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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

conference

ORLAN - Conférence-performance

Publié le 18 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence, performance

ORLAN - Conférence-performance

ORLAN - Conférence-performance
26 mai 2018 à 15h00 - Frac Grand Large
dans le cadre du festival des Bibliothèques de Dunkerque - "Fais pas ton mauvais genre" en partenariat avec France Culture / Fonds de dotation agnès b. / ARTE/Tracks

ORLAN est une des plus grandes artistes françaises reconnue à l’international. Elle utilise la sculpture, la photographie, la performance, la vidéo, la 3D, les jeux vidéo, la réalité augmentée ainsi que les techniques scientifiques et médicales comme la chirurgie et les biotechnologies.

ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions, les prêt-à-penser.

ORLAN présente une conférence-performance qui questionne le corps dans la société et notamment le corps genre. Elle évoque des œuvres qui ont fait son succès comme « Femme avec Tête », « Tentative de sortir du cadre », « Le Baiser de l’Artiste », les scandales et les opérations chirurgicales.

En association avec Les 4Ecluses, Théâtre La Licorne, Studio 43/Association Terre Neuve...

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Avatars, humains et machines

Publié le 17 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Avatars, humains et machines

Séminaire: Enfance et Intériorité. Entre l’humain et la machine.
Jeudi 24 mai 2018
De 18h30 à 20h
Salle de conférences

Inscrivez-vous sur la liste de diffusion pour recevoir les programmes et être informé dès l'ouverture des inscriptions. 
Un parcours éclectique de quelques romans et films de science fiction autour des avatars, des machines et des humains.

 

Conflits, rivalités, convergence, parfois libre arbitre ou déterminisme… Des scénarios qui ne cessent de nourrir un imaginaire aujourd’hui incarné par les êtres nés de la culture numérique.

Autrement dit, comment penser l’émergence des machines intelligentes au-delà des utopies et des dystopies, en interrogeant les rêves inédits des interfaces humains-machines.

Pour la saison 2017/2018, Milad Doueihi présente un cycle de 6 conférences autour du thème Avatars, humains et machines, l'occasion de découvrir ou redécouvrir des ouvrages et films emblématiques de la science fiction.

 
Milad Doueihi, historien des religions, auteur notamment des ouvrages Pour un humanisme numérique (Seuil, 2011), Rivages numériques (co-écrit avec Edouard Geffray, à paraître fin 2017) et L’imaginaire de l’intelligence (Seuil, à paraître en 2018).

 

Oeuvres abordées: O. Scott Card, La stratégie Ender (Ender’s Game), Tron (1982)

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Vers la rencontre de l'homme robotisé et du robot humanisé

Publié le 16 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Vers la rencontre de l'homme robotisé et du robot humanisé

Serge Tisseron s'entretient avec Philippe Coiffet, chercheur en robotique. Il est l'un des pères fondateurs de la robotique en France.

 

L’homme augmenté n’est pas seulement un rêve de transhumaniste. Il existe déjà dans des laboratoires militaires. Des hommes capables non seulement de veille prolongée, de résistance à la perte de sang, de se nourrir de n’importe quoi, mais aussi de n’éprouver aucune douleur physique et aucune forme d’empathie, même s’ils voient leurs propres enfants torturés devant eux. De tels programmes qui conduisent à supprimer les émotions chez l’homme pour augmenter son efficacité guerrière rejoignent une caractéristique essentielle des robots : l’absence des émotions. Parallèlement, il est vrai, de grands travaux sont faits pour donner aux robots des caractéristiques humaines. Comment les hommes robotisés et les robots humanisés collaboreront-ils demain ?

 

A écouter vendredi 18 mai 2018, de 22h15 à 23h sur FranceCulture.

