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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Spider Dress, un vêtement interactif

Publié le 18 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste, actualite, technologie

Spider Dress

Spider Dress

Anouk Wipprecht est une novatrice dans le monde de la mode et du design notamment avec son concept de Microcontrollers. Passionnée par le domaine des fashion-tech, elle travaille dans le but de trouver une combinaison équilibrée entre design de mode / ingénieur / sciences, et les interactions possibles entre environnement / corps / vêtement. Elle a créé un ensemble impressionnant de dessins améliorés technologiquement réunissant mode et technologie d'une manière inhabituelle. Elle conçoit des tenus technologiques, composées de systèmes complexes qui tendant vers l’intelligence artificielle et réagissent en mouvement à l’environnement (déplacement, souffle…). Cette véritable création artistique allie exosquelette, haute couture et esthétique futuriste. Beaucoup de ses créations ont été exposé dans ce sens.

Anouk Wipprecht enseigne dans différents pays (Pays-Bas, Los Angeles, San Francisco, Chine, Autriche) la couture électronique, travaillant pour la même occasion avec Black Eyed Peas, SuperBowl, Eurovision. Elle est à l’origine de l’exposition TECHNOSENSUAL, invitant à résidence créateurs de modes et ingénieurs, durant l’été 2012 à Vienne (Autriche). L'exposition présente des vêtements qui allient mode et de la technologie tout en élargissant les possibilités de création de mode contemporaine. Ces textiles intelligents sont équipés de composants électroniques tels que des capteurs et des LED ou sont fabriqués à partir de matériaux innovants et futuristes. L'ingénierie interactive des pièces de l'exposition donne aux visiteurs la chance de découvrir la haute couture de la technologie de première main.

Anouk Wipprecht est actuellement basé à Vienne / Autriche, et se déplace entre Amsterdam (NL) Los Angeles (USA) San Francisco (USA) et à Montréal (CA).

Spider Dress

 

En collaboration avec l'ingénieur Daniel Schatzmayr, Anouk Wipprecht crée une  techno-couture, une robe d'araignée robotique interactive.

Perché sur les épaules du porteur sont animés des membres robotiques qui rampent étrangement autour du corps. Cette robe robotique incite la curiosité des passants tout en dansant pudiquement autour du corps de l'utilisateur. La robe réagit en temps réel à son environnement, protégeant son porteur si quelqu'un s’approche trop vite ou se ferme. Le vêtement devient l’acteur principal se plaçant au premier plan face à son corps-porteur.

Le vêtement interactif  traite du thème l’«espace personnel» et soulève des questionnements tant sur les notions de contrôle que de la vie privée. 

Spider Dress 2.0

Spider Dress 2.0

Spider Dress 2.0

 

La Spider Dress 2.0 a été présenté lors du CES 2014, qui a eu lieu du 6 au janvier 2014, à Las Vegas (Nevada).

La talentueuse designer Anouk Wipprecht, spécialisée dans la couture interactive et l’électronique portatif, conçoit sa Spider Dress 2.0 comme un véritable exosquelette de défense.

Justement appelé la Spider Dress, ce vêtement technologique est une véritable prothèse mécanique animatronique qui répond à des stimuli externes pour défendre l'espace personnel de l'utilisateur. La robe utilise des extensions de capteurs intuitifs: des capteurs de proximité ainsi qu’un capteur de respiration, permettant de définir et de protéger l'espace personnel de l'utilisateur. Approchez-vous du porteur de manière trop agressive et les prothèses mécaniques se déplacent jusqu'à une position d'attaque. Approchez-vous du système de manière calme et la robe ajuste son comportement et vous invite à vous rapprocher avec une succession des mouvements lisses. La robe animatronique / mécatronique construite par imprimante 3D est  activée par la technologie Intel Edison, agissant comme une interface entre le corps et le monde extérieur en utilisant la technologie et le vêtement comme moyen d'interaction.

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APPEL A CANDIDATURES TECH_TANK

Publié le 17 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans appel à participation

 APPEL A CANDIDATURES TECH_TANK

APPEL A CANDIDATURES TECH_TANK

Mirage Open Creative Forum

 

Dans le cadre de son Open Creative Forum, le Mirage Festival en partenariat avec AADN, lance un labora­toire créatif et collaboratif sur l’agglomération lyonnaise et la région
Rhône-Alpes : le Tech_Tank !

