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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

exposit

Dynamo

Publié le 14 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

Dynamo

Exposition Dynamo du 10  avril au 22 juillet 2013.

Sur près de 4000m2, l’exposition montre comment, de Calder à Kapoor, de nombreux artistes ont traité les notions de vision, d’espace, de lumière et de mouvement dans leurs œuvres, en réalisant souvent des installations dans lesquelles le visiteur est partie prenante : les atmosphères chromatiques et changeantes d’Ann Veronica Janssens, les miroirs kaléidoscopiques de Jeppe Hein ou les réalisations in situ de Felice Varini.

Commissaire général : Serge Lemoine
Commissaire : Matthieu Poirier
Commissaires associées : Domitille d’Orgeval et Marianne Le Pommeré
Scénographie : Véronique Dollfus

Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)
Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)
Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)

Photographies personnelles lors de ma visite de l'exposition (avril 2013)

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Test Pattern [n°4] - Ryoji Ikeda

Publié le 12 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans artiste, exposit

FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.

FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.

Test Pattern est un programme informatique qui convertit en temps réel les signaux, qu'ils soient sonores, comme c'est le cas ici, textuels ou visuels, en images de codes barres ou de données informaiques binaires constituées de 0 et de 1. L'installation est composée d'images projetées sur une surface au sol de 12m x 3m accompagnée d'un dispositif sonore.

 

La vitesse extrême des images en noir et blanc - des centaines de compositions par secondes - à l'effet quasi stroboscopique, donne à expérimenter les limites de la perception en référence aux tests de fonctionnement des appareils de diffusions (les " test pattern" sont aussi le nom donné aux mires qui permettent de tester les images des téléviseurs).

 

Ce projet, qui s'intègre dans la série datamatics, ensemble d'installations et de concerts, explore la capacité à percevoir les données informatiques qui pénètrent jour après jour notre quotidien. Les bases de données sont à la fois le sujet  des recherches de Ryoji Ikeda et son matérau de création. Par nature invisibles, l'artiste cherche à les capter pour nous les restituer à travers une expérience esthétique puissante et fascinante.

FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.

FRAC Franche-Comté (Salle Basse) - du 6 avril au 15 septembre 2013.

Pour le FRAC Franche-Comté et dans le cadre de son ouverture, la pièce est accompagnée exceptionnellement de sa version sous forme de concert-performance. Depuis 2008 en effet, l'artiste développe le projet Test Pattern à travers plusieurs angles: sortie d'un CD, création d'un concert audiovisuel et à ce jour quatrième version de l'installation Test Pattern, sans oublier la version monumentale présentée à Park Avenue Armory à New York en mai 2011. Infra-basses, sons purs et séquences quasi-bruitistes sont les ingrédients de ses compositions minimalistes, converties en direct en images vidéo.

Quelques photographies personnelles de ma rencontre à l'oeuvre, le 10 mai, au FRAC Franche-Comté, à Besançon.

A venir, une courte vidéo.

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Nuitnumérique #10 « X LIGHT »

Publié le 11 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

Un événement produit par le Centre culturel Saint-Exupéry de Reims

Samedi 25 mai 2013 – 18h > 1h _ GRATUIT

Événement culturel pluridisciplinaire autour des cultures digitales et unique rendez-vous d’art numérique en Champagne-Ardenne, la nuitnumérique fête sa 10e édition sur le thème de la lumière, le samedi 25 mai 2013, de 18h à 1h.

Associée à l’image, au son, ou encore au texte, la lumière est un élément récurrent des installations numériques. Son action directe avec, et, sur le corps, avec, et dans l’espace – tel un matériau tangible à modeler, qui devient vecteur de message, de langage et d’émotion

Nuitnumérique #10 « X LIGHT »

[PROGRAMMATION]

> PARCOURS D’ŒUVRES 18H – 1H

Installations interactives et participatives

- Antonin Fourneau : Water Light Graffiti - eau & lumière _ http://atocorp.free.fr/

- Damien Aspe : Le Simon (visible à partir du 6 mai) - son & lumière _ http://damienaspe.free.fr/

