilmaç, Kocadal, 2019). D’autres travaux ont montré que cette violence se poursuivait à l’université (Faucher et al., 2014), mais aussi dans le monde du travail (Dupré, 2018) où l’on observe différentes formes d’incivilités numériques qui, lorsqu’elles sont répétées, ont des effets délétères (Carayol, Laborde, 2021). D’autres enfin se sont intéressés à la sphère intime et conjugale où le numérique est devenu un outil de contrôle, de domination et d’humiliation, au sein d’un couple ou après un divorce, une séparation (Fernet et al. ; 2019). La pornodivulgation et plus particulièrement le revenge porn se sont d’ailleurs développés afin de permettre à des hommes de se venger de leur partenaire ou expartenaire, à la suite d’une rupture sentimentale ou d’une infidélité mal vécue, et de les humilier en publiant à leur insu des contenus privés, en indiquant leurs nom et coordonnées afin que des messages dégradants leur soient envoyés et que leur réputation soit détruite (Hall, Hearn, 2019).
Des messages humiliants ou compromettants peuvent être envoyés par salve à une seule et même personne, par des dizaines ou centaines de personnes, provoquant un harcèlement que la loi française du 3 août 2018 qualifie de « harcèlement de meute » ou de « raid numérique », stipulant que toute personne participant à ce phénomène, ne serait-ce que par un seul like ou commentaire, peut désormais être condamnée. Ces raids, qui ciblent généralement des femmes (célèbres ou non), des personnes LGBTQIA+ ou d’autres minorités, des défenseur·es des droits humains (Corroy, Jehel, 2019) ou des militant·es féministes et/ou antiracistes (Bibié, Goudet, 2018), peuvent être rapprochés des discours de haine en ligne (Monnier, Seoane, 2019). Ces derniers se fondent en effet sur un sentiment présumé de haine à l’égard d’un groupe ou d’une minorité (Pyżalski, 2022) ou provoquent la haine en incitant à la violence ou en consolidant des stigmates.


Les communications pourront, au choix, s’inscrire dans un ou plusieurs des axes identifiés cidessous, ou bien proposer un angle original en rapport avec le thème du colloque.


Axe 1. Approche théorique et définitoire du (cyber)harcèlement
Ce premier axe rassemblera des travaux s’inscrivant dans une approche théorique et définitoire de la cyberviolence et du cyberharcèlement, qu’il s’agisse du cyberharcèlement à l’école, au travail, dans la sphère conjugale ou encore des phénomènes de meute. Sont attendues des communications proposant des éléments de définition, de caractérisation et de typologisation de ces phénomènes ou bien mettant en exergue les points de rupture et les continuités entre violence/harcèlement/intimidation « hors ligne » et « en ligne », ou encore discutant le choix de la terminologie (p. ex. cyberharcèlement en France versus cyberintimidation au Québec ; cyberbullying versus cybermobbing dans les pays anglo-saxons). Enfin, des communications proposant une conceptualisation de phénomènes proches tels que les incivilités numériques et les discours de haine en ligne sont également les bienvenues.


Axe 2. Le rôle des émotions et des affects
Cet axe étudiera les dimensions émotionnelles et affectives des phénomènes de violence, de harcèlement et de haine en ligne. Les travaux proposés pourront porter sur le rôle des émotions (manque d’empathie, alexithymie, peur, honte, colère…) dans les situations de (cyber)harcèlement, du côté des individus ou des groupes impliqués dans les violences, mais aussi des acteurs qui interviennent sur elles ou les observent. Comment les émotions sont-elles prises en compte, gérées, voire mobilisées, par l’entourage, les acteurs de la prévention et de l’accompagnement ? On pourra aussi se questionner sur la position des chercheur·es qui doivent composer avec les émotions que peuvent provoquer le travail sur des terrains caractérisés par des situations difficiles de violences et d’abus. Dans une perspective communicationnelle, il s’agira également de s’intéresser à la place des affects dans les discours de haine en ligne et dans ceux qui portent sur le (cyber)harcèlement. Au niveau des environnements numériques, on pourra s’interroger sur les spécificités socio-techniques des plateformes et la façon dont l’intensité affective des contenus liés à la violence peut favoriser leur circulation et l’intensité des réactions qu’ils génèrent, ou inversement à la manière dont la médiation technique peut contribuer à une mise à distance des émotions. S’inscrivent également dans cet axe les études sur la mobilisation des émotions dans la couverture des cas de harcèlement, haine ou violence dans les discours médiatiques d’un point de vue plus large.