 

TECH_TANK c’est quoi?

Un meeting créatif accéléré, sorte d’incubateur où les créatifs en tous genres sont invités à penser et créer ensemble dans une logique d’innovation. Le thème de ce premier Tech_Tank : RESET ALL !

 

TECH_TANK c’est pour qui?

Pour les designers, ingénieurs, makers, vidéastes, programmateurs, bidouilleurs, bricoleurs, développeurs, architectes, graphistes, artistes numériques ou encore plastiques. Bref pas de profil type mais on vous demandera surtout une inventivité à toute épreuve. Les participants seront sélectionnés suite à un appel à candidature au cours duquel ils devront nous démontrer leur créativité ainsi que leurs aptitudes à travailler en équipe dans une logique collaborative.

 

TECH_TANK c’est quand?

Le Tech_Tank se déroule à Lyon pendant le Mirage Festival, du mardi 24 au vendredi 27 février 2015. Suite à ces 3 jours de création, les travaux / œuvres des participants seront montrés lors d’un rendu public le 27 février en clôture du Mirage Open Creative Forum. Ce nouveau programme du festival invitera artistes, professionnels et public sur le temps de l’événement à échanger et partager des expériences autour des notions d’innovation technologique et de création artistique.

 

TECH_TANK comment y participer?

Dans un premier temps, merci de remplir le formulaire afin que nous puissions en savoir d’avantage sur vous ! Chaque candidature sera étudiée minutieusement. Entre 20 et 30 personnes devraient être retenues. Il nous faudra donc faire des choix...

 

FORMULAIRE D’INSCRIPTION : inscrivez vous au lien ci-dessous.

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Un Tune, Festival de Musique et d'Art Aventureux

Publié le 16 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans festivals

Un Tune, Festival de Musique et d'Art Aventureux
Thème - Un Tune

CTM 2015 Thème

Du 23 janvier au 1 février,
Montréal, Berlin/Allemagne.

Grâce à son Tune Un thème, CTM 2015 vise à engager avec les effets corporels directs de fréquences, le son et la musique ainsi que de leurs effets synergiques avec d'autres stimuli sensoriels. Le festival permettra, par conséquent, plus que jamais, le côté exploration aventureuse de la musique et de l'art. L'expérimentation artistique avec les effets affectifs et somatiques de sons et de fréquences ouvre des possibilités de tuning et De-tuning composite qui relie le corps, la matière, l'énergie et (de musique) machines - et d'explorer notre perception.

 

Événements sonores - par exemple des bruits, des sons, de la musique - ne sont pas perçues par l'oreille seul. Leur effet sur le corps humain va au-delà de la stimulation des différents organes sensoriels. Vibrations acoustiques entraver pour et envahissent le corps et ses tissus, et sont traitées non seulement à un niveau conscient, mais aussi inconsciemment, déclenchant des réactions physiologiques et physiques incontrôlables.

Les progrès technologiques nous donnent maintenant les moyens de mieux comprendre et d'explorer ces autres affectes. Cette expérimentation fonctionne entre coordonnées antagonistes tels que le plaisir et le déplaisir, l'autonomisation et l'internalisation des mécanismes de contrôle, de l'expérience personnelle et collective, et de l'expérience de soi comme sujet et objet.

Avec la découverte de l'électricité, l'enregistrement sonore et l'électro-acoustique, le couplage du son et de corps sonore ne sont plus inévitables, mais en même temps le rendue est plus intense que jamais. À l'ère numérique, le son est enfin devenue entièrement autonome, comme un flux pur de l'information. Il est maintenant prête à tout procédé de synthèse, la transformation ou l'analyse sans la participation d'un corps sonore dans le sens conventionnel. En retour, les artistes recherchent, aujourd'hui, de plus en plus  de nouvelles façons de ré-injecter leur propre corps dans la musique électronique, et d'évaluer de nouveaux rôles pour le corps dans le domaine du son.

Dans le même temps, les machines elles-mêmes deviennent partie de notre perception de soi et de la perception de notre environnement. Les distinctions entre les sources sonores naturelles et anthropiques ont progressivement érodé, rejoignant actants humains et non-humains dans une structure: un paysage sonore qui n'est plus purement naturel, ni une simple toile de fond, mais est toujours imprégné par la culture et la technologie.

