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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

performance

NANTES EN SCIENCES

Publié le 23 Novembre 2019 par Anaïs BERNARD dans Evenement, evenement, performance, conférence, Ateliers

NANTES EN SCIENCES

SAM. 30 NOV. 14H00
PERFORMANCE
NANTES EN SCIENCES
ATELIERS, CONFÉRENCES, PERFORMANCE D'HERMAN KOLGEN

 

Stereolux s’associe à l’événement “Nantes en sciences”, proposé à l'occasion de la 4ème conférence nantaise de la Culture Scientifique,Technique et Industrielle.
Histoire, biologie, numérique, géopolitique, sociologie, linguistique, démographie, climatologie... Les sciences sont partout ! Si leurs définitions et les méthodes qui les caractérisent sont immuables, l’organisation de la recherche mais aussi l’implication des scientifiques dans la société évoluent. Il faut pouvoir répondre aux grands défis qui s’imposent à nous. Transversalité et transparence sont devenues les piliers d’une culture scientifique à réinventer et à décloisonner. Et si, cette fois, c’est vous qui observiez la science ?

 

ATELIERS 14H30 > 18H30
MISSION EXOPLANÈTE
Par ExplorNova Studio

Découverte ludique des Exoplanètes. ExplorNova Studio vous propose une borne d'arcade, un jeu vidéo réalisé en partenariat avec des élèves de cycle 3. Il s'agira de découvrir ce qui rend une planète habitable à travers une série de question posées par des enfants. L'ensemble des graphismes a été réalisé par les élèves. Ici, la borne, remise à l'honneur grâce à l'engouement pour le retro-gaming, interroge le ludisme et l'apprentissage. Réalisé par ExplorNova Studio (2018) avec le concours de la classe de CM1-CM2 de l'école Jean Zay et leur enseignant.
http://explornova.eu/

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DE L'ÉNERGIE DANS LA CHIMIE (OU L'INVERSE ?)
​Par le laboratoire CEISAM de l’Université de Nantes

Toute notre économie est basée sur l’usage de l’énergie, en particulier celle provenant de la combustion des ressources fossiles. La pollution engendrée et l’épuisement des ressources poussent les chercheurs à trouver de nouvelles sources d’énergie, en particulier grâce au soleil. Nos expériences de chimie vous révèleront la vraie nature de l’énergie, et comment nous allons nous affranchir des carburants fossiles, vers une énergie propre et renouvelable.

Cet atelier terminera à 17h.

http://www.sciences.univ-nantes.fr/CEISAM/​

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JEUX SÉRIEUX ET SANTÉ, L'INSERM EN NUMÉRIQUE
Par l’INSERM

L'Inserm développe depuis peu des applications numériques sur les thématiques de santé de ses laboratoires. Vous pourrez découvrir trois de ses applications issues des recherches des laboratoires nantais et du Grand Ouest. Partez à la découverte du système digestif en réalité virtuelle avec Corpus 360 (développé avec le réseau Canopé), voyagez au cœur de vos neurones avec l'exposition numérique CEREBRAL (créée par l'Inserm Grand Ouest en partenariat avec LISAA Nantes) et sauvez le monde du futur en manipulant l'ADN avec le jeu GeneGame (créé par l'Inserm Grand Ouest)

https://www.inserm.fr/

 

CONFÉRENCES 15H > 18H30
QUELLES SONT LES RÉALITÉS SCIENTIFIQUES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE?
Le changement climatique, ses réalités observées, son futur, ses impacts déjà présents et à venir. Mais qu’en est-il vraiment ? Après une description du GIEC, de son fonctionnement, nous nous attarderons sur les informations scientifiques validées, du globe à Nantes, de la hausse continue de la température aux impacts induits sur notre quotidien, sur l’océan ou encore la vigne. Et si on regarde dans le rétro pour comprendre, nous présenterons les projections afin d'anticiper et agir. La dernière partie sera consacrée au nouveau rapport du GIEC spécifique à l'océan et à la cryosphère.

Par Lionel Salvayre, chargé de communication à Météo France Ouest
 

***

ISOTOPP - TERRITOIRE ATOMIQUE
Herman Kolgen reviendra pendant cette conférence sur son parcours, et abordera la genèse du projet ISOTOPP, le volet pédagogique de la performance avec l’Ésam (école supérieure d'arts & médias de Caen/Cherbourg), les modalités d’incubation / conception / production / diffusion de la performance, ainsi que sa collaboration avec le GANIL (Grand Accélérateur National d'Ions Lourds).

Par Herman Kolgen, artiste multidisciplinaire.
Herman Kolgen présentera sa performance ISOTOPP à 18h30 en salle Maxi.