- Djeff : Breeze (visible à partir du 6 mai) – ombre & lumière _ http://www.djeff.net/

- Chevalvert + 2roqs : Murmurs - onde & lumière _ http://www.chevalvert.fr/

- Bram Snijders / DEFRAME Collective : Sensible 1.0 – matière & lumière _ http://www.deframe.nl/

- Delphine Huguet : Zone aurorale – Food Art & lumière _ http://www.delphinehuguet.com

> DANS LA VILLE…

- Une vitrine de Reims centre - Chevalvert : particules réactives / corps & lumière

- Médiathèque Croix rouge – Nota Bene Visual : In order to control / mots & lumière (le 25 mai de 10h à 17h) _ http://notabenevisual.com/

> PERFORMANCE / DJ-SET 21H-1H

- 21h – Architecture 1024 : Euphorie _ http://www.1024architecture.net/

- 22h > 01h – Ponographe Crew _ www.phonographecorp.com

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Art Hong Kong

Publié le 9 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

Art Basel Hong Kong
Avec 
/ With Cecilia de Torres, Ltd (New York)
Du 23 au 26 mai 2013

 

Art Basel Hong Kong
Hong Kong Convention and Exhibition Centre (HKCEC)
1 Harbour Rd, Hong Kong 

mail@ceciliadetorres.com
www.ceciliadetorres.com 
www.artbasel.com/en/Hong-Kong

 

De nouveaux talents aux maîtres modernes de l'Asie et de l'Occident, la première édition d'Art Basel à Hong Kong retracera douze ans d'histoire de l'art à travers ses quatre secteurs: Galeries, de conscience, de découvertes et de rencontres. Sur l'affichage sera la plus haute qualité des peintures, sculptures, dessins, installations, photographies, vidéos et œuvres editioned des 20e et 21e siècles, par plus de 2000 artistes venus d'Asie et du monde entier. Le spectacle sera également offrent de vastes possibilités intellectuelles découverte, à travers des discussions et des présentations, la création d'une plate-forme d'échanges interculturels pour les artistes, galeristes, collectionneurs et des visiteurs.

Meta-cities 2013, de Miguel Chevalier.Meta-cities 2013, de Miguel Chevalier.

Meta-cities 2013, de Miguel Chevalier.

Meta-cities 2013
Oeuvre de réalité virtuelle générative
Logiciel : Claude Micheli


Sans début, ni fin, sans centre ou pluricentrée, Meta-citiesest une ville virtuelle constituée de batiments filaires qui défilent sous nos yeux. Cette ville se développe de manière matricielle et se transforme perpétuellement. Cette ville virtuelle téléscope les époques et nous projete dans une ville utopique où la nature disparaît au profit d'un urbanisme éffréné et où à terme les villes se rejoindront entre elles.Meta-cities n'est plus qu'un immense réseau, impossible à parcourir ou à connaître en totalité. C'est en quelque sorte un générateur d'utopies urbaines, une architecture du cyberespace. 

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Laboratoire sensoriel pour créatures imaginaires.

Publié le 8 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

Laboratoire sensoriel pour créatures imaginaires.
Catherine Nyeki du 22 au 25 mai 2013.

Mμ Herbier
, laboratoire tactile, microscope sensoriel, incubateur d'imaginaire

 
Grâce au microscope virtuel de Mμ Herbier vous découvrirez de bien curieuses créatures. Arbres à lucioles, horloges végétales, plantes animales et plein d'autres surprises sauront émerveiller les petits comme les grands.
 
Mercredi 22 et jeudi 23 mai : Médiathèque de la Plaine des Cafres
Vendredi 24 et samedi 25 mai : Médiathèque du Tampon - Centre Ville
Laboratoire sensoriel pour créatures imaginaires.
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Rétrospective Auguste Herbin

Publié le 2 Mai 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

La Vague des Pixels - Hommage à Auguste Herbin, de Miguel Chevalier.

La Vague des Pixels - Hommage à Auguste Herbin, de Miguel Chevalier.

