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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

exposit

ExplorSpace – Le voyage galactique

Publié le 12 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

ExplorSpace est un dispositif numérique invitant le public à découvrir différents éléments de notre univers (système solaire, exoplanètes, nébuleuses, galaxies...). L’expérience se veut accessible à tous et ludique. Il s'agit d'un mur d'images à taille humaine, permettant au public de naviguer dans un espace virtuel en 3D à l'aide d'un capteur de mouvement. 

Propulsé par la collaboration ExplorNova (CEA, Université de Nantes, iRéalité/Capacités et des créatifs nantais), ExplorSpace est un nouveau dispositif de diffusion de la culture scientifique par le numérique comme le site ExplorNova 360° ou le MOOC ExplorUnivers. Nos innovations sont le fruit d'un partenariat associant des scientifiques des laboratoires de recherche, des créatifs du secteur privé et des associations, et des lieux culturels et populaires. 

Exposé à Nantes Tourisme durant la Nantes Digital Week, du 17 au 24 septembre 2015, ExplorSpace rejoindra ensuite les autres productions ExplorNova présentées à l'occasion de l'Exposition Voyages Planétaires à la Cité des Congrès du 28 septembre au 4 octobre 2015

Soutenu par CNES, Région Pays de Loire, Diagonale Paris Saclay.

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Dévider le réel

Publié le 11 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Dévider le réel

Dévider le réel

Du 18 septembre 2015 au 17 janvier 2016

Vernissage le 17 septembre 2015

 

Ce nouvel accrochage de la collection des Abattoirs présente une vingtaine d'œuvres acquises récemment et des pièces maîtresses  qui résonnent de notre rapport au temps, à l'actualité et à l'histoire.

Avec des œuvres de : ALP le Collectif, Paulien Barbas, Oliver Beer, Ben, Matthias Bruggmann, Emmanuelle Castellan, Olivier Dollinger, Louise Hopkins, Pierre Leguillon, Jochen Lempert, Claude Lévêque, Alfonso Ossorio, Valerie Snobeck, Thu Van Tran, Tristan Tzara…

Sous le titre de « Dévider le réel », le nouvel accrochage de la collection des Abattoirs présente une vingtaine d'œuvres acquises récemment et des pièces maîtresses. Empruntant son titre à un essai publié par le critique d'art Michel Tapié en 1952, ce nouvel accrochage de la collection des Abattoirs suggère une poursuite entre l'art et le réel.

Dévider le réel, ce n'est pas le vider pour l'épuiser, mais le dérouler, le devancer et courir après lui pour rendre compte de son intensité. La vingtaine d'œuvres regroupées ici résonnent de notre rapport au temps, à l'actualité et à l'histoire. Elles pointent l'écriture de récits intimes dont la résonance est collective, inventent des formes surprenantes mais étonnamment familières et placent leurs spectateurs dans une situation d'indécision quant à ce que nous devrions communément  nommer « réel ».

Car si le collectif À la plage prévient par une enseigne lumineuse que « la réalité n'existe pas»  et que Stéphane Thidet retourne comme un gant l'idée de refuge pour y faire tomber la pluie, Valerie Snobeck filme avec une froide objectivité le démontage d'un instrument de mesure, une montre. Mais il revient à Claude Lévêque de signer par un coup de feu le faux départ de cette exposition.

En 2005 et en 2011, le collectif ALP (À la plage) a fait circuler dans les rues de Toulouse une enseigne lumineuse signalant que "la réalité n'existe pas". Le slogan semait un léger trouble et proposait tout simplement la réinvention du monde alentour par l'exercice de l'art. En 1945, Tristan Tzara, fondateur du mouvement Dada, est à Toulouse. Il participe pendant une année à différentes initiatives, dont la création de l'Institut d'études occitanes. Son engagement est fidèle à une économie poétique dans laquelle la périphérie doit devenir un centre. Vingt ans auparavant, il proclamait dans un manifeste encore célèbre : « La pensée se fait dans la bouche ».

