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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire

Publié le 7 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Études psychédéliques : approche historique  de la construction d’un champ disciplinaire

Journée d’étude le 9 mai 2018, de 9h à 18h, au Muséum national d’Histoire naturelle, amphithéâtre Rouelle, 57 rue Cuvier, 75005, Paris

Organisée par la Société psychédélique française (Vittorio Biancardi, Zoë Dubus, Élise Grandgeorge, Sara Velimirovic, Vincent Verroust)

Contact : Vincent Verroust (vincent.verroust@ehess.fr) 

Les conférences seront intégralement filmées et retransmises ultérieurement sur YouTube. 

Le champ des Psychedelic Studies s’affirme et s’autonomise aujourd’hui, en particulier aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La journée d’étude Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire souhaite présenter les travaux de chercheurs en sciences humaines qui étudient les usages des substances psychédéliques au XIXe et au XXe siècle. Elle constitue la première du genre en France, en ce qu’elle a pour objet spécifique le champ d’étude ouvert par la découverte de substances psychoactives dites “psychédéliques”, selon le terme forgé en 1956 par le psychiatre britannique Humphry Osmond. Dans une approche interdisciplinaire, ces travaux interrogent les usages de ces substances, que ceux-ci soient liées à des activités scientifiques, artistiques, politiques ou encore à une quête de performance. Certaines de ces recherches analysent les processus qui amènent à leur rejet ou à leur acceptation. D’autres encore interrogent leur potentiel créatif. Enfin, la conférence de Robin Carhart-Harris, emblématique de la “renaissance psychédélique”, permettra la mise en perspective de la documentation historique et des recherches contemporaines menées avec la psilocybine en thérapeutique. 

Si la recherche sur ces substances, longtemps influencée par des représentations défavorables, est en train d’évoluer depuis une vingtaine d’années dans de nombreux pays étrangers (États-Unis, Angleterre, Suisse, Espagne, Israël…) la France reste quant à elle significativement en retrait. Une législation nationale restrictive y contribue sans doute ; le manque d’information disponible en langue française est certainement aussi un frein important à la diffusion des travaux étrangers. Il apparaît par conséquent nécessaire d’œuvrer à une meilleure réception des travaux sur les psychédéliques en France, de manière à enrichir et stimuler les questionnements des chercheurs, notamment dans le domaine de la santé. Cette journée offrira donc l’opportunité d’une discussion entre histoire, médecine, pharmacie, anthropologie et philosophie.

Les conférences auront lieu au Muséum national d’Histoire naturelle, établissement de recherche historique où virent le jour les premiers travaux sur les champignons à psilocybine, dès 1953, avec les investigations de Roger Heim. La journée d’étude Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire constitue la première d’une série de rencontres sur la thématique, organisées par un groupe de chercheurs d’affiliations académiques diverses, réunis en association, pour promouvoir les études psychédéliques.


Programme

Matinée :

•    Introduction, par Sara Velimirovic (SSDP) et Vincent Verroust (CAK, IHM) 

•  “Une science est née”. Roger Heim et la découverte des champignons divinatoires du Mexique
Vincent Verroust (CAK, IHM) :

o    À partir de l’étude historique de la découverte des champignons divinatoires du Mexique par le Professeur Roger Heim du Muséum national d’Histoire naturelle, suite à sa collaboration avec les époux Wasson, un couple d’ethnologues extra-académiques états-uniens, nous verrons comment un dialogue pionnier et fécond s’établit entre des disciplines jusque là disjointes telles que : la mycologie, l’ethnologie, la biologie culturale, la psychiatrie, l’archéologie l’histoire de l’art et même la parapsychologie. Nous verrons aussi comment la découverte des champignons divinatoires peut être analysée comme la rencontre de savoirs et savoir-faire scientifiques avec ceux des amérindiens mazatèques. À partir des écrits de Roger Heim, notamment de sa correspondance, nous pourrons examiner comment fut domestiqué un type d'expérience psychique alors jusque là quasiment inconnu de la science et quelles ont été les conséquences de cette rencontre sur l’intellection d’un savant.

