Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

exposit

ACQUAALTA

Publié le 27 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

ACQUAALTA

CELESTE BOURSIER-MOUGENOT

ACQUAALTA


En traversant cet espace inondé, le visiteur est introduit dans un flux d’images créant les prémices d’un voyage halluciné qui l’amènerait à naviguer à travers sa propre psyché. Avec cette production inédite, c’est aussi un nouveau format d’exposition qui est exploré. L’artiste complète ce paysage par un zombiedrone, principe qu’il a déjà expérimenté et qu’il définit ainsi : « un système de traitement du signal vidéo crypte les images, ne laissant apparaître sur l’écran que les parties en mouvement dans le cadre. Tout le reste se fond dans un noir opaque. L’effet saisissant de la transformation de l’image vidée de son message est accompagné par un son lancinant, provenant de la conversion du flux des images en un continuum sonore. »

C’est donc un continuum, une onde, qui guide le visiteur dans l’exposition via un dispositif cohérent ayant pour fonction la connexion des flux (des visiteurs, de l’eau, de la vidéo et du son) : les visiteurs parcourent l’exposition, leurs mouvements étant filmés et retransmis en direct sur les murs. Tous se retrouvent sur une île, lieu d’un éboulement minéral où chacun pourra s’allonger pour mieux se noyer dans les images environnantes. Tout au long du parcours, le visiteur est acteur de l’exposition, son sujet et son objet. À l’issue de cette expérience sensible et hallucinatoire, et selon les mots de l’artiste, « pour sortir de l’exposition, le visiteur traversera – littéralement – l’image. » Cet univers fantasmagorique évoque autant la mythologie antique (de Narcisse se noyant dans son reflet à Ulysse résistant au chant des sirènes) que le cinéma (la fuite en barque des enfants dans «La Nuit du Chasseur»). Le rapport entre nature et culture est ici renversé, l’artiste étant comme il le dit lui-même « un simple médium, permettant aux visiteurs de donner des formes à leur sensations », soit l’oubli de soi face à des images et des sons hypnotiques.

 

commentaires
Publicité

Patricia Piccinini. Une autre vie.

Publié le 25 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Patricia Piccinini, Sitting Room, 2.30pm, de The Fitzroy Series, 2011, épreuve à développement chromogène

Patricia Piccinini, Sitting Room, 2.30pm, de The Fitzroy Series, 2011, épreuve à développement chromogène

1er septembre au 9 octobre 2015
Vernissage : vendredi 11 septembre, 19h
Visite commentée en compagnie de l’artiste, du commissaire Joan Fontcuberta et de l’historienne de l’art Ariane de Blois : vendredi 11 septembre, 12 h 45

Le Mois de la Photo à Montréal
La condition post-photographique
Commissaire invité : Joan Fontcuberta

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en partenariat avec la Galerie de l’UQAM,Une autre vie, la première exposition solo de Patricia Piccinini au Canada. Dans la foulée de la thématique de cette 14e édition de la biennale internationale de l’image contemporaine, La condition post-photographique, l’exposition Une autre vie jette un regard intrigant et ambivalent sur les relations entre espèces dans un contexte de bricolage génétique. À travers la photographie, la vidéo et la sculpture, Piccinini crée un monde où humains, animaux et monstres cohabitent, voire s’entraident.

 

L’exposition

En ce monde envahi non par des extraterrestres, mais par des images, Patricia Piccinini s’interroge sur notre avenir en tant qu’humains. Pour ce faire, elle se détourne de l’image monstrueuse pour se concentrer sur l’image du monstre :monstrum, monstrare, le monstre se montre.