Axe 3. Approches intersectionnelles du (cyber)harcèlement et de la haine en ligne
Sont attendues ici des propositions qui abordent le (cyber)harcèlement et/ou la haine en ligne au prisme d’une approche intersectionnelle, attentive à la déconstruction de rapports de pouvoir imbriqués (tels que les rapports de genre, de classe, de race, le validisme, etc.). L’approche intersectionnelle ou consubstantielle des rapports de pouvoir ayant fait l’objet de riches discussions dans le monde académique et militant, les auteur·es seront invité·es à expliciter leur cadre théorique et la façon dont leur travail entend penser cette articulation. Il s’agira d’une part d’investiguer les cas de (cyber)harcèlement qui s’inscrivent dans la logique même de rapports de pouvoir traditionnels, puisant dans ces derniers des sources de légitimation qui favorisent leur reconduction et leur invisibilisation. La stigmatisation des écarts vis-à-vis des normes sociales et la dimension sociologique du harcèlement seront ici centrales. Les propositions pourront notamment interroger le rôle joué par l’appartenance des victimes et des agresseur·es à des groupes minorisés ou favorisés dans la dynamique du harcèlement. De façon réflexive, cet axe pourra également accueillir les communications investiguant les phénomènes de (cyber)harcèlement et la haine en ligne visant directement les groupes ou les personnes qui revendiquent une approche militante intersectionnelle (ou apparentée). Enfin, dans une visée émancipatrice, il sera intéressant de montrer dans quelle mesure l’approche intersectionnelle des rapports de pouvoir favorise l’émergence de groupes de soutien et de logiques d’entraide permettant de trouver refuge contre le (cyber)harcèlement, lorsque l’on est soi-même concerné·e par une identité située au croisement de différents groupes minorisés.


Axe 4. Prévention et lutte contre le harcèlement et la haine en ligne
Cet axe interrogera les acteurs et les dispositifs engagés dans la prévention du (cyber)harcèlement et de la haine en ligne. Il peut s’agir de travaux montrant comment l’école s’est emparée du sujet ou analysant la pertinence des enseignements transversaux, disciplinaires, curriculaires (éducation aux médias et à l’information, éducation à la sexualité, éducation à la santé…) pour lutter contre les discriminations et les stéréotypes, ou pour développer les compétences émotionnelles et plus largement psychosociales des élèves. Les approches contrastives à l’échelle européenne ou internationale sont les bienvenues. En outre, cet axe propose également de réfléchir aux acteurs et actrices engagé·es dans la prévention du (cyber)harcèlement, du (cyber)sexisme ou de la pornodivulgation, qu’il s’agisse d’associations qui en font un axe de leur mission ou de collectifs à l’instar de #stopfisha ou encore du hashtag activisme (#metoo, #nonauharcèlement) qui se développe pour dénoncer certaines pratiques et qui peut favoriser le développement d’une forme d’empowerment. Enfin, des travaux étudiant les réponses juridiques au phénomène de (cyber)harcèlement ou de haine en ligne ainsi que la responsabilité des plateformes sont également attendus.


Modalités des contributions
Les propositions sont à envoyer pour le 15 avril 2022 à l’adresse suivante :
colloquecyberharcelement@protonmail.com


Afin de garantir le processus d’évaluation en double aveugle, merci de nous faire parvenir :

  • un document anonyme avec votre proposition de communication d’une longueur maximale de 6000 signes (2 pages), précisant le titre, le ou les axes choisi(s), un résumé présentant la question de recherche, une brève revue de la littérature et/ou des perspectives théoriques, des éléments de méthodologie et quelques indications bibliographiques ;
  • un deuxième document précisant le titre de votre communication, votre nom, votre prénom et votre rattachement institutionnel.

Les notifications d’acceptation seront adressées entre le 30 juin et le 15 juillet 2022.
La publication d’un ouvrage collectif est prévue dans un second temps, à la suite du colloque.
Les frais d’inscription sont de 50 euros pour les titulaires.
Le colloque est gratuit pour les étudiant∙es, doctorant·es et non-titulaires.