•    Les programmes expérimentaux impliquant l’usage de psychédéliques avec des artistes dans les années 1950 et 1960 
Élise Grandgeorge (HAR) : 

o    Au cours des années 1950-1960 plusieurs protocoles expérimentaux de substances psychédéliques (LSD et psilocybine principalement) en psychiatrie et en psychologie ont intégré dans leur cadre des artistes. Des expérimentations quantitatives et qualitatives sont menées. Dans certains cas, le questionnement qui motive l’expérimentation est celui d’un possible accroissement de la créativité provoqué par la substance ingérée. Dans d’autres cas, face au constat partagé de la difficulté de rendre compte par le moyen du langage de l’expérience psychédélique, le recours à l’artiste permet d’espérer une communication plus entière et subtile de l’expérience vécue. Dans ces mêmes années, hors du cadre du laboratoire certains artistes ont souhaité transmettre au plus près l’expérience psychédélique. Allant au delà des productions linguistiques et visuelles, un art psychédélique émerge alors, qui au recours de la technologie et par l’intermédiaire de la machine, propose au spectateur de vivre une expérience pensée comme étant comparable, si ce n’est identique, à celle des hallucinogènes. Proches du biofeedback training, conceptualisé dans le champ scientifique dans les années 1970, ces œuvres souhaitent modifier très directement l’état de conscience de celui qui l’expérimente. 

•    Psychédéliques, créativité et flexibilité cognitive
Martin Fortier (IJN, Stanford University) :

o    Dans les années 1960 et 1970, lorsque la recherche sur les psychédéliques battait son plein, de nombreuses expériences furent menées afin d’explorer le potentiel créatif de ces substances. En raison de leur manque de rigueur méthodologique, ces travaux furent toutefois peu concluants. Je me propose ici d’explorer à nouveaux frais la question des psychédéliques et de la créativité. Je me reposerai pour ce faire non seulement sur des travaux classiques, mais également et avant tout sur série d’études récemment parues. Je poserai dans un premier temps quelques distinctions conceptuelles importantes tirées des modèles bayésiens de la cognition (par ex. la différence entre la créativité procédant d’un affaiblissement des hypothèses a priori et celle procédant d’un élargissement de l’espace d’hypothèses). Ces clarifications faites, j’évaluerai le potentiel créatif des psychédéliques en les comparant à d’autres substances psychoactives (comme la kétamine et les agents antimuscariniques) ainsi qu’à la cognition éminemment flexible des jeunes enfants. Je me demanderai par ailleurs si la flexibilité introduite par les psychédéliques opère aussi bien dans le domaine de la cognition que dans celui de la perception.

•    Projection du film Entrée libre - champignons et hallucinations, émission de télévision produite en 1966 par l’ORTF et réalisée par Jean Lallier (30’43’’)

o    Consacrée à la prise de champignons hallucinogènes, traitée sous l'angle historique, ethnologique mais aussi clinique et thérapeutique, l’émission alterne des extraits commentés du film Les champignons hallucinogènes du Mexique, réalisé par Pierre Thevenard en 1963, et un entretien avec le professeur Roger Heim du Muséum national d’Histoire naturelle. Elle constitue un document précieux sur les investigations interdisciplinaires sur l’expérience psychédélique en France.

•    Table ronde de la matinée, présidée par Claude Blanckaert, historien des sciences (CAK, CNRS). Discutants :
o    Jelena Martinovic, chercheure post-doctorante en histoire de la médecine et de la santé publique (IAS, UCL, IHM)
o    Pascal Rousseau, professeur d’histoire de l’art (UP1PS, HiCSA)
o    Éléonore Willot, chercheure en art et esthétique (UB, CGC)

Après-midi :

•    Substances psychédéliques au quotidien : une histoire sociale de la “bonne dose” de 1943 à aujourd'hui
Vittorio Biancardi (CRH) : 

o    Mon propos consiste en une analyse en deux temps d'une pratique qui apparaît aujourd'hui de plus en plus répandue au sein de la communauté des consommateurs de substances psychoactives : la consommation de substances psychédéliques à doses perçues comme subliminales (sub-threshold ou sub-perceptual doses) ou presque. Premièrement, je présenterai une histoire de l'usage de drogues psychédéliques à faible dose de 1943 jusqu'à présent, en particulier à partir des groupes de la contre-culture italienne dans la période 1960-1980. Dans un deuxième temps, je présenterai les premiers résultats d’une enquête fondée sur des entretiens avec des usagers, l’analyse de forums et de questionnaires en ligne, afin de cartographier l'utilisation contemporaine des psychédéliques à faible dose. Il s’agira de définir une pratique en progression et qui pourrait, par hypothèse, constituer une modalité d'utilisation thérapeutique nouvelle.