Du 2 mars au 26 mai 2013 au musée d'art moderne de Céret

Le musée d’art moderne de Céret présente, en association avec le musée Matisse du Cateau-Cambrésis, une grande rétrospective en hommage à Auguste Herbin du 2 mars au 26 mai 2013.

Auguste Herbin (1882-1960) est un des fondateurs de l’art abstrait et un maître incontesté de la couleur. Inventeur d’un alphabet plastique élaboré dans les années 40, Herbin est en quête d’un art universel. Peintre et théoricien, il eut une influence très importante sur les peintres de l’Après-guerre proches de l’abstraction géométrique et sur les artistes cinétiques.

Cette rétrospective présente un panorama complet de l’œuvre de l'artiste avec une sélection de plus de 250 œuvres (peintures, sculptures, dessins, gouaches) provenant de musées et collections privées européens et américains. Le musée d’art moderne de Céret conserve également des tableaux réalisés par Herbin au cours de ses deux principaux séjours cérétans, en 1913 puis en 1919.

Plus d'informations :
Musée d'art moderne de Céret 
Tel : (33) 04 68 87 27 76
Courriel

La Vague des Pixels - Hommage à Auguste Herbin, de Miguel Chevalier.

La Vague des Pixels - Hommage à Auguste Herbin, de Miguel Chevalier.

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Bouillants #5 2013 - Art Numérique, Multimédia & Citoyenneté.

Publié le 30 Avril 2013 par Anaïs BERNARD dans festivals, exposit

Bouillants #5 2013 - Art Numérique, Multimédia & Citoyenneté.

Art Rock

Du 14 au 20 mai 2013

Depuis 1979, le festival Art Rock croise les courants artistiques et fait briller Saint-Brieuc, chaque week-end de Pentecôte. Manifestation aux multiples visages : musique, danse, arts plastiques et multimédia, théâtre, photographie, se confondent dans une synergie parfaite.

Le festival Art Rock 2013 et l’espace Bouillants #5 se retrouvent à nouveau.

Dans un désir de complémentarité artistique, et dans une ambition commune d’ouverture au plus grand nombre du monde de l’art contemporain, Art Rock et Bouillants donnent à voir une programmation internationale d’œuvres d’art numérique.

Cette action est possible grâce à une mutualisation d‘envies et de moyens, mais aussi une volonté réciproque de faire émerger un territoire régional dédié à l’expression numérique et multimédia. En ces temps d’économie culturelle tendue, cette synergie de structures et d’idées est une perspective. Cela nous donne les moyens de permettre au public l’accès et la sensibilisation aux technologies du numérique dans leur plus grande diversité de formes, de contenus artistiques et citoyens.

Pour cette édition 2013, au Musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc, Art Rock et Bouillants vous invitent à pratiquer des installations numériques. Cette co-programmation se veut être une mise en perspective pour de futurs rendez-vous artistiques et numériques sur les territoires respectifs de Saint-Brieuc Agglomération et de Rennes Métropole.

JOURS & HORAIRES D’OUVERTURE
Mardi 14, mercredi 15 & lundi 20 mai : 10h00-18h00
Jeudi 16 mai : 10h00-20h00
Vendredi 17, samedi 18 & dimanche 19 mai : 10h00-01h00

ENTRÉE GRATUITE

© High speed photo booth - Pablo Garcia & Spike Wolff

© High speed photo booth - Pablo Garcia & Spike Wolff

Les oeuvres exposées sur ce lieu :

  • HighSpeed PhotoBooth Pablo Garcia & Spike Wolff Lire la suite

    HighSpeed PhotoBooth revisite la cabine photomaton traditionnelle. De sa rencontre avec l’appareil-photo, le spectateur en tire une vidéo d’environ 1 minute [...]

  • The Year’s Midnight Rafael Lozano-Hemmer

    Ici, ce sont les yeux des visiteurs qui littéralement partent en fumée, pour s’accumuler au bas de ce vrai-faux [...]