Contact :
Delias Lucie : lucie.delias@gmail.com
Lallet Mélanie : melanie.lallet@yahoo.fr
Stassin Bérengère : berengere.stassin@univ-lorraine.fr


Comité d’organisation
Belhadi Morgane, Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle
Delias Lucie, LERASS-Céric, Université Paul Valéry-Montpellier 3
Lallet Mélanie, CHUS-Arènes, Université Catholique de l’Ouest
Lechenaut Émilie, Crem, Université de Lorraine
Philippe Sandrine, Crem, Université de Lorraine
Promonet Aurore, Crem, Université de Lorraine
Pyżalski Jacek, Adam Mickiewicz University, Poznań (Pologne)
Schneider Anne-Cécile, IUT Nancy-Charlemagne, Université de Lorraine
Stassin Bérengère, Crem, Université de Lorraine
Walter Natalia, Adam Mickiewicz University, Poznań (Pologne)
Comité scientifique
Alloing Camille, LabFluens, UQAM (Canada)
Balleys Claire, Medi@lab, Université de Genève (Suisse)
Blocquaux Stéphane, LIRFE-LAMPA, Université Catholique de l’Ouest (France)
Carayol Valérie, MICA, Université Bordeaux Montaigne (France)
Carlino Vincent, CHUS-Crem, Université Catholique de l’Ouest (France)
Caesens Gaëtane, PSP-IPSY, Université Catholique de Louvain (Belgique)
Cordier Anne, Crem, Université de Lorraine (France)
Corroy Laurence, Crem, Université de Lorraine (France)
Cousin Clément, CREDO-IODE, Université Catholique de l’Ouest (France)
Dalibert Marion, GERiiCO, Université de Lille (France)
Déage Margot, CERTOP, Université Toulouse II Jean Jaurès (France)
Frachiolla Béatrice, Crem, Université de Lorraine (France)
Galand Benoît, GRES, Université Catholique de Louvain (Belgique)
Gevrey Vincent, LIRFE-LACES, Université Catholique de l’Ouest (France)
Hamiche Sandra, Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle (France)
Labelle Sarah, LERASS-Céric, Université Paul Valéry-Montpellier 3 (France)
Laborde Aurélie, MICA, Université Bordeaux Montaigne (France)
Lapeyroux Natacha, FNRS, Université Libre de Bruxelles (Belgique)
Larochelle Laurence, Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle (France)
Ledegen Gudrun, PREFICS, Université Rennes 2 (France)
Mésangeau Julien, Irméccen, Université Sorbonne Nouvelle (France)
Mathys Cécile, CRI’J, Université de Liège (Belgique)
Millette Mélanie, LabCMO, UQAM (Canada)
Olivesi Aurélie, Elico, Université de Lyon 1 (France)
Poleszak Wieslaw, University of Economics and Innovation in Lublin (Pologne)
Pugnière-Saavedra Frédéric, PREFICS, Université de Bretagne Sud (France)
Pyżalski Jacek, Université de Poznań (Pologne)
Theviot Anaïs, CHUS-Arènes, Université Catholique de l’Ouest (France)
Walter Natalia, Adam Mickiewicz University, Poznań (Pologne)

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Traces de l'invisible

Publié le 16 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Traces de l'invisible

Exposition Traces de l'invisible
Marcel Broodthaers, Pélagie Gbaguidi, Guy-Marc Hinant, Fabrice Samyn, Antonio dalla Valle, Antonio dalla Valle, Emmanuel Van der Auwera, Angel Vergara, Dominique Vermeesch (do-space), Sophie Whettnall
▷ Commissariat : Carine Fol, Directrice artistique de la CENTRALE for contemporary art, Bruxelles


23 février > 17 avril 2022
▷ Vernissage : mercredi 23 février 2022, 18h30
▷▷ Vendredi 18 mars 2022
- 20h00 en cinéma : Projection du film Charleroi, Le pays au 60 montagnes de Guy-Marc Hinant


En 2021, poursuivant son ambition d’irriguer sa saison sur base d’une agrégation de propositions et de singularités – multipliant les points de vue dans la perspective de corrompre l’aspiration à une parole conquérante, le vaisseau offshore Centre Wallonie-Bruxelles a invité la Directrice d’un Centre d’art bruxellois majeur, la CENTRALE for contemporary art, à concevoir une exposition collective.
En faveur de cette saison aux airs de manifeste déconstructiviste, Carine Fol a répondu à cette invitation par l’exposition Traces de l’Invisible qui donne à pénétrer des œuvres chargées d’étrangeté, de sensualité et de gestes performatifs qui invitent à bousculer les évidences. Traces de l’Invisible touche au cœur de la définition de l’art contemporain entendue comme une heuristique de réponses alternatives.

 

Salle d’exposition
127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris

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Rêve de lettres – Marc Mantelin

Publié le 15 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Exposition

Rêve de lettres – Marc Mantelin

Rêve de lettres – Marc Mantelin
Plongée dans l'abstraction typographique

Rêve de lettres, l'installation réalisée par Marc Mantelin, se déploie sur le Grand Plus du 02.11.21 au 15.03.22 !