Il est question de ces deux histoires dans la nouvelle présentation des collections des Abattoirs, mais également d'une cabane dans laquelle il pleut (Le Refuge de Stéphane Thidet), d'un panneau publicitaire devenu rideau (Pia Camil), d'un voyage en Mer du Nord (Jochen Lempert), de sculptures photographiées par anticipation (Paulien Barbas), de  sac de chasseurs, d'un kiosque à images (Pierre Leguillon) ou encore d'un magicien manipulant tableaux et sculptures (Olivier Dollinger). Les propositions retenues ici se distinguent par leur capacité à interagir avec ce que nous nommons – peut-être trop communément –  « réel ».

En 1952, le critique d'art Michel Tapié signait un essai intitulé « Un art autre où il s'agit de nouveaux dévidages du réel ». Dans les brisées du dadaïsme, il y appelait les explorations de ces « au-delà et en deçà du réel ». À partir d'une toute autre trajectoire, Erwin Panofsky, un des plus des importants historiens de l'art du XXe siècle, rappelait trois ans plus tard dans l'œuvre d'art et ses significations, que nous nous intéressons au passé car le « réel ne nous est pas étranger. Il n'est rien de moins réel que le présent ». Désignant l'histoire de l'art comme une discipline humaniste, Panofksy place l'humain au centre de son propos, celui-ci est le « seul animal à laisser derrière lui des souvenirs témoins ». « Pour saisir la réalité, nous avons à nous détacher du présent » écrivait Panofsky dans les premières pages. Ces deux textes, celui de Panofsky et celui de Tapié, servent de sous-titrage à ce parcours inédit dans les collections des Abattoirs.

Les mots de Panoksky sont un commentaire approprié à Go Soft (2014), le film de Valerie Snobeck. Dans celui-ci, une montre est démontée et remontée intégralement. En une heure, l'horloge est nettoyée de son mécanisme, égrenée pièce après pièce, puis remise en état de marche. Pendant ce laps de temps, seule son image subsiste, trace d'un usage suspendu mais qui perdure pourtant grâce à la durée du film. Le texte de Tapié se limite originellement à la peinture informelle de l'après-guerre, mais il est entendu ici pour décrire ce qui n'est pas « un complément familier de nos vies quotidiennes ». Dévider le réel, ce n'est pas le vider pour l'épuiser, mais le dérouler, le devancer et courir après lui pour rendre compte de son intensité. Les « souvenirs témoins » rassemblés au rez-de-chaussée du musée donnent un rythme à la mémoire. À la longue séquence de Snobeck fait face le flash d'une œuvre de Claude Lévêque. Son Claude est un autoportrait sombre. Il se résume en une détonation sonore et lumineuse. Plus loin, Thu Van Tran a dessiné avec minutie un écheveau de nuages et de fumées. Son dessin, titré Rainbow Herbicide, est une pelote de mémoire sur laquelle ont été posées en quelques secondes des marques indélébiles. La feuille est maculée de sprays blanc, rose, vert, bleu, orange, des couleurs qui évoquent directement les noms des herbicides employés pendant la guerre du Vietnam, pays d'origine de l'artiste.

Avec Alice falling (2014), Olivier Beer a confié une séquence du Alice au Pays des Merveilles de Walt Disney à des enfants, à charge pour eux de se l'approprier dessins après dessins. Alice tombe à mesure que l'animation se déroule en passant de mains en mains. Le résultat est une chute sans fin, un réel qui se dévide sous ses pieds.

