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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Au creux de l’obscur

Publié le 13 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans exposit

Anne-Sarah Le Meur, Extra_terre_47, image 3D, 2014

Anne-Sarah Le Meur, Extra_terre_47, image 3D, 2014

Anne-Sarah Le Meur
Au creux de l’obscur
du vendredi 26 janvier au vendredi 13 juillet

vernissage de l’exposition, cocktail et performance audiovisuelle de Didier Ambact et Guillaume Feyler : jeudi 25 janvier de 19h à 22h. Installation cylindrique interactive du 26 janvier au 31 mars.
Au creux de l’obscur retrace le travail sur 30 ans de Anne-Sarah Le Meur autour du potentiel plastique du langage informatique. Inspirée par le cinéma expérimental (Stan Brakhage), la littérature (Beckett, Poe), et des artistes comme James Turrell ou Mark Rothko, elle explore la lumière – et l’obscurité – en image de synthèse, créant des œuvres abstraites mais organiques, au lyrisme inédit.

L’exposition propose une installation cylindrique interactive dans laquelle le spectateur pénètre et où sont projetées des images, programmées pour éviter son regard ou disparaître lorsqu’il se tourne vers elles. Grâce à cette frustration intermittente, il prend conscience de la force que les images exercent sur lui et de son désir de les regarder. En ralentissant ses mouvements, le spectateur découvre qu’il peut maintenir les formes visibles et établir avec elles une chorégraphie vivante et complexe.

Anne-Sarah Le Meur
Après avoir obtenu un doctorat en Arts Plastiques à Paris 8, et enseigné deux années à l'Université Bauhaus-Weimar, Anne-Sarah est désormais enseignante-chercheuse à l'Université Paris 1. Elle a bénéficié d'une résidence puis d'une exposition au ZKM_Karlsruhe, et est représentée par la Galerie Charlot Paris – Tel Aviv.

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Grand soir numérique

Publié le 12 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans evenement

Grand soir numérique

Un nouveau Grand soir d'art numérique et de création musicale avec la biennale NÉMO, à lieu le vendredi 26 janvier 2018, au Philharmonie de Paris, à partir de 20h30. 

✜ Alex AUGIER : _nybble_
performance audiovisuelle
✜ Paul JEBANASAM / Tarik BARRI : Continuum
pour vidéo et électronique
✜ Daniele GHISI : Any Road
pour ensemble, vidéo et électronique
✜ Alexander SCHUBERT : Serious Smile
pour ensemble, capteurs sensoriels et électronique live
✜ Rune GLERUP :Concerto, pour piano et ensemble

★ Alex Augier, électronique et vidéo live / Paul Jebanasam, électronique / Tarik Barri, vidéo live / Boris Labbé, vidéo
Ensemble intercontemporain / Vimbayi Kaziboni, direction
Benoît Meudic, réalisation informatique musicale Ircam


Après les mémorables Turbulences numériques de 2015, l’EIC et Nemo, Biennale internationale des arts numériques, se retrouvent pour un nouveau « Grand soir » qui manifestera à quel point la culture digitale imprègne aujourd’hui la création musicale.
Tout d’abord avec «_nybble_» d’Alex Augier, une spectaculaire performance audiovisuelle que son créateur décrit comme une
« expérience » synesthésique en forme de continuum numérique vertigineux. « Continuum », c’est d’ailleurs le titre de l’oeuvre de Paul Jebanasam et Tarik Barri qu’ils définissent en toute simplicité comme « une exploration en trois temps de la vie, de la puissance et de l’énergie de l’univers ».
Le jeune compositeur italien Daniele Ghisi a commencé par étudier les mathématiques avant de choisir la musique. Cela explique en partie l'intérêt qu’il nourrit pour le numérique qui est à la fois une source d’inspiration, un mode d’expression,
et même son premier outil de composition. Depuis 2012, il collabore régulièrement avec l’artiste vidéo Boris Labbé avec lequel il a récemment créé « Any road », une pièce inspirée par l’univers des jeux vidéo, et plus particulièrement par le mythique « Pong ».
L'énergique Concerto pour piano et ensemble du danois Rune Glerup sera le contrepoint instrumental d’une soirée qui se terminera par «Serious Smile » , d’Alexander Schubert. Pour le
compositeur multimédia cette oeuvre pour quatre musiciens équipés de capteurs de mouvement « attire l’attention sur le caractère artificiel et inhumain de l’électronique et des interactions technologiques ».