The Year's Midnight - Rafael Lozano-Hemmer © Antimodular

The Year's Midnight - Rafael Lozano-Hemmer © Antimodular

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55e Biennale de Venise

Publié le 26 Avril 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

55e Biennale de Venise
La 55e exposition d'art international intitulé Il Palazzo Enciclopedico (Le Palais encyclopédique) , organisée par Massimiliano Gioni et organisé par la Biennale di Venezia présidé par Paolo Baratta , est l'ouverture au public du samedi 1st Juin au 24 Novembre 2013 au Giardini et à l'Arsenale. Le vernissage aura lieu du 27 au 31 mai . La remise des prix et l'inauguration aura lieu le samedi 1er Juin.
 
88 Participations nationaux sera présente dans les pavillons historiques dans les Giardini, à l'Arsenale et dans la ville de Venise. Parmi ces 10 pays participent à l'exposition pour la première fois: l'Angola,Bahamas , Royaume de Bahreïn , Côte-d'Ivoire, la République du Kosovo , Koweït , Maldives ,Paraguay, Tuvalu et le Saint-Siège .
La nouveauté réside dans la participation de la Saint-Siège avec une exposition qui s'est tenue à la vente d'Armi , une zone qui est en cours de restauration par la Biennale et converti en pavillons permanents. Cette année, le Pavillon italien à l'Arsenal - organisé par le ministère italien du Patrimoine et des Activités Culturelles, avec PaBAAC (Direction Générale pour le paysage, Beaux-Arts, Architecture et Art contemporain) - est organisée par Bartolomeo Pietromarchi .
 
L'exposition Il Palazzo Enciclopedico ( Le Palais encyclopédique ) sera aménagé dans le pavillon central (Giardini) et à l'Arsenale formant un seul itinéraire, avec des œuvres couvrant cours du siècle dernier aux côtés de plusieurs nouvelles commissions, dont plus de 150 artistes provenant de 37 pays sous forme .
55e Biennale de Venise
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Exposition Turbulences II

Publié le 25 Avril 2013 par Anaïs BERNARD dans exposit

Villa Empain, du 28 février au 1er septembre 2013
Avec la collaboration de l’Espace culturel Louis Vuitton (Paris)

 

 

 

Contrairement à d’autres états de la matière dits « stables » ou « équilibrés », les processus turbulents sont extrêmement mouvants, irréversibles et imprévisibles.
Traversées par des flux fascinants, les œuvres présentées dans cette exposition témoignent de l’art de jouer avec les turbulences. L’ordre et le désordre, ici étroitement liés, proposent un univers fécond et dynamique, poétique et enchanté.

Avec les artistes :
Yaacov Agam, Basserode, Abdelkader Benchamma, Moon Beom, Angela Bulloch, Pol Bury, Loris Cecchini, Miguel Chevalier, Leo Copers, Elias Crespin, Attila Csörgö, 
Wim Delvoye, Laurence Demaison, Lionel Estève, Michel François, Adam Fuss, Pascal Haudressy, Joe Jones, Zilvinas Kempinas, Sachiko Kodama, Ryoichi Kurokawa, Bertrand Lamarche, Pe Lang, Eric Le Maire, Etienne-Jules Marey, Shinichi Maruyama, Julie Mehretu, Nicolas Moulin, Moataz Nasr, Giuseppe Penone, Donato Piccolo, Michal Rovner, Petroc Sesti, Roman Signer, Santiago Torres, Cy Twombly, 
Bill Viola, Jorinde Voigt.

