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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Les peuples du jeu vidéo au Centre Pompidou

Publié le 25 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans Evenement, evenement, conférence

©CAMILLE PETIT (DIMENSION) — 2019

©CAMILLE PETIT (DIMENSION) — 2019

Le 1er février prochain, la revue Immersion prendra la main sur la programmation du festival Hors-Pistes, au Centre Pompidou à Paris. Pendant toute une après-midi, nous nous interrogerons sur les représentations du corps social dans les jeux vidéo, à travers conférences, tournois et tables rondes. 

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👥PREMIÈRE PARTIE : EXPÉRIENCES DE LA FOULE
 
14h - Le joueur et la masse, par Angelo Careri, rédacteur en chef de la revue Immersion
 
14h30 - Les rouages des foules virtuelles, par David Wolinski, chef de projet R&D chez Onhys et auteur d’une thèse sur la simulation de foules
 
✊🏾DEUXIÈME PARTIE : JEU VIDÉO ET ENGAGEMENT POLITIQUE
 
15h - Les jeux vidéo peuvent-ils être apolitiques ?, par Nat’ali, streameuse sur Twitch
 
15h30 -Peuples créateurs de jeux vidéo, par Marion Not, programmeuse gameplay et représentante du Syndicat des Travailleurs du Jeu Vidéo
 
🕹TROISIÈME PARTIE : RÉVOLUTIONS, RÉVOLTES
 
16h - Tournoi ouvert au public du jeu Riot : Civil Unrest
 
17h - Le joueur, témoin ou acteur de l’histoire ?
Table ronde animée par Angelo Careri avec la participation de Leonard Menchiari (game designer et créateur de Riot : Civil Unrest) et Morad Montazami (commissaire d’exposition indépendant).
 
🐠EPILOGUE : AU DELÀ DE L'HUMAIN
 
18h - Faire peuple avec les non-humains, les jeux vidéo et la représentation animiste du monde par Paul Sztulman, enseignant à l’Ensad et théoricien de l'art.

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Infos pratiques :
1er février de 14h à 19h
Petite salle (Niveau - 1) — Centre Pompidou, Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Manipuler des images, contrôler des corps, nous projeter dans l’écran et nous oublier en lui. C’est la promesse du jeu vidéo, ce médium qui, aujourd’hui, inaugure des régimes de visibilité inédits, produit de nouveaux agencements de corps, renouvelle les modes de socialisation. S’il est devenu un média de masse, le jeu vidéo se plaît également à simuler la vie en collectivité. La modélisation de masses humaines à l’aspect et au comportement réaliste est en effet depuis longtemps un enjeu dans de nombreuses productions à gros budget, et un ressort ludique important dans les jeux de gestion et de stratégie, qui mettent le joueur dans la position d’un souverain au pouvoir de décision quasi-illimité. Dans le cadre du jeu en ligne, on assiste aussi à la constitution de nouveaux espaces publics qui, tout aussi virtuels qu’ils sont, semblent pourtant se faire la chambre d’écho de notre espace politique. On a ainsi pu assister récemment à des manifestations de gilets jaunes dans les mondes en ligne de Grand Theft Auto V, ou voir des streameurs se mobiliser en créant sur la plateforme Twitch une cagnotte de soutien à la grève contre les retraites. Lors de ce marathon, pendant lequel se succèderont prises de parole, projections et sessions de jeu, nous découvrirons que s’intéresser à ce qui relève du « peuple » ou de la « foule » dans le jeu vidéo, c’est se confronter à un matériau riche, qui défie les évidences et les idées préconçues. Nous nous intéresserons en particulier aux jeux qui s’intéressent à des périodes de remous politique (révolutions, catastrophes), et qui s’attellent surtout à renverser les rôles, en proposant d’incarner non plus des individus, mais des multitudes, ou encore des êtres issus du spectre plus large du vivant.

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La nuit des idées. L’art et la philosophie interrogent le vivant

Publié le 24 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence

La nuit des idées. L’art et la philosophie interrogent le vivant

Pour la Nuit des Idées 2020 à Paris, le Collège International de Philosophie et Ground Control s’associent afin de donner à la culture et à la philosophie la possibilité d’interroger le vivant et de répondre aux enjeux actuels dans le cadre de la Nuit des Idées de l’Institut Français.
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Les effets de la déterrestration liée à la présence de l’homme et la nécessité d’une reterrestration de la vie humaine en relation avec tous les vivants, tel est l’enjeu à partir duquel les directrices et directeurs de programme dialogueront avec des personnalités, et avec le public, sur le devenir des formes de vie dans leur diversité et sur les moyens d’empêcher leur disparition.