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Stellaris

Publié le 11 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans performance

Stellaris

didier ambact et guillaume feyler
Stellaris
jeudi 25 janvier
20h30

Stellaris est une performance audiovisuelle dont les images et les sons sont créés sur l’instant par les artistes à partir de la position des étoiles fournies par un laboratoire scientifique. Ils jouent de l’apparition et de la disparition des étoiles, de leur variation lumineuse, de leur formation en constellations. Une symphonie spatiale électronique intense et mélodieuse diffusée via une projection vidéo et un système son en multidiffusion. Le spectateur est ainsi plongé dans un environnement onirique qui dépend de notre déplacement dans le cosmos.

Didier Ambact
Après avoir joué dans diverses formations post-punk, Didier Ambact fut le batteur, à partir de 1991, de Treponem Pal, groupe initiateur de la vague metal industriel en France. Treponem Pal a notamment tourné avec Nine Inch Nails, Prong, Carcass et Faith No More, participé à de nombreux festivals et on a pu voir le groupe lors d'émissions sur MTV, Canal +, M6, MCM ou France2. 
Lorsque le groupe met fin à sa carrière, Didier Ambact, après des études de techniques de son à l'INFA, fonde Fast Forward, groupe de musique expérimentale. A la même époque, il participe au groupe de techno Micropoint et remixe des artistes comme Lab° et Mimetic.
A partir de 2005, il est associé aux projets du chorégraphe Christian Rizzo avec qui il fera 6 pièces dont « d'après une histoire vraie » qui connaît un succès mondial : plus de 150 dates dans 20 pays.
Depuis il collabore notamment avec le chorégraphe Harris Gkekas ( "VWA" (2016), « Mille » (2017), « Plateaux » (2018)), créé son propre projet d'installation sonore in situ "Au-delà" et prépare « Stellaris » avec Guillaume Feyler.

Guillaume Feyler
Guillaume Feyler a obtenu une licence en Musicologie en 1997, une médaille d'or de guitare au C.R.R. de Rennes en 2001 et a suivi une formation à l'IRCAM sur MAX MSP et Audiosculpt.

Guillaume Feyler a réalisé la musique de nombreux documentaires, diffusés sur France télévisions, et celle d'œuvres de fiction dont Pellis de Yann Gozlan pour laquelle il a reçu le prix de la SACEM en 2002.
Il est également l'auteur d'une dizaine de participations sur CD et de compositions pour spectacles vivants dont le Théâtre de l'entonnoir à Kourou (Guyane) et le collectif Zône Libre (Paris).

Fort de ces expériences, il enseigne aujourd'hui au CIFAP et au cours Florent musique. Il est également intervenant à l'INA et est formateur certifié Apple Logic Pro.

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Appel à candidatures 2018 - HYBRID’ART Salon d’art contemporain

Publié le 10 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans appel à candidature

Appel à candidatures 2018 - HYBRID’ART Salon d’art contemporain

HYBRID’ART - le Salon d’art contemporain de Port de Bouc est né en 2017, à la suite du précédent Salon Méditerranéen des Arts Plastiques, dans le but de s’intégrer aux évolutions du monde de l’art, mais aussi de répondre aux besoins des artistes émergents et à l’encouragement de la création contemporaine. Le succès de l’édition 2017 a posé les bases d’un événement qui est rapidement devenu incontournable dans la vie culturelle locale et métropolitaine, rejoignant ainsi le Printemps de l’art contemporain (PAC) 2018 du réseau Marseille Expos.
L’exposition regroupera la sélection d’une dizaine d’artistes invités à présenter un ensemble cohérent et homogène de leurs productions. Un prix spécial sera décerné, par un jury de professionnels, à l’artiste « coup de cœur » de l’édition. Ce dernier bénéficiera d’une bourse de soutien mais également d’une promotion appuyée de son travail (presse, expositions…etc) et offrira en retour une œuvre qui intègrera les collections de la ville. L’espace SUP’ART sera réservé aux travaux d’étudiants des Ecoles d’arts supérieures d’art d’Aix-en-Provence et de Marseille (ESSAix et ESADMM) afin d’offrir une vraie visibilité à la jeune création contemporaine. Dans l’objectif de conserver la filiation d’HYBRID’ART avec son prédécesseur, un espace sera réservé pour la présentation des œuvres de quelques artistes fondateurs de la manifestation. Enfin le traditionnel espace pédagogique destiné à présenter le travail d’ateliers d’arts plastiques réalisés avec des enfants des quartiers prioritaires de la commune sera préservé et valorisé.