Créée pour l'écran géométrique et monumental du Grand Plus, dans le vestibule d'entrée de la Gaîté Lyrique, la projection Rêve de lettres ouvre un espace de contemplation qui invite l'œil à entrer dans l'image en s'affranchissant des habitudes de lecture. Mis en mouvement, des signes graphiques appelés "glyphes" s'animent, s'étirent et se régénèrent en alphabet vivant et nous guident à travers un langage tenu secret.
 
Designer graphique et réalisateur, Marc Mantelin explore les techniques de conception typographique à l'aide de logiciels génératifs et de représentation tridimensionnelle. Ses nouvelles écritures cinétiques questionnent le mode de fonctionnement de la perception visuelle et le processus de lecture.


Une création pour la Gaîté Lyrique, 2021

02.11.21–15.03.22
Gratuit
Vestibule

ADRESSE
3bis rue Papin
75003 Paris

HORAIRES
Mardi - Vendredi : 14h-20h
Samedi - Dimanche : 12h-19h
Ouverture les soirs en fonction de la programmation
Fermeture le lundi

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Nature et Merveilles

Publié le 14 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Evenement, evenement, Exposition

Nature et Merveilles

Rennes Enchères transforme la Halle Martenot en cabinet de curiosités pour vous émerveiller !
Notre Maison de Ventes @RennesEnchères vous présente sous le nom « Nature et Merveilles » un cabinet de curiosités, revisité.
Dans un lieu emblématique du patrimoine architectural rennais de la fin du XIXe siècle, la Halle Martenot, une exposition unique de plus de 270 objets insolites et d’animaux naturalisés réunis autour de quinze thèmes de collection, de la préhistoire au XXIe siècle.

Dans un monde de plus en plus virtualisé par les hologrammes, la réalité augmentée ; quand le crypto art diffuse des œuvres sous forme de NFT, nous observons cependant un regain d’intérêt voire de fascination pour les objets faits par la main humaine.

Cet amour des objets vient de loin et n’est pas toujours solitaire puisque souvent, des collectionneurs, des amateurs décident de partager leurs goûts, leurs découvertes avec d’autres amateurs en les présentant parfois dans des cabinets dits de curiosités.

Dans la mouvance de cette tradition, notre Maison de Ventes souhaite aujourd’hui vous présenter sous le nom «Nature et Merveilles» un cabinet de curiosités, revisité, nourri de la passion de collectionneurs désirant transmettre leur curiosité et leur amour de la nature et des merveilles créées par l’humain.

C’est ainsi que nous avons pu réunir dans un lieu emblématique du patrimoine architectural rennais de la fin du XIXe siècle, la halle  Martenot, non seulement la collection d’animaux naturalisés à fins pédagogiques de Marc Beluet mais également des objets singuliers autour de quinze thèmes de collection.

Notre cabinet de curiosités «Nature et Merveilles» s’inscrit dans la tradition du goût des Bretons pour la collection, une tradition remontant notamment au XVIIIe siècle avec le marquis Christophe-Paul de Robien et se poursuivant jusqu’à aujourd’hui avec entre autres François Pinault. Il s’agit également de porter la tradition vers l’avenir : par notre cabinet de curiosités, Rennes Enchères souhaite perpétuer et transmettre aux plus jeunes comme aux néophytes le goût de l’éveil et de l’émerveillement. Ainsi, ce cabinet a été pensé pour donner la possibilité de découvrir de nouveaux champs d’intérêt, de sujets de passion pour toutes les formes de création, des monnaies antiques à l’art urbain. Toutes ces créations portent en elles la trace de l’imagination et de la singularité de l’être humain et, si le désir de posséder l’objet peut naître, il s’agit de comprendre cette possession et surtout de l’inscrire dans une transmission.

Je suis heureuse avec mes équipes et nos spécialistes de vous accueillir dans notre Cabinet de curiosités «Nature et Merveilles» peuplé d’objets confiés par de nombreux propriétaires, que nous avons décrits, authentifiés, estimés et garantis. Fidèles à la tradition du collectionneur des lumières, ces propriétaires, s’ils aiment toujours les objets qu’ils nous confient, souhaitent aujourd’hui les voir transmis à d’autres collectionneurs, amateurs ou simples curieux.Notre Maison organisera cette transmission par le vecteur de ventes aux enchères présentielles mais également diffusées en direct dans le monde entier sur différentes plateformes.


