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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

L'art interactif en jeu

Publié le 8 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

L'art interactif en jeu

On assiste depuis ce début de siècle à l'émergence d'un nouveau type d'art, "l'art numérique", mais connaît-on sa filiation et les motivations qui animent les artistes qui le pratiquent ?
Le livre "L'art interactif en jeu" retrace dans une monographie intime et artistique le parcours sur plus de trente ans de deux créateurs pionniers dans ce domaine, Jean-Robert Sédano et Solveig de Ory.
L'art interactif est un projet humain émancipateur, politique et ludique, dont la raison profonde est la révolte face à l'absurdité et la férocité du monde. Ses racines plongent dans l'enfance quand la construction individuelle passe par l'exploration et le jeu. Dans l'art interactif l'enjeu c’est le jeu !
Ce livre illustré est agrémenté de QR codes à suivre avec votre smartphone qui augmentent le texte de documents audio et vidéo et de surprises visuelles en 3D à découvrir avec les lunettes anaglyphes incluses.

 

Sédano J.-R., 2016, L'art interactif en jeu, Editions Ludicart, 20 euros, 260 pages.

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Université d'été en humanités numériques 2016

Publié le 7 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans formations

Université d'été en humanités numériques 2016

Il n’y a plus de places disponibles pour cette année. Vous pouvez écrire à Diego Pellizzari pour être inscrits sur la liste d'attente.

L’Observatoire de la vie littéraire (OBVIL) de l’Université de Paris-Sorbonne lance du 4 au 9 juillet 2016 la première édition de son Université d’été en humanités numériques.


L’importance croissante du tournant numérique a affecté profondément les sciences humaines : il a modifié la nature et les modalités de construction des savoirs, fait émerger de nouvelles méthodes d’analyse – empiriques et quantitatives –, et transformé les procédés didactiques et les pratiques de recherche. Dans le prolongement des activités qu'il mène depuis quatre ans en humanités numériques, le labex OBVIL propose une semaine de formation destinée aux étudiants (en priorité ceux inscrits en master 2 recherche ou en doctorat) et aux chercheurs. Le programme de cette année s’intéressera principalement à la poésie, au théâtre, au roman et à la critique en présentant l’état de l’art des différents concepts et instruments qui peuvent être mis en œuvre pour interroger les textes. Les ateliers se dérouleront en salle informatique, afin de construire les notions par des manipulations pratiques.


La semaine commencera par une initiation à l’édition électronique (XML, TEI), envisagée, au-delà d'une simple visée de publication, comme une manière de constituer un corpus de recherche et une étape préalable à l'analyse numérique. La suite du programme s’articulera autour de la textométrie, discipline mère des études littéraires assistée par ordinateur (une journée sera consacrée au logiciel TXM). Des sessions concerneront d’autres approches informatiques, destinées à répondre à des problèmes littéraires spécifiques : détection de citations (Phoebus), génétique des textes (Medite), alignement de traductions, dramaturgie électronique, classification automatique (Iramuteq). Une matinée, enfin, sera consacrée aux projets personnels des participants : chacun sera invité à apporter son propre corpus et pourra discuter avec l'équipe des enseignants afin de définir les outils les plus pertinents pour l'étudier.
Tarifs : 400 euros / gratuit pour les étudiants de Paris-Sorbonne.


Formulaire de candidature à remplir avant le 15 mai à minuit


Quelques remarques :
- Aucune compétence particulière en informatique n’est requise. Le nombre de place étant limité, une sélection pourra être effectuée en fonction de la motivation des candidats, de leur CV et de l’intérêt que présentent les humanités numériques pour leurs propres travaux de recherche.
- Un bon niveau de français est nécessaire (niveau C1 minimum).
- Afin de se concentrer sur la méthode, les textes utilisés pour les expériences auront une unité thématique, et concerneront le traitement du mythe de Don Juan dans tous les genres littéraires (par exemple Le Festin de Pierre de Molière, Les Trois Don Juan d'Apollinaire, « Don Juan aux enfers » de Baudelaire, Rousseau contre Molière de Faguet, etc.). Les textes utilisés seront librement téléchargeables, une liste indicative sera fournie aux inscrits.
- La formation se déroulera à la Maison de la recherche de l'Université Paris-Sorbonne (28 rue Serpente – 75006 Paris). Les frais d'inscription ne comprennent ni l'hébergement, ni la restauration. Une liste d'hôtels et de résidences pour étudiants est disponible sur le site de Sorbonne-Universités.
- Les cours auront lieu de 9h30 à 18h le lundi, mardi, jeudi et vendredi, et de 9h30 à 13h le mercredi et le samedi.

