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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

ouvrage

L'Âge d'or de la robotique japonaise

Publié le 13 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

L'Âge d'or de la robotique japonaise

Les Japonais ne cessent de donner forme et vie à des croyances et à des récits qui leur sont propres. Les poupées, les automates puis les robots se sont tour à tour inscrits dans cette longue filiation d'histoires proprement japonaises, mais ces derniers semblent aujourd'hui également destinés à participer à la construction d’un nouveau grand récit.
La paradoxale cohabitation de la nature et des « traditions » avec une automatisation présente partout tient sans doute aussi dans la réelle filiation qui, dans l’archipel, existe entre le vivant et l’artificiel ou dans l’absence de contradiction que l’on y rencontre entre « conservation » et « progrès ».
Dans cet ouvrage, l’auteur décrit et questionne la manière dont, au cours des premières années du XXIe siècle, un surprenant mouvement de curiosité étayé par des progrès techniques et technologiques importants a permis d’accélérer le développement et la fabrication de robots souvent surprenants, parfois inquiétants, mais, pour la plupart, surtout vecteurs d’enchantement.
Cette décennie, véritable âge d’or de la robotique au Japon, a vu l’autonomie des robots être réellement envisagée sur le plan technique et les recherches et les expérimentations sortir des laboratoires de robotique pour gagner tous les champs disciplinaires, des diverses branches de l’ingénierie à la fabrication des objets du quotidien, en même temps que les robots devenaient partout visibles, dans les médias comme dans la réflexion philosophique ou encore dans les arts, comme par exemple au théâtre.

 

Paré Z., 2016 (à paraître), L'Âge d'or de la robotique japonaise - Robotique sociale au Japon, Les belles Lettres, 27 euros, 340 pages.

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L'art interactif en jeu

Publié le 8 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

L'art interactif en jeu

On assiste depuis ce début de siècle à l'émergence d'un nouveau type d'art, "l'art numérique", mais connaît-on sa filiation et les motivations qui animent les artistes qui le pratiquent ?
Le livre "L'art interactif en jeu" retrace dans une monographie intime et artistique le parcours sur plus de trente ans de deux créateurs pionniers dans ce domaine, Jean-Robert Sédano et Solveig de Ory.
L'art interactif est un projet humain émancipateur, politique et ludique, dont la raison profonde est la révolte face à l'absurdité et la férocité du monde. Ses racines plongent dans l'enfance quand la construction individuelle passe par l'exploration et le jeu. Dans l'art interactif l'enjeu c’est le jeu !
Ce livre illustré est agrémenté de QR codes à suivre avec votre smartphone qui augmentent le texte de documents audio et vidéo et de surprises visuelles en 3D à découvrir avec les lunettes anaglyphes incluses.

 

Sédano J.-R., 2016, L'art interactif en jeu, Editions Ludicart, 20 euros, 260 pages.

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La science en culture : le détour par l'art : Pratiques de médiation scientifique

Publié le 25 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

La science en culture : le détour par l'art : Pratiques de médiation scientifique

Le groupe Traces et Les Atomes Crochus réfléchissent et expérimentent depuis plusieurs années pour développer des pratiques innovantes dans une co-construction arts/sciences. Dans cet ouvrage, leurs membres reviennent sur un certain nombre de ces expériences pour les partager et les analyser. Théâtre, clown, conte, poésie, danse, cinéma, photographies. De l'espace du musée à celui du plein air ou de l'école, vous y découvrirez des initiatives où l'art ne se veut pas simplement vernis ou ornementation, mais véritable révélateur des sciences. Quelles relations ont entretenu les arts et les sciences jusqu'à présent ? Quels sont les rapports des scientifiques à l'art ? Une fois ces bases posées, c'est un panorama d'exemples de terrain illustrant le champ des possibles ouvert par une collaboration intime entre arts et sciences qui vous est proposé.