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Empathie et manipulations

Publié le 13 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Empathie et manipulations

CONFÉRENCE
JEUDI 17 MAI 2018, 20H 
FORUM-IRTS, LE BAN-ST-MARTIN (57)

Pour Serge Tisseron, « tout élément visuel est un puissant facteur de mobilisation affective ». Dans cette perspective, l’empathie est une capacité qui se développe avec l’âge et l’expérience, ou qui se retrouve confinée, réappropriée et manipulée. Ce spécialiste de l’empathie dévoile les effets de la culture digitale et de l’intelligence artificielle, mais aussi de l’art, sur notre capacité à l’empathie et à pratiquer la réciprocité.

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Serge Tisseron est psychiatre, docteur en psychologie habilité à diriger des recherches, membre de l’Académie des technologies, chercheur associé à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS). Il a réalisé la première thèse sous la forme d’une bande dessinée (1975), puis découvert le secret de la famille de Hergé uniquement à partir de la lecture des albums de Tintin (1983). Il a imaginé en 2007 les repères « 3–6-9–12, pour apprivoiser les écrans », pour lesquelles il a reçu en 2013 un AWARD à Washington du Family Online Institute (FOSI), puis l’activité théâtrale appelée « Jeu des Trois Figures » pour développer l’empathie de la maternelle au collège. Il a créé en 2012, en lien avec le MEDDE, le site « memoiresdescatastrophes.org, la mémoire de chacun au service de la résilience de tous ».
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Dans le cadre de l'exposition "Vous me rappelez quelqu'un" présentée au 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine jusqu'au 17 juin.
En partenariat avec le Forum IRTS de Lorraine, Le Ban-St-Martin

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Où sont-ils ? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi

Publié le 10 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Où sont-ils ? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi

Conférences et débats - Paroles d'auteurs
Jeudi 17 mai 2018 de 18h30 à 20h
Salle de conférences


Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles.
Réservation fortement recommandée
Inscrivez-vous sur la liste de diffusion pour recevoir les programmes et être informé dès l'ouverture des inscriptions.

Où sont-ils ? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi
Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d’entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu’il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : « si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd’hui est si grand, comment se fait-il que nous n’en ayons jamais perçu aucun signe ? ».

Près de 70 ans après, où en sommes-nous ? Alors que la liste des exoplanètes ne cesse de s’allonger, de quels éléments nouveaux les scientifiques disposent-ils aujourd’hui ? Y a-t-il des traces de vie dans l’Univers ? Que sait-on des mécanismes de formation des étoiles et des planètes et de ceux qui régissent la formation des molécules du vivant ? Comment s’y prendre pour écouter des signaux extraterrestres ? Qu’est-ce qui a déjà été fait en la matière ? Une civilisation intelligente est-elle nécessairement une civilisation technologique ? Les civilisations technologiques, énergétiquement instables, ne courent-elles pas toujours le risque de s’effondrer sur elles-mêmes avant d’avoir eu le temps d’inventer le voyage intersidéral ?

Dans l'ouvrage Où sont-ils ? Les extraterrestre et le paradoxe de Fermi, cinq scientifiques nous entraînent bien au-delà des sciences, vers une réflexion sur la place de l’Homme dans l’Univers et une prise de conscience des enjeux qui entourent la question de l’épuisement de nos ressources.

Rencontre avec Gabriel Chardin et Jean Duprat, deux des cinq auteurs du livre Où sont-ils ? Les extraterrestre et le paradoxe de Fermi (CNRS éditions, 2017).
Séance animée par le journaliste Daniel Fiévet.
Inscrivez-vous à la rencontre du 17 mai 2018 avec Gabriel Chardin et Jean-Duprat , 2 des 5 auteurs de l'ouvrage "Où sont-ils ? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi". Les inscriptions sont valables jusqu'à 18h15 le jour de la conférence, dernier délai. Au-delà de cet horaire, votre place sera attribuée aux personnes présentes.

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Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire

Publié le 7 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Études psychédéliques : approche historique  de la construction d’un champ disciplinaire

Journée d’étude le 9 mai 2018, de 9h à 18h, au Muséum national d’Histoire naturelle, amphithéâtre Rouelle, 57 rue Cuvier, 75005, Paris

Organisée par la Société psychédélique française (Vittorio Biancardi, Zoë Dubus, Élise Grandgeorge, Sara Velimirovic, Vincent Verroust)

Contact : Vincent Verroust (vincent.verroust@ehess.fr) 

Les conférences seront intégralement filmées et retransmises ultérieurement sur YouTube. 