 

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Drone Experience Festival

Publié le 10 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Drone Experience Festival

Parce que les passionnés de drones sont partout, chacun trouvera dans le Drone Experience Festival une expérience unique. Les 18 et 19 septembre 2015, sur 7.000 m², les fabricants et opérateurs, contributeurs, conférenciers, pilotes de drones et visiteurs pourront interagir sur des espaces distincts. Les professionnels pourront profiter d'un espace d’exposition dédié, de rendez-vous d’affaires qualifiés et assister à des conférences. Une exposition commerciale, une agora, des démonstrations et des essais uniques indoor et outdoor permettront à tous de découvrir les capacités étonnantes de ces machines. Une course de FPV (First Person View) racing indoor sur un plateau de 4500 m² sera proposée le samedi 19 septembre pour tous les passionnés de courses. Le grand public pourra y assister dans des conditions de sécurité optimums et pourront juger de la dextérité des pilotes. Le public pourra également assister aux projections des films sélectionnés au Festival du Film Professionnel de Drones, premier événement européen exclusivement dédié à l'art cinématographique de drone.

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Jules (VR)NE – un voyage à Nantes steampunk

Publié le 9 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Jules (VR)NE – un voyage à Nantes steampunk

Et si le Quartier de la création avait existé à l'époque de Jules Verne ? Sur la base de ce postulat, les étudiants du programme de cycle master Culture numérique/UX Design option Réalité virtuelle & design ont imaginé des applications de réalité virtuelle immersives qui nous transportent dans l'univers des romans de Jules Verne. Grâce aux moyens techniques de Clarté, la plateforme de réalité virtuelle lavalloise, et de la plateforme régionale d'innovation Design'in Pays de la Loire, visitez la Loire avec le scaphandre de Nemo, ou la nef des Machines en aérostat…

Une expérience d'immersion ouverte à tous, petits et grands à découvrir du 19 au 27 septembre 2015. Retrouvez le programme des séances sur le site web de L'École de design. Jules (VR)ne est une coproduction READi Design Lab pour L'École de design Nantes Atlantique/Clarté/PRI Design'in Pays de la Loire

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OVERFLOW

Publié le 6 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

OVERFLOW

Thierry Fournier
Vernissage jeudi 17 septembre à 18h

18
SEPT
 
07
NOV
 

 

LUX avait déjà accueilli Thierry Fournier en 2009 pour l’exposition Un geste qui ne finit pas, avec notamment l’œuvreOpen Source recueillant les dessins des visiteurs autour d’un bassin. Overflow réunit plusieurs œuvres récentes qui ont en commun d’aborder des situations de relation entre des flux et l’humain. Des réseaux sociaux aux fils d’informations en direct en passant par des protocoles collectifs, ces œuvres déploient des confrontations entre des programmes et nos limites physiques : perception, corps et temporalité. Elles proposent des dispositifs de capture qui décodent et suspendent ces flux, mettant en évidence des enjeux aussi bien sensibles que politiques : expressions du désir sur un réseau social, mise en fiction du réel par l’information, implosion du langage face à la télévision, intrusion d’un contrôle dans l’espace de l’exposition, etc. Le terme overflow désigne un débordement (de phénomènes naturels ou de variables qui excédent leur cadre) – voire une submersion, qui peut être celle de la perception face à des données qui la dépassent.

L’association de formes très différentes comme les installations en réseau Ecotone (2015) et Précursion (2014), la série de vidéos Ex / if(2014), l’installation sonore Set-up (2011) et la performance Circuit fermé (2007) répond à la volonté d’embrasser plus largement des notions de socialité et d’altérité qui traversent la plupart des œuvres de Thierry Fournier. C’est dans notre distance vis-à-vis du monde que se forment nos représentations, alors même que nous vivons dans un environnement où l’image se substitue progressivement au réel.

Le réseau est présent partout et se nourrit des individus à travers des dispositifs de suivi toujours plus présents, dans une économie dont l’attention est devenue la matière première. Cependant, des résistances à ces logiques continuent à se produire : la distance se déplace, une extériorité est toujours possible. Les œuvres présentées dans cette exposition se placent à l’écoute de ces paradoxes, en provoquant des relations entre des environnements, les corps, la perception et le langage. Le débordement qu’évoque le titre n’est pas seulement celui du flux et du réseau, mais aussi et symétriquement celui de l’humain qui leur est confronté.