Piccinini parodie la monstruosité et la monstration, qu’elle présente comme des antichambres de l’apocalypse. Dans son univers surprenant et envoûtant, les formes biologiques et esthétiques oscillent entre Frankenstein et Walt Disney, Pixar et H. R. Giger, et L’Île du docteur Moreau et la brebis Dolly. En Australie, d’où vient l’artiste, la faune a connu une évolution endémique, donnant lieu à l’apparition d’espèces inexistantes ailleurs dans le monde. Combien de temps survivront-elles si leur environnement est menacé? Tel un commando de sauvetage, Piccinini conçoit de nouvelles espèces dont la mission consistera à protéger les animaux en voie d’extinction. Ce geste salvateur nous rappelle à quel point la vie échappe de plus en plus aux contraintes de la nature grâce aux implants, à la fécondation in vitro, au clonage, à la biotechnologie, aux mutations… en somme, grâce au bricolage génétique.

Une autre vie traduit la fascination et l’horreur du monstrueux lorsque ce dernier s’installe dans le quotidien, reflétant ainsi l’inquiétante étrangeté freudienne. Si l’être humain est un animal qui sait et qui peut sourire, comme l’affirme George Steiner, que nous réserve le post-humanisme? Saurons-nous dire non aux nouvelles barbaries? Nous n’y parviendrons, probablement, que si nous décidons d’humaniser les technologies au lieu de techniciser les personnes.

 

L’artiste

Née en 1965 à Freetown, en Sierra Leone, Patricia Piccinini vit et travaille à Melbourne, en Australie. Elle a présenté ses œuvres dans des expositions individuelles et collectives à Tolarno Galleries à Melbourne (2015); à l’Australian Center for Contemporary Art à Melbourne (2014); à la National Portrait Gallery of Australia à Canberra (2014); au Museum of Contemporary Art à Sydney (2014); au Canberra Museum and Gallery (2013); au Museum of Contemporary Art à Taipei (2013); à l’Haunch of Venison à Londres (2012); au Victoria and Albert Museum à Londres (2011); au Museum of Contemporary Photography de Columbia College à Chicago (2011); au Mori Art Museum à Tokyo (2010); au Frye Museum à Seattle (2007); et à la Biennale de Venise (2003). Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques en Australie, telles que celles de la National Gallery of Australia, de l’Université de Melbourne, de la Waverly City Gallery et du Parliament House. En 2014, elle a remporté l’Artist Award de la Melbourne Art Foundation. Elle est représentée par Tolarno Galleries à Melbourne et par la Roslyn Oxley9 Gallery à Sydney. 

 

Le commissaire

Près de quarante ans de pratique tant artistique que théorique axée sur les conflits entre nature, technologie et vérité confirment l’engagement fécond de Joan Fontcuberta envers la photographie. Né à Barcelone en 1955, Fontcuberta est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages portant sur différents aspects de l’histoire, de l’esthétique et de l’épistémologie de la photographie. Il a signé de nombreuses expositions internationales dont Fotografia 2.0 (Círculo de Bellas Artes, PhotoEspaña, Madrid, 2014), Artwork as Collection (FotoColectania, Barcelona, 2013), From Here On (Les Rencontres d’Arles, 2011), Idas & Chaos. Trends in Spanish Photography 1920-1945 (International Center of Photography, New York, 1987). En 1982, il a cofondé la biennale de photographie Primavera Fotográfica à Barcelone et il a été directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1996. De 2008 à 2014, il a assumé la présidence de l’Association des artistes visuels de la Catalogne. Sa production artistique a fait l’objet d’expositions individuelles au Museum of Modern Art à New York et au Chicago Art Institute, entre autres. Ses œuvres font partie de plusieurs collections d’institutions, notamment le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et le Centre Georges-Pompidou à Paris. Il a remporté le Prix international de la Fondation Hasselblad en 2013.

