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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

William Forsythe x Ryoji Ikeda

Publié le 24 Novembre 2017 par Anaïs BERNARD in exposit

Ryoji Ikeda / test pattern © Wonge Bergmann pour la Ruhrtriennale 2013

Ryoji Ikeda / test pattern © Wonge Bergmann pour la Ruhrtriennale 2013

DATES ET LIEUX
La Villette 
1 au 31 décembre 2017


William Forsythe, chorégraphe iconoclaste, et Ryoji Ikeda, musicien multidisciplinaire, présentent simultanément leur travail plastique. Deux installations envoûtantes et monumentales qui engagent le visiteur jusque dans son corps.
Le premier est un chorégraphe qui, non content d’avoir révolutionné le ballet « classique », a toujours professé de la chorégraphie – laquelle, dit-il, ne saurait être confondue avec la danse. Le second, l’une des figures-phares de la scène des musiques électroniques, envisage la musique simultanément dans ses dimensions plastique et spatiale. Entre William Forsythe, l’Américain jadis établi à Francfort, dont l’œuvre dit assez la passion de la musique, et Ryoji Ikeda, le Japonais installé à Paris, qui fit ses débuts artistiques au sein du précurseur collectif Dumb Type, la rencontre semblait tomber sous le sens. Après avoir collaboré en 2006 autour de l’installation Antipodes I/II de Forsythe, et présenté conjointement leurs installations à plusieurs reprises, ils confrontent une fois encore leur travail plastique. Nowhere and Everywhere at the Same Time Nº2, basée sur une installation initialement créée dans un bâtiment abandonné de New York et dont la forme s’adapte à chaque nouvel environnement, s’inscrit dans la série des Objets chorégraphiques de William Forsythe : des centaines de pendules disposés dans l’espace obligent le visiteur à repenser le rapport de son corps à celui-ci, et l’invitent à activer l’œuvre pour en devenir le chorégraphe. Quant à Ryoji Ikeda, il présente une nouvelle déclinaison, monumentale, de son projet test pattern, à travers laquelle il traduit et matérialise le flux de données (sons, textes, photos, films) dans lequel nous sommes quotidiennement immergés. Une succession hypnotique de motifs noirs et blancs, codes-barres générés par la conversion en temps réel d’ondes sonores, défile à un rythme vertigineux, en synchronie avec la musique, invite le visiteur autant à s’aventurer aux confins de sa perception qu’à méditer sur les limites de sa condition.

Visite d’exposition traduite en langue des signes française
Samedi 9 décembre 15h – La Villette / Grande halle 
Renseignements et réservation auprès de Pascale Tabart : 
p.tabart@festival-automne.comRéalisation Accès Culture

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