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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

exposit

Exposition: L’ombre d’un doute

Publié le 30 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Exposition: L’ombre d’un doute

L’ombre d’un doute : exposition personnelle Djeff, à Bagnols-sur-cèze

Du 5 mai au 25 mai 2015,
Centre d’art rhodanien Saint-­Maur,
Bagnols-sur­-Cèze.

 

Communément perçue comme le souvenir d’un passage qui imprime l’espace de manière temporaire, l’ombre associée au doute laisse suggérer que cette empreinte devienne indélébile. L’artiste contemporain Djeff choisit d’explorer ses interrogations, à travers 3 pièces représentatives de son travail où le spectateur est impliqué, convié à vivre une expérience sensorielle et immersives. Voyage immobile (Travelscope, 2006-2015), présence invisible (Breeze, 2007), obsolence programmée (Black Widow, 2012)

 

Horaire : 10h-12h et 15h-19h tous les jours, sauf dimanches et jours fériés.

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L’ART ET LE NUMÉRIQUE EN RÉSONANCE 2/3 : RÉ-ÉMERGENCE

Publié le 27 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Flavien THÉRY, "Black Hole", 2015, Installation lumineuse PVC, plexiglas, bois, 2 écrans LCD 42" modifiés, lecteur multimédia, 62 x 102,5 x 30 cm, Courtesy de l’artiste

Flavien THÉRY, "Black Hole", 2015, Installation lumineuse PVC, plexiglas, bois, 2 écrans LCD 42" modifiés, lecteur multimédia, 62 x 102,5 x 30 cm, Courtesy de l’artiste

EXPOSITION
L’ART ET LE NUMÉRIQUE EN RÉSONANCE 2/3 : RÉ-ÉMERGENCE
DU 5 MAI AU 4 JUILLET 2015
 
VERNISSAGE LE LUNDI 4 MAI 2015 À PARTIR DE 18H

Commissaire en résidence : Dominique Moulon

Artistes : Cory Arcangel, Elias Crespin, Caroline Delieutraz, Pascal Dombis, Benjamin Gaulon, Pascal Haudressy, ORLAN, Jacques Perconte et Flavien Théry.

L’art et le numé­ri­que se confon­dent pour « rai­son­ner » ensem­ble. Aujourd’hui, nom­breu­ses sont les œuvres ini­tiées grâce à un moteur de recher­che ou un appa­reil mobile. Les pra­ti­ques artis­ti­ques et usages ama­teurs, en réseau, s’entre­mê­lent. Pour faire œuvre, des artis­tes détour­nent les médias sociaux que tous nous nous appro­prions. Car les cultu­res du numé­ri­que sont aujourd’hui très lar­ge­ment par­ta­gées. Quant aux artis­tes qui se sai­sis­sent des tech­no­lo­gies de leur temps, ils nous don­nent les lec­tu­res du monde qu’elles façon­nent.

 
FLe second volet du cycle d’expo­si­tions « L’art et le numé­ri­que en réson­nance » inti­tulé « Ré-émergence » abor­dera la ques­tion de l’émergence d’un médium qui, en art, induit de nou­vel­les ten­dan­ces et sera axé sur la réac­ti­va­tion des pra­ti­ques. Cette émergence est aussi à l’ori­gine de la réac­ti­va­tion, autre­ment, de pra­ti­ques his­to­ri­ques. Le trai­te­ment du nu, en pein­ture, s’est réac­tua­lisé au fil de l’arri­vée du pho­to­gra­phi­que et du vidéo­gra­phi­que, jusqu’à l’ère où les images se cal­cu­lent. Les mou­ve­ments, hier magni­fiés par la lumière, se contrô­lent aujourd’hui numé­ri­que­ment. Et que dire du pay­sage, quand ce sont des machi­nes qui sillon­nent le monde pour en cap­tu­rer les moin­dres recoins. Aux artis­tes contem­po­rains de s’appro­prier les outils et conte­nus numé­ri­ques pour que réson­nent, dans leurs œuvres, des pro­blé­ma­ti­ques intem­po­rel­les.
 
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Microsoft Surface Student Creative Contest

Publié le 26 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, evenement

Microsoft Surface Student Creative Contest

Microsoft Surface Student Creative Contest

Du 28 avril au 6 mai 2015

Les lauréats du concours Microsoft Surface.

Du 16 mars au 13 avril, des étudiants créatifs ont réalisé des diptyques sur le thème de leur choix pour le concours Microsoft Surface Student Creative Contest.

