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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Murmures urbains

Publié le 17 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Murmures urbains

Murmures urbains est une fiction émergente bâtie sur le principe de post-narration. En amorce, un dispositif de mise en scène utilisant des mobiles crée les conditions d’éclosions de multiples situations dans l’espace public. Dans un deuxième temps, les traces et témoignages issus de ces expériences sont collectés dans un espace scénique. En épilogue ces parcours et récits sont présentés au sein d’un espace d’exposition.

Le projet est basé sur le dispositif web « média situé » permettant de délivrer des médias sonores via un Smartphone en fonction de contraintes multiples combinables. Avec ce dispositif, l’équipe de Orbe explore de nouvelles écritures autour de protocoles individuels et collectifs. Ces protocoles génèrent des trajectoires inédites, des situations de performance, des cartographies transverses...

Murmures urbains prend la forme d’un atelier structuré par étapes. Chacune de ces étapes est l’occasion de travailler une dimension spécifique : l’enquête, l’écriture ou la mise en scène.

Lors de cette démarche, nous invitons différents complices dans le processus : un café, un libraire, une compagnie de coursier, un fleuriste, un kiosque à journaux... L’expérience permet ainsi la découverte des coulisses de la cité, des dimensions insoupçonnées même par ses habitants. Les spectateurs se voient proposer des missions qui, s'ils les acceptent, feront d’eux des acteurs de ce récit vivant !

 

Inscrivez-vous dès maintenant dans le calendrier grâce au lien ci-dessous.

 

A Chalon dans la Rue,

Les 24, 25 et 26 juillet 2015, Murmures urbains est présenté dans la programmation IN du festival Chalon dans la Rue.

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MCD#78 – LA CONJURATION DES DRONES

Publié le 16 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

MCD#78 – LA CONJURATION DES DRONES

L’année du drone… Survols concertés des centrales nucléaires françaises. Projets improbables de livraison à domicile. Jouets pour adultes redécouvrant les joies de la radio-commande. Prise de vues contrevenant aux « 10 commandements du drone » récemment édictés par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). Guerre invisible et assassinats pas toujours ciblés aux confins du Moyen-Orient… 2015 restera marquée par ces « drôles » d’engins qui vrombissent au-dessus de nos têtes. Une menace qui est loin d’être fantôme et contre laquelle il faudra peut-être se résoudre à porter les vêtements anti-détection créés par Adam Harvey pour y échapper.

Le paradoxe du drone… Pour certains talibans, les Américains se déshonorent en ne leur envoyant pas de vrais combattants, en chair et en os. Une critique qui rejoint celles de certains « vétérans » de l’armée américaine qui se sont indignés que les opérateurs qui pilotent confortablement et à très très bonne distance (10000 km) le bien nommé drone Predator puissent être, eux aussi, décorés pour leurs faits d’armes comme s’ils étaient présents physiquement sur le théâtre des opérations… Dieu que la guerre était jolie avant l’arrivée des robots… Cette anecdote est riche en (r)enseignements sur la nature et la réalité de cette nouvelle façon de faire la guerre, de pratiquer une « chasse à l’homme » en toute impunité et avec ubiquité.

 

L’art du drone… Comment de tels engins de mort peuvent-ils devenir objets d’art? La réponse tient peut-être en une scène du film Interstellar. Une séquence que l’on peut considérer comme un petit apologue audio-visuel. Celle où le drone indien est apprivoisé comme un oiseau, pour le ramener sur terre… et lui donner « un usage socialement responsable ». On pourrait ajouter, un « usage artistiquement compatible »…

Et à la suite de Grégoire Chamayou, invoquer Walter Benjamin pour qui la technique, aujourd’hui asservie à des fins mortifères, peut retrouver ses potentialités émancipatrices en renouant avec l’aspiration ludique et esthétique qui l’anime secrètement (p. 116, Théorie du drone, La Fabrique, 2013).

