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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

ouvrage

Made in labo - DE la procréation artificielle au transhumanisme

Publié le 22 Mai 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Made in labo - DE la procréation artificielle au transhumanisme

Nous vivons une profonde crise anthropologique.

En 1968, la grande question était : « Comment faire l’amour sans faire d’enfants ? ». Elle s’est retournée depuis 1978, année de naissance du premier bébé-éprouvette, en : « Comment faire des enfants sans faire l’amour ? » – révolution inouïe au regard de l’histoire de l’humanité.

La fabrication de ce bébé, conçu hors du corps humain, a peut-être ouvert la boîte de Pandore. Devenu accessible, notre génome est aussi devenu manipulable, modifiable, en attendant que les adeptes du transhumanisme le réécrivent pour produire un homme nouveau, un « posthumain » libéré des tares de notre condition, limitée et mortelle. Preuve est ainsi faite que l’engendrement, qui assure la transmission par la filiation, fait obstacle à la création. Celle de l’individu par lui-même, comme celle de la « posthumanité » rêvée.

C’est cette effroyable dérive de notre civilisation que Dominique Folscheid analyse, alliant comme personne connaissance scientifique et réflexion philosophique.

Un essai percutant, pour combattre dès aujourd’hui les cauchemars de demain.

 

Professeur de philosophie émérite à l’université Paris-Est, codirecteur du Département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins, Dominique Folscheid a fondé en 1995 un enseignement de philosophie à destination des personnels de santé, devenu « l’École éthique de la Salpêtrière ». Il a notamment publié Sexe mécanique. La crise de la sexualité contemporaine (2002) ; L’Esprit de l’athéisme et son destin (2003) et contribué à Le Transhumanisme, c’est quoi ? (2018).

 

Dominique Folscheid, 2019, Made in labo - De la procréation artificielle au transhumanisme, Les éditions du Cerf, 512 pages, 24.00 euros.

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Texte et Image 5 - Les Fabriques des histoires

Publié le 17 Mai 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Texte et Image 5 - Les Fabriques des histoires

Ce nouvel ouvrage de la collection TEXTE & IMAGE est lié aux présentation du Colloque Texte & Image 5 / Les Fabriques des Histoires, qui s'est déroulé à l'Université Savoie Mont Blanc (Chambéry) en octobre 2018. À partir du Désert de Retz — jardin anglo-chinois imaginé à la fin du 18e siècle par un aristocrate, François-Nicolas-Henri Racine de Monville et véritable processus de mise en réseau — plusieurs enseignants chercheurs et artistes, réunis par une volonté résolument interdisciplinaire — Art et Sciences de l'Art, Littérature, Sciences de l'Information et la Communication, Informatique — interrogent la notion de scénario et comment ce dernier s’élabore désormais autant à partir d’images interconnectées que de langages, de traductions, d’interprétations.

Vous y retrouverez mon article intitulé Je(u) e(s)t dividualité, labyrinthe d’une conscience émotionnelle.
En voici le résumé:
Le « dividualisme » prend le contrepied de notre société contemporaine où tout se recentre autour de la notion de l’individualisme. Le « Moi », la partie de notre personnalité la plus consciente, car en contact permanent avec notre réalité consensuelle s’efforce de maintenir l’influence du monde extérieur sur le Ça. Ce pôle pulsionnel engendre nos « dividus », changeant de masque, de rôle et marquant nos identités multiples de façon éphémère. Je suis une femme… Je suis une fille… Je suis une sœur… Je suis une enseignante… Je suis une combattante… Je suis une chercheuse… Je suis une rebelle… Je suis une amie… Je suis une artiste… Je suis une confidente… Je suis un alien… Je suis divisible car tout est mobile. Cette approche implique une infinité de points de vue, en éliminant toute limite parfois à la bordure de la schizophrénie, pour avancer dans notre monde en constante évolution. Pour paraphraser le « Dieu est mort » de Nietzsche, nous sommes face à « L’individu est mort ». La potentialité d’avoir la possibilité de changer d’identité, tout en demeurant anonyme, de se risquer à de nouveaux rôles, de jouer avec d’autres visages, tout Ça est singulier et admirable dans le façonnage individuelle. C’est une profonde mutation de notre société qui en découle. Cependant, l’idée d’un « dividu » changeant et englobant toutes les sphères sociales exclura petit à petit l’individualité. Et si la solution était là : se réinventer à chaque instant ?

 

Marc Veyrat, 2019, Texte et Image 5 - Les Fabriques des histoires, Éditions de l'Université Savoie Mont Blanc, 236 pages, 25.00 euros.