Afin d'embrasser une telle expérience, la dissolution ou la perte de contrôle sous la forme d'une impuissance temporaire de la position de l'observateur que le sujet d'écoute est nécessaire. Grâce à cette décentralisation nous devenons ouvert à des connexions non-hiérarchiques entre notre entourage  de phénomènes sonores et de permettre des dimensions écologiques d'entrer dans l'étude du potentiel affectif de son.

 

CTM de 2015  Tune Un  thème décale ainsi la mise au point des questions d'importance symbolique et culturelle de la musique à des questions de l'utilisation et les fonctionnalités de son et de la musique que les forces affectives. Quelque part entre la physique et la sémantique culturelles, le thème se déplace de demander "qu'est-ce que la tentative de la musique de dépeindre?" à "quels sont les effets sonores et les fréquences ont sur ​​nous?".

Ce questionnement brouille également davantage la distinction entre le bruit, le son et la musique - un développement graduel qui était sujet à beaucoup de pratique artistique de ces dernières années et des décennies. Afin de mieux saisir ce point de vue plus large, le concept de "sonique" a récemment été proposé, comme une catégorie générale qui transgresse les limites de la comédie musicale et l'acoustique. La communauté de sons, de vibrations, de la lumière, et l'image technique réside dans leur condition égale fréquences de temps critique (Wolfgang Ernst). 

 

CTM 2015 - Un Tune est préoccupé par "Sonic" dans un sens aussi large que possible. Le potentiel affectif de son et la musique est clairement un point focal, mais il ne constitue qu'un aspect d'une enquête sur la distribution, la modulation, et la perception de fréquences. Dans cet esprit, le programme du festival mettra en évidence des concerts et des performances sonores prochaine à des expériences artistiques qui explorent des accouplements ou des échanges entre les expériences auditives, visuelles et tactiles.

Dans le spectre entre les bio-acoustique, des enregistrements de terrain, ambient, scintillement, télépathie, battements binauraux, le biofeedback, la psychoacoustique, néo-psychédélisme, la répétition hypnotique, le bruit et les vibrations sous-basses, Un Tuneprésentera des œuvres d'artistes qui explorent le potentiel affectif de fréquences, le son et la musique, comme de traiter et de perturber le corps humain de façon troublantes et emphatiques. L'interaction entre les systèmes technologiques, des environnements immersifs et pratiques rituelles ouvre des espaces d'expérience que déstabiliser temporairement nos états habituels. Les fluctuations inhabituelles dans l'espace-temps, de nouvelles intensités d'expérience sensorielle, et de nouvelles façons de percevoir créer des situations qui transcendent notre état ​​habituel de l'être, et peut libérer le potentiel émancipateur.

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Code is poetry

Publié le 15 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans conférence

Code is poetry

Data et paramètres

Jeudi 22 Janvier 2015 à 19h19
Data et paramètres : une nouvelle computation aux frontières entre art, architecture et design.
 

Avec Francesco Cingolani, architecte et enseignant

Les avancées des technologies de conception numérique, de la robotique et des technologies de fabrication numérique transforment notre rapport au quotidien. Nos expériences de l'espace et des objets s’en retrouve de plus en plus impactée.

L’approche paramétrique et computationnel à la conception propose des modes de conception alternatifs, une vision procédurale de la création et une nouvelle plasticité. Cette approche est par nature transdisciplinaire et sollicite des domaines différents, tels que la biologie, l'acoustique, l'ingénierie, l'art, etc.

Le plateau média abordera le sujet en deux temps : d'abord en introduisant les notions théoriques et conceptuelles de la computation, puis en présentant une série de projets réalisés ou en développement dans le domaine de l’art, l’architecture et le design.

 
 
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Appel à communication : Imaginaire sériel

Publié le 14 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Appel à communication : Imaginaire sériel

28-29 Mai 2015 : Université Stendhal, Grenoble 3

Ce colloque fait suite à une série de séminaires organisés à l’université Stendhal (octobre 2013 – décembre 2014) et dont l’objectif était de proposer une réflexion sur le rapport entre la série télévisée et le mythe. Ce colloque vise à présent à élargir ce questionnement de façon, d’une part, à interroger l’impact de la sérialité sur notre imaginaire et, d’autre part, à mieux cerner l’imaginaire de la sérialité.