 

Girls drone… Changer d’intention envers les drones en démilitarisant notre regard. Remettre de l’art dans la guerre, de l’humain à l’écran, du désir dans la machine, de l’animal sur la photographie… C’est exactement ce que nous invitent à faire Agnès de Cayeux et Marie Lechner – rédactrices invitées à qui MCD a proposé d’explorer cette thématique. En observant les usages du drone dans une perspective historique, sociologique et artistique, elles nous en proposent une lecture plus ouverte, moins « virile ». Rappelons que l’acronyme des militaires pour désigner les drones à long rayon d’action n’est autre que MALE (i.e. Moyenne Altitude, Longue Endurance)…

Drone d’histoire… Nous reprenons également de la hauteur, de la distance, du champ. Dans ce numéro comme dans les suivants, hors dossier thématique, nous focalisons de nouveau notre regard sur l’actualité de l’art numérique, de la culture digitale et des musiques électroniques. Portraits, comptes-rendus d’événements, analyses transversales, chroniques… Autant de retours d’expérience et de lignes de front qui enrichissent cette nouvelle formule de MCD. Bon (sur)vol…

 

Laurent Diouf  - Rédacteur en chef

Anne-Cécile Worms  - Directrice de la Rédaction

 

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Arts numériques et espace public

Publié le 15 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans appel à projets

Arts numériques et espace public

Culture & Coopération lance l’Appel à projets permanent « Arts numériques et espace 
public » à Saint-Etienne.

Cet appel à projets a pour objectif de favoriser la création et la diffusion d’œuvres numériques sur le territoire de l’agglomération de Saint-Etienne, contribuant à la création d’une intelligence collective et témoignant de formes de coopération innovantes (trans-sectorielles, disciplinaires, géographiques...).

 

Objet de l'appel à projets : Arts Numériques

L’œuvre proposée peut prendre toute forme imaginable : spectacle, performance, installation, dispositif, œuvre virtuelle... Les thèmes développés sont libres et peuvent porter sur l'interactivité, la générativité, les réseaux, l'environnement, les libertés publiques… Ces dispositifs peuvent être matériels ou virtuels, doivent explorer les spécificités des outils numériques dans l’Art. Les artistes de toutes nationalités sont invités à participer.

Thématiques : Activation de l’espace public

Cet appel à projet s’adresse à tout artiste, collectif d’artistes, ou porteur de projet, quelle qu’en soit la provenance géographique, souhaitant créer et diffuser une œuvre s’inscrivant ou questionnant l’espace public. L’œuvre ou le processus de création doivent avoir pour vocation d’activer, de faire vivre cet espace public en faisant appel à ses usagers, en les incluant en tant qu’acteurs de la Cité.

Innovation

L’œuvre devra traverser ou associer dans un temps du processus de création un ou plusieurs acteurs de l'innovation du territoire (recherche, innovation technique, sociale) et/ou s’inscrire dans le Quartier Créatif Manufacture. Ces enjeux s'inscrivent dans le contexte d'un territoire qui dispose de ressources denses : vitalité des acteurs socio-culturels, tissu important de TPE-PME, enseignement supérieur. L'appel à projets doit s'appuyer sur ces ressources et contribuer à les mettre en lumière.

 

Appel à projets Arts Numériques et Espace public, Culture & Coopération

Modalités : Type des projets

Il peut s’agir d’un projet en phase de recherche, de production, ou de diffusion. L'accompagnement apporté au projet sera construit sur mesure en fonction des besoins de l'équipe artistique et des ressources sur le territoire. Le processus d'appel à projets est susceptible de permettre à un groupe artistique d'être accompagné d'un bout à l'autre de sa création.

Le projet pourra bénéficier de :

 La prise en charge des coûts de création et/ou de diffusion ;

 L'accueil sur le territoire (hébergement, transports...) ;

 La mise à disposition de compétences et matériels ;

 L'accompagnement dans la mise en œuvre des partenariats avec les acteurs de l’innovation, les usagers, les espaces ;

 Une communication publique et professionnelle, la médiation autour de la création.

 

International: tout projet intégrant une dimension internationale recevra une attention particulière

et pourra bénéficier d’une aide à la recherche de financements européens.

 

Les artistes s’engagent à assurer :

 Une présentation publique de l'œuvre ;

 Un temps de médiation durant la résidence / le processus, à définir ensemble;

 La documentation libre et ouverte de leur travail autant que possible ;

 Ils s’engagent à citer le soutien du dispositif et de ses partenaires dans leurs communications futures.