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Le MOI-CYBORG. Psychanalyse et neurosciences de l’homme connecté

Publié le 6 Mars 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Le MOI-CYBORG. Psychanalyse et neurosciences de l’homme connecté

La connexion aux technologies (smartphone, jeux vidéo, prothèse artificielle, exosquelette…) produit de véritables métamorphoses chez l’homme. On observe une transformation du cerveau et du système nerveux dans son ensemble, et même du Soi. Les neurosciences permettent de comprendre ces phénomènes. Mais la mutation de l’homme augmenté et/ou connecté touche aussi directement sa psyché, au niveau même du Moi. Une fonction psychique se développe : par étayage sur une fonction du corps (c’est le Moi-peau de Didier Anzieu), mais aussi par appui sur la technologie, dont le fonctionnement se voit transposé sur le plan mental. Dès lors, le Moi connaît une véritable extension de ses limites. C’est l’apparition du Moi-cyborg – nouvelle surface psychique qui permet au sujet de se représenter l’objet technologique comme une partie de lui-même. Dans la psychopathologie, le Moi-cyborg peut servir ainsi de prothèse psychique pour venir compenser des fonctions psychiques mal organisées, carencées ou déstructurées. Ce sont toutes ces nouvelles transformations qui sont décryptées dans cet ouvrage, qui s’appuie sur de nombreuses recherches théoriques et cliniques.

Préfacé par Serge Tisseron, postface de Bernard Andrieu.

Frédéric Tordo, 2019, Le MOI-CYBORG. Psychanalyse et neurosciences de l’homme connecté, Dunod: Psychismes, 224 pages, 25.00 euros.

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Tout va s'effondrer, et alors ?

Publié le 3 Février 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Tout va s'effondrer, et alors ?

On le sait, vous arrivez à court d'arguments sur les Gilets Jaunes et vous avez du mal à cerner le grand débat national qui vient d'être lancé. Ne parlons même pas de la perspective d'un hiver long et pluvieux... Rassurez-vous, notre nouveau numéro débarque le 7 février. Pour fêter sa sortie, on se retrouve chez Morning Coworking République, le jeudi 7 février à 19h00, en présence de toute l'équipe d'Usbek & Rica. Et après on boit des coups. 

Lieu:
Morning Coworking République
2 rue Dieu, 75010 Paris

 

LE NOUVEAU NUMÉRO - N°24

Tout va s'effondrer, et alors ?
On les appelle « collapsologues » ou « effondristes ». Ils considèrent que notre civilisation moderne est en train de s'effondrer et que la transition écologique n'est pas à la hauteur de la crise systémique que nous vivons. Alors la collapsologie est-elle le nouveau grand récit dont l'humanité a besoin ? Ou bien juste une arnaque portée par quelques survivalistes ?

Tout va s'effondrer, et alors ?
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Lancement - revue Immersion - Numéro 3

Publié le 29 Janvier 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Lancement - revue Immersion - Numéro 3

🎮 Lancement du n°3 de la revue Immersion le jeudi 31 janvier à la galerie Treize, 24 rue Moret (11ème). 🎮

Il y aura à lire, à boire et à regarder - VENEZ !

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LE PEUPLE

Les jeux mettent souvent le joueur dans la peau d’un héros qui se démarque clairement de la masse. Quand ils ne lui proposent pas directement, dans les jeux de gestion ou de stratégie, de s’imposer à elle, sans le moindre état d’âme.

Aujourd’hui, de plus en plus de jeux travaillent à déconstruire ce rapport très vertical. C’est également le cas chez de nombreux artistes, et chez de plus en plus de penseurs de tous bords, qui ont désormais recours à l’imagerie du jeu vidéo, à ses paradigmes technologiques, pour bâtir des œuvres critiques et engagées.

C’est à partir de ce constat que nous avons décidé d’interroger la notion de peuple sous tous ses aspects : représentation du monde paysan, communauté de joueurs en ligne, idéologie du jeu de stratégie, monde du travail, entretiens avec des développeurs qui se définissent comme activistes, etc. Avec, comme à chaque numéro, le souci d’établir des ponts entre différentes disciplines.

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Au sommaire de ce numéro:

Des interviews avec Florent Maurin (Enterre moi, mon amour), Paolo Pedercini (Molleindustria) et Dadeko.

Un dossier sur le thème du peuple avec des articles autour de l’idéologie des city-builders, de la représentation de la foule, des communautés de MMORPG ou encore de l’imaginaire du monde paysan.

Des articles sur des jeux récents ou anciens : Doom 2016, Pokémon Go, Red Dead Redemption II, Inside, Titanic: Une aventure hors du temps, etc.