 

Le Mois de la Photo à Montréal, 14e édition – La condition post-photographique

L’ère post-photographique, explorée par le commissaire Joan Fontcuberta pour cette 14e édition du Mois de la Photo à Montréal, se caractérise par la massification des images de même que par leur circulation et leur disponibilité sur Internet. Déployée dans 16 lieux d’exposition, la biennale présentera 29 artistes canadiens et internationaux qui posent un regard critique sur cette présence massive des images et sur leur disponibilité absolue dans la culture visuelle

 

commentaires

"NATURELLEMENT SACRÉ" EN PAYS D'ORTHE

Publié le 22 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

"NATURELLEMENT SACRÉ" EN PAYS D'ORTHE

"Naturellement Sacré", 10 installations in Situ à découvrir en visite non accompagnée ou en continuité de la visite guidée, du 16 mai au 31 octobre 2015 au monastère de Sorde l’Abbaye.

 

Cet été, découvrez la nouvelle édition de l'exposition "Naturellement Sacré" , création dans le cadre de la résidence Ondes&lumières des artistes Giorgio Partesana et Duncan Pinhas.

En déambulant au travers 10 installations, c'est une invitation à la rencontre d'un patrimoine historique majeur et de l'art contemporain.

 

Le projet «Naturellement Sacré» invite à réfléchir sur l’état d’amnésie qui affecte notre époque et qui hante notre futur, l’oubli de la sacralité du rapport entre Nature et Culture.

 La Terre, et donc le territoire, n’est plus menace inconnue, ni ressource à exploiter inlassablement. L’Homme se doit de comprendre son habitat, de le respecter et même d’intégrer l’ordre que la règle. Il se doit de prendre soin la Nature, dont il est issu, afin d’assurer la conservation de cette dernière et par conséquence sa survie. La Nature doit être modèle outre que matrice et berceau, elle a engendré l’Homme et embrasse ses Cultures qui, quant à eux, en constituent le cadre d’analyse et d’interprétation.

 L’intention du projet est donc d’accompagner le public à redécouvrir la merveille des lois naturelles, en rapport à l’anthropisation du territoire et à l’expérience du paysage. Les manifestations d’une ancienne harmonie, les traces du temps, la rencontre des forces naturelles et humaines, la transformation des matières, le renouvellement des traditions, le lien entre paysage culturel et naturel, l’origine des symboles du sacré sont parmi les axes de recherche que le projet explore.

 Les matières audiovisuelles ont été recueillies selon plusieurs procédés : prises de vue aériennes du territoire, captation et classification taxonomique des patterns visuels et des flux sonores de l’environnement, enregistrements d’instruments traditionnels et de chœurs dans les espaces acoustiques des églises, photographies des motifs architecturaux et des ornements sacrés, dialogue avec les habitants sur leur rapport à la terre et au paysage.

 Le résultat de cette recherche s’articule en un parcours structuré en dix installations qui convie le visiteur de l’exposition à la découverte du rapport entre le territoire et ses habitants, entre la Terre et l’Homme.

commentaires

LE TYPOMATIC

Publié le 17 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

LE TYPOMATIC

Les innovations annoncent toujours la mort de quelque chose. Les photomatons annonçaient la mort des studios de photographie. La photographie numérique devait mettre fin aux photomatons. Pourtant, cabines et photographes sont toujours là ! Ayant l’apparence d’une simple cabine (de type cabine photographique automatique), vous pouvez y couper en deux, une fois entré(e) à l’intérieur, n'importe quel mot de votre choix. Vous découvrirez alors des associations de mots totalement in-soup-ço-nna-bles, qu’il vous est données d’imprimer pour pouvoir en témoigner. Car il faut le VOIR pour le CROIRE ! Le MONTRER pour le PARTAGER ! En tapant votre prénom, vous ressortirez du Typomatic avec la moitié d’une nouvelle identité. Mais vous pourrez aussi dire à 2 mi-mots des choses rendues impossibles à penser ! Courrez-y. Revenez-y. C'est du spectacle total.

Le Typomatic est un modèle français déposé, conçu par ALIS et Buzzing Light. Il en existe deux versions : l’une “nomade” destinée à voyager de fêtes en foires, dans toute l’Europe ; l’autre “sédentaire” imaginée pour les environnements pérennes (en cours).