Le champ des Psychedelic Studies s’affirme et s’autonomise aujourd’hui, en particulier aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La journée d’étude Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire souhaite présenter les travaux de chercheurs en sciences humaines qui étudient les usages des substances psychédéliques au XIXe et au XXe siècle. Elle constitue la première du genre en France, en ce qu’elle a pour objet spécifique le champ d’étude ouvert par la découverte de substances psychoactives dites “psychédéliques”, selon le terme forgé en 1956 par le psychiatre britannique Humphry Osmond. Dans une approche interdisciplinaire, ces travaux interrogent les usages de ces substances, que ceux-ci soient liées à des activités scientifiques, artistiques, politiques ou encore à une quête de performance. Certaines de ces recherches analysent les processus qui amènent à leur rejet ou à leur acceptation. D’autres encore interrogent leur potentiel créatif. Enfin, la conférence de Robin Carhart-Harris, emblématique de la “renaissance psychédélique”, permettra la mise en perspective de la documentation historique et des recherches contemporaines menées avec la psilocybine en thérapeutique. 

Si la recherche sur ces substances, longtemps influencée par des représentations défavorables, est en train d’évoluer depuis une vingtaine d’années dans de nombreux pays étrangers (États-Unis, Angleterre, Suisse, Espagne, Israël…) la France reste quant à elle significativement en retrait. Une législation nationale restrictive y contribue sans doute ; le manque d’information disponible en langue française est certainement aussi un frein important à la diffusion des travaux étrangers. Il apparaît par conséquent nécessaire d’œuvrer à une meilleure réception des travaux sur les psychédéliques en France, de manière à enrichir et stimuler les questionnements des chercheurs, notamment dans le domaine de la santé. Cette journée offrira donc l’opportunité d’une discussion entre histoire, médecine, pharmacie, anthropologie et philosophie.

Les conférences auront lieu au Muséum national d’Histoire naturelle, établissement de recherche historique où virent le jour les premiers travaux sur les champignons à psilocybine, dès 1953, avec les investigations de Roger Heim. La journée d’étude Études psychédéliques : approche historique de la construction d’un champ disciplinaire constitue la première d’une série de rencontres sur la thématique, organisées par un groupe de chercheurs d’affiliations académiques diverses, réunis en association, pour promouvoir les études psychédéliques.


Programme

Matinée :

•    Introduction, par Sara Velimirovic (SSDP) et Vincent Verroust (CAK, IHM) 

•  “Une science est née”. Roger Heim et la découverte des champignons divinatoires du Mexique
Vincent Verroust (CAK, IHM) :

o    À partir de l’étude historique de la découverte des champignons divinatoires du Mexique par le Professeur Roger Heim du Muséum national d’Histoire naturelle, suite à sa collaboration avec les époux Wasson, un couple d’ethnologues extra-académiques états-uniens, nous verrons comment un dialogue pionnier et fécond s’établit entre des disciplines jusque là disjointes telles que : la mycologie, l’ethnologie, la biologie culturale, la psychiatrie, l’archéologie l’histoire de l’art et même la parapsychologie. Nous verrons aussi comment la découverte des champignons divinatoires peut être analysée comme la rencontre de savoirs et savoir-faire scientifiques avec ceux des amérindiens mazatèques. À partir des écrits de Roger Heim, notamment de sa correspondance, nous pourrons examiner comment fut domestiqué un type d'expérience psychique alors jusque là quasiment inconnu de la science et quelles ont été les conséquences de cette rencontre sur l’intellection d’un savant.

