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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

In This Vessel We Shall Be Kept

Publié le 12 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

In This Vessel We Shall Be Kept

Le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle en France de l’artiste coréenne Ayoung Kim (née en 1979 à Séoul), dans le contexte de sa résidence au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo (de novembre 2015 à juin 2016). L’installation sonore immersive qu’elle propose au Palais de Tokyo prend racine dans les sous-sols du Palais Garnier, plus précisément dans les profondeurs de son fameux « lac » souterrain, et met en scène à travers lui un déluge fictif qui aurait été oublié.

 
Exposition
Du 23/06/2016 au 29/08/2016
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.
 

Lieu:
Palais de Tokyo

Entre la Tour Eiffel & les Champs Élysées
13, avenue du Président Wilson 75116 Paris
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La science-fiction : entre science et fiction, trait d’union ou espace d’exclusion ?

Publié le 11 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

La science-fiction : entre science et fiction, trait d’union ou espace d’exclusion ?

Journées d’études les 14 et 15 novembre 2016
Université de Tunis
L’Institut Supérieur des Etudes Appliquées en Humanités de Zaghouan
Organise deux journées études sous le thème :
« La science-fiction : entre science et fiction, trait d’union ou espace d’exclusion ? »
 
Dès sa naissance aux Etats Unis en 1927, la littérature de science-fiction a fait l’objet de nombreuses controverses. Le trait d’union entre science et fiction relie deux cultures différentes qui tendent à s’exclure l’une l’autre. Les scientifiques autant que les littéraires considèrent qu’il s’agit d’un terme contradictoire. Selon le scientifique Robert Debré "la science est une chose, la fiction en est une autre. Le mélange des deux donne quelque chose d’absurde et d’insupportable". De son côté Michel Tournier, membre de l’Académie Goncourt, pense que la science et la fiction " se font l’un à l’autre une guerre inexplicable qui condamne le produit de leurs amours malheureuses à n’être qu’un avorton minable".
Ce genre de prise de positions contribue largement à fausser la nature des rapports que la fiction entretient avec la science dans la littérature de science-fiction qui est plutôt un lieu de rencontre singulier entre deux champs du savoir. De nombreux écrivains ont développé dans leurs romans de nouvelles technologies qui ont intéressé beaucoup de scientifiques. D’un autre côté cette littérature permet de réfléchir sur un certain scientisme en dénonçant les excès d’un progrès matériel qui aliène l’Homme et menace l’écosystème.


Nous proposons les axes suivants :


Axe I - l’imaginaire scientifique : Au seuil du XXe siècle et avec l’explosion des sciences et des découvertes, la science-fiction a apporté une innovation majeure quant aux techniques de propulsion, facteur critique essentiel de toute expédition spatiale.
L`Agence spatiale européenne a mandaté la Maison  d`Ailleurs à Yverdon4 pour recenser les nouvelles technologies imaginées dans la littérature de SF afin de trouver des idées qui pourraient servir et inspirer la recherche spatiale. En 2001, elle a fait appel à un groupe de chercheurs afin d’étudier les nouvelles technologies développées par des auteurs d’anticipation ayant pour but d’en extraire "un choix d’innovation imaginaire touchant au domaine de l’astronautique et aux techniques associées à la conquête spatiale" (Le projet ITSF, 2001). En Octobre 2002, l’agence a réuni, dans un dossier intitulé "Les Nouvelles technologies dans la science-fiction", les principaux résultats de cette recherche. On a pu constater que l’art et la littérature font partie intégrante de l’exploration spatiale depuis ses débuts. Mais ils jouent aussi un rôle capital dans son développement. […] Durant les cinquante dernières années d’exploration spatiale, les artistes ont aidé ces professionnels de l’espace à visualiser leurs plans et leurs projets et à donner forme aux technologies qu’ils élaborent. (Le projet ITSF, 2002)


Axe II - L’apport critique de la science-fiction : La science-fiction a eu pour ambition de faire place dans la littérature aux sensations d'émerveillement nées du développement de la réflexion scientifique comme de la science et de la technique, chez Jules Verne, ou Rosny aîné. Elle est aussi devenue le support d'une réflexion sur les développements de ces techniques et de ce savoir : il n'est que de lire HG Wells et Huxley pour s'en persuader. (Bozzetto, 2000: 3) Une sévère attitude critique et une angoisse grandissante marquent de plus en plus la littérature de science-fiction en s’attardant sur les conséquences possibles d’un progrès aliénant et d’une science déshumanisante. Les différentes crises qui ébranlent le monde moderne font balayer les dernières certitudes et confirment l’opinion générale dans ses soupçons : le progrès est fragile.