Cet appel à candidature est destiné à des artistes locaux, nationaux ou internationaux justifiant d’une pratique artistique à vocation professionnelle (tous les médiums sont acceptés: peinture, installation, gravure, volume, photographie, dessin ...etc) qui seront sélectionnés sur la base d’un dossier précis constitué de textes et de photographies de leurs oeuvres (voir Article 2).
HYBRID’ART aura lieu du 19 mai au 1er juin 2018 à l’Espace Gagarine de Port de Bouc, une salle destinée à accueillir les expositions d’importance de la commune. Cette manifestation est intégrée à la programmation du PAC 2018 Marseille Expos.

Article 1. Proposition artistique
Les candidats proposeront la sélection d’un ensemble d’œuvres de leur choix, symptomatiques de leurs pratiques artistiques, pouvant s’intégrer à un espace d’environ 12m², soit environ 10 m linéaire d’accroche possible.
Précisions sur l’accrochage : Les modalités d’accrochages des œuvres sont standards avec la présence de cimaises + tiges (sur murs et cloisons mobiles) et de socles de coloris neutre. L’espace Gagarine étant une salle à usage culturel multiple, il ne sera pas possible de percer, repeindre…etc. Aucune négociation ne sera possible sur ce point.
Toutefois pour les candidats ayant des propositions d’accrochage spécifiques, notamment pour les installations, nous les invitons à fournir une note technique, qui pourra, le cas échéant, être négociée avec les organisateurs d’HYBRID’ART en fonction des faisabilités.


Article 2. Modalités de participation
Les candidats doivent transmettre avant le 16 mars 2018, 12h (tout dossier reçus après cette heure ne sera pas accepté) un dossier comprenant :
- Une brève biographie de l’artiste (une page maximum)
- Une présentation de la démarche artistique (une page maximum)
- Un book généraliste très succinct des travaux de l’artiste
- La sélection précise des œuvres pressenties pour HYBRID’ART avec photographies de
qualité et cartels explicatifs à l’appui (titre de l’œuvre, dimensions, techniques…etc)*
- En option : Une note technique précise concernant les modalités spécifiques d’installation
ou d’accroche de certaines œuvres.


*Pour rappel : ce ne sera pas au jury de faire le choix des œuvres présentées, les artistes doivent proposer un choix cohérent dans le cadre d’une sélection qui prend en compte les espaces d’accrochages disponibles.


Tout dossier incomplet ou non conforme ne sera pas pris en compte.
Envoi par courrier :
Centre d’Arts Plastiques Fernand Léger
Château Saint Gobain, 1 avenue du Général de Gaulle
13110 Port de Bouc
Ou par mail via Wetransfer (service gratuit) : centre.arts@portdebouc.fr

Article 3 : Sélection
Le Comité de sélection est constitué d’une quinzaine de membres dont la compétence est reconnue dans le milieu artistique de la région lié à l’art contemporain (artistes, institutionnels, galeristes, critiques d’arts, directeurs de centre d’arts…etc).
Le comité de sélection se réserve le choix du nombre d’artistes sélectionnés avec un minimum fixé à 8 artistes.
Les critères de sélection se basent sur deux axes essentiels : pertinence de la démarche, cohérence de l’ensemble proposé et qualité d’exécution.
Les décisions du comité de sélection sont sans appel.
Les candidats seront informés des choix au plus tard le 30 mars 2018.