***

TOUT FEU TOUT FLAMME
Finalement, que savons-nous du feu ? Est-ce une matière comme l’imaginaient les philosophes et les premiers chimistes, du 5ème siècle avant notre ère jusqu’au 18ème siècle ? « C’est une énergie », pourrait-on répondre mais qu’est-ce que l’énergie ?

Dissimulée dans un morceau de charbon ou dans un atome, elle est bien présente mais comment la libère-t-on ? Au cours de cette conférence nous allons évoquer l’histoire du feu et de l’énergie à travers celle de la science qui, à tâtons, a finalement complètement démystifié la nature intime du feu.

Par Yann Pellegrin, enseignant-chercheur au laboratoire CEISAM de l’Université de Nantes

 

PERFORMANCE - HERMAN KOLGEN - 19H
HERMAN KOLGEN (CA) - ISOTOPP
À partir de sa rencontre avec les chercheurs du GANIL (Grand accélérateur national d'ions lourds), Jean-Charles Thomas puis Thomas Roger, Herman Kolgen a conçu un dispositif ayant pour objet une interprétation de l’activité de recherche de la structure sous forme d’une performance et d’une installation visuelle et sonore.
Durant ces deux années de collaboration, plusieurs prototypes ont été réalisés à Montréal et en Europe avant sa première présentation publique en mai 2018 à Caen, en présence des scientifiques.
Pour étudier la structure atomique, le GANIL procède par collision de noyaux lancés à très grande vitesse. Le principe est de projeter à 100 000 km/sec un faisceau de ions lourds (éléments chimiques dont le poids est situé entre celui d’un atome de carbone et celui d’un atome d’uranium) contre les noyaux cibles. Les effets produits par ce bombardement sont enregistrés par des détecteurs, puis étudiés en détail par les chercheurs.
Herman Kolgen conceptualise un dispositif qui vise à traduire les recherches menées au GANIL, en transposant ces notions à partir de données concrètes pour créer des matières sonores et visuelles dynamiques.

Artiste multidisciplinaire reconnu depuis plus de trente ans pour ses créations en arts numériques, Herman Kolgen vit et travaille à Montréal. Véritable sculpteur audiocinétique, il tire son matériau premier de la relation intime entre le son et l’image. Kolgen travaille à créer des objets qui prennent la forme d’installations, d’oeuvres vidéos et filmiques, de performances et de sculptures sonores. En exploration constante, il travaille à la croisée de différents médias, élaborant ainsi un nouveau langage technique et une esthétique singulière.

Les oeuvres de Herman Kolgen ont été présentées dans les plus grands rendez-vous consacrés à l’art contemporain et numérique, de la Biennale de Venise à Ars Electronica en passant par le Centre Georges Pompidou, Elektra, Sonar ou le Tapei Digital Arts. Herman Kolgen est récipiendaire de plusieurs prix prestigieux dont Ars Electronica, Qwartz ou le “Best experimental film award” de l’Independant film festival de New-York et Los Angeles.

Isotopp, produit par Herman Kolgen et la station MIR (Normandie), est une collaboration de l’artiste canadien Herman Kolgen avec le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL), le Cargö avec le soutien de la fondation mécènes Caen Norrmandie, So Numérique, l’École supérieure des arts & médias de Caen/Cherbourg (ÉSAM) et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Chimères scientifiques - La vie rêvée des machines: Machines bricolées

Publié le 27 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Chimères scientifiques - La vie rêvée des machines: Machines bricolées

Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjugué au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique. Première exploration avec l'artiste Julien Maire.

Chimères scientifiques : La vie rêvée des machines
Prenons part à un voyage dans la vie rêvée des machines, conjuguée au futur antérieur. La chercheuse Fleur Hopkins propose au cours de quatre conférences de (re)découvrir un genre littéraire méconnu, le merveilleux-scientifique, en compagnie d’artistes dont l’oeuvre fait écho à cet imaginaire oublié.

 

Machines bricolées
jeudi 7 novembre 2019 à 19h00
Théorisé en 1909 par le romancier français Maurice Renard, le merveilleux-scientifique déploie un vaste imaginaire où les héros sont capables de lire les pensées, de traverser la matière ou de se faire aussi petits qu'un atome. Les récits merveilleux-scientifiques fourmillent de médias bricolés, inventés ou rafistolés. Souvent, ils sont le fruit de la rencontre entre plusieurs machines inattendues, héritées de la biologie, de l'occulture, des fantasmagories ou des spectacles de music-hall. Les Invisibles, qui projettent au microscope-géant électrique les microbes contenus dans une goutte d'eau, font fureur. 