Les lauréats du prix du Jury et du prix du Public sont exposés à la Gaîté lyrique du 28 avril au 6 mai.

Découvrez les créations des gagnants.

Le jury :

Marc Jalabert : Directeur de la Division Grand Public & Opérateurs (Microsoft)

Chloé Gassian : Photographe (Diplomée des Gobelins)

David Alvarez : Concept Artist & Illustrateur (Diplomé d'Emile Cohl)

Valentin Adam : Graphiste & Motion designer (Diplomé de l'ENSAAMA Olivier de Serres)

Michael Chaize : Creative Cloud Evangelist (Adobe)

Romain Colin : Fondateur (Fubiz)

Pascale Neveu : Directrice des Études (l’Ecole Multimédia)

Patrick Hermand : Fondateur et directeur (ECV)

Jean Arnaud : Partenariats (Gaîté Lyrique)

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Exposition de Zaven Paré, Orienté vers l'objet

Publié le 22 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Exposition de Zaven Paré, Orienté vers l'objet

Exposition à la Galerie Charlot (Paris).

Du 29 avril au 20 juin 2015
Vernissage le 29 avril

 

Il est impossible de classer le travail de Zaven Paré dans des catégories connues : un néologisme, une nouvelle discipline, un nouveau champ d’étude serait nécessaire mais toujours limitatif. Son travail se situe au croisement de suggestions, de réflexions et d'interrogations : il s’agit d’une approche holistique de la vie au travers de l’art et vice-versa. Les oeuvres de Zaven Paré s’inspirent de la littérature et du théâtre ainsi que de réflexions philosophiques et anthropologiques. Les études plus récentes sur la robotique et la science comportementale viennent enrichir ce travail. Sa production semblerait répondre favorablement aux interrogations de l’animisme technologique, l’idée selon laquelle les machines auraient un âme ou seraient dotées d’un vie propre. Zaven Paré construit un univers singulier. Ses oeuvres dialoguent avec celles des réalisateurs Georges Meliès et Terry Gilliam, ainsi qu'avec les animations de William Kentridge et les marionnettes mécaniques de Jan Švankmajer. Les recherches de Zaven Paré sont au creux de l’Uncanny Valley (la Vallée de l’inquiétante étrangeté), la théorie développée par le roboticien Masahiro Mori en 1970. Selon cette théorie, plus une marionnette ou un robot nous ressemblent, plus notre réponse émotionnelle à leur égard risquerait d'être négative. Lorsque certaines créatures atteignent un trop grand degré de ressemblance, un brusque sentiment de répulsion se produit. ?Dans un jeu artistique d’emprunt, de déconstruction et reconstruction, de récupération et d’hybridation, Zaven Paré assemble des matériaux simples avec les technologies les plus avancées. La sophistication et la complexité de la technique contrastent avec l’aspect matériel souvent «brut de décoffrage», et nous interrogent quant à l’âme des objets.

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AVATAR’S RIOT : RÉSIDENCE 03

Publié le 16 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

AVATAR’S RIOT : RÉSIDENCE 03

L’équipe d’Avatar’s Riot poursuit ses recherches et sera en résidence au Lab.Lab du 13 au 16 avril 2015. Après avoir suivi 2 résidences depuis le début de la saison, l’équipe est complétée cette fois-ci par un nouvel acolyte, Jésus Miranda, qui posera son regard d’anthropologue sur le projet. En comité « réduit » durant ces 3 jours, ils se pencheront sur la méthodologie de travail choisie pour les prochaines résidences et s’attarderont sur les protocoles à mettre en place sur leur axe participatif.

 

Que se passerait-il si nos avatars, ces pseudo-représentations visuelles de notre moi en ligne, descendaient dans la rue pour revendiquer leurs identités ?

Missionnée par le « Ministère des Internets », la société CONNEXION COOP, spécialisée en cyber-géographie (discipline comprenant toutes les méthodes et techniques de mesure relatives à l’impact du cyberespace et de sa population dans le monde réel), mène un projet pilote sur la Ville de Villeurbanne.

La finalité de cette mission est de mener un diagnostic préalable au développement d’une couverture WI-FI libre et publique, permettant le remplacement progressif des routeurs et abonnements individuels.
Cette recherche doit aboutir au développement d’un réseau d’ondes électromagnétiques à faible densité afin de concilier l’accessibilité aux savoirs et informations du web partout et pour tous et un modèle de développement de ville-intelligente soutenable.