•    La morphinophobie comme modèle des savoirs naïfs empêchant l'utilisation médicale des psychédéliques
Zoë Dubus (UMR Telemme)

o    La prise en charge de la douleur par la morphine a mis presque deux siècles à s’installer dans les pratiques médicales en France . Le développement de son usage dans la deuxième moitié du XIXe siècle aurait pu laisser croire que l’analgésie deviendrait courante au XXe siècle. En réalité, la peur de la morphinomanie, qui apparait dans les années 1870 et la loi de 1916 l’assimilant à un stupéfiant, provoquèrent une telle méfiance des professionnels de santé que ces problématiques ne refirent réellement surface qu’aux alentours des années 1990. La morphinophobie, idée selon laquelle la morphine serait une substance trop dangereuse pour être utilisée, pèsera lourdement sur la pratique médicale française. Sa réhabilitation nous permet d’utiliser la morphine comme substance « type » caractérisant le traitement réservé aux autres psychotropes en médecine. La communication visera donc à montrer, à travers le cas de la morphine, comment la pratique médicale peut être durablement influencée par des croyances liées à des savoirs naïfs sur les psychédéliques dont l’utilité thérapeutique est pourtant désormais reconnue.

•    Mechanisms of action and therapeutic potential of psychedelic drugs
Robin Carhart-Harris (Centre for Neuropsychopharmacology, Imperial College of London) : 

o    Première conférence en France de Robin Carhart-Harris, neuropsychopharmacologue administrant de la psilocybine à des patients et des volontaires dans le cadre de ses recherches biomédicales. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle a permis des avancées significatives sur la compréhension de l’expérience psychédélique, dont il s’avère qu’elle possède des propriétés thérapeutiques sous certaines conditions qu’il convient de comprendre.

•    Table ronde de l’après-midi, présidée par Bernard Bodo, Professeur de chimie des substances naturelles (MNHN). Discutants : 
o    Pierre Champy, Professeur de pharmacognosie (faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry)
o    Alessandro Stella, historien (CRH, CNRS)
o    Christian Sueur, psychiatre (Centre hospitalier Le Vinatier)

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Black Boxes

Publié le 6 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

Black Boxes

A l’occasion de l’année Louvain 2017-2018 consacrée aux mondes numériques, Transcultures a proposé l’artiste Nicolas Maigret et le groupe de travail DISNOVATION.ORG pour un résidence et un séminaire avec une quinzaine d’étudiants de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve. Le projet a été assisté par Jacques Urbanska, chargé des projets art(s) et numérique chez Transcultures et avec l’apport et l’aide technique de l’artiste Franck Soudan.

Dans cet exercice de « rendre visible », il y a souvent chez les artistes qui interrogent les cultures numériques, une véritable volonté de transmettre. S’ils ne prennent pas le numérique pour acquis, s’ils le mettent en doute, s’ils révèlent ce que les technologies changent dans notre vie, c’est avant tout pour que les publics puissent « comprendre », « s’approprier ces logiques », « trouver du sens ». Cette volonté d’accessibilité a ainsi structuré le séminaire.

A travers des moments de réflexion et des mises en pratique où les étudiants on pu conceptualiser et expérimenter concrètement. La résidence/séminaire leur a « donné des clés de connaissance ». Les réalisations des étudiants ont été des traductions tangibles de ces explorations de boites noires des technologique, développées avec « les moyens du bord ». Finalement, les étudiants eux-mêmes sont devenus des vulgarisateurs des connaissances acquises lors du séminaire. Un peu comme Aram Bartholl qui crée des sculptures à base de captcha ou Erica Scourti qui compose de la poésie à partir des suggestions que son smartphone lui soumet quand elle écrit ses SMS.