Article 4. Conditions et engagements de l’Association Art et Créations et de la Municipalité de
Port de Bouc par l’intermédiaire du Centre d’Arts Fernand Léger

Dès le choix des artistes effectués, ceux-ci signeront une convention de partenariat précisant les engagements des organisateurs et ceux des artistes (précisés dans l’Article 5).
Les organisateurs s’engagent sur les points suivants :
- Le transport des œuvres, le déplacement et l’hébergement des artistes ne pourront pas être pris en charge par les organisateurs. Aucune négociation ne sera possible. Toutefois, l’ensemble des artistes sélectionnés bénéficieront d’un défraiement de transport/hébergement de 150€ par artiste (ils devront dans ce cas fournir un RIB).
- Une bourse de soutien de 1500€ sera allouée à un seul artiste « coup de cœur » du Salon choisi par le même comité de sélection cité précédemment mais aussi par le comité « Nouveaux Collectionneurs de Port de Bouc » constitué d’habitants de la commune travaillant sur les collections de la ville et l’art contemporain depuis désormais 3 ans et bénéficiant d’une réelle expertise sur les fonds artistiques port-de-boucains. Cette bourse sera décernée le jour du vernissage et remise en main propre par Mme le Maire, Patricia Fernandez-Pédinielli.
- L’artiste « coup de cœur » pourra, si sa démarche entre en adéquation avec la ligne éditoriale de la revue Point Contemporain, bénéficier d’un coup de projecteur sur son travail - Les œuvres seront assurées durant la totalité de l’exposition
- l’organisation matérielle d’HYBRID’ART (scénographie, accrochage et décrochage) et de son
vernissage 
- la communication locale et nationale (presse, affichage, radio, sites web, réseaux sociaux),
l’édition d’affiches et de flyers (dont une partie sera confiée aux artistes pour leur propre
promotion)
- l’ouverture d’HYBRID’ART à l’Espace Gagarine, avec accueil et médiation du 19 mai au 1er
juin 2018
, tous les jours de 14h à 18h
- la réalisation d’un catalogue de l’exposition de 18 pages offrant à chaque artiste sélectionné (selon la mise en page prévue par l’infographiste) une demi-page ou une page avec biographie, titre des œuvres exposées et une sélection de photographies de ces œuvres.


Article 5. Engagements des artistes sélectionnés
Les artistes sélectionnés s’engagent :
- Transmettre les valeurs d’assurance de leurs œuvres, ainsi que tout élément textuel qui figurera dans le catalogue de l’exposition avant le 13 avril 2018
- Apporter les œuvres sélectionnées (tout remplacement majeur de dernière minute d’œuvres devra être justifié en amont) entre le 14 et 17 mai 2018 pour un accrochage immédiat (leur présence n’est pas obligatoire durant l’accrochage mais possible). Les artistes devront impérativement préciser leur date d’arrivée à l’avance (d’autant plus s’ils souhaitent déposer ou envoyer leurs œuvres avant ces dates).
- A prendre en charge tout accrochage spécifique ne pouvant être financièrement être assuré par les organisateurs (ce point sera défini en amont avec les organisateurs)
- à autoriser la municipalité de Port de Bouc à utiliser gracieusement pour la reproduction partielle ou totale de l’intégralité des œuvres de chaque artiste, pour les seuls besoins de l’exposition (et de ses suites éventuelles : presse…etc), à deux titres :
o Afin d’éditer les supports de communication de l’exposition : articles promotionnels,
affiches et flyers
o Afin d’envisager la publication du catalogue de l’exposition La Ville de Port de Bouc et le Centre d’Arts s’engagent à faire mention sur les supports énoncés ci-dessus que les œuvres y figurant sont protégées par le droit d’auteur et qu’il est strictement interdit de les reproduire.
- à être présents au vernissage d’HYBRID’ART qui aura lieu le samedi 19 mai 2018 à 18h30 L’artiste « coup de cœur » bénéficiaire d’une bourse municipale d’encouragement à la création
s’engage à :
- offrir l’une des œuvres présentées (proposition de l’artiste analysée et validée par le comité de sélection et les élus de la commune) à la ville de Port de Bouc, qui sera intégrée, par décision du Maire, aux collections artistiques de la commune dans une démarche actuelle de soutien à l’expansion cohérente et de qualité de ces fonds. Cette œuvre sera amenée à être présentée à des expositions (sur la ville et dans la région) qui ont lieu régulièrement sur la mise en valeur des collections artistiques de la commune (Ex : artiste « coup de cœur » 2017, Florence Bernard, présentée à l’exposition « Voir et Savoir(s). La notion de collection » de septembre à novembre 2017 à l’ancienne Halle à Marée de Port dans le cadre des expos hors les murs du FRAC PACA)