 

 

Lieux de présentation :

  • Du 4 au 30 août 2015, manifestation internationale The End(s) of Digital Literature, Bergen Public Library (Norvège).
  • 12 septembre 2015, Forum des Associations, Halle des Sports, Fère-en-Tardenois (France).
  • 26 septembre 2015, Happy Day, Le Cube, Issy-Les-Moulineaux (France).
  • Les 17 et 18 avril 2015, Connexions : les rencontres du numérique, l’ESIEE, Amiens (France)
commentaires

CORPS RECOMPOSES.LA GREFFE DANS L'ART CONTEMPORAIN

Publié le 5 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

CORPS RECOMPOSES.LA GREFFE DANS L'ART CONTEMPORAIN

CORPS RECOMPOSÉS : LA GREFFE DANS L'ART CONTEMPORAIN

Exposition du 6 juin au 20 septembre 2015

 

En 2013, le service de coordination pour le prélèvement d’organes et de tissus du centre hospitalier Avranches-Granville a répondu à l’appel à projets Culture/Santé lancé par l’Agence Régionale de Santé de Basse-Normandie en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Conseil Régional de Basse-Normandie. Le projet, intitulé « Corps Arts cords », ensemble d’événements programmés du 6 au 21 juin 2015 à Avranches et Granville, tend à sensibiliser le public au don et à la greffe d’organes et de tissus, via diverses formes d’expression artistique. Le Scriptorial d’Avranches, musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel, inaugure ce grand et  généreux projet par le vernissage de son exposition d’été : « Corps recomposés. La greffe dans l’art contemporain », en présence de Madame Courrèges, directrice générale de l’Agence de la Biomédecine. L’exposition invite chacun à s'interroger sur l'importance de la transplantation et des enjeux qu'elle implique à l'échelle d'un corps. Corps recomposés ou corps chimériques, ils sont au centre de ce parcours artistique valorisant la création contemporaine et son implication dans les questions sociétales. Imaginaire de la greffe et pensée médicale se côtoient, élaborant un environnement propice à la compréhension de cette volonté fondamentale de recomposer le corps, soit à des fins thérapeutiques, soit à des fins purement artistiques.

 

Renseignements pratiques :

Scriptorial – Musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel

Téléphone : 02 33 79 57 00 / Site : www.scriptorial.fr

Horaires d'ouverture (fermeture hebdomadaire le lundi)

Juin : 10h-13h / 14h-18h Juillet-Août : 10h-13h / 14h-19h

Septembre : 10h-13h / 14h-18h

Contact pour les visites : camille.leroux@avranches.fr

 

Tarifs individuels

Exposition temporaire seule : 3 €

Visite de l’exposition et du Scriptorial

Tarif normal : 7 €

Tarif famille (quel que soit le nombre d'enfants, de moins de 18 ans) : 15 €

Enfants de moins de 10 ans : gratuit

Tarif senior et Carte Cézam : 5 €

Tarif réduit (RMIstes, demandeurs d'emploi, étudiants, jeunes de 10 à 18 ans) : 3 €

Location de l’audioguide : 3 € FR, GB, ALL, NL, ESP, ITL

Visio guide : (langue des signes en français)

commentaires
Publicité

PHANTOM OF CIVILIZATION

Publié le 28 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

PHANTOM OF CIVILIZATION

Exposition:
PHANTOM OF CIVILIZATION
16.5 — 6.9.2015

 

ARTISTE(S): FUJUI WANG, CHI-TSUNG WU, GOANG-MING YUAN

CURATEUR(S): AMY CHENG, KEVIN MUHLEN

 

L'exposition Phantom of Civilization s'articule autour du travail de trois artistes taïwanais : Fujui Wang, Chi-Tsung Wu et Goang-Ming Yuan. À travers des médiums très différents - l'installation, le son ou encore la vidéo -, ces trois artistes s'intéressent à la création de paysages reflétant différentes facettes de notre civilisation contemporaine : de la tradition au monde contemporain hypertechnologisé, de la beauté superficielle à la menace sous-jacente, de la contemplation méditative solitaire au rythme effréné de la masse, du 0 au 1.