Au-delà des débats idéologiques ou méthodologiques dans les études sur l’imaginaire, un point semble faire l’unanimité : l’imaginaire opérerait essentiellement selon les mécanismes de la répétition. Ainsi, pour ne citer que des exemples emblématiques, Mircea Eliade voit dans la reproduction des archétypes la raison de tout geste humain, Claude Lévi-Strauss souligne l’importance de la récursivité des mythèmes, alors que Gilbert Durand défend le principe de la redondance perfectionnante. En forgeant la notion de l’imaginaire sériel, nous proposons de revenir sur l’étroite solidarité entre, d’une part, cette faculté qui conditionne et organise les va-et-vient riches de sens entre l’expérience et sa représentation et, d’autre part, un mode opératoire qui repose sur la répétition cadencée d’un ou de plusieurs paradigmes, dans un ensemble isolable, déterminé et cohérent, qui permet leur reproduction et leur inflexion. Le concept de la sérialité lié à de l’imaginaire suggère que ce dernier forme un ensemble inachevé, en évolution constante. Dans quelle mesure les mécanismes de la sérialité déterminent-ils le déploiement de l’imaginaire ? Existe-t-il une interdépendance entre les modes de production de l’imaginaire et les pratiques artistiques ? La dernière question est particulièrement délicate dans la mesure où l’on peut difficilement comprendre le fonctionnement de l’imaginaire en dehors de ses manifestations, que ce soit sur le plan artistique, social, culturel ou idéologique. Et sur ce point, c’est en effet le principe de redondance, lié à celui de réseau (images, mythèmes) qui nous permet souvent de savoir si nous avons affaire à un effleurement mythique structuré en profondeur par un certain imaginaire ou à un simple épiphénomène.  Les recherches menées par Patricia Falguières sur la portée philosophique du concept de la reproductivité incitent enfin à interroger l’historicité du phénomène : y a-t-il des époques ou des courants artistiques particulièrement sensibles aux mécanismes de la sérialité ? Quelles seraient alors les raisons de cette prédilection ?

Dans cette perspective, les œuvres d’art sérielles forment naturellement un champ de recherches privilégié, puisqu’elles font de la récursivité et de la redondance un principe de construction. Toute discipline artistique est susceptible de porter un éclairage sur les questions évoquées. Ainsi, pourront être analysées la littérature sérielle tels que les romans-feuilletons ou les cycles de littérature de jeunesse ou de science-fiction, les séries télévisées, la musique sérielle, mais encore les séries dans la bande dessinée, le cinéma, les arts picturaux, la photographie. Pour la raison précisément que le terme de sérialité ne recouvre pas uniment les mêmes phénomènes, les dissonances et les contradictions contribueront à mieux saisir les particularités du déploiement de l’imaginaire, ou des imaginaires, sériel (s). La réflexion se portera prioritairement sur les axes suivants :

·        Le temps et l’espace dans l’imaginaire sériel : Afin de déterminer quel(s) imaginaire(s) la structure sérielle de ces œuvres met en mouvement, la réflexion pourra porter sur le traitement qu’elles proposent de la temporalité et de la spatialité. De fait, par opposition à l’unicité et à la ponctualité, la sérialité favorise l’émergence progressive de significations complexes, chaque terme apportant une configuration nouvelle à un ensemble en perpétuel mouvement. Le pacte de lecture sérielle doterait la sérialité d’une dimension exégétique en donnant à l’observateur (lecteur, spectateur…) l’opportunité d’associer et de réinterpréter ces significations complexes. En effet – pour reprendre la formule de Jauss – la sérialité façonne l’horizon d’attente du destinataire et donc la construction même du temps.

·        L’esthétique fragmentaire et l’imaginaire sériel : Il conviendra également d’étudier l’esthétique fragmentaire propre aux œuvres sérielles, car les poétiques de la discontinuité et de la rhapsodie participent activement de la constitution d’un sens mouvant. Par exemple, l’espace négatif entre chaque case d’une bande dessinée (la gouttière), permet d’anticiper le retour du récit, voire de le fantasmer. L’interstice se profilerait ainsi comme un lieu d’expression tout désigné de l’imaginaire, dans la mesure où le principe de suspension a pour effet d’impliquer l’esprit humain au cœur même du processus créatif.