Article 6. Responsabilités
En cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles, l’Association Art et Créations et la
municipalité de Port de Bouc se réservent le droit d’annuler ou d’écourter cette exposition et ne
seraient être tenus pour responsable d’un quelconque préjudice causé aux artistes.


Article 7. Application du règlement
La participation à cet appel à projet implique de la part des candidats l’acceptation pleine et entière du présent règlement et des modalités du déroulement de l’exposition.

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Cockpit

Publié le 9 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans spectacle, conférence, performance

Cockpit

Spectacle: Cockpit
par Mael Le Mée - Cie Dorsa Barlow
samedi 13 janvier à 19h & dimanche 14 janvier à 16h
Conférence-performance électrostimulante
16 ans et +

« Si l’autofiction a fait ses preuves en littérature, l’auto-science-fiction peut-elle être effective dans la vraie vie ? Si la biographie est le récit de l’existence, peut-elle, grâce aux biotechnologies, devenir « l’écriture du vivant » ? Et si l’autobiographie s’affirme en geste biopolitique, peut-elle être une alternative aux projets trans- et posthumanistes, dans la lignée des théories queer et des militants bodyhackers ?

Et tant qu’à faire, si l’on peut sculpter ses abdos devant la télé grâce à Sport-Elec®, peut-on détourner l’électrostimulation neuromusculaire pour en faire un « biomédia », capable d’instiller mouvements, sensations et sens dans la chair même de son expérimentateur autobiographique ?

F.A.Q aussi prospective que participative, Cockpit se présente comme un solo dont le public est l’instrument connecté. Mais si le public peut aussi jouer du corps du soliste, est-ce encore un solo ? D’autant que le soliste sera déjà en duo avec une altérité artificielle algorithmique. En fait, tout cela finira en quatuor, avec la machine humaine la plus seule de l’univers : la sonde spatiale Voyager 1, à 20 milliards de km de nous tous, migrant depuis 1977 vers l’ultime frontière du système solaire. »  Mael Le Mée.

 

Mael Le Mée explore la fabrique contemporaine des corps et leurs possibles écritures à venir. Dans l’idée de prendre les commandes du Cockpit et de les partager, il s’inspire de savoir-faire variés, comme ceux du pirate de l’air, du barman en donjon SM et du moniteur d’auto-école.

Cockpit est une étape du projet BIOGRAPHIES (16, place Vendôme), avec la participation du DICRéAM, de la région Nouvelle-Aquitaine, de la Ville de Bordeaux et de l’IdEx – Université de Bordeaux.

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Danser la peinture, pour une contre-histoire dansée de l’art

Publié le 8 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, Ouvrage

Danser la peinture, pour une contre-histoire dansée de l’art

Comment « faire danser les arts plastiques » ?
Par Léna Martinelli
Les Trois Coups

Danser l’œuvre d’un artiste, tel est le défi lancé par le photographe Laurent Paillier et le critique Philippe Verrièle à des chorégraphes. Un exceptionnel hymne à la création.

Laurent Paillier est un photographe de plateau réputé. Habituellement soumis à l’obligation de travailler sans flash, en haute sensibilité, avec un reflex, mais sans grande possibilité de varier la profondeur de champ, et surtout sans réelle opportunité de se déplacer, il a souhaité se libérer de ces contraintes en réalisant des créations uniques en studio. Depuis, toujours passionné par l’histoire de l’art, il a alors eu l’idée, en complicité avec le critique de danse Philippe Verrièle, de proposer à des chorégraphes la création d’une pièce courte, en hommage à l’univers d’un artiste moderne ou contemporain.