Nicolas Maigret a envisagé ce séminaire artiste en résidence comme « un laboratoire commun dans lequel il se mettait lui-même, au même titre que les étudiants, en situation d’apprentissage, de doute, d’exploration. Il n’y avait pas d’un côté celui qui apporterait le savoir et ceux qui tenteraient de le comprendre, de se l’approprier, de le mettre à l’épreuve. C’était très important pour l’artiste de sortir de ce modèle d’apprentissage pour plutôt essayer, ensemble, de tirer du sens, de produire des expériences et des formes.

Participants : Aida Bennafla, Madeleine Blondiau, Elie Bok, Alessandro Cierro, Arnaud Claes, Juliette Clarinval, Juliette Delgrange, Frederic Doisy, Amandine Folie, Robin Guerit, Romain Javaux, Yohan Lambay, Gwenael Laurent, Alex Mattenet, Elisa Thomas, Amandine Weykamp…

A noter que ce vernissage donne aussi accès aux expositions permanentes, ainsi qu’à l’exposition temporaire “Ecritures Numériques” du MuséeL.

 

Informations
08.05.2018 – 18:00 > 20:00 | Vernissage/Opening
08 > 12.05.2018
Musée L.
Place des Sciences, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve
gratuit

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Le numérique est-il un nouvel humanisme ?

Publié le 4 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Le numérique est-il un nouvel humanisme ?

Serge Tisseron s'entretient avec Milad Doueihi, historien des religions.

Le numérique peut être considéré comme une technologie, mais aussi comme un instrument de rupture radicale. C’est le point de vue de Milad Doueihi qui parle à son sujet de nouveau processus civilisateur, ou encore de nouvel humanisme. Un nouvel humanisme qui entre en rivalité avec les religions. Comme elles, il a une prétention à l’universalité planétaire, il refaçonne les gestes du corps et crée une nouvelle intériorité qui n’est pas basée sur l’introspection traditionnelle, mais réduite à des mesures physiologiques, notamment du fonctionnement de notre cerveau. Mais surtout, comme les religions, il contient une nouvelle promesse d’éternité.

A écouter ce vendredi 4 mai 2018 de 22h15 à 23h, sur FranceCulture.

Au départ parler d'humanisme numérique était une formule volontairement provocatrice. Mais je persiste à penser que le numérique est un humanisme pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'on voit bien que ce qui fait tourner la machine numérique aujourd'hui, ce sont les liens sociaux. Même si on constate des effets problématiques, on reste dans la construction du lien social. L'autre dimension est la convergence entre la technique - qui est devenue le numérique aujourd'hui - et l'humain. Pour moi, cette convergence peut donner lieu - plutôt qu'à des fantasmes ou des idéologies d'ordre transhumaniste - à une autre manière de concevoir, de déployer l'humanisme. Le premier aspect important est la dimension éthique, mais pas au sens d'une régulation de la technique. J'aime comparer l'éthique à l'informatique, même si cela peut sembler une hérésie ! Ce qui a fait la force de l'informatique, c'est qu'elle est partie d'une observation déterminante pour Turing et les autres informaticiens : l'incomplétude de la logique formelle. Il me semble que l'éthique participe de cette incomplétude : c'est cela qui fait sa force, son efficacité, sa valeur. L'éthique comme l'informatique sont fondamentalement ouvertes, quand la morale et le moteur à explosion sont fermés.

#Teilhard de Chardin #point oméga #Jacques Ellul #Ivan Illich #Pascal #section conique

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Robots, de nouveaux partenaires de soins psychiques

Publié le 2 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Robots, de nouveaux partenaires de soins psychiques

Cet ouvrage fait le point des recherches actuelles sur les robots au service des malades, et nous aide à nous poser dès aujourd’hui la question : quels robots voulons-nous pour demain ?