📣 Au programme du lundi 21 au jeudi 24 février :
- Une exposition publique tous les jours dans la Halle Martenot suivie de deux ventes aux enchères ;
- une vingtaine de visites guidées pour les scolaires et des entreprises organisées par @tourismerennes ;
- des conférences thématiques :
- “De la curiosité aux curiosités”, animée par Gauthier Aubert, maître de conférences en Histoire moderne à l’Université de Rennes 2
- “Le monde à portée de sens. Un cabinet de curiosités chez Christophe-Paul de Robien au XVIIIe siècle”, par François Coulon, conservateur au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
- deux ventes aux enchères organisées à l’hôtel des ventes de Rennes sur écran face à la halle Martenot.
- Animaux naturalisés - Mercredi 23 février 2022 à 17 h
- Objets d’art et de curiosité - Jeudi 24 février 2022 à 15h
Entrée 2€ au profit d’une association locale pour la défense des animaux

Une scénographie sur-mesure imaginée par Frédéric Beauclair, architecte scénographe ayant déjà mis en scène « Sciences & Curiosités » au château de Versailles et un cabinet de curiosités à Hong Kong : de quoi vous émerveiller et vous faire rêver !

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PROCESS

Publié le 13 Février 2022 par Anaïs BERNARD dans Exposition

PROCESS

Process/PROCESSUS
Jusqu'au 09/04/2022

Étymol.: Mot latin signifiant «progrès, progression», dérivé de procedere «s'avancer», voir procéder. Comme terme d'anatomie, le latin processus se trouve chez Louis Vassée (Catalaunensis, in anatomen corporis humani, Paris: Faezendat, 1541). 

Déf. 1: Suite continue de faits, de phénomènes présentant une certaine unité ou une certaine régularité dans leur déroulement. Ils peuvent caractériser l'évolution d'un état considéré dans son développement, telle la mue des cigales. Par extension, il peut s’agir d’échanges et de fonctionnements de systèmes et d'appareils en interface avec leurs environnements.

Def. 2: Ensemble d'opérations successives, adoptées, organisées et suivies en vue d'un résultat déterminé, telle la réalisation du plan d’un circuit pour la fabrication d’une carte électronique. Modèle susceptible de rendre compte de l'enchaînement de séries nécessaires à la combinaison et à l'organisation d’une réalisation, ici au travers de la présentation d’un ensemble d’œuvres.

Déf. 3: En anatomie, c’est la formation constituant le prolongement d'un organe, d'une structure ou d'un tissu. C’est la transformation de la matière pour former un corps, fusse-t-elle aujourd’hui pour la fabrication d’une machine.

 

Zaven Paré construit les machines qu ́il dessine (collections du Ballard Museum of Puppetry / Connecticut et collections du Musée Gadagne / Lyon).
Zaven Paré est né à Fort de l’Eau (Algérie) et a grandi dans la région Parisienne. Il a étudié la peinture et la gravure à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris et le dessin scientifique au Museum National d’Histoire Naturelle. En 1983, il expose sa première installation majeure au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
À Montréal, où il s ́est installé en 1986, il a travaillé sur de multiples fronts, dont l’illustration, la peinture et le design, traversant les frontières des modèles de création traditionnels avec différents médias. La peinture occupe une grande partie de son oeuvre durant les très prolifiques années 80, au cours desquelles il a également conçu des décors et des costumes pour les chorégraphes Marie Chouinard et Edouard Lock, pour le compositeur Mauricio Kagel et pour le metteur en scène Denis Marleau.
De retour en France dans les années 90, Zaven a repris la gravure et publié de nombreux livres d’artiste, répondant également à des commandes de prestigieuses manufactures telles qu’Aubusson, Beauvais et Sèvres.
Zaven Paré est également connu comme performeur, notamment pour son utilisation de la robotique. Zaven Paré est un artiste titulaire d’un Post-Doctorat en Robotique - Osaka University (2010) et d’un Doctorat en Lettres - Université de Metz (2009). Il est chercheur associé des laboratoires Populations Japonaises (INALCO), Anthropologie et Anthropomorphisme (ARTMAP) et Théâtralité, Performativité et Effets de Présence (UQAM/Canada). Il a été Lauréat du French American Fund of Performing Arts au Californian Institute for the Arts (CalArts) à Los Angeles (1999-2001), de la bourse Arte e Tecnologia - RioArte au Brésil (2002).
Il a été résident de la Villa Kujoyama, boursier de la Japan Society for Promotion of Science (JSPS) en tant que Robot Drama Researcher pour le répertoire du dramaturge Oriza Hirata avec des humanoïdes et des androïdes dans l’Intelligent Robotics Laboratory du professeur Hiroshi Ishiguro.
En 2011, il a reçu le Prêmio Sergio Motta de Arte e Tecnologia (São Paulo) pour l ́ensemble de sa carrière.

 

Galerie Charlot
47 rue Charlot
75003 Paris - France
+33 (0)1 42 76 02 67
info@galeriecharlot.com

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