 

Procédure de sélection

Cet appel à projets est à caractère permanent. L’instruction des projets déposés est organisée de manière régulière, les candidatures peuvent donc être adressées à tout moment. Les projets font l'objet d'une sélection en trois temps, garantissant leur pertinence sur le territoire et la mise en place d'un accompagnement sur-mesure. Un comité de sélection indépendant de Culture & Coopération et constitué de partenaires et artistes est en charge de la sélection des différents dossiers.

 

Le dossier de candidature et le détail de l’appel à projet sont sur le lien ci-dessous:

http://culture-cooperation.org/les-projets/arts-numeriques/

Dossiers de candidature en pré-sélection à envoyer avant le 11 septembre 2015.

 

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LES ARTISANS D’UN MONDE MEILLEUR (?)

Publié le 13 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

LES ARTISANS D’UN MONDE MEILLEUR (?)

ROBOTICIENS, TRANSHUMANISTES, MAKERS, ils misent sur la technologie et l'économie collaborative pour améliorer la condition humaine. Mais qui sont ces nouveaux humanistes et comment envisagent-ils notre avenir ? Décryptage...

Disponible à partir du 3 juillet en kiosque

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Un dimanche, une pin-up #136

Publié le 12 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Scarlett (Venetica)

Scarlett (Venetica)

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1015 - 2015 : La cathédrale de toute éternité

Publié le 12 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans son et lumière

1015 - 2015 : La cathédrale de toute éternité

Du 04/07/2015 au 20/09/2015 à partir de 22h00

 

"1015 - 2015 : La cathédrale de toute éternité" est un spectacle exceptionnel !

 

Créé par Skertzò, le metteur en scène des territoires fantastiques, ce spectacle propose aux spectateurs un voyage époustouflant dans le temps. Une vision nouvelle de la cathédrale s’offre au spectateur : une cathédrale de dentelle et de lumière.

Sur la façade occidentale, un procédé de projection dont Skertzò a le secret donne l’illusion que la couleur qui ornait autrefois les sculptures est réapparue, le temps de l’obscurité…

Un jeu subtil d’ombres et de lumières qui permet de faire disparaître et réapparaître à souhait les détails de la façade. Le spectacle met en scène le gigantisme de l’édifice et insuffle la vie à ce véritable vaisseau de pierre sur la façade sud de la cathédrale. La musique résonne, la statuaire s’anime, les détails apparaissent et l’Histoire défile.

D’un coup de maître, la cathédrale prend vie au cours de ce spectacle spécialement créé pour cet événement.

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L’Atypique trouble

Publié le 11 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans appel à projets

L’Atypique trouble
APPEL A PROJETS

L’Atypique trouble

TRAVERSE VIDÉO 2016
19 ème édition – Mars 2016 à Toulouse

 