 

Performance : Daisy Chain
La technologie surpasse aujourd’hui les rêves les plus fous des magiciens des XIXe et XXe siècles. Substituant l’agilité des doigts à l’ingéniosité mécanique, le virtuel et le sans-fil s’imposent désormais comme les moyens les plus sophistiqués d’atteindre des effets d’émerveillement.

Dans cette conférence-performance, intitulée Daisy Chain, consacrée à la nature et l'essence des pratiques spectaculaires, Julien Maire endosse avec humour le rôle d’un illusionniste électronique et développe une histoire parallèle des machines pour explorer les enjeux du désenchantement.

Intervenant·e·s
Julien Maire : il travaille depuis le milieu des années 90 au croisement de plusieurs disciplines comme la performance, l'installation média et le cinéma, produisant des œuvres-performances lives et hybrides.

Fleur Hopkins : doctorante en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et chercheuse invitée au département sciences et techniques de la BnF, son travail propose d’étudier la culture visuelle et les médias imaginaires du genre littéraire méconnu du merveilleux-scientifique. Elle a été commissaire de l’exposition Le merveilleux-scientifique. Une science-fiction à la française à la Bibliothèque Nationale de France et soutient sa thèse sur le sujet à l’hiver 2019.

Lieu:
Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris

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Performance LAPSE - collectif Ascidiacea

Publié le 26 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans performance, Evenement, evenement

Performance LAPSE - collectif Ascidiacea

𝗔 𝗹'𝗼𝗰𝗰𝗮𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝘄𝗲𝗲𝗸-𝗲𝗻𝗱 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝗳 #𝟱 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹’𝗔𝗱𝗮𝗺𝗶, le samedi 2 novembre 2019, à 20h, 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲 LAPSE 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 𝗔𝘀𝗰𝗶𝗱𝗶𝗮𝗰𝗲𝗮 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲́𝗲 : 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗱’𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝘆𝘁𝗵𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗺𝗲́𝗹𝗼𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗮𝗿𝗿𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲. 𝗨𝗻 𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗮𝗰𝗹𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗶𝗺𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗺𝗺𝗲𝗿𝘀𝗶𝗳 !

Lapse désigne pour nous le saut, le glissement, l’écart ou encore l’interstice. C’est cet instant non-quantifiable durant lequel le réel semble soudain nous échapper. Un entre-deux, une rupture du flux qui fait vaciller les repères, une absence qui se mue en pure présence. Quand les systèmes deviennent défaillants, dans cet intervalle où tout se chevauche et s’effondre pour se reconstruire aussitôt, la sensation brute émerge à la lisière de la conscience.

Dans cette performance audiovisuelle, le collectif Ascidiacea met en pratique son savoir-faire et son expérience au contact du public pour proposer une expérience sensorielle immersive. Les esthétiques s’y chevauchent dans une dynamique évolutive, où la rythmique prend régulièrement le pas sur l’ambient, l’acoustique sur la synthèse, où les linéarités se croisent et s’entremêlent dans un développement rhizomique. Le matériau, qu’il soit sonore ou visuel, est progressivement déconstruit et reconstitué pour faire émerger de nouvelles formes, se jouant des mécanismes perceptifs et attentionnels du public.

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Vers une observation corporelle de l'inaudible

Publié le 17 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

Vers une observation corporelle de l'inaudible

Vers une observation corporelle de l'inaudible
Inaudible Matters #2
Performance de Mario de Vega et conférence de Maya Gratier
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Jeudi 24 octobre 2019 à 19h00
Tarif plein : 6€
Tarif adhérent : 4€
Pass 3 rencontres à 12€

Espace
Auditorium
Durée : 2h.

Retransmis en streaming sur ∏ NODE


Que le réel puisse être parfois vide et silencieux à nos oreilles est d’abord l’expression de nos limites auditives. L’artiste Mario de Vega s’intéresse aux phénomènes normalement inécoutables et fait écho au travail de la chercheuse Maya Gratier sur les expériences auditives intra-utérines.

Performance de Mario de Vega
Mario de Vega s’intéresse aux limites de la perception auditive et aux expériences sensorielles extrêmes. Son œuvre - qui laisse une grande place à l'exploration de l'inconnu, de l'étrange, de l'invisible, de l'inaudible et de l'imprévisible - navigue entre bruits (alarmes, détonations, verres brisés, fréquences électromagnétiques amplifiées) et silences (mur d’enceintes en attente, basses fréquences inaudibles, hymne national mexicain réinterprété en langue des signes ou une grande cloche de bronze fabriquée à l’ancienne et détruite sans jamais qu’un son n’émerge, à découvrir dans le cadre de l'exposition partenaire du Goethe Institut Sound Unheard). Sa performance interroge l’indétermination et l’imperfection de nos sens pour questionner ce qui excède la perception et la cognition habituelles.