L’art et la création représentent aujourd’hui des antidotes ou des contre-mouvements au nihilisme qui normalise le vivant et détruit toute condition de vie sur terre, en soumettant tout ce qui existe au principe de l’équivalence généralisée et en transformant tout en objet et en marchandise.

En ce sens, l’art est condition de vie et de survie, mais il est aussi la vie elle-même, la vie créatrice qui invente des manières de se dérober et d’échapper au contrôle ou à la domination.

Soirée du jeudi 30 janvier 2020, de 18h30 à 22h30
La soirée se déroulera autour de 8 rencontres de 45 min entre Directeurs et Directrices de programme du Collège international de philosophie et invité.e.s grands témoins.

Panel 1

Instants et couleurs de la vie urbaine
Invitée : Ariane Jousse, autrice, La Fabrique du Rouge (Les Editions de l'Ogre)
Directeurs de programme : Vincent Jacques, Abbed Kanoor

Panel 2

La poésie comme résistance du vivant par le langage
Invité : Antoine St Epondyle. Auteur, L’étoffe dont sont tissés les vents,(Editions Goater) analyse de l’oeuvre d’Alain Damasio.
Directeurs de programme : Céline Hervet, Raffaele Carbone

Panel 3

Risquer sa vie pour rester vivant ?
Invitée : Léna Dormeau, chercheuse en philosophie politique et sociale
Directeurs de programme : Vicky Skoumbi, Élise Lamy-Rested

Panel 4

La biosphère menacée, micro et macro perspectives
Invité : en attente.
Directeurs de programme : Jérôme Rosanvallon, Igor Krtolica

Panel 5

Renaître par l’Art
Invitée : Sabrina Calvo, écrivaine, Toxoplasma (Éditions La Volte) Grand Prix de l’Imaginaire 2018
Directeurs de programme : Mara Montanaro, Charles Bobant

Panel 6

Penser et agir en zombies ?
Invitée : Virginie Apiou, artiste, journaliste cinéma.
Autour de “La Vie Moderne” présentée à Ground Control
Directeurs de programme : Vincent Jacques, Philippe Lacour

Panel 7

Rendre sensible la fin d’un monde
Invitée : Isabel Kurata, coordinatrice de Act Responsable
Autour de L’exposition ACT Responsible, la créativité au service des grandes causes, présentée à Ground Control
Directeurs de programme : Céline Hervet, Élise Lamy-Rested

Panel 8

Il faut bien manger
Invitée : Mathilde de L’Ecotais, designer, photographe et réalisatrice spécialiste de l’univers culinaire. Créatrice de l’école Media Social Food avec Thierry Marx.
Directeurs de programme : Isabelle Raviolo, Nathalie Périn

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Ground Control Gare de Lyon
81, rue du Charolais 
75 012 Paris 

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Je suis mon corps, je suis ma mémoire

Publié le 23 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Je suis mon corps, je suis ma mémoire

Exposition collective par Action Hybride et ses invité.e.s.

Vernissage le jeudi 30 janvier 19h-23h

Notre corps a une mémoire: il garde en lui les souvenirs enfouis de nos souffrances d’enfants, de fœtus, et même parfois de celles de nos parents et de nos ancêtres. Imprimés dans les muscles, les os et jusque dans la chair; ces douleurs résonnent dans notre corps et se réveillent au fil des événements de la vie. 
La mémoire du corps, c’est partir sur la trace de ces souvenirs profonds que notre esprit a oubliés, mais dont notre organisme se souvient. Le corps est traversé par la mémoire qui laisse ses traces inscrites dans la chair. L’expérience de la corporalité - comme de la mémoire: je suis mon corps, au même titre que je suis ma mémoire. Je suis inséré dans le monde corporellement, et mon expérience du monde me parvient à travers mon corps. Mais non seulement mon corps absorbe de l’information sur le monde, il est, par rapport à mon œil, un objet - ma propriété autant que mon être. 