Et toujours de nombreuses rubriques consacrées aux liens du jeu vidéo avec le monde de l’art (portrait d’Hito Steyerl), de la mode (Jeu vidéo et mode), de la musique (Spectrogramme et FPS), etc.

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Semestriel 
Jan 2019 - Juin 2019

160 Pages 
225x300mm

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Corps Mutants - à l'âge des Sélections de l'Humain, de l'espèce, des genres, des territoires

Publié le 22 Janvier 2019 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Corps Mutants - à l'âge des Sélections de l'Humain, de l'espèce, des genres, des territoires

Ce livre interroge les mutations, qui à travers les processus de domestication et de sélection, dessinent les paysages du troisième millénaire. Les corps mutants sont les corps humaines mais aussi des territoires et des vivants qui sont sont appelées à faire face à une transformation extraordinaire et accélérée. Les corps, les territoires et les espèces partagent aujourd'hui une condition particulière et commune: celle d'un devenir suspendu entre la persistance du passé et les sollicitations d'un présent-futur marqué par les nouvelles technologies. Cette analyse concerne principalement les « lignes de fuite » et les métamorphoses dans leur capacité à envisager des chemins de création et de liberté dans une période particulièrement violent. Le livre s'articule en six chapitres intitulés géographies.

 

Villani Tiziana, 2019, Corps Mutants - à l'âge des Sélections de l'Humain, de l'espèce, des genres, des territoires, Eterotopia: Rhizome, 80 pages, 14.00 euros.

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Avatars, personnages et acteurs virtuels

Publié le 15 Décembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Avatars, personnages et acteurs virtuels

Les avatars, personnages et acteurs virtuels médiatisent notre présence dans les environnements interactifs et expérientiels du cyberespace. Agents d'interfaces ou personnages de jeux vidéo et d'univers ludiques, ces figures anthropomorphiques occupent un rôle de plus en plus important dans les interfaces numériques qui prolifèrent. Dans les univers imaginaires du cinéma, les personnages de synthèse mettent en jeu la question du réalisme de la représentation. Ils remplacent l'acteur humain ou encore ils interagissent avec lui en tant que partenaires, en créant de saisissants effets de présence. Dans les jeux vidéo, les figures de synthèse adoptent une apparence humaine et simulent le comportement du vivant. Dans les mondes en ligne du cyberespace, les avatars et acteurs virtuels remettent en question l'identité et la sociabilité. Ils transforment les arts de fiction, tout comme les modalités opératives des interfaces interactives. En effet, leur mode performatif place l'expérience au centre de l'action du sujet, il augmente ses puissances d'agir. A travers ces avatars ou acteurs virtuels se tracent les enjeux de la présence médiatisée par les technologies ainsi que de la coprésence, soit la présence partagée dans un nouvel espace de socialisation. Par leur intermédiaire, les mondes en ligne et hors ligne s'interpénètrent pour façonner des réalités hybrides. Comment les avatars, personnages et acteurs virtuels interviennent-ils dans les différents univers numériques ? En interagissant avec nous ou en transportant nos multiples identités, comment affectent-ils notre expérience et notre engagement dans le cyberespace ainsi que notre relation au monde ? De quelle manière génèrent-ils de nouvelles formes de performativité ainsi que des effets de présence ? Ce sont quelques questions que posent les auteurs de cet ouvrage.

 

Renée Bourassa, Louise Poissant (dirs.), 2014, Avatars, personnages et acteurs virtuels, Presses de l'Université du Québec: Esthétique, 333 pages, 33.00 euros.

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Le corps, c’est l’écran. La philosophie du visuel de Merleau-Ponty

Publié le 12 Décembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Le corps, c’est l’écran. La philosophie du visuel de Merleau-Ponty

La philosophie de Merleau-Ponty est devenue une référence incontournable pour aborder les questions soulevées par nos rencontres sensibles avec l’univers visuel contemporain. Ce livre propose une traversée de cette pensée en abordant certains nœuds théoriques encore largement inexplorés : la question de l’image, le statut du médium et de la technique, la référence merleaupontienne au cinéma, ainsi que la notion d’écran en sa relation avec le corps.
Ce parcours transdisciplinaire permet de situer ces concepts par rapport aux sources et aux différentes phases de la réflexion merleau-pontienne, en mettant en relief notamment l’importance des notes de cours sur Le monde sensible et le monde de l’expression, en même temps qu’il en explore l’impact et les enjeux en termes de théorie de l’image, au sein de la culture visuelle, de la Bildwissenschaft, des études cinématographiques, ainsi que des théories et philosophies des médias contemporains.

 

Anna Catarina Dalmasso, 2018, Le corps, c’est l’écran. La philosophie du visuel de Merleau-Ponty, Paris, Éditions Mimésis, 356 pages, 26.00 euros.