Mario de Vega : il vit et travaille entre Berlin et Mexico. Il porte ses recherches sur la matérialité du son, la physionomie de l'écoute, et le potentiel esthétique des arrangements instables. Son travail explore les potentiels de la fragilité, de la vulnérabilité des systèmes, matériels et humains. Sa pratique musicale inclut un large spectre de dispositifs électroniques fait-main, de systèmes électromécaniques et autres interfaces numériques.

Conférence de Maya Gratier
La manière dont nous pouvons sentir et écouter ce qui nous échappe à un niveau aussi bien temporel que spatial est également le sujet de la conférence de Maya Gratier. Sa conférence sur la sensibilité à l'aube de la vie met l’accent sur les expériences auditives intra-utérines et la façon dont celles-ci influencent les liens d’intimité et la perception du monde après la naissance. Au-delà du son, le nourrisson commence tôt à percevoir le monde grâce à ses sens. Cette manière particulière de percevoir l'amène à suivre et à anticiper les contours temporels des ressentis humains, activant une sensibilité qui dépasse les mots.

Maya Gratier : professeure de Psychologie du Développement, enseignante-chercheuse au laboratoire Ethologie, Cognition, Développement de l'Université Paris Nanterre, elle travaille sur le développement de la communication préverbale entre adultes et bébés, de la naissance à la fin de la première année. Elle est spécialiste notamment de la prosodie vocale et du rythme des échanges interpersonnels.

Cette rencontre fait partie du cycle Inaudible Matters, du 12 septembre au 12 décembre 2019 à la Gaîté Lyrique, programmé par Marie Lechner et Anne Zeitz. Elle est en lien avec l'exposition "Sound Unheard", du 12 septembre au 27 octobre 2019, au Goethe Institut.

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Métanoïa

Publié le 13 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans conférence, exposit, performance

Métanoïa

La métanoïa est une manière de fédérer les expériences d’individus qui ont eu accès à des moments de transformations psychiques profondes, des épiphanies de la pensée qui ont produit un changement de vie radical. Ces individus ont été parfois dans une position de soignants et/ou de soignés. Le concept de métanoïa est ici compris comme un processus interne d’auto-guérison, un processus de transformation libérateur et non plus pathologique. Le thérapeute devient ainsi un accompagnateur du voyage. La métanoïa, à la différence de la paranoïa, n’est pas contre l’esprit (« nóos »), contre la pensée, mais une transcendance de son propre être. Processus d’une grande intensité, qui laisse le sujet face à une double situation : le danger d’effondrement psychique et la transformation intérieure pour une mutation de l’esprit. Les métanoïaques ont croisé le parcours de certains thérap(oè)tes qui, au lieu de réprimer ces processus, parviennent à équilibrer le sujet pour l’orienter vers de nouvelles voies d’expressions subjectives et de liens sociaux.

L'individu et la communauté doivent ainsi comprendre le processus de crise spirituelle au lieu de le réprimer, de le médicaliser ou de le rejeter. Au lieu de renvoyer le sujet vers la pathologie, le changement transmutatif des crises est ici accepté.

Nous avons convié des intervenants internationaux ayant une vaste expérience sur le sujet : des expériences antipsychiatriques jusqu’à la psychothérapie institutionnelle, transitant par le domaine artistique expérimental. Il s’agit notamment de thérapeutes considérant que le soigné soigne aussi le soignant. Et en premier l’institution.

L’événement fera l’objet d’une exposition d’œuvres « métanoïaques », entre le 18 et le 25 octobre 2019 à la Galerie Métanoïa (visites entre 15h00 et 19h30).

Organisateurs : Martin Bakero, Fernán Díaz-Allende, Nicolas Ballet.


--- Programme ---

Vendredi 18 octobre

11h00-13h00
Émission Roue Libre : émission spéciale « Métanoïa » sur Radio Libertaire.

13h30-14h15
Gabriel Attic (FR): « La métanoïa comme expérience de l’autre monde : l’arrière-monde comme inconscient neutre »