·        L’imaginaire sériel et l’idéologie : Le retour régulier d’un univers fictif, et donc son inscription dans le calendrier habituel d’une communauté, contribuent, sur le plan de la réception, à une illusion de réalité parfois extrêmement forte. Une attention particulière pourra donc être portée à la puissance mimétique et à l’ambiguïté des modes de représentation de l’imaginaire sériel. La série télévisée Twin Peaks, par exemple, entraîne le public en jouant avec les signes du récit initiatique avant de piéger héros et téléspectateurs dans une contre-initiation interrogeant notre rapport à la réalité et à sa représentation médiatique. Dans quelle mesure, espace privilégié de questionnement des récits, l’imaginaire sériel pourrait-il devenir un espace de domination idéologique ?

·        L’imaginaire sériel et l’économie : L’industrie culturelle pourrait être vue, selon le positionnement critique d’Adorno et Horkheimer, comme une production en série dans la mesure où « la technologie de l’industrie culturelle n’a abouti qu’à la standardisation et à la production en série, sacrifiant tout ce qui faisait la différence entre la logique de l’œuvre et celle du système social » [2]. En suivant cette logique, on pourra penser aux travaux de Walter Benjamin sur « l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », où la production en série transforme l’art en marchandise, en loisir culturel.

·        La matérialité de l’imaginaire sériel : Il conviendra aussi d’envisager la question des supports matériels des œuvres sérielles et des media qui les véhiculent. Si, sans conteste, ces créations sont tributaires des ressources techniques qu’elles mobilisent, il ne faut cependant pas négliger la manière, d’une part, dont l’imaginaire s’empare de ces moyens ni, d’autre part, le rôle dynamique qu’il joue dans leur apparition. Existerait-il, par conséquent, un rapport entre le support et son impact sur l’imaginaire ? Une œuvre picturale sérielle telle que « Les Trente-six vues du Mont Fuji » de Katsushika Hokusai s’imprimerait-elle de la même manière sur l’esprit du spectateur qu’un roman feuilleton ou qu’une série de films ?

Ces axes de travail sont donnés à titre indicatif et toute proposition de communication sera étudiée avec intérêt.

Modalités de soumission

Les propositions de communication en anglais ou en français d’une longueur de 300 à 400 mots, ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique sont à envoyer à l’adresse suivante mythes.seriestv@gmail.com pour le 5 février 2015.

Comité scientifique

  • Isabelle Krzywkowski : Professeur des universités, Université Stendhal, Grenoble 3, directrice du CRI, littératures comparées.
  • Catherine Delmas : Professeur des universités, Université Stendhal, Grenoble 3, directrice du CEMRA et de l’ED Grenoble, littérature anglaise, littérature du Commonwealth.
  • Philippe Walter : professeur émérite de littérature française du Moyen Âge, Université Stendhal, Grenoble 3, mythologie.
  • Hélène Machinal : Professeur des universités, Université de Bretagne Occidentale, Etudes anglophones.
  • Charles Delattre : Maître de conférences, Université Paris-Ouest Nanterre, langues et littératures anciennes, mythologie.
  • Donna Andreolle : Professeur des universités, Université du Havre, cinéma et séries télévisées.
  • Anne Besson : Maître de conférences, Université d'Artois, littératures sérielles.
  • Carlos Carreto : Professeur des universités, Universidade Aberta, Lisbonne, littératures populaires.
  • Patricia Cardoso : Professeur des universités, Universidade Federal do Paraná, Brésil, coordinatrice du Master bilatéral entre l’Universidade Federal do Paraná et l'Université de Lyon 2 Lumière, littérature et cinéma. 
  • Daniella Musso, Docteur CRI
  • Ilona Woronow, Docteur CRI
  • Jonathan Fruoco, Docteur CEMRA/ILCEA4.
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MCD #76 – CHANGER L’ARGENT

Publié le 13 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans magazine, ouvrage

MCD #76 – CHANGER L’ARGENT

La crise économique de nos sociétés globalisées a au moins une conséquence positive : elle pousse citoyens, artistes et activistes à se coltiner la question de l’argent. Trouver des alternatives, inventer de nouvelles formes d’échange et même dépasser la monnaie : Changer l’argentdresse l’état des lieux de cette réappropriation collective, électronique et partagée de l’argent.

La première bulle spéculative de l’histoire de la finance mondiale remonte au XVIIème siècle, on l’a appelée Tulipomanie. En Hollande, le cours du bulbe de tulipe grimpe alors de manière démesurée pour atteindre un point culminant en 1637 : un bulbe vaut alors plus qu’un tableau de Rembrandt… L’origine de cette première crise spéculative (puisqu’évidemment le bulbe et la bulle se sont dégonflées, entraînant une crise économique) est à mettre sur le compte d’une forme d’hystérie spéculative.