La littérature interroge d’un côté la connaissance scientifique dans le contexte plus étendu de la pensée humaine et renvoie, de l’autre, le scientifique à sa propre image, apportant la critique là où manque l’autocritique. "Ainsi apparaît le caractère quasi magique d’une littérature, qui, nourrie des inventions et des découvertes, devient à la fois l’écho de la crise qu’elles suscitent, et le moyen d’en conjurer les imprévisibles conséquences" (Christian Grenier, 1994: 40).
Dans une double attitude épistémologique et critique, l’auteur de science-fiction parvient à réunir, dans un même espace narratif, des disciplines que l’organisation académique tend sévèrement à séparer.


Les propositions de communication, de 500 à 600 mots, sont à envoyer au comité organisateur jusqu’au 01 août 2016 à l’adresse suivante : "Iseah Z"


 Elles devront faire figurer en préambule une courte biographie (comprenant vos nom, prénom, adresse email, laboratoire ou UR s’il en existe, champ disciplinaire et université d’origine).
 
Comité scientifique
Pr. Roger Bozzetto (Professeur Emérite, Aix-en-Provence)
Pr. Samir Marzouki (Professeur, Université de Manouba)
Pr. Irène Langlet (Professeur, Université de Limoges)
Pr. Sonia Zlitni-Fitouri (Professeur, Université de Tunis)
Pr. Danièle André (Professeur, Université de La Rochelle)
Pr. Hbib Salha (Professeur, Université de Manouba)  

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Festival d'Art pyrothechnique

Publié le 10 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans son et lumière, festivals

Festival d'Art pyrothechnique

L'origine de la manifestation remonte à 1967, lorsque la société Ruggieri et la Ville de Cannes développent de concert, au grand émerveillement des Cannois et des visiteurs, une compétition internationale entre les plus célèbres artificiers de l'époque.

Mises à feu sur des barges ancrées dans la baie, les joutes sont orchestrées au rythme d'une bande musicale et chorégraphiées au fil d'un thème symbolique : les bases d'un concept inédit sont posées. Elles varieront par légères touches au fil des ans, tandis que les performances des artificiers, toujours plus spectaculaires, gagneront en sophistication et en originalité pour faire aujourd'hui de ce Festival un des plus prestigieux rendez-vous pyrotechnique du monde. 80000 spectateurs par soirée en 1998. Aujourd’hui, plus de 150000 personnes, les yeux levés, viennent admirer les fugaces créations que les plus grands Maîtres artificiers du monde exposent sous le ciel étoilé de la Baie de Cannes, de juillet à fin août.

La fascination pour cet art universel, qui allie la créativité la plus exubérante à la maîtrise d'ingrédients de nature explosive, a donné à la compétition une réputation mondiale. Chaque année, les artificiers sélectionnés concourent pour la très convoitée "Vestale d'Argent" et, tous les quatre ans, les lauréats reviennent s'affronter pour la "Vestale d'Or"... précieux sésame remis "au meilleur d'entre tous".

Innovation, richesse esthétique, mise en scène, synchronisation, rythmique... autant de critères considérés par le jury pour évaluer chacune des fresques multicolores musicales en compétition. Parallèlement, les spectateurs ont depuis plusieurs années la possibilité de voter pour décerner le "Prix du Public" : pour celui-ci, au-delà des aspects techniques des performances, il s'agit d'un véritable "coup de coeur" et d'une reconnaissance très prisée des artistes, dompteurs de bombes et de poudres magiques.

 

Les Nuits de l’Art en Ciel…

Alors que certains traquent de lointaines étoiles, les artificiers en créent de nouvelles, bien plus proches : maîtres des poudres multicolores, ils sont chorégraphes d’étoiles qu’ils lancent vers le ciel pour qu’elles y déposent une empreinte à nulle autre pareille…avant de s’évanouir. Un spectaculaire « Art en Ciel » qui voit les meilleurs spécialistes internationaux s’affronter en baie de Cannes avec pour objectif de décrocher la lune…en l’occurrence la fameuse Vestale d’Argent et le Prix du Jury (qui couronneront les meilleurs d’entre eux et leur permettront de revenir en 2018 pour concourir alors pour la Vestale d’Or) et le très convoité Prix du Public.