Certains ont choisi leur plasticien, d’autres se sont vus passer une commande autour d’un univers pictural qu’ils ont découvert. Aucune séance n’a fait l’objet d’un enregistrement vidéo et aucune ne sera rejouée. Un protocole très intéressant et un projet éditorial ambitieux qui a nécessité cinq années de travail. De la friction entre ces deux univers est effectivement née une danse, interprétée en huis clos, dont la trace se révèle à travers une série d’images époustouflantes, accompagnées par des textes éclairés.

Dans ce cadre original, la relation entre danse et arts plastiques est revisitée car, une fois n’est pas coutume, c’est aux chorégraphes de donner leurs sentiments sur des artistes et de les prendre comme sujets. En effet, l’inverse est plus courant, comme nous le rappelle Philippe Verrièle dans son introduction.

En revanche, le critique relève que « l’histoire croisée des arts plastiques et chorégraphiques est plutôt celle d’un malentendu fait de mécompréhensions, de rendez-vous moitié manqués et d’exploitations réciproques ». Par exemple, Degas « s’intéresse plus aux danseuses qu’à la danse », Gauguin ou Cézanne sont « complètement indifférents », Braque, Picasso ou Matisse « n’envisagent la danse que comme instrumentalisation, comme sujet ou comme écrin, et non comme préoccupation ».

Sujet, la danse peut aussi être une influence. L’apport de Diaghilev et des Ballets Russes constitue un virage notable. Le rapprochement génère alors de nouveaux enjeux, avec deux arts qui se nourrissent l’un l’autre, notamment dans la danse moderne (Isamu Noguchi et Marta Graham). Mais les exemples sont rares, la collaboration se limitant trop souvent à l’illustration d’un spectacle par un plasticien-décorateur qui élabore surtout la scénographie et les costumes.

 

Relations fécondes et équilibrées

Soulignons donc la réelle implication des danseurs, au service de ce concept très original, où le mouvement sublime l’art – et vice versa – où la photo illumine le geste avec talent. C’est ce qui ressort de cet ouvrage, qui comporte onze chapitres. Onze artistes majeurs, donc, de Kandinsky à Turrell, en passant par Klein ou Pollock. Chaque séance dansée et photographiée est représentée par une dizaine d’images accompagnées d’un texte sur le plasticien, ainsi que d’un entretien du chorégraphe (la plupart, de jeunes créateurs).

Comment se frotter à certaines figures ? La plus grande fusion des univers dansés et picturaux est sans doute dûe à Kaori Ito, qui fait d’ailleurs la couverture. Son hommage à Vladimir Velickovic interroge les limites de ce qui se danse en scène. L’effroi aussi.


Pour la petite histoire, Philippe Verrièle raconte que ce peintre, non retenu au départ, « s’imposa dans l’affaire par effraction ». Guère étonnant ! Témoin, dans son enfance, des atrocités commises par les Nazis en Yougoslavie, ce peintre s’est voué à la représentation de l’homme, pour lui un champ d’investigation inépuisable. Mais Philippe Verrièle le qualifie de « peintre anti-chorégraphique », entre autres, à cause de ses corps empêchés. Hommes gisants ou suspendus, visions de carnage, paysages désolés forment un univers macabre et agressif, que Kaori Ito a pourtant parfaitement su restituer. La jeune japonaise se lance dans un rituel, une transe spirituelle avec de la peinture noire, dont les traits expriment l’énergie du désespoir. Un exorcisme car, ici-bas, s’entretiennent de singulières relations avec le Mal.

 

Corps à corps

Également sur fond blanc, les battles hip-hop d’Anne Nguyen revisitent les œuvres de Jean Degottex. Inspirées de la figure du Yin et du Yang, elles structurent ainsi le geste qui se dédouble. Si Malika Djardi explore le débordement du cadre cher à Jackson Pollock dans de remarquables compositions où les corps saturent l’espace, Maria Jesus Sevari interprète merveilleusement la dilatation du temps et les blessures à même la peau, que Lucio Fontana donne à voir sur ses toiles.