L’argent, la valeur, l’échange monétaire… Ces concepts ont pendant longtemps été exclus du champ des nouveaux médias, comme si l’Internet et l’art en réseau s’émancipaient de ces questions, vivaient non pas d’amour et d’eau fraîche mais de silicium et de bits, dans une utopie d’intelligence collective détachée des contraintes économiques. D’un côté, la crise financière mondiale — depuis les subprimes aux États-Unis jusqu’à la dette souveraine en Europe en passant par les économies spéculatives chinoises —, de l’autre, l’émergence de monnaies alternatives cryptées de type bitcoin, ont montré que la mondialisation était elle aussi un moment « idéal » pour une déconnexion entre flux d’argent et flux de personnes et de biens. Les algorithmes qui permettent aujourd’hui une démultiplication de la puissance de calcul de nos ordinateurs ont œuvré à ce même décrochage dans le domaine des marchés financiers. Les flux monétaires spéculatifs vont plus vite que ce qu’humainement l’économie produit. Faute d’avoir contemplé, étudié, pris à bras le corps la question de l’argent, les théoriciens de l’information se sont retrouvés bien attrapés, la crise une fois venue…

Changer l’argent  — We grow money, we eat money, we shit money. Le numéro 76 de MCD observe et vous présente un éventail de propositions, d’actions, de réflexions autour de l’argent à l’ère des réseaux. La tulipe hier, une marchandise fort éloignée de l’idée de devise, l’ail aujourd’hui, brandi joyeusement et furieusement comme valeur d’échange (1) : l’argent pousse et grandit grâce à des initiatives artistiques, hactivistes, alternatives. Le magazine MCD nous a invitées à investir ses pages — une artiste hacktiviste américaine vivant à Paris et travaillant partout sur le Net et dans le monde, Shu Lea Cheang, et la fondatrice du média des cultures hacktives en ligne Poptronics, Annick Rivoire. De Grèce, d’Allemagne, d’Autriche, d’Argentine, du Brésil, d’Afrique, d’Espagne, de Grande-Bretagne… artistes et théoriciens, journalistes et citoyens hacktivistes ont contribué à ce panorama de l’argent à l’ère des réseaux décentralisés. Changer l’argent a été conçu et pensé résolument international, en réseau, et en trois parties.

We grow money (nous cultivons l’argent) étudie des initiatives de monnaies alternatives citoyennes et/ou artistiques, comme la livre Lewes, monnaie locale de cette petite ville anglaise à l’histoire révolutionnaire, comme le Gibling, monnaie de troc d’un collectif punk autrichien ou comme l’Afro, devise virtuelle unique du continent africain. En temps de crise, les réponses sont multiples : les artistes créent des banques, de la monnaie, des citoyens inventent des alternatives aux systèmes institutionnalisés, l’argent prend une autre valeur (on dépense localement, on fait pousser l’argent…).

We eat money (nous mangeons l’argent) propose une société qui fait fi de l’argent, soit parce que le système s’est tout bonnement effondré, comme ce fut le cas en Argentine dans les années 1990, soit que les communautés s’en méfient et construisent des alternatives, comme la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes en France, qui se préoccupe concrètement de défaire l’économisme en cultivant des patates et en moulant de la farine… En Grèce, les banques du temps inventent un autre rapport d’échange, non marchand, de savoirs et compétences depuis la crise de la dette. En Espagne, l’artiste Nüria Güell distribue son précis de désobéissance fiscale. Dans le monde feutré de l’art contemporain, Kate Rich commerce avec son Feral Trade, qui retourne « l’excédent de vacuité de l’art ». En France, les artistes se prennent en main pour évoquer une forme d’Économie solidaire de l’art afin d’améliorer leur situation économique. Une chose est certaine, 2015 et l’expansion du bitcoin signent bien la fin du « tabou de l’argent », comme le proclame l’artiste et activiste Jaromil.