Overflow donnera lieu à la publication d’un catalogue en série limitée et numérotée édité par Pandore, présentant des textes critiques de J. Emil Sennewald et Pau Waelder, un texte inédit de Jean Cristofol, ainsi qu’une large iconographie sur les œuvres et documents de travail.

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Fresnoy 2015

Publié le 5 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Fresnoy 2015

PANORAMA, LE RENDEZ-VOUS ANNUEL DE LA CRÉATION AU FRESNOY DU 19/09 AU 13/12/2015

 

« Techniquement douce », cette expression singulière est empruntée à Michelangelo Antonioni, qui avait intitulé ainsi le scénario qu’il aurait voulu tourner (mais les producteurs n’étaient pas de cet avis !) après Blow Up — le film devait être réalisé pour l’essentiel dans la jungle amazonienne, et le cinéaste rêvait pour cela d’une caméra capable, ce sont ses propres mots, « de se biologiser ».

 

Il nous a semblé que cette formule donnait assez généralement le ton des préoccupations qui animent les étudiants du Fresnoy . On pourrait a priori penser qu’une exposition de jeunes artistes n’ayant pour point commun que d’appartenir à la même école (ils sont d’âges différents, ont des parcours dissemblables et viennent des quatre coins du monde) est vouée à n’être qu’une présentation hétéroclite de travaux disparates.

Mais il est très étonnant de voir, lorsqu’on a la chance de suivre tout au long de l’année les différents projets, se dessiner quelque chose comme une préoccupation commune, qui n’est le fruit d’aucun choix raisonné, mais s’impose comme un esprit du temps. Les travaux, films ou installations, des étudiants, cette année, s’interrogent dans leur majorité sur les rapports du corps et de la technique. À l’aube de l’humanité, les outils et les cerveaux qui les inventaient évoluaient en même temps : depuis l’avènement de l’Homo Sapiens, l’évolution technique et l’évolution biologique font, en principe, bande à part. Mais l’irruption massive des technologies dites nouvelles dans nos vies conduit à se demander si cet axiome est toujours valide, et si quelque chose, dans notre rapport sensible au monde, n’est pas en train de changer pour de bon .Regardant vers un passé encore proche, ou un futur complexe, des daguerréotypes et de la peinture à la cuve jusqu’aux aux soft robots (les nouvelles technologies accélèrent aussi les échanges entre les langues ..) et aux différents procédés d’images en relief, les étudiants des promotions Alain Resnais et Bill Viola posent, tous ou presque, la question, et rêvent à la douceur — et parfois à la dureté — de la technique, ou des techniques, que Le Fresnoy leur a donné la liberté d’expérimenter.

 

Didier Semin

 

Les artistes :

DAVID AYOUN, ALEXANDRU PETRU BĂDELIȚĂ, PATRICK BAILLY-MAÎTRE-GRAND, YASMINA BENABDERRAHMANE, RAPHAËLE BEZIN, MANON DE BOER, SEBASTIAN BRAMESHUBER, IVÁN CASTIÑEIRAS, GALLEGO, KAI-CHUN CHIANG, THIBAUT CORDENIER, PAULINE DE CHALENDAR, DANIELA DELGADO VITERI, RÉGINA DEMINA, GABRIEL DESPLANQUE, VINCENT DIEUTRE, RAMY FISCHLER, NOÉ GRENIER, PAUL HEINTZ, DAPHNÉ HÉRÉTAKIS, CHIA-WEI HSU, JORGE JÁCOME, DANE KOMLJEN, EFTHIMIS KOSEMUND SANIDIS, KATE KROLLE, RIIKKA, KUOPPALA, MATHILDE LAVENNE, MARIE LELOUCHE, CHAO LIANG, RANDA MAROUFI, GUILLERMO MONCAYO, RAPHAEL MOREIRA, GONÇALVES, FAYE MULLEN, HANAKO MURAKAMI, AKIKO OKUMURA, LÉO PACQUELET, ISABEL PAGLIAI, BÁRBARA PALOMINO RUIZ, JONATHAN PÊPE, ARNAUD PETIT, JUSTINE PLUVINAGE, MARAL, POURMANDAN, GILLES RIBERO, DAVID RODES, THIBAUT ROSTAGNAT, ABTIN SARABI, GWENDAL SARTRE, CLIO SIMON, ESZTER SZABÓ, CYRIL TESTE & COLLECTIF MXM, RAJWA TOHMÉ, LUKAS TRUNIGER, SOPHIE VALERO, KEVIN VOINET, FABIEN ZOCCO