Quelles surprises, quelles innovations techniques et esthétiques vont-ils tirer de leurs bombes et de leurs chandelles pour cette édition 2016 ? Tout le programme est à découvrir (au lien ci-dessous) du 14 juillet au 24 août 2016.

 

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Une histoire du regard est-elle possible ? Le cinéma au cœur de la "culture visuelle"

Publié le 9 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Une histoire du regard est-elle possible ? Le cinéma au cœur de la "culture visuelle"

Une histoire du regard est-elle possible ? Le cinéma au cœur de la "culture visuelle"


« Un nouvel organe humain s’est développé », écrivait Béla Balázs en 1930 : c’est le cinéma. Grâce à lui, on ne regarde déjà plus le monde comme on le regardait avant que les gros plans, les travellings et le montage le re-présentent d’une autre façon. Bientôt, il faudrait l’ajouter à la liste des « oculistes » dressée par Marcel Proust, ces grands peintres dont la touche forme notre œil et nous amène insensiblement à apprécier ce qui naguère nous semblait trop banal pour être même remarqué ou trop confus pour être contemplé. Sans parler des dispositifs qui, hors l’art, offrent eux aussi des points de vue nouveaux : Walter Benjamin pourrait ainsi reprendre à son compte, en 1936, l’affirmation du psychologue Henri Wallon selon laquelle « l’usage de l’avion a inéluctablement modifié notre manière de voir ». Est-ce à dire que le regard est quelque chose qui se change aussi facilement, et dont on pourrait par conséquent faire l’histoire sans trop de problèmes ? Le Zeitgeist comprend-il donc toujours une nouvelle paire de lunettes ?... Ou faut-il s’abstenir de prendre toutes ces assertions au pied de la lettre ?
La « culture visuelle » et les Visual Studies qui se consacrent officiellement à elle ont le vent en poupe. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes épistémologiques, puisque d’autres disciplines occupent déjà le terrain – en ordre dispersé : l’histoire de l’art et celle des publics, l’anthropologie, l’esthétique et l’iconologie, les sciences de l’information et de la communication, la sociologie de la réception, les Media Studies, les Cultural Studies et bien d’autres... Toutes proposent déjà des outils et des études à même de modéliser une éventuelle histoire du regard, mais cela ne signifie pas que la tâche est facile, loin de là. En outre, le champ est gigantesque ; aussi ce colloque se limitera- t-il aux changements éventuellement provoqués dans le regard par le cinéma.


Axes
- Histoire des styles
- Variations d’interprétations
- Jugements de goût d’une époque à l’autre
- Intermédialité


* Sur quoi faut-il se baser pour déterminer ce qu’est un regard ? De qui est-ce le regard,
d’ailleurs, et comment délimiter la collectivité qui le partage ? Par l’appartenance à une époque, à une nation, un sexe, un genre, une couleur de peau, une communauté ?


* En quoi les « études cinématographiques et audiovisuelles » peuvent-elles être utiles pour répondre à ces questions ? En quoi les autres disciplines sont-elles également bien placées pour ce faire ?


Les propositions de communication (1500 signes, en français et en anglais), réflexions théoriques et/ou méthodologiques aussi bien qu’études de cas précises, sont attendues sans distinction de discipline ; et les propositions interdisciplinaires, compte tenu de l’objet à étudier, sont évidemment les bienvenues. Joindre une courte biographie de l’auteur.e de la proposition. 

Les propositions sont à envoyer avant le 1er août 2016 à l’adresse :

histoire.du.regard@gmail.com

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L'art interactif en jeu

Publié le 8 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

L'art interactif en jeu

On assiste depuis ce début de siècle à l'émergence d'un nouveau type d'art, "l'art numérique", mais connaît-on sa filiation et les motivations qui animent les artistes qui le pratiquent ?
Le livre "L'art interactif en jeu" retrace dans une monographie intime et artistique le parcours sur plus de trente ans de deux créateurs pionniers dans ce domaine, Jean-Robert Sédano et Solveig de Ory.
L'art interactif est un projet humain émancipateur, politique et ludique, dont la raison profonde est la révolte face à l'absurdité et la férocité du monde. Ses racines plongent dans l'enfance quand la construction individuelle passe par l'exploration et le jeu. Dans l'art interactif l'enjeu c’est le jeu !
Ce livre illustré est agrémenté de QR codes à suivre avec votre smartphone qui augmentent le texte de documents audio et vidéo et de surprises visuelles en 3D à découvrir avec les lunettes anaglyphes incluses.