Depuis l’introduction du bitcoin et des monnaies dites alternatives (sans banque centrale ni État souverain), la donne a changé. Alors que nous entrons dans l’ère des banques en réseau et des « alt-coins », ces crypto-monnaies décentralisées, Changer l’argent pose la question de l’avenir post-internet des monnaies. We shit money (au feu l’argent !) pose les questions théoriques, pratiques, politiques, du moment : faut-il encenser le bitcoin, doit-on contrôler l’expansion des monnaies virtuelles, la valeur des transactions virtuelles fait-elle du silicium le nouvel étalon or du XXIème siècle ? Va-t-on vers une société sans régulation monétaire ? L’argent en P2P, le crowdfunding, les crypto-monnaies sont-ils l’avenir de l’économie ? Doit-on aller plus loin, vers une économie zéro, un euro zéro ? L’époque est à la germination des crypto-monnaies open source.
Shu Lea Cheang (rédactrice en chef invitée)
& Annick Rivoire (conseillère éditoriale)

 

 

LES FAUX-MONNAYEURS
Notre rapport à l’argent reste complexe, pour ne pas dire plus… En tout cas de ce côté de l’Atlantique où nous conservons une sorte de pudeur aristocratique quand il s’agit de parler de nos revenus; que l’on soit salarié ou héritier (que le fantôme de Bourdieu sorte aussi de cet édito…).

Par contre, obéissant à la loi d’attraction / répulsion, l’argent est une puissante source de motivation et d’inspiration. Comme le sexe (au hasard), aucun tabou sur le plan de sa représentation et ré-interprétation artistique. Et la crise — en admettant que ce soit bien une crise et non un élément structurel de notre modèle économique — semble aiguillonner l’imagination des artistes.

Comme nous le montre le panorama des initiatives rassemblées par Shu Lea Cheang (rédactrice en chef invitée sur ce numéro), avec les conseils avisés d’Annick Rivoire (poptronics.fr), l’argent n’échappe pas à « la grande transformation » induite par le numérique : dématérialisation, mise en réseau, transparence, ouverture, etc. L’exact opposé de la verticalité et opacité des structures financières qui n’en finissent pas de s’effondrer sous nos yeux ravis…

À l’heure des transactions électroniques, de la célérité des flux monétaires et de l’ubiquité des plateformes bancaires, l’homme semble hors-boucle de cette machine infernale qui génère des krachs 2.0. En parallèle, on assiste donc à l’émergence des premières monnaies virtuelles. Sans que cela soit pour autant la naissance d’une contre-utopie financière à échelle humaine.

Comme le souligne certains intervenants, on y retrouve, bien au contraire, cupidité, spéculation, exploitation… Avec des symboles qui nous renvoie presque à l’âge des cavernes : l’analogie entre les mines d’or et le « minage » des bitcoins est saisissant. Aucun doute, ces monnaies dites virtuelles ne seront pas l’occasion de renouer avec la nostalgie des origines : celle du troc et du don, l’anti-thèse absolue de l’argent.

Il est d’ailleurs assez troublant de constater à quel point les pièces de monnaies tout comme les « faux-billets » émis par des collectifs artistiques ou politiques ressemblent esthétiquement aux devises étatiques et reconduisent le grand jeu entre les libertariens et les libéraux… Ce qui est rassurant, c’est de savoir que les frères de la côte et les travailleurs de la nuit s’occupent régulièrement de leurs tirelires cryptées…

Reste que les alternatives monétaires proposées par les artistes et activistes traduisent des rêves d’affranchissement économique, indiquent d’autres pistes possibles bien qu’incertaines, symbolisent le potentiel apportés par les nouvelles technologies, et obligent néanmoins à repenser des circuits de distribution. En ces temps de disette, matérielle et intellectuelle, c’est déjà beaucoup.

Laurent Diouf (rédacteur en chef / MCD)

Lancement mcd#76 - changer l'argent

We Grow Money, We Eat Money, We Shit Money

Mardi 20 Janvier 2015 à 19h19
Nous sommes entrés dans l'ère de l'expérimentation monétaire partagée : devises communautaires, locales, artistiques, déviantes, crypto-monnaies...

 

Le numéro 76 de MCD, le magazine des cultures digitales, est entièrement consacré à l'argent post-internetet titré «We grow money, We eat money, We shit money» (rédactrice en chef invitée: l'artiste Shu Lea Cheang, assistée par la journaliste Annick Rivoire) et propose 33 visions et textes d'artistes, de théoricienset d'acteurs de l'Internet, qui s'intéressent à la nouvelle situation monétaire. Depuis la crise financière globalisée des subprimes sont apparues des initiatives indépendantes, localisées ou électroniques, artistiques ou associatives qui redéfinissent notre rapport à l'argent. Le bitcoin signe la fin du tabou sur l'argent, le réseau devient la banque de tous et par tous, tandis que les crypto-monnaies ouvrent une alternative aux économies traditionnelles.