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LE VÉCU CORPOREL DE L’ARTISTE

Publié le 6 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans projets

LE VÉCU CORPOREL DE L’ARTISTE

Axe 2 – Chantier 1

Apprendre de son corps et de ses gestes. Une méthode réflexive au Centre National des Arts du Cirque.

 

Coordinateur : Pr. Bernard Andrieu, UFR Staps, laboratoire TEC « Techniques et Enjeux du corps » (EA 3625) de  l’Université Paris Descartes.

 

Contexte et enjeux :

Ce chantier  de recherche est associé aux pédagogies du Centre national des arts du cirque depuis 2013. Il s’inscrit en complément des cours de philosophie sur le corps dispensés au Cnac par Bernard Andrieu. Cette approche donne aux étudiants la maîtrise de notions précises comme celles de schéma corporel, d’énergie ou d’écologie corporelle, de chronogenèse des apprentissages et leur permet de distinguer les différentes mémoires corporelles. Par ce biais, cette démarche initie une nouvelle approche du corps dans l’apprentissage des figures de haute technicité.

 

Les techniques du corps viennent interroger les conditions de l’apprentissage du geste circassien dans le corps vivant et dans le corps vécu. Afin de travailler les concepts d’émersiologie, d’activités conscientes et d’activités pré-réfléchies, Bernard Andrieu a embarqué des caméras Go-Pro sur le corps des acrobates et sur leurs agrès. Ainsi, la distinction entre le geste volontaire et conscient et le geste involontaire et inconscient est immédiatement visible là où une captation classique ne montre que la globalité du mouvement corporel. Les films réalisés et les images issues des ralentis, qui permettent la décomposition au centième de seconde des gestes effectués lors d’une séquence acrobatique, sont ensuite analysés de la manière suivante : tout d’abord en auto-confrontation de l’étudiant(e) circassien(ne) ; puis lors d’un entretien sur le vécu corporel et l’analyse du mouvement conduit par Bernard Andrieu ; enfin, ils sont le support d’une analyse didactique des gestes en présence de l’étudiant et des enseignants référents de la discipline. Cette méthode permet à l’étudiant de prendre conscience de ses mouvements, il peut ainsi distinguer ceux qui relèvent d’une technique apprise et ceux qui trahissent une appréhension.

 

Cette méthode innovante a pour but de développer une culture corporelle pour les étudiants et les professionnels et de contribuer à la prévention des blessures lors de l’apprentissage des figures de haute technicité.

 

La recherche :

Cette recherche se poursuit aujourd’hui en perfectionnant le positionnement de la caméra sur le corps de l’artiste et sur l’agrès et en explorant plus finement les relations entre les partenaires. L’intercorporéité sera ainsi étudiée à différents niveaux : la relation entre l’activité du corps vivant et la conscience du corps vécu, la modélisation informatique des mouvements du corps vivant en-dessous du seuil de conscience du corps vécu, les relations implicites et explicites entre l’enseignant et l’étudiant. On réalisera des entretiens qualitatifs portant sur le degré de conscience des activités corporelles dans les phases d’apprentissage. En outre, une attention accrue sera portée sur l’enseignement des techniques, notamment sur la gestion des erreurs et des blessures. Pour cette dernière, on travaillera aux techniques d’amélioration du geste en décrivant les modalités de la progression technique et de la conscience du mouvement.

 

A partir de 2017, on s’attachera à transférer le protocole et la grille de lecture développés au Cnac vers d’autres disciplines sportives et acrobatiques, mais aussi à d’autres disciplines artistiques, comme la danse ou les arts de la marionnette, dans la continuité du travail effectué par Haruka Okui dans le cadre de son post-doctorat sur le théâtre de marionnettes d’Awaji.