Lire, décrypter ou suivre les mouvements turbulents de la matière est un art

La question de la turbulence est intimement liée à celle du chaos. Disons que la turbulence rend visibles des forces et des rythmes inhérents au chaos. C’est parce qu'elle met des forces en rapport avec des formes qu'elle intéresse au plus haut point les artistes.
A l'origine, le mot « turbulence » désignait « le mouvement désordonné de la foule ». Léonard de Vinci a été le tout premier artiste à s'intéresser directement à ce processus et à employer le mot italien de « torbolenza ». Il était fasciné par les flux hydrauliques dont il multiplia les dessins, qu’il s’agisse de machines élévatrices d’eau, de tourbillons aquatiques ou aériens. Cette passion du peintre et de l’homme de sciences pour la turbulence des fluides, Vinci l’a héritée de savants antiques : Démocrite, Epicure, Archimède et Lucrèce. Tous ont conçu le tissu de la matière et de la physique des corps comme des agitations corpusculaires. Des artistes et penseurs de la seconde moitié du Quattrocento, Léonard de Vinci a été sans nul doute celui qui aura le mieux saisi et représenté l’écartèlement lyrique et tragique d’un homme nouveau, entre le désordre chaotique et l’ordre de la raison. 
Il n’y a pas en turbulence ni droite, ni angles, et donc pas de clôtures spatiales ni de limites temporelles. Toute turbulence, en effet, transporte, transmet, déplace, connecte. C’est une toupie, une sorte de mini-cyclone qui ne demeure pas en place et dont les circonvolutions, tout comme les chutes, semblent aléatoires. 
Chaque époque repose cette question de la turbulence en termes à la fois archaïques et nouveaux. 
Les tempêtes de Turner ne sont pas celles de Vinci et pourtant elles lui sont confraternelles. Tout en participant à un grand fond indifférencié qui déroule à l’infini ses émulsions d’eau et d’air, elles inaugurent une toute nouvelle machination turbulente du chaos. Vinci vivait et créait à l’époque du cheval et de la voile, tandis que Turner fut le chantre de la thermodynamique. Une telle option menait la peinture vers l’abstraction : l’essentiel d’une machine est représentée non plus par des formes, mais par des fonctions, des forces, des énergies. Ainsi Pollock a-t-il poussé les brouillards de Turner vers l’irreprésentable d’un cyclotron atomique : une turbulence totale, le « all over » du tourbillon des particules. 
Pourquoi tous les grands artistes s’immergent-ils dans le chaos pour en surgir porteurs de compositions et d’harmonies ? Parce que la turbulence chaotique est la genèse, non seulement de toutes formes, mais aussi et surtout de rapports surprenants, inouïs, incongrus bien que cohérents entre des éléments hétérogènes et distants. 
La turbulence pulvérise tout classement, car elle plonge les distributions formelles ou conceptuelles dans le temps d’une ritournelle. Chacune de ses phases lève de nouvelles intensités et fait surgir des perceptions nouvelles, des signes inattendus. Son flux est une pure arabesque. On ne sait pas plus quand va finir la ritournelle d’une turbulence. La turbulence est pour cela une image possible de l’infini que l’on peut contempler indéfiniment. 
Au début du XIXe siècle, l'ingénieur et physicien français Claude Navier et le savant anglais Osborne Reynolds mettent au point les premiers modèles scientifiques des processus de turbulence. 
Quelques décennies plus tard, Etienne-Jules Marey (Beaune, 1830 – Paris, 1904) met au point plusieurs machines à fumée comportant 11, 13, 21 ou 57 canaux. Ces machines, ancêtres des souffleries aérodynamiques modernes, lui permettent de réaliser de nombreuses observations sur l'écoulement de l'air et les turbulences induites par divers obstacles, tels que plans, tubes ou sphères de bois. Mais, elles lui permettent aussi de réaliser de nombreuses photographies et en étudiant les écoulements turbulents avec des instruments modernes. Marey ouvre ainsi tout un champ d'expérimentations plastiques explorées par les artistes d’aujourd'hui.
Que ce soit à l'aide de nouvelles technologies ou de dispositifs rudimentaires, d'images virtuelles ou de dessins traditionnels, des artistes issus d'horizons différents explorent les multiples potentialités plastiques et philosophiques de la notion de turbulence. Ils élaborent aussi divers systèmes de notation graphique, picturale ou sculpturale permettant de « cartographier » ces mouvements déconcertants et impromptus de la matière.
Espaces immersifs et installations vidéo, souffleries et turbines, sculptures mécaniques ou magnétiques, projections colorées, mais aussi tableaux, dessins ou encore photographies : cette exposition, traversée par des flux constants, rassemble les œuvres de plus de trente artistes de différentes nationalités explorant de multiples manières l'art de jouer avec la turbulence.
Vortex, flux, accélération, effervescence : bien loin des détraquements menaçants du chaos total, les œuvres présentées ici fonctionnent à l'instar de turbines génératrices de processus, de structures et de formes en devenir. Cette exposition-exploration arpente le champ de la turbulence au travers de cinq chapitres qui sont autant de nœuds problématiques, de tourbillons dynamiques : flux, nuées, graphes, distorsions et ondulations. Et, comme cet enfant peint par Chardin fasciné par le spectacle d'une toupie tournoyante, les turbulences nous entrainent dans un voyage réflexif, une expérience contemplative : une re-création perpétuelle.