A l'occasion de la sortie de ce numéro spécial, MCD invite le groupe Économie solidaire de l'art (@ecosolidaireart), qui propose une nouvelle approche de la rémunération des artistes et des professionnels de l'art en France, à présenter leur démarche et à en discuter pour la première fois en public.

Cette émission sera animée par Xavier Faltot et sera diffusée en direct sur RadioMarais.

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La semaine du son 2015

Publié le 12 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans actualite

La semaine du son 2015

Chaque année depuis 2004, l'association La Semaine du Son organise à Paris une semaine de manifestations autour des problématiques liées au son, selon une approche transversale (médicale, culturelle, industrielle, pédagogique, environnementale, sociologique et économique). La Semaine du Son représente ainsi un réseau national et international de professionnels de tous les secteurs du son et favorise la vulgarisation de leurs savoirs jusque dans les écoles. Le réalisateur Costa-Gavras parraine l'édition 2015 de La Semaine du Son.

 

Objectifs :

  • Renforcer au sein de la communauté éducative la connaissance des sons et la prise de conscience de l'importance de la qualité de notre environnement sonore ;
  • Proposer des actions pédagogiques dans les écoles et les établissements scolaires ;
  • Informer les publics scolaires sur les métiers du son.
  •  

Calendrier 2015 :

  • Le 27 novembre 2014 : conférence de presse à l'auditorium de France Télévisions ;
  • Du 19 au 25 janvier 2015 : 12ème Semaine du Son à Paris ;
  • 21 janvier 2015 : 2ème forum des formations supérieures aux métiers du son - UPMC, Paris ;
  • du 25 janvier au 8 février 2015 : 12ème Semaine du Son en région.

 

Toutes les informations supplémentaires sur les liens ci-dessous.

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Un dimanche, une pin-up #109

Publié le 11 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Un dimanche, une pin-up #109
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HYPERLIGHT

Publié le 11 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, evenement

HYPERLIGHT

Inventant sa propre technologie de projection lumineuse, Thomas Pachoud invite le public au cœur d’une installation immatérielle mouvante et interactive. Hyperlight modèle la lumière comme une matière dans l’espace et dans le temps et transforme l’espace physique. Plongé dans une architecture en mouvement qui se rétrécit, s’agrandit, se resserre, se projette à l’infini ou au contraire se résout en un point, le spectateur voit sa perception de l’espace et du temps altérée.

Quelles sensations éprouve-t-on lorsque l’on est privé de ses repères spatiaux et quand les lois de la perspective classique ne s’appliquent plus?

 

Hyperlight s’appuie sur une phase longue de R&D d’un nouveau dispositif d’écriture holographique de la lumière et de fabrication d’une optique adaptative. Pour ce faire, Thomas Pachoud collabore activement avec des chercheurs du CEA et du Pôle ORA. A l’issue de cette phase de recherche est née une première pièce plastique Le Lumarium, présentant les mécanismes du dispositif lumineux et la validation de l’écriture artistique et technologique. Le Lumarium est disponible à la diffusion pour la saison 2014-2015.

 

Un travail a découvrir du 19 au 30 janvier au STÉRÉOLUX à Nantes.

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Loplite, installation interactive de dessin en lumière

Publié le 10 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste

Loplite, installation interactive de dessin en lumière

Loplite est un dispositif numérique de dessin interactif et collectif.

 

Avec des lampes torches, des bâtons de lumière et des pointers lasers comme « pinceaux » les participants dessinent sur l’écran en pointant la lampe sur le mur ou en manipulant le bâton dans l’espace face au mur. La forme et la position de la source lumineuse manipulée devant le mur détermine le trait du dessin projeté. Comme le dessinateur évolue dans l’espace devant l’écran, la gestuelle du corps fait partie intégrante du processus créatif. Le trait devient le reflet du mouvement. De plus le logiciel LopArtHD permet d’animer les traits, de créer de dessins en mouvement et des animations originales et spectaculaires.

 

Partant de la technologie multitouch de la société parisienne Muchomedia, et du logiciel de dessin et d’animation LopArtHD, Loplite constitue un dispositif de création numérique sur grand écran pour des artistes et le grand public.

 

Loplite est distribué par Digitalarti, en collaboration avec Muchomedia.

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