Maniaque de la structure, Perrine Valli s’est penchée, elle, sur Vassily Kandinsky, dans de savants points de vue. Avec ses collages de maillots, ses bouts de chair tout en ombres dynamisées par des rubans colorés, la chorégraphe nous plonge d’emblée dans l’univers du fondateur de l’art abstrait : « la création de cette pièce ” sens dessus dessous “ m’a permis de casser mes propres habitudes et repères artistiques ». Arthur Perole, lui, fait « cohabiter la ligne et la courbe » de Constantin Brancusi, dans une mise en scène très étudiée. Les danseurs deviennent des statues affranchies de leur socle.

Mélanie Perrier, quant à elle, fait disparaître son corps fantomatique dans le high-key d’un fond blanc, merveilleuse référence au baigné de lumière de Turrell. Pour invoquer l’expressionniste allemand Kirchner, Tatiana Julien, de son côté, explore l’« engagement outre mesure » du peintre par un jeu d’ombres projetées, avec « une danse qui voudrait empoigner, saisir outrageusement une forme de gouffre et d’urgence… » Dos courbé, silhouette noire d’une infinie sensualité : quelle troublante incarnation révélatrice de l’individu confronté à sa perte !

Enfin, avec cette poudre d’or qui fait ressortir, de façon presque magique, le motif du corps dansé sur fond noir, Éric Arnal Burtschy a, lui aussi, été très inspiré. Après avoir travaillé sur la monochromie, Yves Klein s’est lancé dans les Anthropométries de l’époque bleue, réalisant une série d’œuvres dans lesquelles il a développé sa technique de pinceaux vivants.

Dans sa chrysalide de tulle, Leïla Gaudin sonde autrement les pulsions de vie et de mort. Ses enveloppes textiles, qui évoquent les poupées célébrées par Louise Bourgeois, questionnent la maternité et fouille l’inconscient d’une histoire personnelle hantée par la sexualité. Jean Rustin, lui, traite de « l’obscénité au risque du corps conforme », soulevant ainsi un autre sujet intéressant.

 

L’écriture du geste

Qu’ils pénètrent ou pas les béances du monde, tous ces chorégraphes ont abordé ces plasticiens à bras le corps. Transposition de formes ou de mouvements, empreinte à même la peau, incarnation… l’écriture du geste a été le moteur de ce projet. « Le corps du danseur véhicule une pensée, comme le pinceau et la main véhiculent celle du peintre », résume bien Perrine Valli. Le mouvement dessine des lignes graphiques qui sculptent l’espace. Blanc intense, giclures d’encre, calligraphie chinoise, bleu Klein et paillettes d’or… les couleurs éclatent sur les pages. Et en saisissant ces instants de grâce – éphémères par nature – chaque photographie laisse des traces indélébiles.

Sérieuse, cette contribution à l’histoire de l’art est d’autant plus précieuse qu’elle est créative. Ce magnifique ouvrage explore, décidément sous un nouveau jour, les liens passionnants entre arts plastiques et chorégraphie. D’ailleurs, l’Association professionnelle de la critique de théâtre, musique et danse l’a élu « Meilleur livre de danse de l’année (2016) ». 

 

Danser la peinture, pour une contre-histoire dansée de l’art, de Laurent Paillier et Philippe Verrièle, nouvelles éditions Scala, 2015 / 170 pages / 24×30 cm / 35 €

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Intelligence artificielle. Voyage au cœur de l'IA

Publié le 7 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, Ouvrage

Intelligence artificielle. Voyage au cœur de l'IA

Intelligence artificielle. Voyage au cœur de l'IA - Hors-série illustré par Enki Bilal. Décembre 2017 - Janvier 2018

EN VENTE DANS LES KIOSQUES A 10 EUROS A PARTIR DU 20 DÉCEMBRE 2017 PENDANT PLUS D'UN MOIS.

Hors-série de 108 pages.

Comment l’intelligence artificielle va changer nos vies.