 

Fujui Wang (*1969) explore le monde qui nous entoure dans sa dimension sonore. Porté par ses explorations bruitistes, il récolte les bruits de notre environnement, parfois même inaudibles à l'oreille humaine, pour les mettre en exergue à travers ses œuvres. Fujui Wang sonde et capture le champ électromagnétique qui nous entoure pour nous confronter directement à la densité et l'immensité de l'environnement « chargé » au sein duquel nous évoluons au quotidien.

 

Chi-Tsung Wu (*1981) nous transporte à travers ses installations dans des paysages oniriques et des environnements méditatifs empreints de tradition et de culture picturale chinoise, mais il nous confronte aussi à des panoramas urbains en constante évolution. Dans son travail, Chi-Tsung Wu évoque ses origines et son héritage culturel - et spirituel -, sans pour autant ignorer le monde contemporain dans lequel il vit. L'œil de l'artiste oscille entre la permanence des paysages chinois classiques - lui-même a étudié le shanshui, une forme particulière de la peinture de paysages chinoise - et la transformation permanente des villes contemporaines. Entre tradition et technologie, ses oeuvres reflètent l'ambiguïté de sa personnalité et

de notre société.

 

Les installations vidéo de Goang-Ming Yuan (*1965) nous plongent dans un univers visuel où la réalité des images se voit contrebalancée par des mouvements de caméra particuliers qui confèrent à ses films une atmosphère proche de l'imaginaire et du rêve. Deux univers opposés semblent cohabiter dans les images produites par l'artiste, donnant lieu à une certaine tension. Il y explore des espaces intérieurs et extérieurs particuliers pointant, certes, vers un état des lieux sociétal, mais aussi vers des destins individuels empreints d'émotions intimes et profondes. D'un instant à l'autre tout peut basculer, la quiétude du moment laissant place au chaos.

 

Phantom of Civilization est une collaboration entre TheCube Project Space de Taipei (Taïwan) et le Casino Luxembourg dont l'idée est de présenter trois artistes taïwanais au Luxembourg dans le cadre d'une exposition thématique.

 

commentaires

EPPUR SI MUOVE

Publié le 27 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

EPPUR SI MUOVE
Eppur si muove
ART ET TECHNIQUE, UN ESPACE PARTAGÉ

09/07/2015 - 17/01/2016

Vernissage 08/07/2015 18h00

 

 

Fruit d’une ambitieuse collaboration avec le Musée des arts et métiers, l’exposition Eppur si muove (« Et pourtant elle tourne ») s’intéresse aux nombreux liens qui existent entre le champ des arts visuels et celui des techniques, ainsi qu’à l’influence déterminante qu’exerce l’histoire des sciences et des techniques sur les artistes contemporains.

 

Investissant l’ensemble des espaces d’exposition du Mudam, elle réunit, sur le mode du dialogue, quelques soixante-dix pièces datant du XVIIIe siècle à nos jours issues des prestigieuses collections du musée parisien et plus de cent trente œuvres d’artistes qui, à travers les notions qu’ils abordent, les expériences qu’ils proposent, mais aussi les modes de production et de collaboration auxquels ils recourent, se saisissent des questions qui animent les domaines de la technique et de la science depuis plusieurs siècles.