Résumé : Le mot est construit sur un radical « nóos » (« noïa ») précédé d’un préfixe méta (au-delà, mouvement de dépassement). Ce radical se construit avec nombre de copules préfixales (hypnose, paranoïa, métanoïa, pronoia). Le mot grec est un des mots (avec épistrophè) pour désigner la conversion chrétienne chez les Pères de l’Eglise. Des philosophes grecs comme Plotin parlent de la conversion philosophique continue comme d’une réflexion infléchissant un changement de pensée qui conduit à un changement d’habitus (de mode d’être). Les chrétiens utilisent le mot pour désigner une expérience intime de l’ordre du bouleversement intérieur qui n’est pas toujours favorable à la clarté des idées. L’ascèse des Pères du désert (Vita Antonii) a décrit les mouvements de l’âme dans le processus de métanoïa. Prenons trois exemples d’expérience avec l’invisible : la métanoïa apollinienne en Grèce ancienne, la psychologie des profondeurs de Carl Jung (thérapeute suisse allemand) et ma récente expérience de trente jours de silence (dans le cadre de la spiritualité ignatienne).
Gabriel Attic, alias Sylvain Jean Gabriel Sanchez, est écrivain et historien, spécialiste des mondes de l’Antiquité. Son œuvre explore la culture occidentale comme source de développement transpersonnel.  

14h15-15h00
Julien Bancilhon & Franq de Quengo (FR) : Trouver des résonances et mettre en valeur la proximité des endroits de recherches d’une certaine frange de la création artistique underground ou contemporaine et les pratiques spontanées de certaines personnes considérées « atypiques » ou handicapées du fait de leur manière hors norme de prendre place dans le monde. Des témoignages directs, des performances, des ateliers de pratique, des disques, des cassettes, des interviews, des tables rondes autour des phénomènes perceptifs atypiques, des lieux d’accueil, des extrêmes sensoriels, de la ou des voix.
Musiciens et engagés dans le monde du soin, l’un travaille à l’hôpital de jour d’Antony, l’autre co-dirige le festival Sonic Protest et tous deux voyagent dans différents endroits de France à la rencontres d’artistes (ex) autistes, psychotiques ou handicapés, en lien avec les pratiques brutes de la musique. 

15h00-15h45
Christophe L’huillier (FR) : Éducateur spécialisé et musicien, il est le co-fondateur du collectif Astéréotypie. Il s’agit d’un projet mêlant poésie et post-rock. Le groupe, composé de musiciens et de performers dit autistes qui scandent leurs textes, se donne pour objectif d’exister dans le monde ordinaire et non sous le prisme exclusif du handicap. Si le projet se défend de toute intention thérapeutique, il fait écho dans cette rencontre par la tournure surréaliste hypnotique la liberté d’expression et la force par laquelle les textes sont incarnés
PERFORMANCE ASTEREOTIPIE

– Pause –

16h00-16h45
Fernán Díaz-Allende (CH) : « Expériences et trouvailles méthanoïques à partir des états maniaques : une expérience personnelle ».
Médecin-chirurgien, médecine anthroposophique, médecin généraliste et conférencier, médecin des écoles. Il codirige une communauté agricole pour soigner des patients.

16h45-17h30
Benjamín Gelcich (CL) : « Instinct contre doctrine : une quête psychédélique pour la régénération ».
La conversation est basée sur l’expérience personnelle de changement et de reconstruction appréhendée par un saut instinctif dans le vide.
Artiste audiovisuel, psychonaute et blessé médullaire, Benjamín Gelcich est autodidacte dans l’étude des plantes et des champignons psychoactifs, de leurs composés et de leurs applications. Il travaille actuellement dans des installations audiovisuelles et dans la rédaction d’un livre sur les champignons psychoactifs au Chili.

– Pause –

17h45-18h30
Ramuntcho Matta (FR) : « De la paranoïa comme de la fabrication de l’ennui. Orientation désorientation. »
Poète, Artiste multifacetique, Musicien. Il dirige le centre LIZIERES.

18h30-19h30
Joachim Montessuis (FR) : « Art, conscience et solipsisme ».
Il sera question d'art, de musique, d'hermétisme, de conscience non-duelle, de DMT et d'intelligence artificielle, et d'un étrange fil rouge traversant tout cela.
Poète, Musicien, Professeur à l'école des beaux arts de Strasbourg. Dirige le Label ERRATUM

20h00 - Performances :

Joachim Montessuis
Astéréotipie
Julien Bancilhon & Franq de Quengo
Ramuntcho Matta

Samedi 19 octobre

13h30-14h00
Gilles Roland Manuel (FR-IT): Projection du film "L'art peut sauver la vie des jeunes autistes". Psychiatre de jeunes gens autistes.
Gilles Roland-Manuel, antipsychiatre s’est toujours intéressé aux ponts entre la psychiatrie et la culture. À l’origine de nombreuses initiatives, comme le journal Le Papotin ou le groupe Percujam, il a aussi créé en 2000 le Futur Composé, association qui organise des manifestations et des spectacles auxquels participent, ensemble, des artistes professionnels et handicapés. À travers l’art, il ne cherche pas pour ces jeunes la thérapie, mais le mieux-être, un moyen de changer leur vie.