Les robots ne se contentent pas de capter et de traiter des informations : ils interagissent avec leurs utilisateurs, et certains sont même capables de parler. Ces capacités sont au cœur de leur utilisation en santé mentale, notamment dans les pathologies liées à l’autisme et au vieillissement. Mais, en interagissant avec nous, le robot peut aussi créer l’illusion qu’il se soucie de nous ! Et nous risquons d’oublier qu’il est une machine à simuler sans émotion ni douleur, qu’il est connecté en permanence à son fabricant à qui il transmet les données de nos vies personnelles. Le danger est de prendre peu à peu les robots comme des modèles pour l’humain. Le point sur les recherches scientifiques et leurs implications éthiques.

A propos des auteurs 
Serge Tisseron est psychiatre, docteur en psychologie (HDR), membre de l’Académie des technologies, chercheur associé  à l’Université Paris-VII (Denis Diderot). Il a publié une trentaine d'essais personnels, notamment sur les secrets de fa mille, nos relations aux images et les bouleversements psychiques et sociaux entraînés par le numérique. Ses livres sont traduits dans onze langues. Il est coauteur du rapport de l’Académie des sciences : « L’enfant et les écrans ».

Il a fondé, avec Frédéric Tordo, en 2013, l’Institut pour l’étude des relations homme-robots (IERHR).

Son site : http://www.sergetisseron.com

Frédéric Tordo est psychologue, psychanalyste, docteur en psychologie clinique, chercheur associé à l’Université Paris-VII (Denis Diderot).

Il a fondé, avec Serge Tisseron, en 2013, l’Institut pour l’étude des relations homme-robots (IERHR).

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Au-delà de l’humain ? | Cycle "Humain / Non Humain"

Publié le 1 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Au-delà de l’humain ? | Cycle "Humain / Non Humain"

Rencontre avec les artistes Fabien Giraud, Raphaël Siboni et Laurence Bertand-Dorléac, commissaire d'exposition. 

Le travail de Giraud et de Siboni est sous-tendu par une aspiration au décentrement, à un déplacement des perspectives, pour adopter un point de vue qui redéfinit la pratique du cinéma vers une expérience extrahumaine. 

Notamment, le développement des drones et de certains nouveaux dispositifs de mesure et de vision nous propulse dans des coordonnées spatio-temporelles différentes. Pour penser l’avenir de l’homme faut-il nécessairement délaisser le référent humain ? Que peuvent nous apporter les théories post-humanistes quant à la manière de nous raconter ? À partir de la projection de leurs films, les artistes exposent leur vision en dialogue avec Laurence Bertrand-Dorléac, co-commissaire de l’exposition «Artistes & robots» présentée au Grand Palais au printemps 2018. Cette exposition entend interroger le statut de l’activité artistique et créatrice à l’ère de la robotique et de l’intelligence artificielle, et proposer au visiteur d’expérimenter des œuvres issues de la collaboration entre des artistes et les programmes informatiques qu’ils ont inventés.

-RÉSERVATION OBLIGATOIRE-
Lien ci-dessous.

 

Lieu:
LE BAL
6, Impasse de la Défense, 75018 Paris

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Journée d'études : Les jeudis de la recherche

Publié le 30 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Journée d'études : Les jeudis de la recherche

Journée d'études de l'équipe de recherche Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques - Faculté des Arts - Université de Strasbourg.

Programme:

Jeudi 3 mai:
8:30 Ouverture, accueil des participants et du public
9:00 Introduction par Corine Pencenat
9:45 Conduites, « faire » et société,  Gwenaëlle Bertrand ATER en design - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteure en design - ACCRA &  Maxime Favard Enseignant contractuel en design - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteur en design - ACCRA
11:30 Quelques exemples de positionnement épistémologique dans les champs de la recherche-création (Gosselin,Bruneau) et de l’Artistic Research (Borgdorff),  Grazia Giacco MCF HDR en Musique et didactique de l’éducation musicale - ESPE - Université de Strasbourg - ACCRA
12:15 La Geste d’un tableau - Histoire à rebours.Présentation des hypothèses de travail,  Marie-Odile Biry-Fetique MCF en Arts plastiques - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
13:00 Pause déjeuner
14:30 Jeux de construction, Stéphane Mroczkowski MCF en Arts plastiques - ESPE - Université de Strasbourg - ACCRA
15:15 L’immersivité de l’art, révélateur de sensations pour une compréhension de notre conscience de soi,  Anaïs Bernard ATER en Arts visuels - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteure en Arts plastiques et Sciences de l’art - ACCRA
16:00 Les performances de Gina Pane et le tarentisme apulien : entre transformation du corps en image, variations performatives et survivance d’images archétypiques, Janig Begoc MCF en Histoire et théorie des arts visuels - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
16:45 Pause café
17:30 Table ronde
Corine Pencenat, Marie-Odile Biry-Fétique
18:00 Fin de la première journée