Voir c’est reconnaître et reconnaître rassure. Le « comme » reste actif dans les approches et critiques de l’art. Une telle approche continue à croire en la transparence de la compréhension et au dépliage total d’une œuvre, d’un récit.
L’expérimental par définition s’éloigne de l’obéissance aux codes et aux formats. Il refuse de suivre le type, l’étalon, le modèle et par là-même, il rue dans les brancards de l’habitude en faisant preuve des potentialités de l’esprit, de ses capacités à ne pas se restreindre à l’invention, à la nouveauté pour la nouveauté, complice inversé du « comme »; il préfère provoquer l’advention- ce qui advient.
Et puisqu’il se plaît à l’étrangeté, à l’atypique, et le pratique, il reçoit encore des soupçons sur sa légitimité. L’autre effraie, l’atypique trouble.
La formule d’emblée perturbe l’unicité de sa lecture : l’atypique- comme sujet- trouble celui qui le croise/ l’atypique- comme noyau nominal, comme nom- est trouble car il démonte l’attente.
Une telle association sait qu’elle réveille notre mémoire vers le das Unheimliche freudien et sa traduction, L’inquiétante étrangeté. En effet, un adjectif substantivé, dont le préfixe Un exprime la privation, et l’adjectif heimlich /familier, fondé sur la base heim, partagée par dans de nombreux termes comme daheim : à la maison, proche de l’anglais at home ; die Heimat : le pays natal, la terre-mère, etc. Cela devrait se dire dès lors : le non-familier, « l’étrange familier », l’étrange qui devient précisément inquiétant parce qu’il surgit au sein du familier.
L’atypique lie, aussi, le si proche et le si lointain, lui aussi inquiète devant ce qui « se rattache aux choses connues depuis longtemps et de tout temps familières ».
Et il nous plaît de considérer comme un hommage discret à la notion d’atypique, à ce qui fait trouble, qu’à l’échelle la plus élémentaire du monde des particules, la physique ait choisi comme nom de l’un des quarks, le terme d’étrangeté.
Est en revanche, incontestable que c’est un ferment de la littérature, comme du cinéma et désormais des séries télévisuelles. Le fantastique recherche l’irruption de l’irrationnel dans le réel, il produit ce trouble devant l’étrangeté, devant le Horla – autre association inconcevable : le hors et le là ensemble.
L’expérimental met à l’épreuve les points de repère, les limites s’y brouillent. Cependant retenue comme thématique, la proposition : L’Atypique trouble, attend des propositions qui quêtent l’étrange sous l’habituel ; qui débordent le témoignage fût-il plastique ; qui se risquent à « adventer » des mondes. Qui reconnaissent comme première, cette capacité de l’expérimental à être autre voire bizarre ou simplement « différent ».
En 2015, comme pour chacune de ses éditions, en prémices, puisque encore et toujours, s’est entendue cette appréciation de différence, Traverse Vidéo a programmé, des œuvres y répondant, ainsi J’ai un problème avec France Gall de Boris du Boullay et deux opus de Natalie Plaskura, en installation au Goethe Institut : Intrusion et Faint… dont vient le visuel de cet appel d’œuvre ; il atteste de notre projet.
Traverse Vidéo programme films expérimentaux, Art vidéo, installations, performances et photographie plasticienne. 
Un formulaire d’inscription spécifique au médium est à imprimer (disponible ci-dessous), il indique les conditions à suivre obligatoirement pour participer à la sélection.
En espérant de nombreuses réponses, nous recevrons vos propositions jusqu’au jeudi 15 octobre 2015 inclus.

 

Bulletin d'inscription au lien ci-dessous

 

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Vitrines sur l'Art 7ème édition

Publié le 10 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement

Vitrines sur l'Art 7ème édition

Du 2 juillet au 29 juillet 2015.

18 institutions, 24 artistes, 22 vitrines au coeur de vos villes.


Pour la 7ème année consécutive, les Galeries Lafayette présent l'évènement Vitrines sur l'Art, du 2 au 29 juillet 2015 dans cinq villes de France, à Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse. Au total, 18 institutions culturelles et musées sont invités à investir les vitrines de ces magasins. Cette année, la région est mise à l'honneur, à travers cinq villes qui proposent une offre culturelle riche et innovante. Pour cette nouvelle édition, en écho à leur prpre programmation, chacune des institutions s'associe à un artiste qui présente une oeuvre ou une installation inédite pour leurs vitrines.


Avec Vitrines sur l'Art, les Galeries Lafayette affirment à nouveau leur rôle de médiation entre la création et le grand public. Grâce aux oeuvres des 24 artistes représentés, les vitrines des Galeries Lafayette proposeront une vision panoramique de l'offre culturelle de ces cinq villes
 

 

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Infinity Mirrored Room - Dots Obsession

Publié le 9 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Infinity Mirrored Room - Dots Obsession

Yayoi Kusama

Du 10 juillet au 30 octobre 2015

 Vernissage le vendredi 10 juillet à 18h30

Au Centre d'art Le Lait, Albi (81)

 

C’est en regard de l’exposition d’ORLAN, autre grande figure d’un art engagé et corporel, que les Abattoirs - Frac Midi-Pyrénées s‘associent avec le Centre d’art le Lait pour installer l'œuvre Infinity Mirrored Room - Dots Obsession de Yayoi Kusama aux Moulins Albigeois.

En 1998, le musée des Abattoirs, dont l’ouverture est alors imminente, crée l’événement en présentant pour la première fois en France l’artiste japonaise Yayoi Kusama (Matsumoto, Japon, 1929). Elle crée pour l’exposition "Organic" (Palais des arts à Toulouse) une œuvre monumentale et jubilatoire : Infinity Mirrored Room - Dots Obsession. Cette œuvre entrera dans les collections des Abattoirs - Frac Midi-Pyrénées en 1999. Elle sera exposée à nouveau dans la rétrospective que le musée consacrera à l’artiste en 2002.