 

Partenaires et collaborateurs :  

CETAPS, Centre d’études des Transformations des Activités Physiques et Sportives (UPRES EA 3832), Université de Rouen
CReSTIC, Centre de Recherche en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (EA 3804), Université de Reims Champagne-Ardenne
GRESPI, Groupe de Recherche En Sciences Pour l’Ingénieur (EA 4694),  Université de Reims Champagne-Ardenne
TEC, Techniques et Enjeux du corps (EA 3625), Université Paris Descartes


 Productions attendues :

Méthode de détection des gestes parasites transférables à diverses pratiques artistiques et  sportives
Publication d’un ouvrage et d’un DVD comprenant images et entretiens avec les étudiants et les enseignants du Cnac.


Calendrier  :

Septembre 2016 : Parution de l’ouvrage sous la direction de Bernard Andrieu et du DVD  : Apprendre de son corps et de ses gestes. Une méthode réflexive au Centre National des Arts du Cirque aux Presses Universitaires de Rouen et du Havre.
7 et 8 octobre 2016 : Colloque international au Cnac « Intercorporeités dans l’art vivant. Les pratiques émersiologiques aujourd’hui (Cirque, performance, arts immersifs) ». CSTI, dans le cadre de la Fête de la science.
2017 : étude de la transposition des travaux sur le geste circassien aux marionnettistes

 

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UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS]

Publié le 5 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS]
Invitée à exposer au Palais de Tokyo, Dineo Seshee Bopape (née en 1981 en Afrique du Sud, vit à Johannesburg) conçoit une installation immersive à partir de l’interprétation de « Feelings » par Nina Simone au Montreux Jazz Festival (1976). Dineo Seshee Bopape interroge à travers des formes de ruines architecturales la saturation des émotions, la dissolution psychique et les contextes socio-politiques desquels elles émergent. Première exposition personnelle de l’artiste en France, « UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS] » réunit un ensemble d’œuvres spécifiquement réalisées pour l’occasion, ainsi que des œuvres de Lachell Workman et de Jabu Arnell.
 
Dans son travail, Dineo Seshee Bopape traite de la mémoire et de l’identité à travers une perspective socio-politique. Ses installations composées de vidéos, de sculptures et d’objets de récupération se déploient dans l’espace, l’envahissent et traduisent la démarche empirique et sensible de l’artiste. Ses combinaisons d’images et d’objets multiplient les récits et les points de vue qu’elle porte sur la société, le genre, la sexualité et l’histoire coloniale.
 
Exposition
Du 23/06/2016 au 11/09/2016
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.
 
Lieu:

Palais de Tokyo

Entre la Tour Eiffel & les Champs Élysées
13, avenue du Président Wilson 75116 Paris
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Accompagner les publics autour d’une exposition d’art numérique

Publié le 4 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans formations

Accompagner les publics autour d’une exposition d’art numérique

11 & 12 juillet 2016

L’objectif de cette formation est de permettre aux professionnels de la culture de saisir de quelles façons les outils numériques ont bousculé les modalités de rapport aux oeuvres. A partir d’une introduction aux esthétiques numériques, les participants pourront découvrir certains des enjeux spécifiques de l’art à l’ère du numérique et de ce que cela implique dans l’accompagnement des publics. Comment faire la médiation d’un dispositif interactif, immersif ou vidéo ? 

Animée par des professionnels de l’art numérique et de l’action culturelle, cette formation sera ponctuée de rencontres avec des oeuvres et des artistes, de discussions avec des producteurs et médiateurs culturels. 

 

Objectifs
- Découvrir l’histoire et le panorama des créations artistiques numériques 
- Se familiariser aux nouvelles esthétiques 
- Construire une médiation pour l’art numérique 
Pré-requis 
- Intérêt pour l’art contemporain et le numérique 
- Connaissances de base en médiation et accompagnement des publics 
Public 
- Professionnels de la culture 
- Médiateurs, chargés d’action culturelle, chargés d’accueil 


Durée 
- 2 journées de 7h 


Effectif 
- 3 minimum, 20 au maximum 


Coût 
- 600 euros par participant pour les 2 jours 

 

Déroulé
Introduction
- Présentation du déroulé des journées 

Origine et histoire de l’art numérique
- Les précurseurs 
- Les grandes périodes et tendances 

Panorama de la création numérique
- Les nouveaux questionnements esthétiques 
- La création numérique contemporaine 
- Présentation d’oeuvres majeures 

Les nouveaux champs de création et de recherche
- Les projets/recherches en cours 
- L’art numérique et l’art contemporain 
- Perspectives d’avenir 