REPORTAGES
Si l’IA Valley m’était contée. Zoom sur le pays des Gafa et des artistes numériques.
RENCONTRES
Cédric Villani, Yann Le Cun, Enki Bilal, Lauren Mc Carty, Laurence Devillers...
ENQUÊTES
Un code pénal à la merci des codes sources. Nos libertés sont-elles menacées ?
ANALYSES
Santé, déplacements, information, sexe ou loisirs... L’IA est-elle incontournable ?
 Illustré par Enki Bilal.

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Art et Technologie : L’artiste, le chercheur et le diffuseur

Publié le 6 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Art et Technologie : L’artiste, le chercheur et le diffuseur

ART ET TECHNOLOGIE : L’artiste, le chercheur et le diffuseur, à la croisée des chemins de la création numérique

En partenariat avec le Shadok, les étudiants du Master 2 Politique et gestion de la culture de l’IEP de Strasbourg vous invitent à interroger les rapports entre mondes artistiques et scientifiques. Tout commence par un voyage en immersion dans le cosmos, avec l’œuvre "Soleil Irrésolu" proposée par Jean-Marc Chomaz- artiste physicien, directeur de recherche au CNRS, et Laurent Karst- architecte designer. 

Cette expérience artistique sera suivie d’une table-ronde interrogeant les processus créatifs d’une collaboration entre artiste et chercheur. Entre art et science, où se situe la source d’inspiration ? Comment les rôles s’établissent dans la création ? Le regard d’un diffuseur sera apporté à la discussion, évaluant le rapport du numérique et des nouvelles technologies à la création artistique.

Le public est invité à partager un pot avec les intervenants à l’issue du débat, le samedi 13 Janvier 2018 de 18:30 à 20:00.

Entrée Libre

Le Shadok - IEP Strasbourg / M2 PGC - Apogée Culture

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Mimarium : une biologie vidéo plastique

Publié le 5 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Mimarium : une biologie vidéo plastique

CONFÉRENCES: QUAND LA SCIENCE BOULEVERSE L’ART
Cité des sciences et de l'industrie, Paris


Pour composer des visions du monde neuves et personnelles, les artistes s’imprègnent des connaissances de leur temps. Leurs oeuvres enregistrent les évolutions et révolutions scientifiques, que permettent par exemple l’exploration cérébrale, l’étude de l’activité cellulaire et les progrès de la paléontologie.
Découvrons ces nouvelles représentations chez quelques artistes d’aujourd’hui.

 

Mimarium : une biologie vidéo plastique
Mardi 23 janvier 2018 à 19h
Fascinée par le potentiel de la plasticité du vivant l’artiste collecte des échantillons de "vidéos souches" animées pour ensuite les transformer, les combiner, les cloner, les découper, les assembler et créer des "viviers mimétiques" peuplés d’organismes imaginaires. Botaniques parallèles, plantes-animales, laboratoire tactile, sonorités élastiques nourrissent son travail foisonnant aux frontières de la science.

Avec Catherine Nyeki, artiste plasticienne plurimédias, musicienne.

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Plasticité : le cerveau créateur

Publié le 3 Janvier 2018 par Anaïs BERNARD dans conférence

Plasticité : le cerveau créateur

CONFÉRENCES: QUAND LA SCIENCE BOULEVERSE L’ART
Cité des sciences et de l'industrie, Paris


Pour composer des visions du monde neuves et personnelles, les artistes s’imprègnent des connaissances de leur temps. Leurs oeuvres enregistrent les évolutions et révolutions scientifiques, que permettent par exemple l’exploration cérébrale, l’étude de l’activité cellulaire et les progrès de la paléontologie.
Découvrons ces nouvelles représentations chez quelques artistes d’aujourd’hui.


Plasticité : le cerveau créateur
Mardi 16 janvier 2018 à 19h
Porté par les découvertes neuroscientifiques depuis plus de dix ans, le défi de l'artiste consiste en une exploration de la plasticité cérébrale comme nouveau territoire de l'imaginaire. Ses recherches ont profondément modifié sa pratique à la fois artistique et pédagogique.

Avec Sylvie Captain-Sass, neuro-plasticienne, chercheure, membre de l'Institut ACTE (Arts Créations Théories Esthétiques) - CNRS/Université Paris 1, musicothérapeute.

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