 
Eastes R-E (dir.), 2011, La science en culture : le détour par l'art : Pratiques de médiation scientifique, Books on Demand, 190 pages, 16.90 euros.
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Le corps à l'épreuve de l'installation-projection

Publié le 20 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Le corps à l'épreuve de l'installation-projection

Les installations-projections interrogent l'objet, la technologie, le corps sensible et leurs interrelations. Elles ne concernent pas spécifiquement la vidéo ou la photographie, mais empruntent au spectaculaire, aux fantasmagories, au cinéma expérimental... Le medium n'est plus symptomatique d'un outil et renvoie à l'exercice de l'installation dans un lieu transfiguré par l'image projetée, se substituant à celle du lieu. Que le projet soit ou non conçu in-situ, sa réalisation relève d'une logique de confrontation entre le corps, machine à éprouver et le lieu, machine à vivre. Le sensator, dont le corps apparaît comme seul lieu d'une possible et commune expérience, considère les conditions de sa perception. Ainsi s'affirment une proximité collective, pendant de l'impersonnelle intimité des foyers, un dispositif topographique à multiples strates, refusant toute forme univoque

 

Weber P., 2003, Le corps à l'épreuve de l'installation-projection, Paris, L'Harmattan: Histoire et idées des arts, 252 pages, 21.00 euros.

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LA REVUE DU CUBE #10 / RESPONSABILITÉ

Publié le 18 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, conférence

LA REVUE DU CUBE #10 / RESPONSABILITÉ

La Revue du Cube, publication bilingue en ligne lancée en octobre 2011 par Le Cube, continue son exploration des thèmes prospectifs liés aux profondes mutations du monde, induites notamment par la révolution numérique. Pour la sortie de son 10e numéro consacré au thème « Responsabilité », La Revue du Cube vous invite à sa soirée de lancement. Venez rencontrer les contributeurs de ce numéro, participez aux échanges et réagissez aux articles de la Revue, ainsi qu’au débat de l’émission.

 

LA REVUE #10 : RESPONSABILITÉ
Au quatre coins de la planète, une révolution silencieuse a commencé, portée par celles et ceux qui pensent comme Pierre Rabhi que « si chacun fait sa part, le monde peut changer ». Environnement, agriculture, éducation, économie, sciences, citoyenneté…, entre pensée globale et agir local, l'activité humaine se réinvente autour de nouveaux modèles. Face aux enjeux d'une métamorphose sans précédent, la sphère culturelle doit, elle aussi, prendre ses responsabilités et "faire sa part". Quels sont alors les nouveaux défis collectifs, les champs d'action possibles, et notre responsabilité dans ce monde qui vient ?

 

LA REVUE DU CUBE

Parce qu’à l’ère du numérique, le mouvement, la porosité et le foisonnement recomposent le monde, La Revue du Cube entend croiser les regards de praticiens, d’artistes, de chercheurs, de personnalités et d’experts venus d’horizons différents. Chaque numéro s’articule autour d’une thématique qui traduit les tendances émergentes. La Revue du Cube, c’est plus de 80 contributeurs, 200 articles, 20.000 lecteurs-Internautes par mois, des ebooks téléchargeables gratuitement.

 

Soirée lancement jeudi 23 juin 2016 à 19h!

 

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IN SITU - Situations, interactions et récits d'enquête

Publié le 17 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

IN SITU - Situations, interactions et récits d'enquête

Dans ce livre, nous avons invité des chercheurs familiers de la démarche ethnographique à présenter leurs façons de s'immerger « in situ », à décrire quelques-unes des situations problématiques auxquelles ils ont été confrontés et à rendre compte des questions qu'ils se sont posées de l'entrée à la sortie du terrain, et même après. Il ne s'agit pas ici de présenter un manuel supplémentaire sur l'approche ethnographique mais de démontrer qu'il ne peut régner une seule et bonne méthode, mais plutôt autant de méthodes que de terrains enquêtés.

 

Perera E. et Beldame Y., 2016, IN SITU, Situations, interactions et récits d'enquête, Paris, L'Harmattan: Sociologie, 302 pages, 31 euros.