Visite de l’exposition Irisations

Les nouveaux rapports aux publics
- L’interactivité 
- Les installations immersives 
- Les oeuvres vidéo 

Expérimentation directe
- Découverte de l’exposition et écriture d’un dispositif 
- Test des dispositifs et retours collectifs 
- Réflexion sur les différents cas de figure 

 

Outils pédagogiques
- Un dossier ressource 


Pédagogie
- Visite d’exposition 
- Rencontre de professionnels 
- Études de cas concrets 


Evaluation
- Entretien + questionnaire pédagogique préalable 
- Entretien + questionnaire d’évaluation post-formation


Formateurs

Mathieu Vabre, Corentin Touzet 
Commissaire d’exposition et médiateur culturel, l’équipe du pôle transmission de Seconde Nature conçoit des actions de sensibilisation et accompagne les publics aux arts numériques depuis 2007 


CONTACTS
04 42 64 61 02 
formation@secondenature.org 


Seconde Nature
27 Rue du 11 Novembre
13100 Aix-en-Provence

 

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Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"

Publié le 3 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"

Appel à contribution
Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"


Dans le sixième numéro de Quêtes littéraires nous souhaitons interroger la place exceptionnelle qu’occupe dans les œuvres littéraires la notion de l’hybride. Étymologiquement, le terme « hybridité » vient du latin ibrida, « bâtard, de sangs mêlés », devenu hybrida par rapprochement avec le grec ὕβρις, húbris, signifiant « excès, violence, démesure ». Issu du domaine des sciences naturelles, « le terme d’hybridation s’applique à une opération de croisement, dans le but d’exploiter certaines qualités appartenant à des espèces, des races, ou même, dans une acception plus large, à des variétés ou à des individus différents (Encyclopédie Universalis, 2016).
Emprunté très rapidement par les domaines artistiques et littéraires, le processus de l’hybridation perturbe l’interprétation de l’identité des œuvres. Il entraîne un effacement, voire éclatement des frontières qui séparent différentes formes d’expression, en créant ainsi la possibilité de leurs échanges, confrontations, ou, finalement, croisements. Il permet un enrichissement permanent des modes d’expression, un glissement d’un mode à l’autre et, finalement, il provoque la contamination d’une forme pure dont l’existence devient menacée. Or, peut-on encore trouver une forme pure à l’époque où les concepts dominants du paysage littéraire sont ceux de transgression et de subversion ?
Par cette invitation nous espérons, d’un côté, donner un apport intéressant à différentes recherches littéraires qui ont eu et ont toujours lieu dans le cadre des littératures française et francophone et, d’un autre côté, envisager la question dans toute sa diversité.
 
Sans vouloir prétendre à l’exhaustivité, nous proposons quelques axes de recherche :
l’hybridité générique : abolition des genres, les combinaisons/croisements possibles entre poésie, roman, théâtre, reportage, bande dessinée ; 
le dialogisme, la polyphonie : intertextualité, réécriture, exploitation d’un mythe, parodie, pastiche ;
l’hybridité du temps et de l’espace : coexistence, voire union de plusieurs strates temporelles ou/et spatiales ;
 l’hybridité de l’identité : figure du métis, de l’exilé, quête d’une identité morcelée et troublée ;
 l’hybridité picturale, musicale : coexistence au sein d’un même texte de moyens d’expression différents.
 
Calendrier
La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots) est
le 15 juillet 2016, à l’adresse: quetes-litteraires@kul.pl
Les propositions seront examinées par un comité de lecture.
Les auteurs des propositions seront avisés avant le 20 juillet 2016.
Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.
Langue des contributions : français.
Volume : 25 000 signes, notes et espaces compris.
Délai pour l’envoi des articles : le 15 octobre 2016.
 
La publication des contributions est prévue en décembre 2016 dans le cadre de la série Quêtes littéraires initiée par la Chaire des Cultures et Littératures Romanes de l’Institut de Philologie Romane de l’Université Catholique de Lublin Jean-Paul II.