Avoir conscience de son corps, c’est reconnaître, comme le dit Georges Bataille, que nous sommes des êtres discontinus; seulement nous ressentons tous le même vertige devant cet abîme qui nous sépare et que nulle communication ne pourra supprimer. 
La mémoire du corps se laisse bien plus difficilement oublier que la mémoire mentale. Le corps reste fidèle à son passé, l’intégrant et l’exprimant dans ses gestes apparemment les plus spontanés. Il suffit de penser à quel point le corps refuse de désavouer ses propres circonstances primitives, intégrant obstinément dans ses accents, ses rythmes et ses postures les signes d’appartenance à un temps et un espace spécifiques. 
C’est par cette mémoire incorporée, que le corps individuel intègre le corps social. Car dès son plus jeune âge, le corps se fait “ civiliser “ : on lui apprend à interagir, selon les normes d’une culture, d’une nation, d’une religion particulières. Ce qui est appris par le corps n’est pas quelque chose que l’on a, que l’on peut représenter devant soi, mais quelque chose que l’on est. 

La mémoire du corps est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié. 
La mémoire recommence par une cicatrice, par un corps souffrant, remémorant, malade, fragile; un corps qui est l’interstice qui relie et sépare de tout. 

Nos ordinateurs comportent tous une touche “efface”, dont la simple présence vient souligner la fragilité de la mémoire. Mais y a-t-il un mode de mémoire qui résiste à l’effacement ? Une mémoire indélébile et pour ainsi dire incurable ? 

L’art seul, peut-être, est à même de fournir une réponse palpable à ces questions. Car si le corps est partout représenté dans l’imagerie contemporaine, et s’il constitue, au même titre que le mémoire, un matériau de base pour de nombreux artistes 
contemporains, le corps ne montre pas sa mémoire : il l’agit puisqu’il l’incarne. Et dans la mesure où elle n’emmagasine aucune image ou représentation, la mémoire du corps ne peut s’”effacer” que par la destruction du corps lui-même. 
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ARTISTES EXPOSÉ.E.S:

Collectif ACTION HYBRIDE: 
Fur Aphrodite
Maria Clark
Loredana Denicola
Louise A. Depaume 
Dumont Louise
Francesca Sand
Vanda Spengler
Elisabette Zelaya

ArtiStes invité.e.s:
Larysa BAUGE 
Jean Francois BOURON
Æ (Julien BOUISSOU)
EX  FORMATION - Sophie SCHEIFELE - Olivier SCHLUND 
Kate MACNEIL 
Hortense GAUTHIER 
Catherine GEOFFRAY
Fanny GOSSE
Florence GUILLEMOT
Manon KA
Emmanuel LACOSTE
Natacha NIKOULINE
Karine RAPINAT
Axelle REMEAUD 
Hope MOKDED
Sandra STANIONYTE
Gwen SAMPE
Julia Rose SUTHERLAND 
Dance Baejjahn company 
Segolene VALVERANE
Tara VATANTOUR 
Olivia MIYAKE


PROGRAMME :
La galerie ouvre tous les jours à 13h.

Jeudi 30 janvier 
Vernissage 
20h Memoria corporis II, performance d'Emmanuel  Lacoste ,25 minutes. 
21h Boundaries performance de Gwen Sampe'
22h Obedience, performance de Kate MacNeil 25 minutes. 

Samedi 1 février 
21h performance "Pain and Release", de Julia Rose Sutherland, 15 minutes 
21h40 Invasive Trauma
performance de Tara Vatantour 35 minutes  

Dimanche 2 février 14h30-16h30
"IL est possible d'oublier", poses performées de Maria Clark (corps, bande son et technique mixte). 
Emmenez votre matériel et venez dessiner d'après modèle vivant (poses courtes).