 

Sédano J.-R., 2016, L'art interactif en jeu, Editions Ludicart, 20 euros, 260 pages.

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Université d'été en humanités numériques 2016

Publié le 7 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans formations

Université d'été en humanités numériques 2016

Il n’y a plus de places disponibles pour cette année. Vous pouvez écrire à Diego Pellizzari pour être inscrits sur la liste d'attente.

L’Observatoire de la vie littéraire (OBVIL) de l’Université de Paris-Sorbonne lance du 4 au 9 juillet 2016 la première édition de son Université d’été en humanités numériques.


L’importance croissante du tournant numérique a affecté profondément les sciences humaines : il a modifié la nature et les modalités de construction des savoirs, fait émerger de nouvelles méthodes d’analyse – empiriques et quantitatives –, et transformé les procédés didactiques et les pratiques de recherche. Dans le prolongement des activités qu'il mène depuis quatre ans en humanités numériques, le labex OBVIL propose une semaine de formation destinée aux étudiants (en priorité ceux inscrits en master 2 recherche ou en doctorat) et aux chercheurs. Le programme de cette année s’intéressera principalement à la poésie, au théâtre, au roman et à la critique en présentant l’état de l’art des différents concepts et instruments qui peuvent être mis en œuvre pour interroger les textes. Les ateliers se dérouleront en salle informatique, afin de construire les notions par des manipulations pratiques.


La semaine commencera par une initiation à l’édition électronique (XML, TEI), envisagée, au-delà d'une simple visée de publication, comme une manière de constituer un corpus de recherche et une étape préalable à l'analyse numérique. La suite du programme s’articulera autour de la textométrie, discipline mère des études littéraires assistée par ordinateur (une journée sera consacrée au logiciel TXM). Des sessions concerneront d’autres approches informatiques, destinées à répondre à des problèmes littéraires spécifiques : détection de citations (Phoebus), génétique des textes (Medite), alignement de traductions, dramaturgie électronique, classification automatique (Iramuteq). Une matinée, enfin, sera consacrée aux projets personnels des participants : chacun sera invité à apporter son propre corpus et pourra discuter avec l'équipe des enseignants afin de définir les outils les plus pertinents pour l'étudier.
Tarifs : 400 euros / gratuit pour les étudiants de Paris-Sorbonne.


Formulaire de candidature à remplir avant le 15 mai à minuit


Quelques remarques :
- Aucune compétence particulière en informatique n’est requise. Le nombre de place étant limité, une sélection pourra être effectuée en fonction de la motivation des candidats, de leur CV et de l’intérêt que présentent les humanités numériques pour leurs propres travaux de recherche.
- Un bon niveau de français est nécessaire (niveau C1 minimum).
- Afin de se concentrer sur la méthode, les textes utilisés pour les expériences auront une unité thématique, et concerneront le traitement du mythe de Don Juan dans tous les genres littéraires (par exemple Le Festin de Pierre de Molière, Les Trois Don Juan d'Apollinaire, « Don Juan aux enfers » de Baudelaire, Rousseau contre Molière de Faguet, etc.). Les textes utilisés seront librement téléchargeables, une liste indicative sera fournie aux inscrits.
- La formation se déroulera à la Maison de la recherche de l'Université Paris-Sorbonne (28 rue Serpente – 75006 Paris). Les frais d'inscription ne comprennent ni l'hébergement, ni la restauration. Une liste d'hôtels et de résidences pour étudiants est disponible sur le site de Sorbonne-Universités.
- Les cours auront lieu de 9h30 à 18h le lundi, mardi, jeudi et vendredi, et de 9h30 à 13h le mercredi et le samedi.

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LE VÉCU CORPOREL DE L’ARTISTE

Publié le 6 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans projets

LE VÉCU CORPOREL DE L’ARTISTE

Axe 2 – Chantier 1

Apprendre de son corps et de ses gestes. Une méthode réflexive au Centre National des Arts du Cirque.

 

Coordinateur : Pr. Bernard Andrieu, UFR Staps, laboratoire TEC « Techniques et Enjeux du corps » (EA 3625) de  l’Université Paris Descartes.