•    Les programmes expérimentaux impliquant l’usage de psychédéliques avec des artistes dans les années 1950 et 1960 
Élise Grandgeorge (HAR) : 

o    Au cours des années 1950-1960 plusieurs protocoles expérimentaux de substances psychédéliques (LSD et psilocybine principalement) en psychiatrie et en psychologie ont intégré dans leur cadre des artistes. Des expérimentations quantitatives et qualitatives sont menées. Dans certains cas, le questionnement qui motive l’expérimentation est celui d’un possible accroissement de la créativité provoqué par la substance ingérée. Dans d’autres cas, face au constat partagé de la difficulté de rendre compte par le moyen du langage de l’expérience psychédélique, le recours à l’artiste permet d’espérer une communication plus entière et subtile de l’expérience vécue. Dans ces mêmes années, hors du cadre du laboratoire certains artistes ont souhaité transmettre au plus près l’expérience psychédélique. Allant au delà des productions linguistiques et visuelles, un art psychédélique émerge alors, qui au recours de la technologie et par l’intermédiaire de la machine, propose au spectateur de vivre une expérience pensée comme étant comparable, si ce n’est identique, à celle des hallucinogènes. Proches du biofeedback training, conceptualisé dans le champ scientifique dans les années 1970, ces œuvres souhaitent modifier très directement l’état de conscience de celui qui l’expérimente. 

•    Psychédéliques, créativité et flexibilité cognitive
Martin Fortier (IJN, Stanford University) :

o    Dans les années 1960 et 1970, lorsque la recherche sur les psychédéliques battait son plein, de nombreuses expériences furent menées afin d’explorer le potentiel créatif de ces substances. En raison de leur manque de rigueur méthodologique, ces travaux furent toutefois peu concluants. Je me propose ici d’explorer à nouveaux frais la question des psychédéliques et de la créativité. Je me reposerai pour ce faire non seulement sur des travaux classiques, mais également et avant tout sur série d’études récemment parues. Je poserai dans un premier temps quelques distinctions conceptuelles importantes tirées des modèles bayésiens de la cognition (par ex. la différence entre la créativité procédant d’un affaiblissement des hypothèses a priori et celle procédant d’un élargissement de l’espace d’hypothèses). Ces clarifications faites, j’évaluerai le potentiel créatif des psychédéliques en les comparant à d’autres substances psychoactives (comme la kétamine et les agents antimuscariniques) ainsi qu’à la cognition éminemment flexible des jeunes enfants. Je me demanderai par ailleurs si la flexibilité introduite par les psychédéliques opère aussi bien dans le domaine de la cognition que dans celui de la perception.

•    Projection du film Entrée libre - champignons et hallucinations, émission de télévision produite en 1966 par l’ORTF et réalisée par Jean Lallier (30’43’’)

o    Consacrée à la prise de champignons hallucinogènes, traitée sous l'angle historique, ethnologique mais aussi clinique et thérapeutique, l’émission alterne des extraits commentés du film Les champignons hallucinogènes du Mexique, réalisé par Pierre Thevenard en 1963, et un entretien avec le professeur Roger Heim du Muséum national d’Histoire naturelle. Elle constitue un document précieux sur les investigations interdisciplinaires sur l’expérience psychédélique en France.

•    Table ronde de la matinée, présidée par Claude Blanckaert, historien des sciences (CAK, CNRS). Discutants :
o    Jelena Martinovic, chercheure post-doctorante en histoire de la médecine et de la santé publique (IAS, UCL, IHM)
o    Pascal Rousseau, professeur d’histoire de l’art (UP1PS, HiCSA)
o    Éléonore Willot, chercheure en art et esthétique (UB, CGC)

Après-midi :

•    Substances psychédéliques au quotidien : une histoire sociale de la “bonne dose” de 1943 à aujourd'hui
Vittorio Biancardi (CRH) : 

o    Mon propos consiste en une analyse en deux temps d'une pratique qui apparaît aujourd'hui de plus en plus répandue au sein de la communauté des consommateurs de substances psychoactives : la consommation de substances psychédéliques à doses perçues comme subliminales (sub-threshold ou sub-perceptual doses) ou presque. Premièrement, je présenterai une histoire de l'usage de drogues psychédéliques à faible dose de 1943 jusqu'à présent, en particulier à partir des groupes de la contre-culture italienne dans la période 1960-1980. Dans un deuxième temps, je présenterai les premiers résultats d’une enquête fondée sur des entretiens avec des usagers, l’analyse de forums et de questionnaires en ligne, afin de cartographier l'utilisation contemporaine des psychédéliques à faible dose. Il s’agira de définir une pratique en progression et qui pourrait, par hypothèse, constituer une modalité d'utilisation thérapeutique nouvelle.