Jeudi  6 février 
20h30 D-bloq danse de Baejjahn dance company 

Vendredi 7 février 
20h30 « Rasur - Haarlos »
Une soumission éthique
performance Ex  Formation, 2h 
(Sophie Scheifele et Olivier Schlund )

Samedi 8 février 
Finissage
20h30 Singing belt ritual performance de Larysa Bauge, 
30 minutes.
21h30 Hortense Gauthier, 30 minutes 
22h15 Keep Your Head Up performance de 
Sandra STANIONYTE
35 minutes 

Dimanche 9 février 
14h booty therapy avec Maimouna Coulibaly
workshops
 

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Installations art numérique « Pyéra » et « Koro » Damien Traversaz

Publié le 22 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Installations art numérique « Pyéra » et « Koro » Damien Traversaz

Installations art numérique « Pyéra » et « Koro » Damien Traversaz
  
Samedi 1 février : 14h > 19h
Dimanche 2 février : 10h > 12h – 14h > 17h
entrée libre – tout public – installations interactives

vernissage mercredi 29 janvier 2020 – 18h30

PYERA
(pierre en patois savoyard)
Pyéra est une installation acoustique interactive.
C’est l’aboutissement de 3 années passées à récolter dans les terres familiales plus de 250 ardoises qui « sonnent », à les classer par notes et qualité de résonance. Ce travail de lutherie a permis la création d’un instrument à 12 notes, d’une belle diversité de timbre. Les pierres ont l’accordage que la nature leur a donné, sans aucune retouche. Disposées en cercle, leur son se spatialise naturellement dans l’espace.

Pyéra s’inspire des tapets savoyards, ces ardoises accrochées aux arbres fruitiers qu’un petit caillou vient frapper au gré du vent. Le contact avec deux pierres de cuivre natif, le lien peau à peau entre les participants permettent de jouer l’instrument. Les pierres ressemblent aux personnes de cette région, têtues mais très attachantes. La musique passe de mélodies épurées à des rythmes effrénés de breakbeat, et s’inspire du comportement aléatoire des tapets traditionnels quand personne ne joue.
La création est tout public, de 1 à 80 participants. C’est une invitation à faire ensemble et à y trouver du plaisir, sans prétention.

KORO
KORO, cœur en langue Espéranto, est un voyage intérieur pour deux personnes, un regard imaginaire sur les énergies qui nous composent. Cette création utilise les battements de cœur et le contact entre humains pour générer en temps réel un univers poétique, visuel et sonore. C’est une expression non consciente, un regard impartial sur ce que nous sommes.
Ici, pas de capteurs numériques. Un stéthoscope est disposé sur une petite table. L’utilisateur s’en saisit. En le posant sur son cou, il cherche le son des battements. Le cœur bat la mesure. De ces pulsations naît la musique, en harmonie rythmique avec le corps.

On entend le son de son cœur. Les notes de musique sont créées par les pulsations, le tempo est défini par ce métronome humain. La musique se compose en temps réel. D’une approche contemporaine, elle fait la part belle aux sonorités acoustiques (piano, violoncelle, violon alto, marimba…). Avec
plus de quatre mille combinaisons possibles, la composition est à chaque fois unique. Chacun(e) développe un univers sonore qui lui est propre. L’écoute se réalise au casque audio. Les instruments se déplacent dans l’espace sonore, augmentant l’immersion ressentie. Un visuel poétique de cette vie intérieure
En mouvement perpétuel, la création visuelle se compose en temps réel. Son évolution dépend de la fréquence des battements et de la musique : chaque instrument génère ses propres particules, de formes et couleurs différentes.
L’espace autour de la création est illuminé par une ampoule qui marque délicatement les impulsions du cœur.
Le lien humain au centre de la création Le contact peau à peau interagit avec l’installation : Le toucher corrèle avec l’ouïe et la vue. Un lien invisible et intime se crée entre les deux participants, la peinture et la musique se transforment par le mélange des couleurs et l’évolution de l’instrumentarium.

 

Ferme de Bressieux
297, route de la Ferme
73000 Bassens

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Dancing Machines

Publié le 21 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Dancing Machines

Avec les œuvres de Emmanuelle Antille, Hans Bellmer, Anna et Bernhard Blume, Robert Breer, Gabrielle Conilh de Beyssac, n + n Corsino, Justine Emard, Christelle Familiari, Esther Ferrer, Daniel Firman, William Forsythe, La Ribot, Les frères Lumière, Agnès Geoffray, Laurent Goldring, Jürgen Klauke, Micha Laury, Senga Nengudi, Tony Oursler, Gilles Paté et Stéphane Argillet, Markus Raetz, Oskar Schlemmer, Paul Mpagi Sepuya, Veit Stratmann, Erwin Wurm.