14h00-14h45
Eric Bidaud (FR) : « De la transformation psychique dans la psychose infantile. Du visage au paysage ».
Professeur de psychopathologie clinique à l’Université Paris 7 – Diderot, Eric Bidaud est psychologue clinicien, psychanalyste, membre du Laboratoire Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, Paris 7.

14h45-15h30
Ginette Michaud (FR) : « Le sujet à bras le corps, expérience imminente de morte et résurrection, éveil du coma et transformation psychique » (conférence Skype).
Psychiatre et psychanalyste française, Ginette Michaud s’intéresse à la psychose et fait partie du mouvement de psychothérapie institutionnelle fondé par François Tosquelles et Jean Oury.

15h30-16h15
Pedro Serra (BR-FR) : « Schizoanalyse et Spinoza, des machines à désirer ».
Psychiatre et musicien, Pedro Serra est chef de Service au secteur XIV de l’hôpital de Ville Evrard.

– Pause –

16h30-17h15
Franck Ancel (FR) : « Une figure lumineuse… »
Comment interpréter l’analyse suivante de mon ami scénographe Jacques Polieri, passé par le cabinet de Jacques Lacan, au regard du rêve dans lequel il m’est apparu la nuit même de son départ vers les étoiles le 16 décembre 2011. « En réalité la lettre et le nombre qui lui correspond, qui est "est" la chose, l’étant ou l’être, représente un stade inférieur du rapport dominateur ou de l’interprétation dans la pensée occultiste ; ce stade premier est magie, mais il existe d’autres stades plus ésotériques (que l’on retrouve notamment dans les traditions hébraïque, islamique ou hindoue), l’ordre initiatique par exemple qui peut opérer jusqu’au degré du "souffre rouge" alchimique, ou encore et surtout la réalisation totale cosmogonique, suprême degré d’initiation, qui permet de coopérer consciemment au plan du "grand architecte de l’Univers" ».
Franck Ancel pratique un croisement du champ de la scénographie avec celui de la psychanalyse : c’est un navigateur de l’espace terrestre qui aime respirer un certain sentiment océanique. Il est Membre des Forums du Champ Lacanien et de l'École Occidentale de Méditation.

17h15-18h00
Ariadne de Moura Mendes (BR) :  « Le bloco du carnaval "Suburban Madness" (locoura suburbana) et sa contribution au projet de réforme psychiatrique brésilienne et de lutte antimanicomiale »
Résumé : Il s’agit d’aborder l’importance du carnaval « Suburban Madness » dans la déconstruction d’un grand hospice (l’Institut municipal de Nise da Silveira – Rio de Janeiro) et dans la mise en œuvre de pratiques alternatives aux traitements psychiatriques traditionnels. Les effets de ces travaux sur la vie du quartier et de la ville (lutte contre la stigmatisation et les préjugés contre la folie) et présentation du récit de vie d’une patiente transformée par son insertion dans la folie des banlieues ainsi que dans les autres équipements culturels et artistiques existant dans l’institution.
Ariadne de Moura Mendes est psychologue brésilienne de l’Institut Nise da Silveira. Elle est à l’origine des projets des groupes de samba-carnavalesque pour soigner la folie.

18h00-18h45
Martin Bakero (FR-CH) : « De la Metanoïa comme antidote à la Paranoïa »
Résumé : Nous exposerons des cas cliniques et des trouvailles sur la question : comment passer du problème au poème dans la clinique de l’effondrement psychique ? Folie homéopathique ? Clinique pneumatique des expériences psychiques.
Docteur en psychopathologie Paris 7, Martin Bakero est chercheur associé au Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, Paris 7. Il est poète, artiste sonore, compositeur et réalisateur.

18h45-19h15
Vincent L’Hostis (FR) : cinéaste et photographe, auteur et réalisateur d’un long-métrage documentaire en cours de fabrication sur la thérapie par le hasard. Il en présentera une bande annonce de présentation.

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19h30 : vernissage de l'exposition « Métanoïa ».

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20h30 - Performances :

Pedro Serra
Vincent L'Hostis
Franck Ancel

 

Lieu:
Galerie Métanoïa
56 rue Quincampoix, 75004 Paris

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ARMILLAE

Publié le 10 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans performance, Evenement, evenement

ARMILLAE

ARMILLAE | vidéo-performance de Valentina Lacmanović
Événements
Du 17 au 20 octobre 2019 - PROLONGATION JUSQU'AU 27 OCTOBRE 2019

ARMILLAE est l’invitation à une expérience immersive qui interroge notre équilibre construit sur les conventions autour des notions de temps, d’espace, de lumière, d'ombre et de mouvement. 