S’ouvrant avec une évocation de l’emblématique pendule de Léon Foucault – « celui, comme le souligne l’artiste Piotr Kowalski, qui le premier a démontré physiquement le mouvement de toupie de la Terre » –, l’exposition s’articule autour de trois chapitres : « La Mesure du temps », « La Matière dévoilée » et « Les Inventions appliquées ». Chaque chapitre se déploie sur un étage du musée, au fil de plusieurs salles thématiques. Y sont abordées des questions aussi variées que la mécanique céleste, la géométrie descriptive, la mesure du temps et de l’espace, l’observation de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, les ondes lumineuses, sonores et électromagnétiques, l’outil, l’énergie ou la cybernétique : autant de facettes d’un monde que l’homme s’attache depuis toujours à comprendre et à façonner.

À travers le dialogue qu’elle initie, l’exposition « Eppur si muove - Art et technique, un espace partagé » met également au jour des dynamiques qui relient deux domaines souvent artificiellement tenus à distance. Affranchies de la conception d’un art autonome, les œuvres d’art exposées affirment l’importance de la recherche, de la collaboration, de l’expérimentation, de l’instrumentation et des savoirs techniques et scientifiques dans le processus même de création. Symétriquement, au-delà de leur beauté formelle indéniable, les objets techniques du Musée des arts et métiers incarnent la part d’intuition et de créativité qui accompagne toute recherche scientifique. S’esquissent ainsi dans cette exposition inédite les contours d’un « espace partagé » entre artistes et ingénieurs, artistes et scientifiques, lieu de regards croisés, singuliers et complémentaires sur le monde contemporain.

 

commentaires

La Chose, une réflexion sur une réalité humaine non humaine

Publié le 25 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

La Chose, une réflexion sur une réalité humaine non humaine
La Chose
Commissaire invitée / Guest curator: Anne Bonnin

Adam Avikainen, Eva Barto, Mihut Boscu Kafchin, Miriam Cahn, Giorgio Andreotta Calò, Eugenio Dittborn, Meiro Koizumi, Jean-Luc Moulène, Anne-Marie Schneider, Nguyen Trinh Thi.

 

Du Samedi 13 Juin au Dimanche 27 Septembre 2015

Avec : Adam Avikainen, Eva Barto, Mihut Boscu Kafchin, Miriam Cahn, Giorgio Andreotta Calò, Eugenio Dittborn, Meiro Koizumi, Jean-Luc Moulène, Anne-Marie Schneider, Nguyen Trinh Thi.


Second épisode d’un cycle commencé à la Fondation d’entreprise Ricard en juin 2014 avec l’expositionhumainnonhumain, La Chose poursuit une réflexion sur une réalité humaine non humaine en l’abordant par ses aspects inhumains, surhumains ou post-humains. Partant de l’usage courant de ces termes, l’exposition sonde ce qui dépasse, excède ou nie l’humain : ce qui tour à tour peut sembler inexplicable, obscur, étrange, merveilleux, effroyable et dont l’un des noms serait la Chose.

La chose et non pas les choses. L’article défini singulier qualifie une réalité indéfinie : il extrait la chose d’un riche champ sémantique peuplé d’innombrables objets concrets et abstraits : les choses. Cosa vient de causa : La Chose serait sa propre cause et existerait par soi-même. La Chose s’avance vers nous, humains, nous fait signe, et se dérobe dans un mouvement de ressac ad infinitum, résistant à toute saisie sensible ou conceptuelle. Elle est donc énigme.

Le plus souvent perçue comme une menace extérieure et mystérieuse, la Chose, thème classique de la littérature ou du cinéma de Science-Fiction, se réfère au film emblématique The Thing du cinéaste John Carpenter, véritable maître d’un genre qui mélange science-fiction, fantastique et horreur. Plusieurs de ses films mettent ainsi en scène des forces inhumaines et surhumaines, généralement extra-terrestres, qui menacent l’humanité en prenant, par exemple, la forme de terriens qu’elles dupliquent et détruisent. À la manière de ces allégories, l’exposition La Chose pourrait narrer les derniers jours d’une humanité en train de disparaître, qui n’en finirait pas de disparaître, parachevant, peaufinant sa fin fantasmée et redoutée. Mais – soyons terrestrement réalistes –, les forces non humaines sont en fait trop humaines : elles transforment le corps en champ de bataille, la société en théâtre de cruauté, ou le cerveau en atelier d’alchimie post-humaine.