 

David Rosenberg et Pierre Sterckx, commissaires de l’exposition
Extraits de l’introduction au catalogue de l’exposition

 

Adresse de la Villa Empain:
Avenue Franklin Roosevelt 67
B - 1050 Bruxelles

L'Origine du Monde 2013, de Miguel Chevalier.

L'Origine du Monde 2013, de Miguel Chevalier.

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Bouillants #5 2013 - Art Numérique, Multimédia & Citoyenneté.

Publié le 24 Avril 2013 par Anaïs BERNARD dans festivals, exposit

Bouillants #5 2013 - Art Numérique, Multimédia & Citoyenneté.

La Cantine Numérique Rennaise

Le 3 mai 2013

La Cantine numérique rennaise est un espace dédié au numérique, installé dans l’équipement culturel des Champs Libres. Située à 50 mètres de la gare de Rennes, la Cantine est un lieu convivial d’échanges formels et informels, et un espace de travail collaboratif en réseau (co-working).

La Cantine numérique rennaise est une association qui anime et porte des évènements ouverts à tous les publics (conférences, ateliers, expositions, prototypes numériques en libre service, etc.), en s’appuyant sur son réseau de partenaires économiques, associatifs ou culturels. Elle développe également son propre cycle évènements traitant de sujets variés comme : l’édition, le monde de l’entreprise, la culture, le web, les médias, la recherche, etc.

VENDREDI 3 MAI 2013, 12H30, L’ARTISTE THIERRY FOURNIER PRÉSENTE SON DISPOSITIF A+

JOURS ET HORAIRES D’OUVERTURE
Du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h30

ENTRÉE GRATUITE SANS RÉSERVATION

Bouillants #5 2013 - Art Numérique, Multimédia & Citoyenneté.

A+ [2008-2012]

Thierry Fournier France

Un écran diffuse exactement l’image qui serait vue derrière lui, mais constamment retardée de vingt-quatre heures. Le décalage difficilement compréhensible de ces images pourtant familières instaure un paradoxe dans la perception. Tour à tour acteurs et spectres d’une même scène, ceux qui passent dans l’image et ceux qui les observent coexistent sans jamais communiquer – à moins de passer le lendemain à la même heure. Un futur et un passé se renvoient l’un à l’autre à travers une image.

Littéralement, A+ ne représente que du temps à l’état pur : nulle trace de modification ou d’altération ne peut être perçue dans cette image qui s’incruste exactement dans son environnement. Dans un espace le plus banal qui soit, elle propose l’expérience vertigineuse de ne donner à percevoir qu’un pur bloc de temporalité. Mais en opérant cette transformation sur le flux d’un espace urbain, elle fait aussi de chacun de ses spectateurs un acteur potentiel, susceptible de déposer dans l’image une présence éphémère et/ou de guetter celle des autres. Ainsi et selon que nous nous positionnons devant ou derrière elle, nous sommes déjà dans le passé ou dans le futur, n’ayant prise ni sur l’un ni sur l’autre.

Plasticien et commissaire d’exposition, Thierry Fournier a développé une pratique artistique qui englobe à la fois l’installation, les médias numériques, la vidéo, le son et la performance. A travers cette pratique, il explore la manière dont le corps et la perception qualifient notre relation avec notre environnement, dans un sens aussi bien poétique que social ou politique. Procédant par déplacements, cadrages et décalages, il met en présence des espace-temps habituellement dissociés pour créer des situations critiques : relations entre fiction et réel, vivant et non-vivant, intime et collectif, intérieurs et extérieurs.

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