L'œuvre est composée de miroirs et de "molécules" gonflées en suspens dans l’espace, dans un monde clos. Le reflet infini des miroirs, l’obsession des points appliqués sur des ballons aux formes organiques et de couleur rouge, troublent, fascinent et perturbent notre perception.

Proposée par le Lait, l’exposition "Temps variable et baisers de Méduse" d’ORLAN (Saint-Étienne, 1947) est une sélection inédite des vidéos de l’artiste, des années 1970 à aujourd’hui, qui traite des grandes questions de société par son corps même. Une œuvre nouvellement produite revisite son vocabulaire artistique sous la forme d’un jeu vidéo et propulse l’action dans le monde virtuel.

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Les images intranquilles

Publié le 8 Juillet 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Les images intranquilles

D’où provient ce sentiment d’inquiétante étrangeté que produisent les œuvres de Valérie Belin, ces images si nettes qu’elles nous troublent ? Le Centre Pompidou expose une trentaine d’entre elles. La Galerie du musée présente à cette occasion la toute dernière série inédite de l’artiste. Entretien.

 

Propos recueillis par Clément Chéroux, conservateur au Musée national d’art moderne

Clément Chéroux - Pourquoi avoir choisi la photographie pour construire votre œuvre ? 
Valérie Belin -
 J’ai commencé à faire mes premières photographies vers 1984. Cette époque était encore très marquée par l’art « conceptuel ». L’art minimal américain a aussi fait partie de mes premières influences. Pourquoi la photographie ? Peut-être pour cette faculté d’être en prise directe avec le réel au travers d’une expérience. Cette facilité à obtenir immédiatement un résultat visible. Je me suis alors intéressée aux « choses », et à leur manifestation au travers de ce processus d’objectivisation qu’est la photographie. Il m’est apparu qu’il existait une sorte de symbiose entre l’essence purement lumineuse des objets que je photographiais et la nature du medium. La « caméra » est devenue l’outil que j’ai utilisé.

 

CC - Une nouvelle série présentée pour la première fois dans cette exposition revient au thème des mannequins. Pourquoi cette fascination ? 
VB -
 J’ai réalisé une première série de photographies de mannequins de vitrine en 2003, après avoir photographié de véritables « modèles » en 2001. J’ai fait ces « portraits » pour atteindre une sorte d’équivalence. Dans mes photographies, les mannequins de cire sont aussi vivants que les modèles ; c’est ce paradoxe de la représentation que j’ai cherché à atteindre. Le mannequin est un être parfait, ambigu ; il provoque un trouble de la représentation. Je suis fascinée par la notion d’animé et d’inanimé. J’ai repris cette thématique dans ma dernière série de photographies, mais en utilisant d’autres artifices de la représentation, par l’usage d’un motif ou d’un décor, afin d’introduire un effet de plus grande « humanité ».

 

CC - Comment expliquez-vous l’effet d’inquiétante étrangeté que produisent souvent vos images ? 
VB -
 Cette notion « d’inquiétante étrangeté », qui est à l’œuvre dans mes photographies, est un concept très présent dans la littérature romantique allemande du 19e siècle ; c’est aussi devenu un concept freudien. Ce sentiment irrationnel peut survenir, par exemple, par le doute suscité « soit par un objet apparemment animé dont on se demande s’il s’agit réellement d’un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s’il ne pourrait pas s’animer ». C’est ce paradoxe que je mets à l’œuvre. Ce malaise survient dans ce moment de doute où l’on pense apercevoir un autre que soi-même dans le reflet de la vitre ou du miroir. La photographie peut être ce miroir tendu dans lequel on ne se reconnaît pas.

 

Valérie Belin

Les images intranquilles

Expositions

24 juin 2015 - 14 septembre 2015

de 11h00 à 21h00
Musée - Niveau 4 - Galerie d'art graphique - Centre Pompidou, Paris

14€, TR 11€ / Forfait donnant accès à toutes les expositions temporaires et aux collections permanentes du musée

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