Comité scientifique de la série Quêtes littéraires :
José-Luis Diaz (Université Paris VII)
Gérard Gengembre (Université de Caen)
Georges Jacques (Université Catholique de Louvain-la-Neuve)
Edyta Kociubińska (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Wiesław Malinowski (Uniwersytet im. Adama Mickiewicza, Poznań)
Bertrand Marchal (Université Paris IV)
Paweł Matyaszewski (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Zbigniew Naliwajek (Uniwersytet Warszawski)
Judyta Niedokos (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Daniel Sangsue (Université de Neuchâtel)
Gisèle Séginger (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)
Magdalena Wandzioch (Uniwersytet Śląski)
 
Contact pour envoi des résumés et pour toutes informations :
Rédactrices de la série Quêtes littéraires 
Edyta Kociubińska et Judyta Niedokos 

On a tous...

Un livre qu’on a lu tout petit,
Un poème qui nous accompagne,
Une pièce de théâtre qu’on veut revoir,
Un roman qu’on a jadis abandonné, mais qu’on aime maintenant,
Un personnage qui habite notre mémoire,
Un auteur à qui on aimerait poser quelques questions,
Une quête littéraire à mener...

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FOXP2

Publié le 2 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

FOXP2
Le Palais de Tokyo invite Marguerite Humeau (née en 1986 en France, vit à Londres) à réaliser sa première exposition personnelle d’envergure. À cette occasion, l’artiste propose une expérience physique et sensorielle à travers un ensemble d’oeuvres inédites situées aux frontières de la recherche et de la fiction.
 
Mythes, spéculations et fantasmes sont au coeur de l’oeuvre de Marguerite Humeau. Le développement de chacun de ses projets inclut une phase de recherches approfondies et la collaboration de nombreux spécialistes et scientifiques.
 
Au Palais de Tokyo, Marguerite Humeau rejoue l’origine de la vie et du développement de formes de vies conscientes dans une atmosphère lourde de menaces.
 
Exposition
Du 23/06/2016 au 11/09/2016
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.
 
Lieu:
Palais de Tokyo
Entre la Tour Eiffel & les Champs Élysées
13, avenue du Président Wilson 75116 Paris
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Utopies et formes de vie Mythes projectifs, valeurs-temps, prototypes et matières Hommage à Paolo Fabbri

Publié le 1 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans conférence

Utopies et formes de vie Mythes projectifs, valeurs-temps, prototypes et matières Hommage à Paolo Fabbri

Utopies et formes de vie
Mythes projectifs, valeurs-temps, prototypes et matières
Hommage à Paolo Fabbri

Albi 4-7 juillet, Centre Saint-Amarand
blog : mediationsemiotiques.com
 
Le colloque d’Albi, en 2015, avait posé la question de la durabilité. Poursuivant cette thématique, le XXXVIIe colloque d’Albi voudrait se centrer sur l’importance des mythes projectifs en explorant la relation entre utopies et formes de vie : quelle relation avec le temps ? Quelles implications avec la quête de prototypes et l’anticipation de nouvelles matières ? 
Le colloque est en hommage à Paolo Fabbri à l’occasion du prix décerné au documentaire « La solution radiochat », lauréat du concours audiovisuel de l’ANDRA « Regards sur les déchets radioactifs ». Le synopsis de présentation résume ainsi la proposition de Françoise Bastide et Paolo Fabbri :
 « Pendant les années 80, les projets de stockage souterrain de déchets radioactifs se multiplient et soulèvent la question de la ‘sémiologie nucléaire’. Il faut concevoir un code, un langage durable qui indiquerait la dangerosité de ces sites de stockage destinés à durer des millions d’années. Deux scientifiques proposent alors de créer une race de chats qui changeraient de couleur à proximité de substances radioactives. Aujourd’hui, contre toute attente, le folklore autour de ce projet rocambolesque pourrait bien constituer l’une des pistes les plus intéressantes pour répondre aux enjeux de la sémiologie nucléaire ».
 