 

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L'art du mime adapté à la psychomotricité : Du corps oublié au corps créateur

Publié le 14 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

L'art du mime adapté à la psychomotricité : Du corps oublié au corps créateur

Extrait


Une petite histoire

Projetons-nous dans un lieu spacieux, calme, aéré, où des personnes allongées au sol s'étirent, se contorsionnent silencieusement sur un parquet brillant, avant de continuer leurs gesticulations collectives et apparemment synchronisées... debout !
C'est ce qu'un oeil non initié peut sembler voir en regardant à travers la vitre de cette salle de danse. Mais que font-ils ? Leur agitation n'a d'égale que leur concentration. Rien ne vient perturber leur tâche ! Ils poussent, ils tirent avec une telle ardeur, proche du désespoir. S'ils ne luttent pas contre les éléments, c'est tout un fatras d'objets invisibles qui viennent les harceler et personne pour leur dire qu'il n'en est rien, qu'ils se calment. Que tout va bien !
Toujours derrière la vitre, c'est ce qu'il nous semblerait comprendre.
Où le drame atteint son paroxysme, c'est lorsqu'ils osent nier leur visage en l'immolant d'un masque aussi froid qu'immobile, pour semble-t-il agiter autrement un corps porteur de ce gros point blanc.
Ou bien à ce moment, on prend peur et on fuit.
Ou bien la fascination s'exerce et reprenant nos esprits, on s'interroge : qu'est-ce ?
Mais, c'est un cours de mime !


De l'autre côté du «miroir»

Passons maintenant de l'autre côté de la vitre.

Dans toutes les écoles traditionnelles de mime théâtral, c'est en principe un enseignement muet, où la technique se transmet par l'imitation.
Ici, il en est autrement.
Par la parole, j'insiste sur les points d'éveil tel que la perception des sensations kinesthésiques produites par les mouvements, la respiration consciente, l'écoute de soi, de l'autre. Puis surtout, sur le fait qu'aucun geste, aucun mouvement ne doit tomber dans le piège d'un automatisme purement et seulement technique.
L'objectif est de prendre conscience de soi dans la dynamique du mouvement, comme dans sa passivité apparente. Puis chercher à ce que l'expression créatrice, aussi petite soit-elle, soit présente à chaque instant.
Mais, dès que l'on aborde le corps, et a fortiori, l'expression à travers lui, on touche à ce qu'il y a de plus secret, sensible, profond en soi.
Cette approche, de découverte ou redécouverte, suscite auprès des personnes concernées des verbalisations formulées en questions ou simplement en affirmations.
Les questions, formulées ou non, sont bien sûr en rapport avec leurs découvertes.
D'abord, dans cette approche sur le travail du corps, le but n'est pas seulement son acceptation, car nous pouvons dans certains cas extrêmes accepter son corps mais ne pas l'aimer ; mais surtout acquérir une harmonie psychocorporelle constante et définitive.


Présentation de l'éditeur
Le mime est l'expression totale de soi à travers le corps tout entier, sans la parole. C'est la représentation de tous les états d'âme et situations de l'Être Humain. C'est imiter et s'identifier à autrui, à l'espace, à l'objet, ainsi qu'à la nature toute entière.

La psychomotricité est l'éducation du geste au service de la pensée. C'est un des moyens qui permettent de restaurer l'adaptation de l'individu au milieu par le biais d'apprentissages psycho-perceptivo-moteurs. Elle s'adresse à tous, de l'enfant à la personne âgée. La psychomotricité a une spécificité qui vient bien entendu de son approche corporelle qui permet, à travers l'exercice physique et la communication du corps, d'améliorer le psychisme.

Simone Conein-Gaillard est la première et la seule à avoir adapté l'art du mine à la psychomotricité, poursuivant deux objectifs : l'éveil et la découverte de soi dans une optique de développement personnel et l'application thérapeutique. Elle se sert du corps pour ouvrir à l'éveil de la conscience d'être.