 

Contexte et enjeux :

Ce chantier  de recherche est associé aux pédagogies du Centre national des arts du cirque depuis 2013. Il s’inscrit en complément des cours de philosophie sur le corps dispensés au Cnac par Bernard Andrieu. Cette approche donne aux étudiants la maîtrise de notions précises comme celles de schéma corporel, d’énergie ou d’écologie corporelle, de chronogenèse des apprentissages et leur permet de distinguer les différentes mémoires corporelles. Par ce biais, cette démarche initie une nouvelle approche du corps dans l’apprentissage des figures de haute technicité.

 

Les techniques du corps viennent interroger les conditions de l’apprentissage du geste circassien dans le corps vivant et dans le corps vécu. Afin de travailler les concepts d’émersiologie, d’activités conscientes et d’activités pré-réfléchies, Bernard Andrieu a embarqué des caméras Go-Pro sur le corps des acrobates et sur leurs agrès. Ainsi, la distinction entre le geste volontaire et conscient et le geste involontaire et inconscient est immédiatement visible là où une captation classique ne montre que la globalité du mouvement corporel. Les films réalisés et les images issues des ralentis, qui permettent la décomposition au centième de seconde des gestes effectués lors d’une séquence acrobatique, sont ensuite analysés de la manière suivante : tout d’abord en auto-confrontation de l’étudiant(e) circassien(ne) ; puis lors d’un entretien sur le vécu corporel et l’analyse du mouvement conduit par Bernard Andrieu ; enfin, ils sont le support d’une analyse didactique des gestes en présence de l’étudiant et des enseignants référents de la discipline. Cette méthode permet à l’étudiant de prendre conscience de ses mouvements, il peut ainsi distinguer ceux qui relèvent d’une technique apprise et ceux qui trahissent une appréhension.

 

Cette méthode innovante a pour but de développer une culture corporelle pour les étudiants et les professionnels et de contribuer à la prévention des blessures lors de l’apprentissage des figures de haute technicité.

 

La recherche :

Cette recherche se poursuit aujourd’hui en perfectionnant le positionnement de la caméra sur le corps de l’artiste et sur l’agrès et en explorant plus finement les relations entre les partenaires. L’intercorporéité sera ainsi étudiée à différents niveaux : la relation entre l’activité du corps vivant et la conscience du corps vécu, la modélisation informatique des mouvements du corps vivant en-dessous du seuil de conscience du corps vécu, les relations implicites et explicites entre l’enseignant et l’étudiant. On réalisera des entretiens qualitatifs portant sur le degré de conscience des activités corporelles dans les phases d’apprentissage. En outre, une attention accrue sera portée sur l’enseignement des techniques, notamment sur la gestion des erreurs et des blessures. Pour cette dernière, on travaillera aux techniques d’amélioration du geste en décrivant les modalités de la progression technique et de la conscience du mouvement.

 

A partir de 2017, on s’attachera à transférer le protocole et la grille de lecture développés au Cnac vers d’autres disciplines sportives et acrobatiques, mais aussi à d’autres disciplines artistiques, comme la danse ou les arts de la marionnette, dans la continuité du travail effectué par Haruka Okui dans le cadre de son post-doctorat sur le théâtre de marionnettes d’Awaji.

 

Partenaires et collaborateurs :  

CETAPS, Centre d’études des Transformations des Activités Physiques et Sportives (UPRES EA 3832), Université de Rouen
CReSTIC, Centre de Recherche en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (EA 3804), Université de Reims Champagne-Ardenne
GRESPI, Groupe de Recherche En Sciences Pour l’Ingénieur (EA 4694),  Université de Reims Champagne-Ardenne
TEC, Techniques et Enjeux du corps (EA 3625), Université Paris Descartes


 Productions attendues :

Méthode de détection des gestes parasites transférables à diverses pratiques artistiques et  sportives
Publication d’un ouvrage et d’un DVD comprenant images et entretiens avec les étudiants et les enseignants du Cnac.