L’image première et fondatrice est celle de notre propre reflet. C’est elle qui permet la prise de conscience de soi, de notre altérité et qui induit notre relation à l’Autre. Les représentations que nous avons de nous-même sont donc le fruit d’une négociation avec le monde qui nous entoure, avec le corps des autres, avec l’image que nous avons des autres.

Dans le domaine artistique, la représentation du corps est le reflet de nos conceptions religieuses et philosophiques successives. Notre histoire de l’art et de la danse fait état de leur évolution comme des grands bouleversements sociétaux et idéologiques que nous traversons. Avec les horreurs du XXe siècle, les guerres et les génocides – qui se perpétuent encore aujourd’hui – les représentations du corps ont balayé les codes traditionnels, prenant acte d’un effondrement de l’humanisme.

Ainsi, après les corps défigurés, tourmentés, déchirés, désarticulés, fragmentés d’Edvard Munch, Pablo Picasso, Jean Fautrier, Alberto Giacometti ou Francis Bacon, pour ne citer que ceux-là, est venu celui de l’art posthumain, intrinsèquement lié aux progrès de la génétique, de la chirurgie esthétique et des biotechnologies.
Parallèlement, l’histoire de la danse au XXe siècle témoigne d’une identique remise en question des codes académiques pour expérimenter le champ des possibles du corps et s’acheminer vers plus d’expressivité et de liberté. Au gré de la complexification de ses partitions, la danse s’est rapidement intéressée à l’étude des potentialités internes du corps (de L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci à la Kinésphère du danseur, chorégraphe et théoricien de la danse Rudolf Laban), pour tenter d’en dépasser les contraintes.

Partant du constat qu’avec les happenings et performances, les artistes font de leur propre corps une oeuvre d’art, tout en élargissant leur discipline au champ de l’art vivant sans jamais s’y fondre, et que les chorégraphes empruntent au champ de l’art contemporain, l’exposition Dancing Machines interroge la façon dont ces disciplines dialoguent et celle dont les artistes et les chorégraphes représentent et montrent le corps aujourd’hui, sous l’angle de ses limites et contraintes internes.

Au sein de cette exposition, qui rassemble des œuvres plastiques ou performatives d’artistes visuels et de chorégraphes, trois problématiques sont ainsi abordées : le corps-rotule, le corps-objet et le corps technologique.

L’exposition, largement participative, invite le public à manipuler, expérimenter, mettre en jeu son propre corps. Tour à tour promeneur ou acteur, abandonné ou rêveur, seul ou en groupe, le visiteur éprouve physiquement les œuvres et s’engage dans une relation presque intime avec l’exposition.

> Le 1er février 2020, Vernissage
"Cesser d’être un 2020"
Laurent Goldring
Entre performance et dispositif chorégraphique, la pièce s’articule autour d’un cube sculptural conçu in situ par Laurent Goldring, autour du corps de la danseuse Nina Harper. Pendant l’exposition l’oeuvre est animée par un dispositif lumineux et sert de cadre à des spectacles-performances.

> 18h30 (durée : 30 mn)
"Intime et personnel"
Esther Ferrer
Le protocole de cette performance se révèle, comme souvent chez Esther Ferrer, extrêmement simple, généreux et librement interprétable. Il s’agit de mesurer un corps à l’aide d’un mètre ruban, en indiquant les endroits mesurés avec un chiffre, un point ou une note.

> 18 h 30 (durée : 50 mn)
"La Bête"
Wagner Schwartz
Pour ce solo interactif et participatif, Wagner Schwartz réactive la figure du Bicho (en français, la bête), sculpture en métal et modulable que l’artiste brésilienne Lygia Clark a déclinée en série dans les années 60.