•    La morphinophobie comme modèle des savoirs naïfs empêchant l'utilisation médicale des psychédéliques
Zoë Dubus (UMR Telemme)

o    La prise en charge de la douleur par la morphine a mis presque deux siècles à s’installer dans les pratiques médicales en France . Le développement de son usage dans la deuxième moitié du XIXe siècle aurait pu laisser croire que l’analgésie deviendrait courante au XXe siècle. En réalité, la peur de la morphinomanie, qui apparait dans les années 1870 et la loi de 1916 l’assimilant à un stupéfiant, provoquèrent une telle méfiance des professionnels de santé que ces problématiques ne refirent réellement surface qu’aux alentours des années 1990. La morphinophobie, idée selon laquelle la morphine serait une substance trop dangereuse pour être utilisée, pèsera lourdement sur la pratique médicale française. Sa réhabilitation nous permet d’utiliser la morphine comme substance « type » caractérisant le traitement réservé aux autres psychotropes en médecine. La communication visera donc à montrer, à travers le cas de la morphine, comment la pratique médicale peut être durablement influencée par des croyances liées à des savoirs naïfs sur les psychédéliques dont l’utilité thérapeutique est pourtant désormais reconnue.

•    Mechanisms of action and therapeutic potential of psychedelic drugs
Robin Carhart-Harris (Centre for Neuropsychopharmacology, Imperial College of London) : 

o    Première conférence en France de Robin Carhart-Harris, neuropsychopharmacologue administrant de la psilocybine à des patients et des volontaires dans le cadre de ses recherches biomédicales. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle a permis des avancées significatives sur la compréhension de l’expérience psychédélique, dont il s’avère qu’elle possède des propriétés thérapeutiques sous certaines conditions qu’il convient de comprendre.

•    Table ronde de l’après-midi, présidée par Bernard Bodo, Professeur de chimie des substances naturelles (MNHN). Discutants : 
o    Pierre Champy, Professeur de pharmacognosie (faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry)
o    Alessandro Stella, historien (CRH, CNRS)
o    Christian Sueur, psychiatre (Centre hospitalier Le Vinatier)

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Le numérique est-il un nouvel humanisme ?

Publié le 4 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Le numérique est-il un nouvel humanisme ?

Serge Tisseron s'entretient avec Milad Doueihi, historien des religions.

Le numérique peut être considéré comme une technologie, mais aussi comme un instrument de rupture radicale. C’est le point de vue de Milad Doueihi qui parle à son sujet de nouveau processus civilisateur, ou encore de nouvel humanisme. Un nouvel humanisme qui entre en rivalité avec les religions. Comme elles, il a une prétention à l’universalité planétaire, il refaçonne les gestes du corps et crée une nouvelle intériorité qui n’est pas basée sur l’introspection traditionnelle, mais réduite à des mesures physiologiques, notamment du fonctionnement de notre cerveau. Mais surtout, comme les religions, il contient une nouvelle promesse d’éternité.

A écouter ce vendredi 4 mai 2018 de 22h15 à 23h, sur FranceCulture.

Au départ parler d'humanisme numérique était une formule volontairement provocatrice. Mais je persiste à penser que le numérique est un humanisme pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'on voit bien que ce qui fait tourner la machine numérique aujourd'hui, ce sont les liens sociaux. Même si on constate des effets problématiques, on reste dans la construction du lien social. L'autre dimension est la convergence entre la technique - qui est devenue le numérique aujourd'hui - et l'humain. Pour moi, cette convergence peut donner lieu - plutôt qu'à des fantasmes ou des idéologies d'ordre transhumaniste - à une autre manière de concevoir, de déployer l'humanisme. Le premier aspect important est la dimension éthique, mais pas au sens d'une régulation de la technique. J'aime comparer l'éthique à l'informatique, même si cela peut sembler une hérésie ! Ce qui a fait la force de l'informatique, c'est qu'elle est partie d'une observation déterminante pour Turing et les autres informaticiens : l'incomplétude de la logique formelle. Il me semble que l'éthique participe de cette incomplétude : c'est cela qui fait sa force, son efficacité, sa valeur. L'éthique comme l'informatique sont fondamentalement ouvertes, quand la morale et le moteur à explosion sont fermés.