Calendrier  :

Septembre 2016 : Parution de l’ouvrage sous la direction de Bernard Andrieu et du DVD  : Apprendre de son corps et de ses gestes. Une méthode réflexive au Centre National des Arts du Cirque aux Presses Universitaires de Rouen et du Havre.
7 et 8 octobre 2016 : Colloque international au Cnac « Intercorporeités dans l’art vivant. Les pratiques émersiologiques aujourd’hui (Cirque, performance, arts immersifs) ». CSTI, dans le cadre de la Fête de la science.
2017 : étude de la transposition des travaux sur le geste circassien aux marionnettistes

 

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UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS]

Publié le 5 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS]
Invitée à exposer au Palais de Tokyo, Dineo Seshee Bopape (née en 1981 en Afrique du Sud, vit à Johannesburg) conçoit une installation immersive à partir de l’interprétation de « Feelings » par Nina Simone au Montreux Jazz Festival (1976). Dineo Seshee Bopape interroge à travers des formes de ruines architecturales la saturation des émotions, la dissolution psychique et les contextes socio-politiques desquels elles émergent. Première exposition personnelle de l’artiste en France, « UNTITLED (OF OCCULT INSTABILITY) [FEELINGS] » réunit un ensemble d’œuvres spécifiquement réalisées pour l’occasion, ainsi que des œuvres de Lachell Workman et de Jabu Arnell.
 
Dans son travail, Dineo Seshee Bopape traite de la mémoire et de l’identité à travers une perspective socio-politique. Ses installations composées de vidéos, de sculptures et d’objets de récupération se déploient dans l’espace, l’envahissent et traduisent la démarche empirique et sensible de l’artiste. Ses combinaisons d’images et d’objets multiplient les récits et les points de vue qu’elle porte sur la société, le genre, la sexualité et l’histoire coloniale.
 
Exposition
Du 23/06/2016 au 11/09/2016
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.
 
Lieu:

Palais de Tokyo

Entre la Tour Eiffel & les Champs Élysées
13, avenue du Président Wilson 75116 Paris
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Accompagner les publics autour d’une exposition d’art numérique

Publié le 4 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans formations

Accompagner les publics autour d’une exposition d’art numérique

11 & 12 juillet 2016

L’objectif de cette formation est de permettre aux professionnels de la culture de saisir de quelles façons les outils numériques ont bousculé les modalités de rapport aux oeuvres. A partir d’une introduction aux esthétiques numériques, les participants pourront découvrir certains des enjeux spécifiques de l’art à l’ère du numérique et de ce que cela implique dans l’accompagnement des publics. Comment faire la médiation d’un dispositif interactif, immersif ou vidéo ? 

Animée par des professionnels de l’art numérique et de l’action culturelle, cette formation sera ponctuée de rencontres avec des oeuvres et des artistes, de discussions avec des producteurs et médiateurs culturels. 

 

Objectifs
- Découvrir l’histoire et le panorama des créations artistiques numériques 
- Se familiariser aux nouvelles esthétiques 
- Construire une médiation pour l’art numérique 
Pré-requis 
- Intérêt pour l’art contemporain et le numérique 
- Connaissances de base en médiation et accompagnement des publics 
Public 
- Professionnels de la culture 
- Médiateurs, chargés d’action culturelle, chargés d’accueil 


Durée 
- 2 journées de 7h 


Effectif 
- 3 minimum, 20 au maximum 


Coût 
- 600 euros par participant pour les 2 jours 

 

Déroulé
Introduction
- Présentation du déroulé des journées 

Origine et histoire de l’art numérique
- Les précurseurs 
- Les grandes périodes et tendances 

Panorama de la création numérique
- Les nouveaux questionnements esthétiques 
- La création numérique contemporaine 
- Présentation d’oeuvres majeures 

Les nouveaux champs de création et de recherche
- Les projets/recherches en cours 
- L’art numérique et l’art contemporain 
- Perspectives d’avenir 

Visite de l’exposition Irisations

Les nouveaux rapports aux publics
- L’interactivité 
- Les installations immersives 
- Les oeuvres vidéo 

Expérimentation directe
- Découverte de l’exposition et écriture d’un dispositif 
- Test des dispositifs et retours collectifs 
- Réflexion sur les différents cas de figure 

 

Outils pédagogiques
- Un dossier ressource 


Pédagogie
- Visite d’exposition 
- Rencontre de professionnels 
- Études de cas concrets 


Evaluation
- Entretien + questionnaire pédagogique préalable 
- Entretien + questionnaire d’évaluation post-formation


Formateurs

Mathieu Vabre, Corentin Touzet 
Commissaire d’exposition et médiateur culturel, l’équipe du pôle transmission de Seconde Nature conçoit des actions de sensibilisation et accompagne les publics aux arts numériques depuis 2007 