L'auteur utilise le Mime corporel (écoles Etienne Decroux et Wolfram Mehring), la Pantomime (école Marcel Marceau), le port du Masque neutre (école Jacques Lecoq), la fabrication de masque (Stefano Perroco - disciple de Sartori), et le travail sur la respiration. Ce faisant, elle s'appuie sur quatre principes fondamentaux de travail : l'observation, la concentration, l'écoute et la disponibilité.

Un livre technique et pratique à la portée de tous les curieux du développement personnel via le corporel.

Née au Brésil, professeur de mime, mimographe, Simone Conein-Gaillard se forme en Psychomotricité-D.E. à la Pitié-Salpêtrière après avoir été la partenaire de Marcel Marceau à Paris. Elle enseigne depuis 1973 l'application du mime adapté à la thérapie, pour la Faculté de Médecine Paris VI -Pierre et Marie Curie - Pitié-Salpêtrière, ainsi qu'à l'Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice, dans le cadre de la formation des futurs psychomotriciens. 

 

Conein-Gaillard S., 2011, L'art du mime adapté à la psychomotricité : Du corps oublié au corps créateur, Le Souffle d'Or: Chrysalide, 258 pages, 16.23 euros.

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Sentir son corps vivant - Émersiologie I

Publié le 1 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Sentir son corps vivant - Émersiologie I

L’activité du corps vivant précède notre conscience du corps vécu et produit en nous des gestes involontaires : émotions, vertige, orgasme, réminiscences et douleurs. Sentir son corps vivant nous éveille à une nouvelle connaissance de soi et d’autrui, et exige une attention à soi dans le cours de notre existence, mais aussi à travers une intercorporéité.
En s’appuyant sur les neurosciences in vivo et les techniques immersives, l’auteur analyse les apports d’une phénoménologie neurobiologique de l’action, décrit l’écologie corporelle à partir de l’activation prémotrice du vivant, et dévoile ces émersions expérientielles qui éveillent dans le vivant des capacités inédites. Il nous présente ainsi l’émersiologie, une philosophie du corps qui lie le vivant et le vécu et propose de dynamiser nos sensations profondes pour changer notre schéma corporel et notre action dans le monde.

 

Bernard Andrieu, 2016, Sentir son corps vivant - Emersiologie I, Vrin: Mouvements Philosophiques, 264 pages.

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Anges et chimères du virtuel

Publié le 14 Mai 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Anges et chimères du virtuel

Ont collaboré à ce volume  : M. Adam, C. de Thoury, M.-D. Popelard, C. Escaemant, F. Jauréguiberry, I. Rieusset-Lemarié, L. Verner, L. Pearl, J. Beaufreton, B. Andrieu, V. Dalmasso, V. Petit, J. Arrouye, D. Valhère, O. Long, P. Ardenne, C. Pencenat, A. Dargent, N. Thély, B. Gallet, E. Magne, O. Lussac, D. Méaux, V. d’Auzac de Lamartinie, C. Rondeau, B. Lafargue

 

Les anges fingunt – se façonnent, fictionnent –, avec l’aide de Dieu, des corps sensibles que l’homme peut voir, toucher, sentir (saint Thomas d’Aquin). C’est par sua virtute, que l’ange nous paraît parler, manger, marcher, occuper un lieu. Doué de virtus, l’ange déroge aux catégories aristotéliciennes en faisant du possible une puissance réelle, « en acte ». L’ange est, selon Louis Marin un corps virtuel qui « virtualise le monde, les êtres, les corps, les sociétés ».
Les nouvelles technologies du vingtième siècle sont-elles de nouvelles « faiseuses d’anges »? Les cybernautes volent dans le cyberspace du Village global, parlent Net, « inhabitent » l’E-Mail, font l’amour en pixels. L’épopée cathodique a fait entrer notre corps prothétique dans l’ère du virtuel. Ce n’est plus l’espace et le temps qui sont les formes pures a priori de la sensibilité, mais la téléprésence. Or, à la différence des autres images, « photo-graphiques », les images de synthèse ne « re-présentent » plus le réel. Comme les anges de saint Thomas, elles le feignent – fingunt –, le simulent. Elles paraissent exister, vivre toutes seules comme des virtus autonomes et responsables. Elles nous voient, nous sentent, nous touchent et réagissent aux mouvements de notre corps. Bientôt, elles se métamorphoseront au gré de nos pensées, de nos humeurs.