***
 
Articulation de la problématique
 
Les mythes, on le sait, sont le véhicule le plus efficace pour transmettre des significations résistantes à l’effacement des codes éphémères des langages humains. Malgré la transformation des supports linguistiques, un récit ou un rite peuvent, par leur impact, être traduits dans d’autres langues traversant ainsi, indemnes, les changements sémio-linguistiques. Or, si rites et récits peuvent se maintenir à travers les mutations des codes, cela est dû à leur ancrage dans les pratiques chargées d’en amplifier et transmettre le sens. Une telle codification, peu sensible au mode sémiotique adopté, est confiée aux pratiques de mythologisation qui ont plus de chances de pérenniser la transmission de l’information.
Le rapport de la mythologie au temps pose pourtant plusieurs ordres de problèmes. Le plus souvent les anthropologues décrivent des mythes relatant les grands événements du passé : grâce aux récits des origines ils reconstruisent les mythes de fondation ; grâce aux récits théogoniques et cosmogoniques ils retracent la vision qu’a une culture de la naissance de ses dieux et de l’univers. Dans la plupart des cas, il s’agit de la narration d’un événement qui a déjà eu lieu et dont, par l’institution de rites, la répétition cultuelle prend en charge la transmission et la mémoire.
A la suite des Mythologiques de Claude Lévi-Strauss, Roland Barthes a  décrypté les petites mythologies du présent. Ciblant la logique des signes efficaces, cette mythologie mineure reste essentielle à la recherche du sens des objets au quotidien. Sous son influence, les sémiologues ont interrogé les idéologies du présent par une opération de signe contraire, celle de la démystification (cf. Eco-Fabbri, Greimas). (Axe 1)
 
*
 
Sur les mythes projectifs
Dans La pensée sauvage, Claude Lévi-Strauss a proposé de distinguer les cultures selon leur gradient thermique, en distinguant les cultures froides et les cultures chaudes. Il attirait ainsi l’attention sur leur rapport au temps : les cultures froides sont fondées sur la temporalité cyclique et alternée du jour et de la nuit ainsi que des saisons ; les cultures chaudes, en revanche, suivent la progression d’un temps linéaire vécu selon l’ordre chronologique. Le plus souvent, dans les sociétés premières, le grand événement a déjà eu lieu et le temps est cyclique. En revanche, les cultures qui conçoivent le temps comme progressif et linéaire accordent leur attention aux événements à venir, dessinant alors des mythes projectifs. On pourrait caractériser les sociétés chaudes par les valeurs-temps attribuées aux objets et aux événements futurs, un trait bien visible dans les phénomènes de mode, comme dans la quête frénétique des prototypes et des tendances. (Axe 2)
Au-delà des mythologies du présent, les récits d’attente de grands événements s’éloignent de la visée rétrospective pour interroger le temps futur. Si, traditionnellement, ces discours se présentaient sous le mode de la divination ou de la prophétie, la modernité y substitue celui de la prédiction et de la prévision. Dans nos sociétés, ce sont le plus souvent les récits scientifiques qui jouent ce rôle de grandes narrations : l’utopie du ‘durable’ ou de la catastrophe de Gaïa annoncent les formes de vie que nous réservent ces deux scénarios alternatifs.
 
*
 
Les utopies au temps de l’anthropocène
Les utopies peuvent être considérées comme une autre création propre aux « cultures chaudes ». Répondant à la logique des mythes projectifs, en tant que formes de vie idéales, elles proposent d’abord de localiser celles-ci dans un autre espace. Relisant Thomas Moore, Louis Marin avait insisté sur la nature géographique des utopies. En tant que « jeu spatial », elles permettent d’explorer, par contraste, un ensemble d’idées concernant les relations sociales, les codes moraux, les systèmes politico-économiques. De l’île de Moore, du phalanstère de Fourier, de la ville transparente de Kurt Kusenberg jusqu’à la colonisation des océans ou de l’espace, la vie autrement et ailleurs est la constante de ces récits.
On peut se demander cependant si notre présent n’est pas en train de produire des dystopies. De fait, l’imaginaire de la colonisation des autres planètes, comme de celle des océans, ne serait que la conséquence de la croissance démographique ; la ville transparente imposant un style de vie sans secrets engendrerait un régime de visibilité totalitaire proche du panopticon de Foucault ; la limitation de la société de la consommation résulterait de la finitude des ressources ; le changement des modes de production et l’invention de nouvelles matières serait une manière de réduire la pollution et la production de déchets. L’utopie des formes de vie ‘durables’ se présenterait ainsi comme une utopie contrainte ou même comme l’inversion de l’utopie tout court, car il faut résister au présent pour préserver un futur soutenable.
Dans « No future. Vive l’avenir » Bruno Latour décrit cette nouvelle vision opposant drastiquement le futur de l’holocène à l’avenir de l’anthropocène. Depuis que l’humanité a la possibilité de déterminer le sort de la planète, depuis l’avènement de l’anthropocène, la perception du futur a changé la manière même de penser l’utopie. Le ‘durable’ nous impose des utopies de repli. Les grandes narrations de la science signalent ce seuil géographique ou temporel dont le dépassement rendrait la catastrophe irréversible. L’avenir laisse alors la place aux formes de vie propres à la résistance. 
La société idéale de Thomas Moore, cette île d’Utopie, pourrait devenir le ‘lieu d’un impossible bien être’. Pour la première fois l’humanité engage sa responsabilité dans la transmission aux générations futures d’un possible non-lieu. Nous sommes alors censés acquérir les compétences pour empêcher la transformation ultime de la planète : de l’observation de la couche d’ozone au contrôle du niveau de la glaciation, de la mesure de la pollution au contrôle des déchets nucléaires, cette vigilance continue implique la quête d’un savoir et d’un pouvoir capables, d’une part, de prévoir et de fixer le seuil de non-retour de l’événement fatal, et d’autre part, de ralentir cette catastrophe ou de l’éloigner.
Les contradictions entre solutions locales et globales abondent. Comment concilier urbanisation et gouvernance globale entre la ville-Etat qui devrait montrer son autosuffisance et l’échelle planétaire des problèmes écologiques ? Comment appréhender le débat inédit d’un parlement élargi à tous les règnes du vivant – l’humain, l’animal et peut-être bientôt les plantes – imposant l’utopie politique d’une assemblée où tous les habitants de la planète auront le droit d’être représentés ? (Axe 3)
 