Vendredi 4 mai:
10:00 Ouverture de la deuxième journée
10:15 Entre l’écrit et l’image : saisir et activer la pensée aujourd’hui, Corine Pencenat MCF HDR en Arts Plastiques - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
11:00 Iconologie, articulation,  Maxime Boidy Postdoctorant LabToP-CRESPPA (UMR 7217) - Université Paris 8
11:45 Les images et la recherche. Épistémologie du champ visuel, Vivien Philizot ATER en design graphique - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteur en design graphique - ACCRA
12:30 Enquête critique en architecture, un modèle pour la recherche ? L’architecte en criminel, Sophie Suma Enseignante contractuelle - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Doctorante en Architecture - ACCRA
13:15 De l’apparaître esthétique au politique. La notion d’Institution chez Merleau-Ponty, Chiara Palermo Docteur en philosophie - enseignante contractuelle - Faculté des Arts et Faculté de Philosophie, Université de Strasbourg - CREPhAC (EA2326)
14:00 Fin de la deuxième journée

 

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Créatures

Publié le 29 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Créatures

Performance immersive dans la Satosphère par Vincent Houzé et Dave & Gabe. «Créatures» est une ode à la diversité de la vie et de ses formes sur terre. Cette expérience est à vivre du 8 au 12 mai 2018.

L’expérience 360° explore divers écosystèmes semi-abstraits du microscopique au macroscopique, composés de paysages algorithmiques, de plantes et de créatures, avec des comportements allant de la complexité simple à la complexité émergente.

 

Vincent Houzé utilise des techniques d'infographie modernes pour créer des œuvres d'art interactives, des performances et des installations multimédias à grande échelle. Sa pratique est centrée sur des simulations dynamiques et des systèmes dans lesquels des règles simples engendrent complexité, richesse et mouvement réaliste dans son travail.
Houzé est né et a grandi à Paris, où il a étudié l'informatique et le graphisme. Avant d'embrasser l'art interactif, il a travaillé à Paris et à Londres en tant que concepteur d'effets visuels pour des films, des publicités et des jeux vidéo. Il vit et travaille maintenant à New York, où il était auparavant membre de NEW INC, l'incubateur du New Museum pour l'art et la technologie. Le travail récent de Houzé a été exposé entre autres dans les dernières éditions du Day for Night Festival à Houston, à Google I / O 2017, et a été présenté dans un certain nombre de magazines en ligne tels que Creators Project et Creative Applications Network.

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]interstice[ #13

Publié le 28 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans festivals

]interstice[ #13

]interstice[ rencontre des inclassables, présente sa 13ème édition consacrée aux arts visuels, sonores et numériques.

Du 9 au 20 mai 2018, le festival vous donne rendez-vous pour un parcours d’expositions, de concerts, performances et d’ateliers avec des artistes de France, du Canada, du Venezuela, d’Italie, d’Allemagne, d’Angleterre, des Pays-Bas, de Pologne et du Japon. Chaque site accueille une œuvre unique et propose une expérience poétique qui questionne l’espace, l’architecture, notre rapport aux technologies et à l’histoire de l’art, aux sciences et aux techniques... Des instants à vivre comme autant de pauses dans un monde en mutation permanente.

Grâce à la fréquentation d’un public toujours plus fidèle et divers et au soutien de nos partenaires, ]interstice[ jouit aujourd’hui d’une reconnaissance nationale qui s’appuie sur la mise en œuvre d’une structuration régionale. Grâce aux artistes, nous avons pu proposer chaque année des projets de grande qualité.

2018 est le témoignage de la rencontre entre ces deux dynamiques. Cette édition sera un temps de découverte marquée par de nombreuses premières en France, des créations inédites, de nouvelles collaborations au fil d’un parcours artistique toujours aussi singulier.