 

02/02/2020 - 26/04/2020
Horaires: 
14h - 18h du mercredi au vendredi / 14h - 19h samedi et dimanche
Vernissage: 
Samedi 1er février, 18h30

 

Frac Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des arts, 25000 Besançon
03 81 87 87 40

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Jusqu'ici tout va bien ? - 2ème partie

Publié le 20 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Jusqu'ici tout va bien ? - 2ème partie

Exposition Jusqu'ici tout va bien?
Archéologies d'un monde numérique
jusqu'au 09.02.2020

dans le cadre de la Biennale des arts numériques Némo
de la Région Île-de-France

Êtres du futur, post-humains, les visiteurs viennent découvrir un musée abandonné depuis l’an 2019, après la disparition du genre humain… Salle après salle, ils découvrent une exposition d'art contemporain numérique et de robotique dans laquelle les oeuvres ont continué de fonctionner en totale autonomie, sans leurs créateurs ni leur public initial. Paradoxalement, cette exposition avait été programmée à un âge où les humains s’inquiétaient, justement, de leur possible disparition, de leur remplacement plausible par les machines et les I.A. Dès lors, ce qui était une exposition spéculative, interrogeant des futurs plus ou moins désirables, est devenue une exposition d’archéologie sur 2019.

codirection artistique : Gilles Alvarez et José-Manuel Gonçalvès

 

Ouverture de la 2e partie, vendredi 13 décembre à 19h

Deux mois après le début de l’exposition, découvrez huit nouvelles œuvres dans un espace dédié à la vidéo et à la réalité virtuelle. Prenez le temps de visiter en VR le Seed Vault du Grand Nord, d’assister au procès d’une intelligence artificielle et soyez surpris par de très étonnantes vidéos !
 

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Exposition « Contacts » de Scenocosme

Publié le 19 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Exposition « Contacts » de Scenocosme

EXPOSITION

DU MARDI 28 JANVIER AU SAMEDI 22 FÉVRIER

Inauguration le samedi 25 janvier à 18h30 à Ville de Nantes

Médiation du mardi au vendredi de 13h30 à 18h30 dans les espaces d’exposition.

Entrée libre

Alors que le contact humain se fait de plus en plus rare, le couple d’artistes Scenocosme, composé de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt, invite les visiteurs du Passage Sainte-Croix à vivre une expérience sensorielle extraordinaire à travers deux installations interactives. Des œuvres à toucher absolument !

Des plantes vertes sonores qui s’éveillent au moindre effleurement. Des lumières et des sons dont l’intensité varie en fonction de la proximité et des contacts des individus. Le duo d’artistes Scenocosme, déjà connu des Nantais pour sa participation au festival Scopitone en 2005 et 2019, rend palpables et visibles les liens énergétiques entre les êtres humains dans des mises en scène poétiques visuelles et sonores, telles que les installations interactives Akousmaflore et Lights contacts.

Jardin composé de véritables plantes musicales réactives au toucher humain, Akousmaflore est une hybridation du végétal et de la technologie numérique. Chaque plante émet des sons au contact ou à la simple proximité de l’homme.

Lights contacts s’intéresse aux rapports entre les individus. Si deux personnes s’effleurent à peine, un son grave peut se faire entendre, accompagné de lumières douces et colorées. Qu’elles s’étreignent et les sons deviennent plus denses et les lumières plus intenses. Cette œuvre visuelle et sonore existe et évolue grâce aux relations corporelles et électrostatiques entre les spectateurs.

Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt portent un intérêt particulier à la place du spectateur dans l’œuvre, qu’ils mettent en scène à travers diverses expressions artistiques : installations interactives, art plastique, art numérique, art sonore, performances collectives, etc… Ils ont reçu plusieurs prix internationaux pour leurs œuvres interactives et exposent dans de nombreux musées, centres d’art contemporains et festivals d’art numérique dans le monde.

 

Informations pratiques
PASSAGE SAINTE-CROIX
Du mardi au samedi de 12h à 18h30

9, rue de la Bâclerie
44000 NANTES

 02 51 83 23 75
accueil.passage@gmail.com

Entrée libre

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BYE BYE FUTURE! L'art de voyager dans le temps

Publié le 18 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

BYE BYE FUTURE! L'art de voyager dans le temps

Musée royal de Mariemont présente en janvier 2020 une exposition explorant le thème des recadrages espaces-temps dans l’art intitulée "Bye Bye Future! L'art de voyager dans le temps". 

Littérature, cinéma, art contemporain, fan art des cultures pop et de science-fiction ... sont autant de mondes créatifs qui amènent le visiteur à (re)vivre non pas un mais des retours vers le futur !


BYE BYE FUTURE! L'art de voyager dans le temps
25.01.2020 - 24.05.2020

Au cours des siècles, de nombreuses visions de futurs alternatifs se sont développées : elles témoignent de notre nostalgie d’un passé «idéalisé», de préoccupations présentes ou des peurs suscitées par la société de demain.