#Teilhard de Chardin #point oméga #Jacques Ellul #Ivan Illich #Pascal #section conique

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Au-delà de l’humain ? | Cycle "Humain / Non Humain"

Publié le 1 Mai 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Au-delà de l’humain ? | Cycle "Humain / Non Humain"

Rencontre avec les artistes Fabien Giraud, Raphaël Siboni et Laurence Bertand-Dorléac, commissaire d'exposition. 

Le travail de Giraud et de Siboni est sous-tendu par une aspiration au décentrement, à un déplacement des perspectives, pour adopter un point de vue qui redéfinit la pratique du cinéma vers une expérience extrahumaine. 

Notamment, le développement des drones et de certains nouveaux dispositifs de mesure et de vision nous propulse dans des coordonnées spatio-temporelles différentes. Pour penser l’avenir de l’homme faut-il nécessairement délaisser le référent humain ? Que peuvent nous apporter les théories post-humanistes quant à la manière de nous raconter ? À partir de la projection de leurs films, les artistes exposent leur vision en dialogue avec Laurence Bertrand-Dorléac, co-commissaire de l’exposition «Artistes & robots» présentée au Grand Palais au printemps 2018. Cette exposition entend interroger le statut de l’activité artistique et créatrice à l’ère de la robotique et de l’intelligence artificielle, et proposer au visiteur d’expérimenter des œuvres issues de la collaboration entre des artistes et les programmes informatiques qu’ils ont inventés.

-RÉSERVATION OBLIGATOIRE-
Lien ci-dessous.

 

Lieu:
LE BAL
6, Impasse de la Défense, 75018 Paris

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Journée d'études : Les jeudis de la recherche

Publié le 30 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Journée d'études : Les jeudis de la recherche

Journée d'études de l'équipe de recherche Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques - Faculté des Arts - Université de Strasbourg.

Programme:

Jeudi 3 mai:
8:30 Ouverture, accueil des participants et du public
9:00 Introduction par Corine Pencenat
9:45 Conduites, « faire » et société,  Gwenaëlle Bertrand ATER en design - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteure en design - ACCRA &  Maxime Favard Enseignant contractuel en design - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteur en design - ACCRA
11:30 Quelques exemples de positionnement épistémologique dans les champs de la recherche-création (Gosselin,Bruneau) et de l’Artistic Research (Borgdorff),  Grazia Giacco MCF HDR en Musique et didactique de l’éducation musicale - ESPE - Université de Strasbourg - ACCRA
12:15 La Geste d’un tableau - Histoire à rebours.Présentation des hypothèses de travail,  Marie-Odile Biry-Fetique MCF en Arts plastiques - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
13:00 Pause déjeuner
14:30 Jeux de construction, Stéphane Mroczkowski MCF en Arts plastiques - ESPE - Université de Strasbourg - ACCRA
15:15 L’immersivité de l’art, révélateur de sensations pour une compréhension de notre conscience de soi,  Anaïs Bernard ATER en Arts visuels - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteure en Arts plastiques et Sciences de l’art - ACCRA
16:00 Les performances de Gina Pane et le tarentisme apulien : entre transformation du corps en image, variations performatives et survivance d’images archétypiques, Janig Begoc MCF en Histoire et théorie des arts visuels - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
16:45 Pause café
17:30 Table ronde
Corine Pencenat, Marie-Odile Biry-Fétique
18:00 Fin de la première journée