*

Les discours projectifs
Ce vaste répertoire de récits projectifs, s’il peut être qualifié de « discours de l’attente », conduit à interroger le statut qu’il convient d’accorder à l’événement attendu.
Un des objectifs du colloque est de distinguer les discours projectifs de l’utopie de ceux qui sont, d’un côté, divinatoires et prophétiques et, de l’autre, prévisionnels et prédictifs. Une telle approche des discours pose d’ailleurs la question des projections non réalisées : ces horizons d’attente qui n’ont pas été historiquement attestés donnent lieu à l’explosion d’événements imprévus. La lecture paradigmatique de l’histoire, exercice auquel nous invitait Lotman, devrait tenir compte des futurs contre-factuels (cf. P. Fabbri), incluant les événements équipotentiels du passé qui ne se sont pas réalisés.
 Au-delà du discours scientifique, les petites mythologies du quotidien nous proposent les anticipations particulières des prototypes et des formes de vie qui s’ensuivent, la science-fiction gardant la prérogative de les annoncer (cf. W. Gibson). L’importance accordée aux prototypes ainsi qu’à l’imaginaire de la science-fiction semble relever des anticipations qui s’auto-réalisent. (Axe 4)
 
*

Les utopies de la matière
L’imaginaire des matières proposé par Bachelard accorde un statut particulier aux pâtes, pour leur propriété d’être déformables. Le plastique des années 1950 est en revanche la matière de l’imaginaire dans les Mythologies de Barthes. Une dernière considération sur la matière, peut-être plus actuelle, est celle de « la solution radiochat » proposée par F. Bastide et P. Fabbri.
Le mythe promu par le chat, élu animal totémique du fait des pratiques et du commérage par les réseaux sociaux, s’enracine dans la matière organique du corps. Inscrire l’alerte sur le corps de l’animal, et en faire l’outil de transmission, relève de la manipulation du codage génétique et donc du marquage biologique de la matière vivante. Si le débat sur les relations participatives entre nature et culture, de Descola à Latour, reste ouvert, il faudra questionner également le fondement de l’opposition qui depuis Vernadsky jusqu’à Lotman sépare la biosphère de la sémiosphère. Le recours au codage génétique, l’usage de pratiques rituelles et d’écritures bio-génétiques débouchent sur la fusion entre ce qui relève de la sémiosphère et ce qui est propre à la biosphère. L’écriture des matières organiques, comme l’écriture du génome, conduit à interroger la distinction rassurante entre biologique et culturel.
De plus, outre l’écriture des matières organiques, les nanotechnologies semblent exhiber les caractéristiques du mythe de l’auto-organisation de la matière. Le niveau atteint par les nano-matières pose la question des matières pré-formées. Les conséquences de cette sémiotisation à l’échelle microscopique sont nombreuses et nécessitent une discussion sur les grandes oppositions et les équivalences risquées entre matière atomiques / matières numériques, matières manipulées / matières non-manipulées, matières organiques / matières inorganiques.
Le colloque souhaite explorer la voie d’une sémiotique des matières et revenir, par conséquent, sur la distinction devenue désormais critique entre les masses amorphes pensées au départ par Saussure et Hjelmslev et les masses pré-organisées de ces nouvelles matières. (Axe  5)