Alors qu’elle est à pied d’oeuvre, équipée d’une multitude d’outils technologiques lui permettant de cartographier la « présence numérique dans la ville », l’équipe de la CONNEXION COOP subit un incident technique qui l’amène à une découverte incroyable…
Elle révèle la présence d’un premier AVATAR qui prend forme sur les murs de la ville. Celui-ci semble poursuivre un but : s’incorporer (trouver une enveloppe physique ou matérielle) afin de s’aventurer dans le monde réel et surtout s’extraire du confinement de son propre univers.

Dès lors, l’équipe prend pour objet d’étude cet être pris entre 2 mondes et va suivre ses tribulations dans la ville, gageant qu’il a beaucoup à nous apprendre sur les conditions de son existence en ligne.

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Installation interactive performative: Radeau

Publié le 13 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, performance, artiste

Installation interactive performative: Radeau

Le projet Radeau est à découvrir le vendredi 12 juin 2015, à 20h30. Ce projet s’articule autour d’une installation interactive et de performances musique/danse. Les deux premiers temps correspondent aux partitions musicales et chorégraphiques : la partition réelle et la partition virtuelle. Trois performances sont données dans l’espace interactif par deux danseurs et un musicien. Chaque performance dure environ 10 minutes. Les danseurs évoluent dans l’espace interactif et interagissent avec lui. À la suite de la performance, le public est invité dans le dispositif. Un maximum de 10 personnes à la fois sera autorisé à y entrer, donnant ainsi un autre radeau à voir pour le public qui reste à l’extérieur. Il y découvrira les pièces qu’il viendra d’entendre dans une autre dimension, comme une trace laissée dans l’espace.

 

Conception/Musique : Alexandre Lévy
Images : Élisabeth Prouvost
Chorégraphie : Pedro Pauwels

 

Une co-production aKousthéa, Compagnie Pedro Pauwels, GRAME (CNCM), La Muse en Circuit (CNCM), Le Cube, Le Métaphone.

Radeau est un lieu des possibles où la vie peut apparaitre ou disparaitre à tout moment. Dans cet espace fragile et instable, les traces du vivant sont partout : souffles, rythmes, lumières, corps.
Ces traces ne demandent qu’à réapparaître, s’animer en une partition musicale et photographique. À l’approche du public, les spectres du vivant s’anime, le souffle devient son, les ombres deviennent corps et l’espace se remplit de voix. Dispositif interactif, dispositif miroir, le public se voit et se mêle à des images de corps perdus. Un orgue respire au centre, les lumières suivent sa respiration. Tout part du rien, du souffle d’un orgue fantôme. Radeau est une partition ouverte sur le néant.

Alexandre Lévy

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Journées nationales des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur 2015

Publié le 7 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Journées nationales des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur 2015

Les ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur ont souhaité prolonger l’expérience réussie de l’an dernier en fixant aux 8, 9 et 10 avril les Journées annuelles nationales des arts et de la culture dans l'enseignement supérieur, destinées à les faire connaître et à les valoriser dans leur diversité, y compris dans le domaine de la médiation scientifique.

L'Université de Lorraine a décidé de s'y impliquer fortement et de proposer tout un ensemble de manifestations ouvertes à l'ensemble de la communauté universitaire mais aussi à un plus large public.

Certaines de ces actions entrent dans la programmation culturelle de l'université et de ses lieux dédiés (expositions, théâtre et spectacle vivant) ; d'autres sont organisées pour l'occasion, comme la Journée « L’UL au Centre Pompidou-Metz », une répétition de l’Orchestre national de Lorraine, une balade Biodiversité, des visites au Muséum-Aquarium de Nancy ou encore aux musées des Beaux-Arts et de l’École de Nancy.

 

Ces journées permettent de mettre en valeur également toute une série d’initiatives étudiantes et les nombreux partenariats de l'université avec les institutions culturelles régionales (le Centre culturel André Malraux par exemple) et les autres établissements d'enseignement supérieur comme l'École nationale supérieure d'architecture ou l'alliance Artem.

Le programme complet par région est disponible au lien ci-dessous.

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Exposition: Stones, Air, Axioms / Delme, de Jean-Luc Guionnet - Thomas Tilly

Publié le 5 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Photographie personnelle

Photographie personnelle

Du Samedi 14 Février au Dimanche 24 Mai 2015

Rencontre avec Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly

Dimanche 19 Avril 2015 - 16H00

 

Le centre d’art contemporain – la synagogue de Delme est heureux d’annoncer l’exposition Stones, Air, Axioms / Delme de Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly. 