L’exposition explore notre fascination pour les déplacements dans l'espace et le temps et la manière dont ils ont stimulé les imaginations des artistes et des écrivains.

L'espace et le temps : une matière qui se transforme, se modèle, s'interroge

Le temps paraît s’écouler de manière linéaire : irrémédiablement chaque seconde passée est perdue. Et si ce n’était pas tout à fait le cas ? Et si rien de nos rêves, de nos futurs non advenus, de nos contes et histoires n’avait disparu, mais pris des formes différentes et parfois méconnaissables ?

Grâce à la littérature, au cinéma, à l’art contemporain ou encore au « fan art » des cultures « pop » et de science-fiction, les artistes donnent corps aux futurs du passé tout en exprimant leurs propres interrogations. Ces « retours vers le futur » sont autant de miroirs où se reflète notre société prise entre l’évolution des mentalités ou des technologies, les espoirs suscités par demain.

Découvrez la manière dont les questions de temps et d’espace ont été au cœur de nos préoccupations et le restent aujourd’hui plus que jamais.  

 

Discours sur les futurs : un voyage entre arts plastiques et culture pop

« Bye Bye Future! L’art de voyager dans le temps » fait interagir, de manière inattendue, différentes formes d’arts et de récits. Pour cette rencontre sans précédent, l’exposition propose des lectures croisées d’œuvres et de créations de diverses provenances et époques.

Elle fait la part belle à de nombreux artistes contemporains tels que Fred Biesmans, Stéphane Halleux, Olivier Deprez, Wim Delvoye, Katia Bourdarel, Pierre et Gilles, Tania Mouraud ou Clara Marciano. Sont ainsi présentées plus d’une centaine d’œuvres provenant de grandes collections privées et publiques européennes ou spécialement conçues pour l’occasion ; ainsi l’œuvre Panorama du Domaine de Mariemont en 2100 dévoilée le 25 janvier !  

Résolument pop, l’exposition présente également tout un pan dédié aux jeux vidéo, aux robots de nos enfances ou héros de nos écrans, ainsi qu’à la manière dont ils investissent notre imaginaire et notre culture contemporaine. 

 

Futurs du passé, futurs alternatifs, futurs de demain, futurs retro, futurs sans lendemain? Quelques thèmes de l'exposition 


I Le temps conté…

II Pré.dire l’avenir 

III Voyages dans l’espace et le temps

IV Utopie Dystopie Uchronie 

V créat.e.ur.e : le miroir des transgressions

VI Vestiges du temps présent

VII Disparitions du livre et de l’écrit 

VIII Effondrements

IX Carte blanche à Luc Schuiten

 

L'exposition est trilingue français, néerlandais, anglais.

Aide à la visite : panneaux de contenu et cartels des oeuvres.  Accompagnez votre visite d'une bande son pensée par nos équipes pour l'occasion ! 

Scénographie et catalogue

La scénographie ludique et originale de l’architecte Sébastien Faye fait la part belle à la carte blanche donnée au célèbre architecte utopiste Luc Schuiten — notre invité d'honneur.  

La publication réalisée par le commissaire d’exposition, Sofiane Laghouati, est éditée par La Lettre Volée.

 

Infos pratiques 

Bye Bye Future! L'art de voyager dans le temps 

Exposition du : 25 janvier au 24 mai 2020

Horaire : 10h - 17h (janvier - mars) / 10h - 18h (avril - mai). Dernière entrée 45 minutes avant fermeture. 

Adresse : Musée royal de Mariemont, 100 chaussée de Mariemont, 7140 Morlanwelz

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Faire corps - Adrien M & Claire B

Publié le 17 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans exposit

Faire corps - Adrien M & Claire B

Faire corps - Adrien M & Claire B
Du vendredi 24 janvier au dimanche 3 mai 2020

Une douzaine d’installations de la compagnie Adrien M & Claire B sont réunies pour la première fois à la Gaîté Lyrique. "Faire corps - Adrien M & Claire B" forme un corpus d'œuvres immersives et interactives dans lequel nous sommes invité·e·s à bouger, à danser et à interagir.