 

Plus de 50 œuvres inédites dans les domaines de l’image, du son et de la création numérique, sont présentées dans le cadre de la manifestation _Panorama 17 – « Techniquement douce ».

 

Du 19/09 au 13/12/2015

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La biennale d'art contemporain "Hybride 3"

Publié le 4 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

La biennale d'art contemporain "Hybride 3"

Biennale d'art contemporain, organisée par le SMAC, en partenariat avec le Ville de Douai et ses structures culturelles du 12 septembre au 4 octobre 2015.

39 artistes invités régionaux, nationaux et internationaux, des concerts, du théâtre, des lectures, des performances...

 

La biennale d'art contemporain hybride a été créée par l'artiste Freddy Pannecocke, associé à Carole Douay, en 2011 à Douai (France). Elle est gérée par le Smac, Service mobile d'animations culturelles (Association loi 1901). Depuis cette date, elle réunit la création contemporaine de la région Nord-Pas-de-Calais, nationale et internationale, met en réseau les acteurs culturels et favorise l'accès des publics par des actions de médiation. En 2011, elle a rassemblé 24 artistes à l'ancienne Centrale fermière de Douai. En 2013, 32 artistes ont exposé à l'ancien Hôpital général et 39 sont prévus en septembre 2015 dans la Zone Industrielle de Douai, avec l'historien de l'art et auteur Paul Ardenne comme "commissaire invité".

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Virtual Skin

Publié le 3 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Virtual Skin

 

Gallerie More Than a House

 

190 rue Franz Merjay, Ixelles, 1050 Bruxelles


Web : More Than a House

Du 10 au 30 Septembre 2015

Vernissage le 12 Septembre de 19h a 22h

 

Faire rencontrer les mathématiques algorithmiques avec le corps féminin pour aller vers le post humain ? C'est ce que propose l’artiste Eric Wenger avec sa série de pièces multimédia intitulée « Virtual Skin ».

Sur les portraits imprimés en panneaux carrés ou en triptyques, on découvre des corps de femmes qu’on devine nus mais qui sont recouverts de motifs géométriques, lignes et réseaux génératifs venant les habiller, les souligner, les illuminer. Les motifs sont projetés sur les corps et le nu originel se trouve comme revêtu d’une peau virtuelle. Quand le corps originel se rétracte derrière sa nouvelle peau, les femmes deviennent des statues vaudous ou des insectes ensorcelants. La peau y est-elle carapace ? Il devient difficile de le savoir car la créature est à concevoir selon un nouveau critère : le post-humain. 

La mutation du corps est rendue visible : il devient "autre" par la grâce des diagrammes de Voronoi et autres algorithmes commandant la géométrie des motifs qui viennent l’enserrer sans cependant l’étouffer et le faire mourir : c'est là tout l’art du bondage auquel on ne peut manquer de penser. Cet entrelacement de formes géométriques sur le corps féminin tient de la caresse numérique : elle vient souligner la courbe d’un sein, corseter le bassin et redéfinir les volumes du corps.

L’art numérique, c'est le travail sur la création du processus – mathématique ici – qui ouvre alors sur un infini des possibles indépendant de la résolution des pixels. Le créateur n’est plus un fabricant d’objet ou un artisan mais un démiurge, un concepteur de processus qui, eux, engendrent l'œuvre d’art génératif.