Retrouvez-nous de la Presqu’île au quartier Lorge : au Dôme et au Cargö, à l’école supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg et au Pavillon, à l’Abbaye-aux-Dames et aux Galeries Lafayette, à Territoires pionniers/Maison de l’architecture Normandie et à la Galerie IGDA 2.0, à l’église du Vieux-Saint-Sauveur et à L’Artothèque, Espaces d’art contemporain, au centre chorégraphique national de Caen en Normandie ainsi qu’au Tetris au Havre et à l’auditorium du musée des Beaux-Arts de Rouen à l’invitation de l’Institut National des Sciences Appliquées.

Ce qui définit aujourd’hui l’art des nouveaux médias, ce n’est pas les "médias" qui le constituent, mais plutôt sa manière spécifique d’être contemporain, son examen minutieux de ce qui constitue notre présent, ce présent que les médias influencent au plus haut point. (...) Quant à savoir de quels "médias" il s’agit, la question a de moins en moins de sens. En d’autres termes, l’art des nouveaux médias n’est plus une catégorie formelle ou un genre comme il était autrefois considéré, surtout dans les années 1990. (...) Il se définit plutôt comme cet art qui livre un examen approfondi du monde qui nous entoure et de ce qui le constitue, de ce monde qui est de plus en plus tributaire des médias et des nouvelles technologies.

Inke Arns, Media Art Undone, table ronde à la transmediale07, Berlin, 3 février 2007.

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Capitaine futur et la supernature

Publié le 23 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

Capitaine futur et la supernature

Exposition
Du 4 avril au 15 juillet 2018

Explorateur au long cours, Capitaine futur appareille le Capsulo, son vaisseau rebondissant, pour partir à l'aventure. Après avoir plongé dans les profondeurs de l'écran, il s'engage maintenant dans la traversée d’un paysage supernaturel où machines, êtres vivants et villes se complètent, se confrontent et se confondent.

Capitaine futur découvre les immensités nouvelles de cette techno-écologie et sa fantastique biodiversité; ici s'entremêlent jungles d'informations, végétaux en super-matériaux, animaux à roulettes, là se métamorphosent fleurs timides, nuages connectés et logiciels sauvages encore non-répertoriés. Mouvant, cet espace s'avère propice aux existences fluides, à la prolifération d’énergies grouillantes et à l'éclosion d'horizons qui dissimulent des perspectives secrètes. En l’arpentant, Capitaine futur reconfigure ses connaissances sur le monde ; il avance, parfois à tâtons, parfois à la vitesse électronique, dans ce territoire en devenir où l'infini des possibles s'étend à perte de vue.

Commissariat et programmation de l'exposition : Jos Auzende

SONIC JUNGLE  par Florian Dussopt [FR]
La forêt de lianes cybernétiques 
Dans le cadre du projet de coopération européenne Les Voyages de Capitaine futur

THE EDGE OF CHAOS par Vasilija Abramovic, Ruairi Glynn & Bas Overvelde,
Interactive Architecture Lab [UK], AMOLF [NL] & Studio Overvelde [NL]
La clairière mathématique 
Dans le cadre du projet de coopération européenne Les Voyages de Capitaine futur

THE TIMID WILDERNESS par Miranda Moss en collaboration Martin Wilson (développement de l’intelligence artificielle) [ZA]
La roseraie électronique 
Dans le cadre du projet de coopération européenne Les Voyages de Capitaine futur

DEEP IN THE SHADOW par Philippe Beau et Clément Debailleul [FR] avec l’aide technique d’Antoine Meisonier
La grotte au bord des ténèbres 

MECHANE par Chevalvert (Stéphane Buellet, Arnaud Juracek, Julia Puyo Calvo, Bloc D et Julien Gerber) [FR]
L’étrange vallée

FLUID STRUCTURES 360° par Vincent Houzé [FR]
Le déferlement incessant 

MOSSPHONE par Vanessa Lorenzo [ES-SZ]
Le tapis vert moussu 
Avec la collaboration d'Aquaphyte