 

Bernard Lafargue (éd.), 2002, Anges et chimères du virtuel, PU Pau et Pays de l’Adour - Figures de l’'Art, n°6, 508 pages, 39 euros.    

 

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MCD#81 – ARTS & SCIENCES

Publié le 10 Mai 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

MCD#81 – ARTS & SCIENCES

La carpe et le lapin

 

La première réaction qui nous vient a l’évocation d’un rapprochement entre l’art et la science est celle de l’étonnement. Il y a ainsi des catégories qui semblent figées, assignées à une place immuable. Une assignation à résidence — la raison « pure » d’un côté, la raison « esthétique » de l’autre — qui empêche toutes passerelles et tout échange. A priori, c’est un mariage improbable, si ce n’est contradictoire. La carpe et le lapin, donc…

 

Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Avant d’être mis en opposition, l’art et la science se sont parfois confondus. Le symbole absolu de l’artiste « sapiens » restant Leonard de Vinci. La Renaissance apparaît sur ce plan très éclairée. Paradoxalement, ce sont les Lumières qui ont (re)plongé la conjonction art / science dans l’obscurité. En devenant « moderne », la science s’écarte de l’art, tout comme la philosophie finit par s’affranchir du religieux.

 

Il faudra attendre le XXe siècle pour voir à nouveau un rapprochement entre art et science, mais selon des modalités différentes. Plus de génie universel comme au XVe siècle, mais des artistes qui se tournent vers l’optique, la mécanique, l’acoustique… En ce début XXIe siècle, l’informatique, le numérique, nourrissent les œuvres des plasticiens. Question de contexte.

Entre recherche et ingénierie, l’art « enrichi » par la technoscience opère ainsi une sorte de retour à la tekhné. Mais cette « nouvelle alliance » art / science ne saurait pour autant se limiter à des questions pratiques, de techniques et de supports, ou de mise en scène des nouvelles technologies.

 

Les multiples ateliers et rencontres « art / science » consacrent finalement moins les œuvres en elles-mêmes que les collaborations pour elles-mêmes. Il y a là, un enrichissement mutuel qui ouvre d’autres horizons, pour l’artiste comme pour le scientifique; comme l’indiquent les contributions rassemblées par Annick Bureaud, rédactrice invitée pour notre dossier thématique.

 

Ce rapprochement entre art et science ouvre les frontières de l’imagination pour la recherche scientifique et artistique. De cet entrecroisement naissent, par exemple, des chorégraphies hybrides, des innovations scénographiques, des installations astronomiques, des utopies biologiques et des créations chimériques: le poisson rougeoyant de Brandon Ballengée, Ti-tânes, et le fameux civet vert fluo d’Eduardo Kac, Alba (une lapine, en fait, ce qui assure une équité, terme que l’on préfèrera à diversité). La carpe et le lapin. Ad lib.

 

 Au sommaire :

EXPERIENCES ARTISTIQUES / FICTIONS SCIENTIFIQUES / CHOREGRAPHIES HYBRIDES / INNOVATIONS SCENOGRAPHIQUES / INSTALLATIONS ASTRONOMIQUES / UTOPIES BIOLOGIQUES / CREATIONS CHIMERIQUES

 

Les contributeurs de ce numéro :
Adrien Cornelissen, Anne Quentin, Annick , Christian de Lutz, Clarisse Bardiot, Dominique Moulon, Ewen Chardronnet, Jareh Das, Jean Marc Chomaz, Gaspard Bébié-Valérian, Laurent Catala, Laurent Diouf, Manuela de Barros, Marianne Cloutier, Marcus Neustetter, Maxence Grugier, Meredith Tromble, Mónica Bello, Paul Prudence, Pier Luigi Capucci, Regine Rapp, Valérie Pihet

 

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