 

Une installation vidéo pour trois écrans montre le processus de recouvrement des corps de quatre femmes. Des poses sereines alternent avec des gros plans sur leurs visages animés par des émotions humaines allant de la joie à la terreur, venant rythmer la procession au son d’une musique composée par Eric Wenger. Dans cette suite d’images où les poses tenues sont résolument zens, ces femmes ressemblent à des divinités indoues et reptiliennes, marbrées que sont leurs peaux. Les corps apparaissent et se dissolvent et parfois, en gros plan, les visages grimaçants recouvert d'un réseau algorithmique au maillage desserré émettent un cri mystérieux sorti d’une bouche aux lèvres pulpeuses et colorées. 

 

La peau virtuelle, illuminée et recouverte de réseaux cristallins pentagonaux efface peu à peu cet œil humain, trop humain, du modèle qui nous fixe parfois encore dans les trous du maillage numérique. Le sujet, son individualité, disparaît alors lentement pour venir dissiper les frontières entre l’humain et ce qui ne l’est plus, traçant une nouvelle voie. Une voie sur laquelle on s’engage comme sur le chemin d’un futur non menaçant et débordant de promesses, de nouvelles potentialités. Et on se prend à fantasmer : peut-être un jour des nano machines seront-elles capables de diffuser des colorants sous la peau afin de transformer l’apparence, au gré des humeurs? Motifs évolutifs contrôlés algorithmiquement, un maquillage perfectionné et magique.

 

us habillés : l’oxymore finit par s’imposer comme une évidence. C'est une peau virtuelle que leur

tisse Eric Wenger, une peau numérique que leur offre l’artiste.

 

Claire Leydenbach

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Immersion dans Game Of Thrones

Publié le 1 Septembre 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Immersion dans Game Of Thrones

Pour bien commencer cette rentrée, rien de tel qu'une bonne nouvelle!

L'exposition Game of Thrones arrive à Paris, du 8 au 12 septembre 2015, au Carrousel du Louvre.

 

La série de HBO est adaptée des livres de George R.R. Martin et compte de nombreux fans à travers le monde. Cette exposition sur la thématique de Game of Thrones permet de s'immerger dans l'univers de la série avec beaucoup d'objets, de décors, de costumes...

 

7 villes seront à l'honneur cette année pour faire découvrir à travers immersion et interaction le monde "enchanté" de Westeros: Londres, Stockolm, Tel Aviv, Madrid, Berlin, Amsterdam et Paris!

 

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Séduction

Publié le 30 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Séduction

À partir du 8 Septembre et jusqu'au 17 Octobre, la galerie Photo12 présentera "Séduction", exposition consacrée à la photographe Lennette Newell Photography
Des portraits hybrides et fascinants, présentés pour la première fois en France !

 

De son enfance passée dans un ranch au coeur des collines du Nebraska, Lennette Newell conserve un amour très fort à l’égard des animaux. Grâce à son père vétérinaire, elle apprend très tôt à lier une connivence avec eux en développant un langage corporel précis et un mode d’expression personnel. Ces souvenirs d’enfance deviennent la trame de son inspiration et de sa production artistiques.


Dans cette série, l’animal est au centre de l’objectif. Il occupe la place prépondérante alors que l’humain est relégué en second plan. Lennette Newell bouleverse nos codes traditionnels des représentations et des perceptions. L’humain doit se faire accepter par l’animal, lui ressembler et s’abandonner à lui. Les corps des hommes et des femmes peints aux couleurs et aux motifs des peaux, pelages, écailles, imitent la grâce et l’élégance des fauves.
La photographe parvient à capturer des moments de parfaite harmonie à travers un regard, un geste ou une simple intéraction entre ces deux êtres alors envisagés sur un plan d’égalité. Ainsi affranchies des hiérarchies imposées et de l’ordre naturel établi, les créatures dialoguent et parfois se confondent.

 

Galerie PHOTO12 
14 rue des Jardins Saint-Paul
75004 PARIS
☎ Tél. : 01 42 78 24 21
☞ Horaires d'ouverture: Du mardi au samedi de 14h à 18h30 et sur rendez-vous.
Contact :galerie@galerie-photo12.com

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