AURELIA 1+HZ / Proto Viva Generator par Robertina Šebjanič et Slavko Glamočanin [SI]
Les médusantes abysses
Avec le soutien de l’Aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée et de l’Aquarium du Trocadero

CAIRNS par Studio Bruyant & Victoria Roussel [FR]
La faille transformante 

SUPERLAITUE par Thomas Suire [FR]
Avec l’aide technique de Studio Bruyant
La salade agitée du bocage 

SUR LA PLAGE ABANDONNÉE par Léa Portier [FR]
Avec le soutien technique de Vincent Bonnefille
La baie des coquillages amoureux 

VESSELS par Sofian Audry, Stephen Kelly & Samuel St Aubin [CA]
L’étang des nénuphars rétroéclairés

X par Joseph Callioni [FR]
Le pas des étincelles 

Y par Joseph Callioni & Cyprien Nozières [FR]
L’arbre aux anibrides 

Z par Joseph Callioni & Cyprien Nozières [FR]
La gorge des chimères 

PARURE par Camping Design (David Valy & Annelise Cochet) [FR]
La cave aux équipements 

CAPSULO par Eric Benqué [FR]
Une des neuf formes du Capsulo Création

TABLEAU DE BORD par Eric Benqué [FR]
L’étendue du paysage 

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Des fictions qui changent le monde

Publié le 22 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Des fictions qui changent le monde

Session #07 — Des fictions qui changent le monde (Table ronde)
Mardi 24 Avr 2018 @ La Gaîté Lyrique
19:00-21:00 Séance du Design Fiction Club
21:00-22:00 Bière-Fiction (meetup)
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Vidéo #06 (bientôt en ligne)
Event #06: https://www.facebook.com/events/442308719524059/
Page Gaîté #07 : https://gaite-lyrique.net/design-fiction-club-7
[ https://www.facebook.com/groups/designfictionclub/ ]

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La séance de mars explorait les paradoxes et zones de recouvrements existantes entre la portée critique du design fiction et l'un des pistons du système économique actuel – le marketing. Elle prolongeait un débat amorcé en ligne (1), puis continué en scène (2). Or, les visions inquiètes d’un futur dystopique orchestrées par le design fiction, ne proposent-elles pas un déplacement hypnotique et sans échappatoire du présent ? Ne participent-elles pas, ainsi, à renforcer des discours et des pratiques hégémoniques (technophiles, productivistes, anthropo-centrées, etc.) ? 
(1) http://www.facebook.com/groups/designfictionclub/permalink/184139072315295/
(2) http://up-conferences.fr/evenement/quand-fiction-libere-innovation

Afin de dépasser le sujet abordé le mois dernier, cette séance ne propose pas d'explorer de possibles fictions « futuristes » cantonnées dans les limites mortifères du capitalisme globalisé et digitalisé. Nous explorerons au contraire l'hypothèse suivante : celle de présents en puissance, « toujours-déjà-là », à actualiser comme autant de « fictions qui changent le monde » (Haraway), d'autres histoires de pouvoirs, d'autres dispositifs, d'autres récits. Non pas pour anticiper un futur funeste mais pour révéler et briser l'incantation performative du "There Is No Alternative", et rappeler que « n’importe qui peut faire le travail de magie, qui change la vie et renouvelle le monde, magie qui est l'art de changer la conscience à volonté » (Starhawk).


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Table ronde :
Organisation et médiation de la séance par Tiphaine Kazi-Tani (École Supérieure d'Art et de design-Saint-Étienne) et Max Mollon (Design Fiction Club)
Participant.e.s = Lucile Olympe Haute (Reclaiming France / Unîmes / EnsadLab), Camille Lamy (Laboratoire Sauvage Désorceler La Finance / CyDRe), Fabrice Sabatier (Laboratoire Sauvage Désorceler La Finance / ULB / ERG).


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Design Fiction Club :
Le Design Fiction Club est le rendez-vous mensuel de la Gaîté Lyrique proposé par Max Mollon et ses invité.e.s pour se rassembler, découvrir, penser et pratiquer le Design Fiction – cette démarche de design qui questionne notre monde en montrant comment celui-ci peut changer. Les trois premières séances constitueront les escales d'un voyage initiatique et auto-critique vers les profondeurs du Design Fiction.

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