Faire corps - Adrien M & Claire B est une exposition immersive et interactive qui présente différentes œuvres de la compagnie Adrien M & Claire B :

  • XYZT (2011-2015), son premier corpus d'œuvres,
  • L’Ombre de la vapeur (2018), montrée pour la première fois à Paris, pièce monumentale initialement créée à Cognac, produite par la Fondation d’entreprise Martell et adaptée pour la Gaîté Lyrique sur 500m2,
  • et une pièce contemplative inédite en 360°, créée pour la Petite salle immersive de la Gaîté Lyrique.

Ce parcours émouvant propose un changement de posture et d'attention à l'égard de ce qui nous entoure. Composé d’une dizaine de dispositifs, Faire corps - Adrien M & Claire B forme un vaste ensemble intuitif, éblouissant et curieux, intelligent et vibrant, dans lequel nous sommes invité·e·s à entrer, à bouger, à danser, à interagir.

Nous sommes immergé·e·s dans ce monde vivant qui ne cherche qu’à changer et à se transformer à notre contact, sous l’effet de nos gestes et de nos corps en mouvement. Avançant dans la pénombre, il faut jouer avec l’ombre et la lumière, les points et les lignes, le temps et l’espace, le vrai et le faux.

Adrien M & Claire B
Depuis 2011, Adrien M & Claire B interrogent le mouvement et son impact dans des œuvres qui mêlent spectacle vivant et arts visuels. S'inspirant des mathématiques et des sciences naturelles, la compagnie Adrien M & Claire B, basée à Lyon, donne vie à un langage poétique visuel, et dessine de singuliers paysages dans lesquels nos corps viennent se perdre et se trouver.

Faire corps d'Adrien M & Claire B à la Gaîté Lyrique
Nous construisons chaque jour le projet de la Gaîté Lyrique avec l’envie d’en faire le lieu des cultures post-Internet, ces cultures nées et/ou transformées par Internet à l’intersection entre les arts, les nouvelles technologies et les enjeux de société.

Présenter Faire Corps - Adrien M & Claire B, ainsi que sa programmation associée, c’est montrer que ces nouvelles cultures - dont fait partie l'immersion - peuvent dessiner un futur désirable. Et nous donner aussi la chance de poser un autre regard, plus ludique et émerveillé, sur les technologies et le pouvoir qu’elles nous confèrent.

Commissariat d'exposition : Jos Auzende

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Midi Danse : Co(AI)xistence de Justine Emard

Publié le 16 Janvier 2020 par Anaïs BERNARD dans conférence, artiste, Artiste, film

Crédit – "Co(AI)xistence" Justine Emard © Adagp 2019

Crédit – "Co(AI)xistence" Justine Emard © Adagp 2019

Midi Danse : Co(AI)xistence de Justine Emard

Une pause-danse avec l’artiste Justine Emard qui présente son film "Co(Ai)xistence", rencontre entre un robot-humanoïde et un danseur. Cette œuvre est également présentée en installation dans l’exposition Jusqu'ici tout va bien ? - 2e partie (Archéologies d’un monde numérique) au 104 CENTQUATRE jusqu’au 9 février 2020

Co(AI)xistence (2017) de Justine Emard, dont le protocole de réalisation s’approche d’une expérience scientifique, crée une interface entre les données numériques et la motricité humaine à travers le langage sensible de l’art.  Justine Emard a mis en scène l’interaction entre Mirai Moriyama et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka). Son apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Dotés d’intelligences différentes, l’homme et le robot dialoguent à travers les signaux de leurs langages respectifs, tant corporel que verbal. En utilisant un système d’apprentissage profond non anthropomorphique (Deep Learning), le robot peut apprendre de sa rencontre avec le danseur. Exister suppose que l’on est dans la réalité et/ou vivant. A travers une expérience partagée, l’humain et le robot tentent de définir de nouvelles perspectives de coexistence dans le monde. 

 

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[ INFOS PRATIQUES ]

►►► Le 23 janvier à 12h45 film et rencontre avec Justine Emard à La Terrasse espace d'art, Nanterre 
►► Entrée libre, informations sur au lien ci-dessous.

"Co(AI)xistence" une installation vidéo de Justine Emard
( avec Mirai Moriyama & Alter- développé par Ishiguro lab, Université de Osaka et Ikegami Lab, Université de Tokyo )

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