Vendredi 4 mai:
10:00 Ouverture de la deuxième journée
10:15 Entre l’écrit et l’image : saisir et activer la pensée aujourd’hui, Corine Pencenat MCF HDR en Arts Plastiques - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - ACCRA
11:00 Iconologie, articulation,  Maxime Boidy Postdoctorant LabToP-CRESPPA (UMR 7217) - Université Paris 8
11:45 Les images et la recherche. Épistémologie du champ visuel, Vivien Philizot ATER en design graphique - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Docteur en design graphique - ACCRA
12:30 Enquête critique en architecture, un modèle pour la recherche ? L’architecte en criminel, Sophie Suma Enseignante contractuelle - Département des Arts Visuels - Faculté des Arts - Université de Strasbourg - Doctorante en Architecture - ACCRA
13:15 De l’apparaître esthétique au politique. La notion d’Institution chez Merleau-Ponty, Chiara Palermo Docteur en philosophie - enseignante contractuelle - Faculté des Arts et Faculté de Philosophie, Université de Strasbourg - CREPhAC (EA2326)
14:00 Fin de la deuxième journée

 

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Des fictions qui changent le monde

Publié le 22 Avril 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Des fictions qui changent le monde

Session #07 — Des fictions qui changent le monde (Table ronde)
Mardi 24 Avr 2018 @ La Gaîté Lyrique
19:00-21:00 Séance du Design Fiction Club
21:00-22:00 Bière-Fiction (meetup)
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Vidéo #06 (bientôt en ligne)
Event #06: https://www.facebook.com/events/442308719524059/
Page Gaîté #07 : https://gaite-lyrique.net/design-fiction-club-7
[ https://www.facebook.com/groups/designfictionclub/ ]

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La séance de mars explorait les paradoxes et zones de recouvrements existantes entre la portée critique du design fiction et l'un des pistons du système économique actuel – le marketing. Elle prolongeait un débat amorcé en ligne (1), puis continué en scène (2). Or, les visions inquiètes d’un futur dystopique orchestrées par le design fiction, ne proposent-elles pas un déplacement hypnotique et sans échappatoire du présent ? Ne participent-elles pas, ainsi, à renforcer des discours et des pratiques hégémoniques (technophiles, productivistes, anthropo-centrées, etc.) ? 
(1) http://www.facebook.com/groups/designfictionclub/permalink/184139072315295/
(2) http://up-conferences.fr/evenement/quand-fiction-libere-innovation

Afin de dépasser le sujet abordé le mois dernier, cette séance ne propose pas d'explorer de possibles fictions « futuristes » cantonnées dans les limites mortifères du capitalisme globalisé et digitalisé. Nous explorerons au contraire l'hypothèse suivante : celle de présents en puissance, « toujours-déjà-là », à actualiser comme autant de « fictions qui changent le monde » (Haraway), d'autres histoires de pouvoirs, d'autres dispositifs, d'autres récits. Non pas pour anticiper un futur funeste mais pour révéler et briser l'incantation performative du "There Is No Alternative", et rappeler que « n’importe qui peut faire le travail de magie, qui change la vie et renouvelle le monde, magie qui est l'art de changer la conscience à volonté » (Starhawk).


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Table ronde :
Organisation et médiation de la séance par Tiphaine Kazi-Tani (École Supérieure d'Art et de design-Saint-Étienne) et Max Mollon (Design Fiction Club)
Participant.e.s = Lucile Olympe Haute (Reclaiming France / Unîmes / EnsadLab), Camille Lamy (Laboratoire Sauvage Désorceler La Finance / CyDRe), Fabrice Sabatier (Laboratoire Sauvage Désorceler La Finance / ULB / ERG).


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Design Fiction Club :
Le Design Fiction Club est le rendez-vous mensuel de la Gaîté Lyrique proposé par Max Mollon et ses invité.e.s pour se rassembler, découvrir, penser et pratiquer le Design Fiction – cette démarche de design qui questionne notre monde en montrant comment celui-ci peut changer. Les trois premières séances constitueront les escales d'un voyage initiatique et auto-critique vers les profondeurs du Design Fiction.

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