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Intelligence Artificielle: Manuel de survie

Publié le 25 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage

Intelligence Artificielle: Manuel de survie

Avec le Deep Learning, l’Intelligence Artificielle est redevenue un sujet à la mode, le mythe d'une super-intelligence en croissance exponentielle. Pour certains, c'est une révolution qui va transformer le monde, comme l’électricité il y a plus d’un siècle. D’autres y voient la plus grande menace qui pèse sur l’humanité. Dans cet imbroglio médiatique, comment s'y retrouver ? Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre les enjeux scientifiques, économiques, sociétaux et éthiques de l’IA. Il contient une définition claire de ce qu’est l'IA et de ses principaux axes de recherche, son histoire avec une chronologie des événements, sa représentation dans l’imaginaire, un recueil des citations de personnalités, les dangers potentiels, les idées reçues, un glossaire des principaux termes avec des explications simples et compréhensibles, ainsi que les références incontournables. Ce livre n’est pas écrit pour être lu une seule fois. Il pourra être aussi consulté « à la demande » pour comprendre un sujet ou un terme particulier et vous rendre incollable dans toutes les situations, personnelles ou professionnelles, où il sera question de l'IA.

 

Jean-Claude Heudin, 2017, Intelligence Artificielle: Manuel de survie, Science ebook, 168 pages, 13.49 euros.

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Anatomiquement vôtre, le body art le plus radical

Publié le 14 Novembre 2018 par Anaïs BERNARD dans Ouvrage, ouvrage

Anatomiquement vôtre, le body art le plus radical

Le livre se structure en cinq chapitres qui déclinent l’approche générale de l’identité, sa définition via le genre et en lien à l’érotisme. La chair de l’artiste cerne une matérialité sensuelle remise en cause par la mort et son apprivoisement par des protocoles artistiques tandis que la conclusion fait le point sur l’actualisation de la connaissance de soi dans ses versions les plus actuelles.

Parmi les créateurs historiques de ce champ expérimental on s’attend à trouver Gina Pane, Ana Mendieta ou Marina Abramovic pour les pionnières du féminisme et Michel Journiac ou Chris Burden pour la performance radicale au masculin. Beaucoup d’artistes ici étudiés sont moins connus et constituent l’apport critique de Raphael Cuir. On découvre ainsi le travail pseudo médical de la tchèque Veronika Bromovà, les actions médiatisées de l’américaine Chrissy Conant et encore les simulations très trash menées par Daniel joseph Martinez ou l’américain Mike Parr.

Tous les artistes ici approchés appartiennent de fait aux nouveaux champs du body art, les performers y sont nombreux, mais on trouve aussi à part égale des adeptes des nouvelles technologies. La mise en action ou en danger directe du corps se voit donc contrebalancée par les modes scientifiques de son étude médiatisée.

En lien à la grande tradition des vanités aux statues de Ligier Richier l’identité biologique se réfère à une œuvre en 3d de Marc Quinn, les sculptures macabres en cire de John Isaacs ou les morts simulées de Franko B et Jan Fabre les mettent en perspective. L’artiste belge aux imites des arts vivants et plastiques a l’honneur de la couverture avec une petite sculpture peu connue ou l’artiste se trouve essayer de guider son propre cerveau aux dimensions outrées. Le dialogue de la chair et de l’esprit y est habilement mis en scène.

La chair de l’artiste a longtemps fait l’objet de représentations picturales, l’œuvre de Lucian Freud est ainsi justement analysée, mais on peut regretter que l’étude fasse l’économie de nombreuses recherches photographiques pourtant significatives en ce domaine. On retrouve les cependant les photos dessins d’Annette Messager ou les mixtes de Pilar Albarracin. En revanche cette étude est actualisée à travers les autres moyens technologiques qui permettent à des artistes comme Mona Hatoum, Bernar Venet ou Stellarc une représentation interne de leur nature charnelle. L’australien Guy Ben-Ary, une autre découverte, constitue même son autoportrait cyberbiologique.

Les artistes des gender studies sont très présentes telle la trop peu connue Catherine Opie. Plusieurs chapitres sont bien entendu consacrés à ORLAN à travers ses diverses recherches, les autoportraits contre la nature ainsi que toutes ses interrogations en œuvres sur la quête du post humain. On est heureux dans les mêmes préoccupations de retrouver France Cadet dans son devenir cyborg et pour la part masculine les explorations sculpturales de Gilles Barbier.

 

Raphaël Cuir, 2018, Anatomiquement vôtre, le body art le plus radical, Nouvelles Editions Scala, 20.00 euros.

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