Les humains sont structurellement et intrinsèquement en relation avec la Chose, sans la connaître. Concept psychanalytique freudien et lacanien, Das Ding nomme ainsi une réalité innommée ou innommable, quelque chose qui existe sans signifiant précis : un objet perdu mais que l’on n’a jamais perdu et que l’on recherche. Ne serait-elle pas le troisième terme aussi nécessaire qu’insaisissable d’une relation à trois : le réel, le sujet et la Chose ? Présence énigmatique se situant dans un au-delà, mais où ? Nulle part et partout. Elle désignerait alors un lieu vide qui n’occupe pas de place dans la réalité, un corps vide, un fantôme, qui s’agite au-delà des principes de plaisir et de réalité, faisant parfois sa loi, obscurément. La Chose est en fait une opération, celle du rapport inévitable de l’humain à la réalité non humaine, au monde extérieur, à une présence qui le précède. D’ailleurs, chacun conserve en lui les traces de cette présence, confusément, dans des sensations ou des images hypnagogiques : souvenirs lointains et infra-linguistiques d’un contact, d’une rencontre primordiale avec un autre, toujours là, trop ou pas assez. Infiniment variables, les manifestations de la Chose ne sont pas nécessairement tragiques – loin de là –, même si c’est dans les moments intenses, paroxystiques, extatiques ou violents, qu’on la sent, qu’on en prend conscience.

De même, l’on retient plus facilement les actes brutaux et effroyables qui jalonnent l’histoire de l’humanité et des sociétés : signes de l’action de la Chose au sein de l’humanité, ils feraient croire à l’existence d’unÊtre-suprême-en-Méchanceté dont les raisons demeureraient à jamais cachées.

Une violence travaille l’exposition, telle une force latente, bête tapie dans la jungle de notre conscience ou de la réalité extérieure. Miriam Cahn et Anne-Marie Schneider témoignent des effets de la Chose sur les corps et les esprits: « Ton corps est un abattoir, ton corps est un champ de bataille, ton corps est le terrain d’un affrontement » (Miriam Cahn). Quant aux objets épars, tronqués, incisés ou salis, qui composent les installations d’Eva Barto, ne sont-ils pas les restes de scènes brutales ou les indices d’activités clandestines ?

Mêlant différents types de documents et d’images, Eugenio Dittborn exhume des traces d’une mémoire imprimée ancienne et récente, empreinte de violence. Ses Airmail Paintings, sérigraphies peintes sur tissu, matérialisent une temporalité stratifiée, aléatoire  et mystérieuse : une certaine expérience de la Chose, leur circulation postale rivalisant avec son mode d’existence diffus. Explorant quant à lui une mémoire de la guerre, reliée à l’histoire du Japon, Meiro Koizumi s’intéresse à la psychologie individuelle et collective du combattant. Nguyen Trinh Thi constitue également une forme de mémorial anonyme : collectées sur Internet, les images de Landscape Series désignent des lieux, scènes vides d’un événement traumatique qui évoquent une chose manquante et agissante.  

Sans avoir créé ni la terre, ni le soleil, ni l’univers, la Chose éveille notre conscience au cosmos. Ainsi, les vastes panoramas d’Adam Avikainen en papier bleu indigo et orange kaki, teints avec des techniques traditionnelles japonaises, participent-ils d’une cosmogonie où nature et culture s’allient. Mihut Boscu Kafchin montre les effets explosifs de la Chose dans un cerveau qui invente des choses incroyables et néanmoins concevables, des systèmes astronomiques et astrologiques, quantité d’objets ordinaires et extraordinaires, que nous traitons en esclaves alors qu’ils dépassent l’entendement de la plupart d’entre nous, leurs usagers.