Actifs tous deux dans le champ des musiques expérimentales et improvisées, Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly se rencontrent en 2006 autour d’un intérêt partagé pour les rapports entre son et architecture. En 2010 ils créent la première étape du projet Stones, Air, Axioms à la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Poitiers, utilisant son orgue (en l’occurrence un orgue Clicquot, instrument d’une qualité exceptionnelle) pour le faire résonner dans tout l’édifice. 

Dés le départ ils conçoivent cette installation sonore comme le premier jalon d’un projet de recherche au long cours, plus spécifiquement lié aux architectures religieuses. Après une seconde occurrence pour la basilique Boziego de Cracovie, Delme est la troisième étape de leur projet. 

De par son histoire et son exceptionnelle acoustique, l’ancienne synagogue de Delme constitue l’écrin idéal pour accueillir une installation sonore sur mesure et in-situ. Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly laissent le lieu délibérément vide, offrant au visiteur une expérience de l’architecture, à la fois visuelle et sonore. En redoublant l’espace bâti de fréquences, mais aussi de voix, de notes instrumentales, de rythmes, et de silences, les artistes proposent à tout un chacun une situation d’écoute privilégiée : qu’elle soit flottante ou attentive, statique ou en mouvement, cette écoute est le gage d’une perception autre du lieu, redessiné en creux par le volume d’air qu’il contient et le son qui s’y déplace. 

La « partition » de Stones, Air, Axioms / Delme est conçue d’une part à partir des plans de l’architecture, dont les mesures principales ont été traduites en sons et en ondes, et d’autre part à partir d’enregistrements de voix et d’instruments, diffusés dans l’espace. 

Les voix en question mêlent différentes langues, familières ou étrangères, compréhensibles ou pas, matières sonores abstraites autant que véhicules d’un sens qui se dérobe dans la succession de ses échos. De la prière dogon traduite d’une langue à une autre au témoignage intime d’une expérience mystique, ces voix se mêlent pour former une architecture de sons et de signes, propice au décloisonnement de tous les sens. 

(…)
10.5 - il y a la mise en espace de tous ces sons, de tous ces sens, de tous ces signes
11.5 – il y a la mise en forme des relations incontrôlables qu’ils entretiennent
12.5 - il y a l’exposition des éléments tels quels
13.5 - il y a la constitution d’objets monstres agglomérant plusieurs fragments tirés des différentes sources que nous avons
14.6 - il y a notre compte sur le temps : les voix, les sons instrumentaux, les sinus de synthèse prennent petit à petit place dans l’espace, alors le temps se structure autour de ces mots, de ces prières, de ces phonèmes comme le fleuve tourne autour des pierres qu’il polit jour après jour.
(…)

Extrait d’un texte de Jean-Luc Guionnet au sujet de Stones, Air, Axioms / Delme :

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Exposition: FLUX, de DAVID ALTMEJD

Publié le 4 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Photographie personnelle

Photographie personnelle

De la science-fiction à la réalité, d'une zoologie du fantastique à une créativité du scientifique, David Altmejd réussit le tour de force de mélanger dans le même creuset la magie colorée des matières, la fantaisie infinie des formes et la poésie millénaire des gestes de l'artiste.

Louise Déry

Exposition à découvrir du 7 mars au 31 mai 2015,
au MUDAM Luxembourg.

 

Au fil d’un parcours d'une vingtaine d'années déjà, le sculpteur canadien David Altmejd a créé des œuvres d'une grande diversité. À l'extraordinaire variété et à l'originalité surprenante caractérisant la combinaison des matériaux répond une complexité tant formelle que thématique, qui puise également dans les mondes oniriques et cauchemardesques du cinéma fantastique de David Cronenberg et David Lynch, ou encore dans les récits labyrinthiques de Jorge Luis Borges. Fruits d'un intérêt pour la biologie et l'architecture conjugué à une fascination pour la métamorphose, ses sculptures offrent des images saisissantes incarnant l'étrange. La profusion de détails particulièrement frappante permet à l'artiste d'insuffler une dynamique formelle aux différents éléments qui, dans certaines œuvres, paraissent s'autogénérer.