ARMILLAE (lat. bracelets, cercles) est une vidéo-performance pensée autour de la “sphère armillaire”, conçue sur mesure pour l’espace de la collection Instruments scientifiques situé au 2e étage du musée des Arts et Métiers. Avec ce projet performatif, l'artiste remet la réalité du corps au centre de la sphère ; il produit ces ombres qui deviennent notre réalité, questionnant nos capacités de distanciation et de distinction entre le vrai et le faux, la source et… son ombre. Comme si nous étions tous le centre d’une galaxie (ou de la caverne de la République de Platon) qui tisse notre réalité avec les reflets de nos ombres.
ARMILLAE (lat. bracelets, circles) is a video-performance constructed around the “armillary sphere”, a site specific immersive project created “sur mesure” for the permanent exhibition of scientific instruments on the second floor of the ‘Musée des Arts et Métiers’. In repositioning the body to the center of the spheric space, marked by the movement of the planets and stars within the galaxy, the artist creates shadows that become our reality, questioning our capacity to  differentiate between what is real and what is fake - the source and… its shadow. Just as if we entered Plato’s cave, each one a center of our own galaxy, weaving our reality with reflections of our shadows.

NE MANQUEZ PAS : Le samedi 19 et le dimanche 20 octobre 2019, rendez-vous à l'accueil pour rencontrer l'artiste, Valentina Lacmanovic, à 15h et à 16h 

Amir Grabus - assistant camera and editing
Ranko Šajfar - soundscape

 

Valentina Lacmanović est artiste-performeuse et créatrice d'art vidéo.

D’origine croate et de nationalité française, elle réside et travaille entre Paris et Amsterdam. Son travail est centré sur la création artistique inspirée des convergences et divergences créatives entre les rituels anciens et la performance contemporaine. Valentina est membre du Conseil Artistique et coach de recherche et projets personnels à ACAPA (Academy of Circus and Performance Art) à Tilburg (Pays-Bas). Elle est également membre de HDLU (Association des Artistes visuels professionnels de Croatie).

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U.J.S.R.A (UN JEU DE SOCIÉTÉ DANS LES RÈGLES DE L’ART)

Publié le 4 Octobre 2019 par Anaïs BERNARD dans exposit, performance

U.J.S.R.A (UN JEU DE SOCIÉTÉ DANS LES RÈGLES DE L’ART)

U.J.S.R.A (UN JEU DE SOCIÉTÉ DANS LES RÈGLES DE L’ART)
une fois par mois
12.10.2019 > 13.06.2020

Un tapis multicolore, un palet jeté au hasard sur des mots hétéroclites, et des artistes qui évoquent tour à tour l’imaginaire qu’ils y raccrochent. Sous la forme d’un jeu de société, Clara Le Picard nous fait entrer dans l’intimité de la pensée créatrice et aborde avec convivialité le mystère qui entoure l’élaboration d’une œuvre.

Artistes invités
samedi 16 novembre : aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii
et Bertrand Bossard
samedi 12 octobre : David Clavel et Laurent Bazin

 

À PROPOS
Qui n’a jamais eu envie de voir l’envers du décor, de se promener dans les soubassements de la pensée d’un artiste, d’en explorer les méandres ? En partant de cette curiosité légitime, Clara Le Picard a conçu U.J.S.R.A, un grand jeu de société. Au centre : un plateau de 4,50 mètres de diamètre constellé de mots tel que « orgasme », « déchet », « frontière » ou encore « plage ». Face-à-face, deux équipes, composées chacune d’artistes, lancent un palet qui retombe au hasard sur un mot. Le joueur doit alors s’exprimer sur le sujet, le lier au travail d’un artiste et si possible citer une de ses œuvres. Dans ce brainstorming ludique, les spectateurs ne sont pas en reste : disposés autour des participants, ils sont mobilisables à tout moment par les artistes en manque d’inspiration. Une manière de nous associer à la construction d’une pensée, tout en levant le voile sur les conceptions subjectives de l’histoire de l’art.

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You know i'm not a robot – gk collective

Publié le 22 Septembre 2019 par Anaïs BERNARD dans théâtre, theatre, performance

You know i'm not a robot – gk collective

Performance/théâtre
You know i'm not a robot – gk collective
samedi 28 septembre

En continu - A partir de 8 ans (si accompagné·e)

L’Agence de Rencontre sans Risque est un projet théâtral interactif du GK Collective. Elle se présente comme une start-up fondée fin 2016 par Clémence Rellier dans le but de proposer des rencontres "nouvelle génération" pour mieux correspondre aux attentes des consommateurs de l’ère du numérique. Le public est invité à remplir un formulaire pour renseigner ses caractéristiques personnelles avant d’être mis en relation avec un coach robot, l’un des huit comédiens du collectif. Pour l’Happy Cube Day, chacun·e pourra choisir son type de coaching avec un robot qui travaille la sécurité relationnelle – un classique de l’agence – ou un nouveau type de robot de génération « +3degrés », autour du changement climatique et de l’effondrement à venir.