Plus naturellement, la Chose se manifeste dans des fossiles contemporains : humains, animaux, végétaux, minéraux s’hybrident en sculptures maniéristes ou baroques. Ce crâne, ce coquillage, cette méduse sont-ils des sédiments paléontologiques, des artefacts, des reliques ou encore des trophées ?Skull de Jean-Luc  Moulène, Medusa et Shell de Giorgio Calo Andreotta semblent indifférents au temps qui passe pour nous, humains. Témoins d’une force pétrifiante, ils nous défient, provoquant parfois une « furie muette, une colère pétrifiée, bloquée soudain dans l’instant de son excès » (Gaston Bachelard). Les pierres nous apprennent quelque chose et nous ramènent aux choses : « Les pierres sont des maîtres muets. Elles frappent de mutisme l’observateur. » (Goethe).

 

commentaires

Immersion dans le monde d'Harry Potter

Publié le 20 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Immersion dans le monde d'Harry Potter

L'exposition Harry Potter est à découvrir du 4 avril au 6 septembre 2015, à la Cité du Cinéma (Paris St-Denis)

 

Des centaines d’accessoires, de costumes, de créatures et de décors issus de la série de films à succès s’installent à Paris. Tous sont présentés dans un décor authentique de Poudlard™, notamment la Grande Salle, la cabane de Rubeus Hagrid™ ou la salle commune de Gryffondor™.

 

Parmi les objets exposés figurent de nombreuses pièces adorées des fans telles que la baguette magique et les lunettes d’Harry, les Horcruxes de Lord Voldemort™, les Reliques de la Mort et les accessoires de Défense contre les forces du Mal, et la classe des Potions de Severus Rogue.

 

Visitez le terrain de Quidditch™ et passez un Souafle, tirez sur une mandragore dans le décor de la Serre botanique ou rencontrez la créature magique Buckbeak™, l’hippogriffe, dans la Forêt Interdite.

 

Les billets sont en vente alors réservez le jour et l’heure qui vous conviennent dès aujourd’hui pour découvrir la magie d’Harry Potter : L’Exposition !

Pour plus d’Informations sur l’exposition, appelez le 0 892 780 220

commentaires
Publicité

Murmures urbains

Publié le 17 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Murmures urbains

Murmures urbains est une fiction émergente bâtie sur le principe de post-narration. En amorce, un dispositif de mise en scène utilisant des mobiles crée les conditions d’éclosions de multiples situations dans l’espace public. Dans un deuxième temps, les traces et témoignages issus de ces expériences sont collectés dans un espace scénique. En épilogue ces parcours et récits sont présentés au sein d’un espace d’exposition.

Le projet est basé sur le dispositif web « média situé » permettant de délivrer des médias sonores via un Smartphone en fonction de contraintes multiples combinables. Avec ce dispositif, l’équipe de Orbe explore de nouvelles écritures autour de protocoles individuels et collectifs. Ces protocoles génèrent des trajectoires inédites, des situations de performance, des cartographies transverses...

Murmures urbains prend la forme d’un atelier structuré par étapes. Chacune de ces étapes est l’occasion de travailler une dimension spécifique : l’enquête, l’écriture ou la mise en scène.

Lors de cette démarche, nous invitons différents complices dans le processus : un café, un libraire, une compagnie de coursier, un fleuriste, un kiosque à journaux... L’expérience permet ainsi la découverte des coulisses de la cité, des dimensions insoupçonnées même par ses habitants. Les spectateurs se voient proposer des missions qui, s'ils les acceptent, feront d’eux des acteurs de ce récit vivant !

 

Inscrivez-vous dès maintenant dans le calendrier grâce au lien ci-dessous.

 

A Chalon dans la Rue,

Les 24, 25 et 26 juillet 2015, Murmures urbains est présenté dans la programmation IN du festival Chalon dans la Rue.

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 50 > >>