Parcourus de forces intrinsèques et d'une énergie toute en tension, les travaux de David Altmejd évoquent un instantané pris sur le vif au cours d'un processus de transformation permanent, tandis que les sculptures sont animées par des forces naturelles polymorphes, matérialisant les flux d'énergie représentés, par exemple dans The Index, par des chaînettes en or et des faisceaux de fils. La narration sous-jacente de ses œuvres confronte l'observateur à d'innombrables questions sans réponse, mais le conforte également dans la subjectivité de ses propres sensations et interprétations.

Dès ses premiers travaux, David Altmejd exploite les formes et matières les plus variées. La figure du loup-garou, motif emblématique de son œuvre, ne tarde pas à apparaître ; il la décline en créant des têtes sans corps ou en l'intégrant dans des dispositifs de socles complexes. Avec la pâte à modeler, les cristaux, le plexiglas et le miroir, l'artiste a déjà recours à des matériaux que l'on retrouvera régulièrement dans ses productions ultérieures. Les têtes exposées ici, réalisées entre 2006 et 2015, illustrent la tension intrinsèque du travail de l'artiste, l’énergie potentielle qu’il génère et la possible libération de cette énergie.

The Builders (2005), The Outside, The Inside and The Praying Mantis (2005) et The Trail (2006) s'inscrivent dans la continuité d'une démarche artistique initiée quelques années auparavant avec les compositions sur table. Pensées telles des maquettes d'architecture, elles évoquent tout autant un microcosme autonome qu'un dispositif de présentation scientifique. Derrière l'architectonie et la rationalité apparentes de ces œuvres, le regard attentif a tôt fait de reconnaître des excroissances géométriques et des labyrinthes surréels aux éléments organiques instillant l’étrangeté. Prenant le contrepied de l'horizontalité inhérente à ces formes de présentation, l'artiste a choisi de s'exprimer à la verticale à travers une série de statues géantes. Bien que gigantesques, les figures ont été travaillées section par section, élément par élément, chaque détail minutieusement réalisé. Ces colosses, présentés dans le Grand Hall du musée, sont conçus tels des « paysages » peuplés de vie ou sont intégralement recouverts de miroirs. Leur hermétisme massif, leur stature d'inspiration classique ou leur structure béante et déconstruite rappellent les figures du Golem et du cyborg. Exposés à leurs côtés, les corps de plâtre issus de la série des Bodybuilders semblent incarner leur propre engendrement.

Réalisées plus récemment, les structures en plexiglas offrent un véritable écrin aux compositions sculpturales de David Altmejd. Délimitées dans l'espace par une enveloppe transparente, elles permettent une observation unique des corrélations existant au sein même d'une sculpture. Les vitrines Le Guide (2010) ou Le Souffle et la Voie (2010) sont encore dominées par la représentation symétrique des flux d'énergie internes. Dans d'autres travaux en revanche, comme par exemple dans The Orbit(2012), la complexité est renforcée par l'introduction d'éléments architectoniques, de miroirs, de fruits et de fragments anatomiques. L'élan qui parcourt ces œuvres en franchit régulièrement les frontières de plexiglas – tant intérieures qu'extérieures. Cette progression dynamique illustre, pour David Altmejd, une puissante énergie de vie.

David Altmejd est né en 1974, à Montréal. Il vit et travaille à New York.

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Home Cinéma (Festival Exit)

Publié le 26 Mars 2015 par Anaïs BERNARD dans festivals, exposit

Home Cinéma (Festival Exit)
+ de 30 installations à découvrir... Vernissage jeudi 26 mars à 18h30
Exposition du 26 mars au 5 avril.

La pratique cinématographique s’immisce aujourd’hui à chaque recoin du domicile à et chaque instant de la vie publique comme privée. Cette évolution a troublé le statut de spectateur en le transformant en producteur-diffuseur (et même pirate) potentiel. Le téléphone cellulaire en absorbant en lui tous les outils de communications (ordinateur, internet, caméra et apllications connectées) a fait de chaque abonné un hyper spectateur – producteur – diffuseur ... Ces “mini studios” transportables modifient radicalement notre façon de consommer et produire les images
et augmentent la société de nouvelles facultés tout en la bouleversant profondément.. L’exposition HOME CINEMA interroge ces nouvelles pratiques à travers un parcours d’installations d’artistes internationaux.

 

Tarifs
3 € tarif unique 
1€ en groupe 
5 € la famille = des + vieux aux + jeunes mais ensemble !

 

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