CONTACTS
04 42 64 61 02 
formation@secondenature.org 


Seconde Nature
27 Rue du 11 Novembre
13100 Aix-en-Provence

 

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Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"

Publié le 3 Juillet 2016 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"

Appel à contribution
Quêtes littéraires n°6 : "Hybride(s)"


Dans le sixième numéro de Quêtes littéraires nous souhaitons interroger la place exceptionnelle qu’occupe dans les œuvres littéraires la notion de l’hybride. Étymologiquement, le terme « hybridité » vient du latin ibrida, « bâtard, de sangs mêlés », devenu hybrida par rapprochement avec le grec ὕβρις, húbris, signifiant « excès, violence, démesure ». Issu du domaine des sciences naturelles, « le terme d’hybridation s’applique à une opération de croisement, dans le but d’exploiter certaines qualités appartenant à des espèces, des races, ou même, dans une acception plus large, à des variétés ou à des individus différents (Encyclopédie Universalis, 2016).
Emprunté très rapidement par les domaines artistiques et littéraires, le processus de l’hybridation perturbe l’interprétation de l’identité des œuvres. Il entraîne un effacement, voire éclatement des frontières qui séparent différentes formes d’expression, en créant ainsi la possibilité de leurs échanges, confrontations, ou, finalement, croisements. Il permet un enrichissement permanent des modes d’expression, un glissement d’un mode à l’autre et, finalement, il provoque la contamination d’une forme pure dont l’existence devient menacée. Or, peut-on encore trouver une forme pure à l’époque où les concepts dominants du paysage littéraire sont ceux de transgression et de subversion ?
Par cette invitation nous espérons, d’un côté, donner un apport intéressant à différentes recherches littéraires qui ont eu et ont toujours lieu dans le cadre des littératures française et francophone et, d’un autre côté, envisager la question dans toute sa diversité.
 
Sans vouloir prétendre à l’exhaustivité, nous proposons quelques axes de recherche :
l’hybridité générique : abolition des genres, les combinaisons/croisements possibles entre poésie, roman, théâtre, reportage, bande dessinée ; 
le dialogisme, la polyphonie : intertextualité, réécriture, exploitation d’un mythe, parodie, pastiche ;
l’hybridité du temps et de l’espace : coexistence, voire union de plusieurs strates temporelles ou/et spatiales ;
 l’hybridité de l’identité : figure du métis, de l’exilé, quête d’une identité morcelée et troublée ;
 l’hybridité picturale, musicale : coexistence au sein d’un même texte de moyens d’expression différents.
 
Calendrier
La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots) est
le 15 juillet 2016, à l’adresse: quetes-litteraires@kul.pl
Les propositions seront examinées par un comité de lecture.
Les auteurs des propositions seront avisés avant le 20 juillet 2016.
Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.
Langue des contributions : français.
Volume : 25 000 signes, notes et espaces compris.
Délai pour l’envoi des articles : le 15 octobre 2016.
 
La publication des contributions est prévue en décembre 2016 dans le cadre de la série Quêtes littéraires initiée par la Chaire des Cultures et Littératures Romanes de l’Institut de Philologie Romane de l’Université Catholique de Lublin Jean-Paul II.

Comité scientifique de la série Quêtes littéraires :
José-Luis Diaz (Université Paris VII)
Gérard Gengembre (Université de Caen)
Georges Jacques (Université Catholique de Louvain-la-Neuve)
Edyta Kociubińska (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Wiesław Malinowski (Uniwersytet im. Adama Mickiewicza, Poznań)
Bertrand Marchal (Université Paris IV)
Paweł Matyaszewski (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Zbigniew Naliwajek (Uniwersytet Warszawski)
Judyta Niedokos (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)
Daniel Sangsue (Université de Neuchâtel)
Gisèle Séginger (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)
Magdalena Wandzioch (Uniwersytet Śląski)
 
Contact pour envoi des résumés et pour toutes informations :
Rédactrices de la série Quêtes littéraires 
Edyta Kociubińska et Judyta Niedokos 

On a tous...

Un livre qu’on a lu tout petit,
Un poème qui nous accompagne,
Une pièce de théâtre qu’on veut revoir,
Un roman qu’on a jadis abandonné, mais qu’on aime maintenant,
Un personnage qui habite notre mémoire,
Un auteur à qui on aimerait poser quelques questions,
Une quête littéraire à mener...

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