 

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Materiable, un nouveau affichage tactile

Publié le 30 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans technologie

Materiable, un nouveau affichage tactile
Le Tangible Media Group, dirigé par le professeur Hiroshi Ishii, explore les Tangible Bits & Radical Atomes deux visions d'aborder la façon transparente  des bits et des atomes en donnant une forme dynamique et physique de ce double monde grâce à l' information numérique.
 
Chaque interface changeante permet de donner des formes physiques à des données numériques afin que les utilisateurs puissent les sentir et les manipuler avec leurs mains et leur corps. Cependant, les objets physiques dans notre vie quotidienne ont non seulement une forme, mais aussi diverses propriétés matérielles. Dans ce projet, nous proposons "Materiable" une technique d'interaction pour représenter les propriétés des matériaux en utilisant des interfaces de formes changeantes. Plus précisément, en intégrant les techniques de sensation multi-modales de haptiques, notre approche construit un modèle perceptif pour les propriétés des matériaux déformables en réponse à la manipulation directe sans retour de force précise.
 
En tant que prototype de preuve de concept, nous avons développé des algorithmes préliminaires de physique en cours d'exécution sur la forme d'affichage à broches. Le système peut créer des propriétés variables en calcul des matériaux déformables qui sont visuellement et physiquement perceptibles. Dans nos expériences, les utilisateurs identifient trois propriétés des matériaux déformables (flexibilité, élasticité et viscosité) grâce à une interaction de contact direct avec l'affichage de la forme et ses mouvements dynamiques.
 
Notre recherche montre que l'évolution des formes d'interfaces peuvent aller au-delà du simple affichage de formes. En effet, l'interaction rendu possible est riche permettant des perceptions des matériaux grâce aux mains et plus généralement le corps tout entier.

 

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Marvel Avengers S.T.A.T.I.O.N.

Publié le 29 Juin 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

Marvel Avengers S.T.A.T.I.O.N.

MISSION

L’exposition MARVEL AVENGERS S.T.A.T.I.O.N. est une expérience immersive sensorielle totale. Cette exposition vous plongera dans le monde des Avengers de Marvel et du S.H.I.E.L.D. afin d'explorer la science qui se cache derrière nos supers-héros favoris, tandis que vous, chères nouvelles recrues, vous vous entraînerez afin d'intégrer l'équipe du S.H.I.E.L.D. et des Avengers.

 

VOTRE MISSION:

Chères recrues, vous devrez explorer et découvrir le monde des Avengers en réalisant des examens détaillés de l’histoire, le profil génétique, la technologie, les missions et les profils individuels de l’équipe des Avengers, notamment Iron Man, Thor, Captain America, Hulk, Black Widow et Hawkeye. Tout au long de l’expérience, vous devrez rassembler de façon interactive des connaissances approfondies sur les membres des Avengers afin d'entrer dans le cercle fermé du réseau d’aide au combat de l’équipe.

Une fois votre période d’essai terminée et évaluée, vous recevrez un diplôme vous permettant d’intégrer le S.H.I.E.L.D. en qualité de membre officiel et vous ferez partie de l’initiative des Avengers.

 

MISSION: AVENGERS S.T.A.T.I.O.N.

LIEU: Esplanade De La Defense, Paris

DATES: du 15 avril au 25 septembre 2016

HORAIRES D’OUVERTURE: 

Du lundi au vendredi : 10h30 - 19h30 (dernière entrée à 18h30)

Samedi, dimanche et jours fériés: 09h30 – 20h00 (dernière entrée à 19h00)

TARIFS

Adultes : 21,99 €
Enfants (-12 ans): 16,99 € 
Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans 
Pack Famille (2 adultes et 2 enfants): 69,99 €
Lundi (hors juillet-août): 18,99 €
Personne handicapée: 18,99 €

 

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