Sur le ton de l’ironie et du second degré, cette performance, tant ludique que critique, interroge les nouveaux modes de rencontres créés par la société du numérique, ou encore la place du déni face au réchauffement climatique.

Mise en scène : Gabriella Cserhati
Dramaturgie : Fabien Lartigue
Avec : Maxime Coudour, Isabelle Hazaël, Rachel Huet-Bayelle, Arnaud Lesimple, Morgane Le Rest, Quentin Pradelle, Julien Prévost…
Soutien : Festival NEMO, Biennale Internationale d'Art Numérique (ARCADI), Animakt – Saulx-les-Chartreux (91)

   
tarif : Gratuit
réservation


 

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relation hommes-robots

Publié le 21 Mai 2019 par Anaïs BERNARD dans performance

relation hommes-robots

Relation hommes-robots
Alexandra Bensamoun & Coline Cuni
Jeudi 23 mai
19h00

Une soirée en deux temps sur la relation hommes-robots :
Alexandra Bensamoun est professeure de droit privé à l’Université de Rennes 1 (IODE-CNRS) et membre du Conseil d’administration du Centre d’études et de recherche en droit de l’immatériel (CERDI – Université Paris-Sud/Paris-Saclay). Spécialiste en droit de la propriété intellectuelle et en droit du numérique, elle enseigne ces disciplines en France et dans des universités étrangères.

Lors de la première partie de la soirée elle abordera l'utilisation actuelle des robots, de l'intelligence artificielle, du point de vue de l'éthique et du droit. 

Dans un second temps, l'artiste Coline Cuni présentera son installation avec un robot panthographe qui recopiera les gestes de l'artiste. Initiée en 2017, “Machin - Machine” est le fruit d'une collaboration entre l'artiste et deux étudiants en ingénierie mécanique et matériaux de l'ENS Paris Saclay. Ensemble, ils tentent de créer un robot capable de reproduire en direct les gestes de l'artiste, tel un pantographe mécanique en trois dimensions.

Coline Cuni déploie son travail dans l’espace entre sculpture, installation et performance. Jonglant avec de nombreux matériaux, comme le tissu, le bois ou la céramique, elle crée un vocabulaire composé d’éléments non-figuratifs et colorés. Les modules s’emboîtent, se font face, s'entrechoquent et s'effondrent dans de lentes chorégraphies.  

Ici, pour la première fois, l'artiste prospecte l'art numérique en explorant la superposition de deux univers a priori éloignés que sont l'art et l'ingénierie. Elle prend plaisir à explorer la poétique singulière qui réside dans le dialogue entre toutes les formes de recherche : artistique et scientifique, théorique et empirique.

Machin - Machine se rattache à un ensemble de recherches portant sur la notion d'affordance. Très présente dans le champ du design, cette notion désigne la potentialité d'action qui réside dans tout objet.

Ce projet est développé dans le cadre d’une résidence d’artiste aux Arcades qui bénéficie du soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture.

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ENIGMA

Publié le 22 Avril 2019 par Anaïs BERNARD dans performance

ENIGMA

La performance immersive Enigma est une mise en scène des formes de transcodages de l'information visuelle et sonore. Parmi les thèmes explorés, les artistes ont travaillé autour de la pensée du mathématicien Alan Turing à travers l'exploration des problématiques liées à l'intelligence artificielle, à l'apprentissage profond ainsi qu’à l'identité numérique.

Les créateurs se sont également intéressés au parallèle fait par Turing entre le cryptographe et le physicien, ce dernier tentant de décrypter l'univers dans lequel nous vivons. L'inclusion d'un dialogue humain-machine, inspiré d'une série d'expériences effectuées chez Google dans le domaine de l'apprentissage profond, laisse entrevoir les enjeux auxquels seront confrontés les machines dans leur apprentissage et le décryptage de la pensée humaine.

 

INFOS PRATIQUES
du 30 avril au 3 mai 2019 - du mardi au  vendredi - 20h
Satosphère (13 ans et plus)
Durée : 40 minutes
Billet régulier : 25$ ( + frais web ) / 20$ étudiant( + frais web )

 

ÉQUIPE DE CRÉATION
Artistes en performance : Yan Breuleux (visuel) et Alain Thibault (audio)
Programmation TouchDesigner : Rémi Lapierre
Programmation Max for live : Peter Dines
Design industriel / Construction d’ordinateur : Sam Chenennou

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